Ce portrait de Lord Bernard a fait couler beaucoup d’encre. Déjà, sur sa provenance, l’auteur n’étant pas connu. L’hypothèse la plus plausible reste qu’il s’agirait plutôt d’un autoportrait, notre célèbre noble étant peintre a ses heures perdues. Comment cette hypothèse a-t-elle pu être validée par les plus grands critiques d’art ? C’est bien simple : Lord Bernard « Escargot » Shallot portait bien son surnom d’escargot… Il était, paraît-il, repoussant, avec des yeux globuleux, une peau ravagée et tout le tintouin ! Hors, on peut constater que sur cette œuvre, notre lord est particulièrement à son avantage, quitte à paraître parfaitement mensonger.
Autre polémique autour de ce tableau : sa date de création. Il aurait été peint bien après la mort du Lord, ce qui soulève un problème, bien sûr : comment un artiste mort pourrait-il peindre son autoportrait ? En revenant sous la forme d’un fantôme bien sûr ! Chacun sait que la demeure des Shallot, le manoir Von Haunt à Windenberg, est hanté par ses derniers propriétaires, Mimsy et Bernard Shallot, morts dans un terrible incendie qui n’a heureusement rien détruit de leur magnifique propriété.
Quoiqu’il en soit, le tableau est désormais exposé dans la propriété Von Haunt au côté de celui de sa moitié, formant un diptyque très intéressant.

Qui était donc le baron von Indessizion ? Un illustre inconnu bien connu pour son indécision. En effet, son vrai nom n’était pas Von Indessizion mais Von Indès. Ce sont ses associés qui lui ont donné ce surnom qui est resté dans la postérité. Mais d’où vient ce surnom ? Le Baron était un gros industriel du 19ème siècle. Il a fait fortune dans le chapeau, en particulier le haut-de-forme. Mais cette réussite est le fruit d’une chance insolente, parce que, niveau talent et assurance, on repassera. Le baron était une personne des plus indécises et mettait toujours au moins deux ans (littéralement) à se décider. Au début de sa carrière, il voulait industrialiser des voiles de mariée, non pas des haut-de-forme. Il a tergiversé pendant 5 ans avant que sa femme (courtisée sur une période de 10 ans…) ne tranche et décide à sa place la fabrication de chapeau pour messieurs élégants, marché plus prometteur que les voiles de mariées. Ses associés, durant toute la carrière du baron, durent eux aussi, finirent par trancher à sa place, pour ne pas voir leurs économies fondre comme neige au soleil. Si bien que leur ultime hommage fut cette sculpture indécise : mise à l’honneur d’un homme hors norme ou porte-chapeau improbable. A vous de trancher…

Cette tapisserie intitulée tapisserie du danger nous vient tout droit du haut Moyen-Âge Sims, auteur inconnu. Pourquoi danger ? En effet, cette œuvre colorée inspirerait plutôt au premier abord un sentiment de joie, de plénitude, d’espoir. Mais il faut se méfier des apparences, c’est très certainement le message caché de cette tapisserie. Car les fleurs représentées ne sont rien de moins que des plantes toxiques, employées couramment au Moyen-Âge pour empoisonner les rois. A quoi donc servait cette tapisserie ? A prévenir les futurs monarques sur les dangers de leur fonctions ? A leur ouvrir les yeux sur les fausses apparences et à se méfier des mielleux flagorneurs qui les entouraient quotidiennement pour les encenser préparant leur mort dans leur dos ? Ou bien seulement à réchauffer les murs froids des châteaux ?

Cette œuvre contemporaine de Jacksim Pollokchon a fait couler beaucoup d’encre. En tout cas, elle ne laisse personne indifférent. Les traits simples, voire naïfs renvoient indéniablement à l’enfance, comme le sujet traité, la conquête des étoiles, rêve de tout enfant. Mais les critiques ont été pour certains catastrophés devant tant de simplicité. A tel point qu’on a cru qu’ils s’agissaient de réels dessins d’enfant détournés par l’artiste à son profit. Est-ce la vérité ? Pollokchon a-t-il exposé les dessins de ses fils de 4 et 6 ans en les signant de son nom ? Est-ce bien important, puisque son but a été atteint ? Quel but ? Devenir célèbre, faire parler de lui et s’enrichir, pardi !

Ces brevets affichés à la Maison des sciences de Oasis Spring ont une valeur inestimable puisqu’ils nous viennent tout droit du 15ème siècle où Maître Léonard De Vinsims, l’inventeur par excellence, réalisait des projets abracadabrants. Ces brevets d’authentiques machines, un peu loufoques parfois, ont servi de base à de nombreuses machines contemporaines. De Vinsims était un visionnaire (un peu sorcier sur les bords) qui chérissait le futur et la technologie. Il a ainsi inventé entre autre le fil à couper le beurre, l’eau tiède, le jeu vidéo (mais pas l’ordinateur ou la télé, il n’a donc pas trop vu quelles applications il pouvait donner à son invention), le chewing-gum à la fraise et les baskets volantes (pas tout-à-fait au point pour l’atterrissage, il a dû abandonner l’idée).

Ce magnifique tableau, d’un artiste anonyme, représente une vue de la baie de Brindleton, autrefois donc. Mais quand exactement, on ne sait pas ? A qui appartenaient ces bateaux ? Que transportaient-ils ? Vers où naviguaient-ils ? Personne n’en sait rien, et c’est justement ça qui en fait la force de l’œuvre. On est libre de laisser naviguer notre esprit sur les eaux profondes de l’imagination, comme ces navires sur la mer brumeuse. Quoi dire de plus sur ce tableau ? Heu… le cadre est en bois banal et les coins en dorures… banales…

Auguste Simodin aurait sculpté cette œuvre dans ses jeunes années, ébauche de ce qui deviendrait « Le penseur » plus tard. Mais comment être sûr que ce n’est pas « Le penseur » qui aurait été sculpté avant et « Le personnage assis » après, ayant fini de penser ? Vous me suivez ? « Le penseur » est resté la pièce maîtresse de l’œuvre de Simodin, celle que le grand public connaît le mieux. Mais à mon sens, « Le personnage assis » est bien plus fort, il ouvre des perspectives bien plus vastes, surtout si on part du principe qu’il a été sculpté après « Le penseur » : il se dégage du « Personnage assis une sérénité effarante qu’on est en droit d’envier. Après avoir bien pensé (à quoi, on s’en moque), on a l’esprit léger, calme, vide. N’Est-ce pas là le début du bonheur ?

Les photographies de Yann Artsims Bertrand sont un incontournables pour tous les amoureux de l’art. Cette Collection Sérénité représente 11 années de travail acharné, une année par photographie. Chacune a été prise dans un pays différent, dans un endroit particulièrement serein cher au cœur de l’artiste. Il est resté dans chaque endroit une année complète pour prendre la phot la plus parfaite possible, au meilleur moment de l’année et du jour, attendant sans relâche le moment divin un verre de porto à la main, son appareil à portée de l’autre, assis dans un transat. Un travail acharné de 11 ans, vous rendez-vous compte ? Qui peut avoir cette patience hormis un artiste hors du commun ?