Des animaux et des Sims

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passait dans la tête de votre animal de compagnie ? Ce qu’il pensait réellement de vous, qui lui vidait sa litière ou qui lui offrait son bol de croquettes à une vitesse d’escargot ? Peut-être avez-vous lu l’excellent « Dialogue de Bêtes » de Colette, dans lequel Toby-Chien et Kiki-la-Doucette parlent de leur maître et maîtresse respectifs de façon savoureuse. Et bien, vous savez quoi ? Le Blog a voulu enquêter sur les pensées des animaux sur leurs Sims de maîtres. Accrochez-vous, ça peut décoiffer, parfois. Mais il y a toujours de l’amour dans ces histoires. 

Salut, moi, c’est Doc et je suis un des nombreux chats de Catarina Lynx. Caty, c’est une crème, et la crème, j’adore ça ! Miew. Elle est toujours partante pour des câlins, elle est généreuse en pâtée, elle ne nous fâche pas pour des riens, comme griffer le canapé ou arracher le papier peint.
Elle n’a que deux défauts, si vous voulez mon avis : elle aime trop les chats et elle est très délicate. Bizarre que ce soit des défauts à mes yeux, me direz-vous. Je vais vous expliquer.
En fait, elle aime trop les autres chats. Et oui, elle a la manie de recueillir tous les traîne-savates du quartier, les minets de gouttières puant les ordures, les vagabonds miaulant à la pleine lune. C’est son credo : un chat abandonné, c’est un chat qu’elle peut… non qu’elle doit adopter. Du coup, ça prend de la place à la maison, et finie ma belle tranquillité des premiers temps. Ca diminue aussi les câlins et la gamelle : faut partager, mon bon Doc, comme elle me le dit tout le temps. Sauf que moi, j’aime pas partager… sauf peut-être avec la mignonne Cléo. Là, je peux faire un effort pour ses beaux yeux émeraude. Mais les autres, je leur crache au visage, non mais !
Et sinon, pourquoi est-ce que je la trouve trop délicate ? C’est simple ! Elle n’est pas très forte en chasse, comme tous les pauvres sims. Pour elle, ça se résume à ouvrir sa grande boîte à lumière dans la cuisine. Alors un jour, j’ai voulu l’aider un peu en lui laissant trois appétissantes souris au pied de son lit. En se levant le matin, elle a malencontreusement marcher sur l’une d’elle, a glissé, est tombée et s’est retrouvée nez à nez avec les deux autres. Je vous raconte pas le cri perçant (et pas persan, hihi) qu’elle a poussé ! Et la fumée que j’ai pris ensuite, et les insultes (ha, meurtrier ! pauvres petites bêtes ! Comment as-tu pu ? je te nourris bien pourtant !, etc.)… Depuis, je ne rend plus service, ça lui apprendra à me crier dessus pour trois malheureuses souris.
Bon mais sinon, je l’aime bien, ma simette : c’est pas de sa faute, si elle a le cœur tendre. Ca fait partie de son charme, quoi.
Bien le bonjour. Je me nomme Bartholomiaou A. Bittlebun Sénior, huitième du nom. J’ai un sacré pedigree, croyez-moi, et gagné dans ma jeunesse de nombreux concours très sélects. Mais je ne suis pas là pour parler de moi, enfin pas seulement. Je voulais vous présenter ma petite maîtresse, Evie Delgato. C’est une demoiselle adorable, quoiqu’un peu turbulente parfois. Elle aime par-dessus tout jouer dans sa chambre avec ses deux meilleurs amis, à savoir votre serviteur et… l’autre. La grosse boule de poils baveuse appelée Blue que vous voyez vautrée derrière nous. Ah ma vie serait parfaite s’il n’y avait ce Blue grossier dans mon paysage ! Pas qu’il soit méchant, mais il est d’une bêtise sans nom et d’une impolitesse légendaire ! Il ne voit jamais quand il est de trop. Là par exemple, si la petite Evie s’est cachée dans cette petite cabane, c’est bien pour qu’elle se retrouve à l’abri avec moi seul et pas ce gros chien sentant le fromage pourri. Nom d’un chat siamois ! Et c’est comme ça pour tout ! La nuit, quand je me niche confortablement dans le lit de la petite, voilà que Monsieur Balourd saute comme un sourd sur les draps, tourne quinze fois sur lui-même et se couche enfin après avoir fait trembler tout le lit. Et Evie qui rit par politesse à ses facéties canines. Elle est bien gentille quand même. Mais heureusement que je suis là pour relever le niveau des jeux quand même. C’est tellement bête de courir après une balle couineuse et de la rapporter alors qu’il est tellement plus intelligent d’essayer d’attraper un faisceau lumineux insaisissable. Je suis sûr qu’Evie s’amuse beaucoup plus et ça fatigue moins son petit bras, je puis vous l’assurer.
Entre elle et moi, c’est une longue histoire. Sa mère me l’a confié quand elle est née : elle a dit, « Bart, voici Evie, elle est très importante et elle sera ta compagne de jeu. Tu dois être gentil avec elle et veiller sur elle, mon beau chat. Je compte sur toi. » Je m’en souviendrai toujours, de cette petite boule rose et vagissante à la drôle d’odeur lactée. On a tout de suite sympathisé : elle adorait mettre ses petites mains potelées dans ma fourrure et moi, ça ne me déplaisait pas de ne plus être le seul bébé de la maison (oui, je sais, j’étais déjà âgé à l’époque, mais tout de même considéré comme un bébé, ça a ses avantages). Bref, notre amitié est née là et je ne l’ai plus quittée, cette belle Evie pleine de vie. Même quand elle s’est entichée du gros Blue… Nul n’est parfait hormis les chats. Je lui pardonne.
Oh oui, j’aime les gratouilles sous le menton, continue mon chéri d’amour… Hum, ho, bonjour, vous êtes là… Hum, un peu de tenue, ma grande. Alors moi, c’est Rosie et je suis la petite chérie d’un gentil couple, Brent et Brant Hecking… Oui, c’est curieux comme leurs prénoms sont presque les mêmes hein… Ils étaient faits pour être ensemble, ces deux-là. Et c’est pas peu dire, ils sont tellement fusionnels : c’est bien simple, ils font tout ensemble. Le footing du matin, ils le font ensemble (sur les recommandations de Brant, c’est le black baraqué derrière). Le marché bio du dimanche matin, ils y vont ensemble (ça, c’est le dada de Brent, celui qui me gratouille). La balade à vélo le samedi, devinez quoi ? Bingo, ensemble ! Et à chaque fois, je suis embarquée. Alors bon, le footing, c’est pas mon truc, pour tout vous dire. M’obliger à courir des kilomètres, c’est franchement pas la joie, et ça finit immanquablement par un petit tour dans le sac à dos de l’un, ballotée dans tous les sens, mais les papattes reposées. En revanche, le marché et le vélo, j’adore ! Le marché pour les odeurs alléchantes qui s’en dégagent (mmmum, les saucisses grillées, le poulet rôti ! rho, j’en salive rien que d’y penser). Et le vélo, là, je me sens la reine du monde : je domine tout le monde dans le panier à l’avant de la bicyclette, je vois défiler le paysage à toute vitesse, je sens le vent dans mes petites oreilles, que c’est agréable !!
Non vraiment, je ne pouvais pas rêver meilleur foyer ! C’est le paradis. Mes deux sims sont tellement attachants, à se bagarrer gentiment pour savoir qui aura droit de me porter le premier, ou qui aura l’extrême privilège de me donner ma gamelle remplie des restes de poulet rôti acheté au marché. Ils sont fous de moi, je vous jure, c’est tellement flatteur.
Mais depuis quelques temps, ils sont moins présents pour moi, je me demande ce qu’ils couvent : ils sont peut-être gravement malades ? Mais ils s’enferment dans la pièce qui ne sert à rien dans la maison, j’entends taper, visser, rigoler. C’est très bizarre. Et l’autre jour, j’ai entendu Brant dire à Brent qu’il avait hâte d’accueillir la petite Suzie et qu’il espérait qu’elle aimerait sa chambre… Suzie, c’est qui ça ? Une autre comme moi ? Rha, ça, ça ne va pas me plaire, si c’est le cas. Je ne suis pas prête à partager mon petit couple de sims à moi, non mais ! Et puis en plus, elle aurait une chambre pour elle et moi je me contenterais du lit de MES sims comme un vulgaire chien lambda ? Ah ça ne va pas se passer comme ça ! Il va falloir que je mette en place un plan dont j’ai le secret pour qu’ils reportent toute leur attention sur moi ! M’enfuir pendant une nuit ? Faut que je choisisse bien mon jour, pas qu’il fasse froid… A réfléchir, ils auraient tellement peur de me perdre qu’ils seraient à nouveau à mes papattes… Hou, je suis diabolique ! hihi !
Ah la vie n’est pas toute rose quand on vit avec un clown triste, je peux vous l’assurer. Moi, c’est Rhéa et j’habite avec Marc, clown de profession. Et à longueur de journée, je l’entends se plaindre de sa condition. Je dois avoir hérité du seul clown dépressif du pays ! Alors, à chaque fois, c’est le même refrain : « Ah, j’en ai marre de ces mômes qui rigolent de mes maladresses ! Et les parents, c’est pas mieux, tous des imbéciles qui ne comprennent rien au sens profond de mon spectacle. Et comment veux-tu que je trouve l’âme sœur ainsi attifé ? Et pourquoi mon patron m’a collé l’étiquette de clown joyeux ? Et gnagnagna et gnagnagni ! » C’est fatigant à la longue, surtout que moi, j’essaie de le consoler, avec mes câlins et mes ronrons. Mais c’est pas facile de lui faire oublier sa peine. Ce qu’il faut savoir sur Marc, c’est que c’est un tragédien : son truc, c’est Racine et Corneille (non, on ne parle pas de l’oiseau ou de l’arbre, faut se culturer un peu, les gens, je parle des auteurs illustres de tragédies). Il aurait voulu monter sur les planches et montrer au monde entier toute la puissance de sa capacité à montrer la tristesse. Sauf que bon, il n’arrive pas à percer, les castings sont des désastres pour lui, et que du coup, comme il faut bien se nourrir, il a dû accepter ce poste de clown, à son grand dam. Alors, la tragédie, il la joue à la maison… Pour mon plus grand malheur, parce que moi, je suis plutôt du genre joueuse et espiègle. Mais quand il est là, je n’ai pas le cœur à lui briser le cœur avec mes facéties. Je préfère l’écouter, être là pour lui, et ne pas rajouter à son malheur en faisant mon égoïste et en m’amusant sous son nez. Parce que il a aussi des bons côtés… Déjà, il m’adore et apprécie mon soutien indéfectible, ensuite il est ponctuel dans les repas, et enfin il pense à moi en m’achetant des jouets pour quand il n’est pas là. Voilà, on se complète, mon Sim et moi, c’est tout ce qui compte, non ?
Non non, vous ne rêvez pas, je suis bien un renard, dans les bras de cette ravissante demoiselle, apprivoisé comme celui du Petit Prince. Je me présente, Rouky… Et là, je vous voir rire de mon nom, mais je vous en prie, continuez de vous moquer… Oui, je sais Rouky, c’est le chien, le renard, il s’appelle Rox. Mais que voulez-vous, ma maîtresse, elle adore les Disney mais elle confond tous les noms ! Vous imaginez, si j’avais été un beau mâle dalmatien, elle m’aurait sûrement baptisé Perdita… La honte !
Rouky, à la limite, ça passe, je suis roux après tout… C’est ce qui a dû l’induire en erreur, je suppose…
Bref, ma maîtresse, Audrey, n’est peut-être pas une lumière, elle est très tête en l’air et un peu perdue dans son monde, mais elle a le cœur sur la main. Elle m’a recueilli quand j’étais un jeune renardeau, avec une patte cassée. On ne s’est plus quittés depuis lors ! Entre nous, c’est une histoire qui dure. Elle adore la nature et crapahuter dans les bois. Ca tombe bien, j’y suis né dans les bois. Alors l’accompagner dans ses longues balades, c’est un vrai bonheur.
Et vous savez ce qui est le plus agréable ? C’est quand elle me promène dans le parc, on est les stars ! Pensez donc : une jeune femme ravissante avec un beau renard en laisse, ça les laisse tous baba ! Du coup, elle est toujours abordée par des garçons qui entament la conversation grâce à ma présence à ses côtés. Je suis un vrai atout charme pour elle, parce que à part moi, elle aime bien aussi les beaux jeunes hommes, et attirer l’attention sur elle.
Je suis sûr qu’elle trouvera son âme sœur grâce à moi. En attendant, ben je sors dans le jardin quand elle reçoit les autres… Moi, je raffole pas des petits minets éperdus d’amour pour elle…