[En pause] Sur Le Seuil

GuyLiie
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message supprimé

Dernière édition par GuyLiie le 2021-04-01, 15:52, édité 2 fois


 
Sally56
Forum Collé à son fauteuil de bureau
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J'ai mis longtemps, mais très longtemps à lire mais j'adore ! Bravo, bravo !


 
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J'ai lu d'une traite , même si j'avais déjà lu le début sur ton précédent topic . J'ai beaucoup aimé . C'est bien écrit et tu finis sur un moment de suspense qui me donne envie de lire la suite Very Happy


 
Margaux13500
Forum Fait partie intégrante des murs
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J'allais commenter mais finalement, Caroline a tout dit:

@Caroline a écrit:

J'ai lu d'une traite. [...]J'ai beaucoup aimé . C'est bien écrit et tu finis sur un moment de suspense qui me donne envie de lire la suite Very Happy

Si j'ai bien compris, tu viens de poster le premier des 20 chapitres ?


 
GuyLiie
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Non, mais quitte à écrire le chapitre extrêmement long au complet, j'ai décidé de couper au moment ou le suspense est le plus élevé. Beaucoup me diront que ce serait mieux d'afficher le premier chapitre au complet, mais les gens se démotiverait Razz


 
Margaux13500
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cheers super ! J'ai eu peur qu'il y ait seulement 19 suites à ce premier post, c'est tellement bien :cartonne:


 
SoupeAuLait
Forum Marque son territoire
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Ca promet d'être une histoire riche en rebondissements, avec plein de suspense!
Le prologue constitue une belle entrée dans l'histoire.
C'est très bien écrit, bravo.

Je suivrais cette histoire! Smile


 
GuyLiie
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Merci beaucoup, la suite s'en viens très bientôt ! Je travaille beaucoup ces derniers temps..mais demain je suis en congé Smile


 
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Je lirais moi aussi avec plaisir la suite Smile . En plus, on s'est arrêté sur l'histoire des doigts coupés :shock: affraid mrgreen .


 
GuyLiie
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Bah.. faut bien intriguez le lecteur hein Wink


 
GuyLiie
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Le rapport comporte une bonne dose de mystère.J'en connais le contenu parce que Jeanne a absolument tenu à ce que j'en prenne connaissance.

- Il faut que tu lises ça !, m'a-t-elle dit en me tendant le dossier.

Thomas Roy habite un condo luxueux de Mallgrant, au troisième étage d'un immeuble de la rue Hutchison.Dans la nuit de dimanche à lundi, les autres habitants de l'immeuble ont entendu des bruits terribles provenant de chez l'écrivain, comme si on s'y battait.Puis,il y a eu un vacarme de verre brisé, et plus rien. Un locataire a appelé la police. Deux agents sont arrivés sur place et ont défoncé la porte de Roy.

- Pourquoi ont-ils défoncé ? dis-je. Ils n'avaient pas de mandat...

Jeanne hausse les épaules et poursuit la lecture du rapport. À l'intérieur, les policiers ont découvert Roy qui gisait en travers de la fenêtre. La moitié inférieure de son corps était encore à l'intérieur, et l'autre moitié disparaissait à l'extérieur, pendant dans le vide.

- Ça doit être pour ça que la police a défoncé, explique ma collègue. Dans la rue,ils ont sûrement vu le corps qui pendait par la fenêtre.

On a dégagé Roy de sa position précaire : quelques centimètres de plus, et il basculait trois étages plus bas.En fracassant la vitre, il a subi plusieurs coupures, mais rien de sérieux. Quant à ses doigts, la fenêtre n'y est pour rien : on l'es aurait retrouvés sur son vaste bureau de travail,juste à coté d'un massicot ( ce genre d'instrument muni d'un plateau et d'une longue lame qui sert à couper une cinquantaine de feuilles à la fois.)

Il n'y avais personne d'autre dans l,appartement et l'ordinateur de l'écrivain était allumé. On a amené Roy à l'urgence de Sainte-Croix, il avait déjà perdu beaucoup de sang par ses doigts coupés. On a soigné ses blessures. Il a repris conscience peu après, mais il est demeuré dans un mutisme total. On l'a maintenu en observation vingt-quatre heures. Comme il est célibataire et sans enfants, on a appelé son agent, qui était absent. On a laissé un message chez lui.Durant tout ce temps, Roy n'aurait eu aucune réaction, ni aux interventions des médecins, ni aux questions du psy de l'urgence, rien. Quand on le mettait debout, il restait immobile, sans bouger. Catatonie.Une roche aurait été plus coopérative. Ce matin, à cinq heures, on l'a monté en psy.

- Tu te rends compte, Myriam ! me dit Jeanne discrètement en reprenant le dossier. C'est fou, cette histoire ! Thomas Roy ! C'est une vedette au même titre qu'un acteur ou un chanteur ! On le voyait à toutes les émissions de télé, à touts les grands évènements, partout !

Nous sommes au salon du personnel qui, à cette heure, est heureusement désert. Nous pouvons donc discuter de Roy sans problème.

- Je ne suis par particulièrement sa carrière, mais il me semble qu'il a disparu de la circulation depuis un moment, non ?

Jeanne fait un signe affirmatif, les yeux brillants d'excitation.

- Absolument ! Depuis environ six mois, plus d'interviews, plus d'apparitions sur la scène publique,plus aucune publication...Médiatiquement parlant, il avait disparu. Les journalistes savaient bien ou il habitait, mais il ne recevait plus personne et ne retournait pas ses appels. Lui qui avait toujours aimé le vedettariat ! Ça intriguait les gens tu comprends...

Je la regarde,impressionné.

- Comment ça se fait que tu sais tout ça, Jeanne ?

Elle a un petit rire, à la fois amusé et gêné.

- T'a pas encore compris que je suis une fan de Roy ? Une grande fan ?

J'y avais effectivement pensé.

- Il écrit des romans d'horreur, non ? Tu aimes ce genre de littérature ?

- Et comment !

Et elle continue, toujours avec passion :

- Pas plus tard que la semaine dernière, un journal titrait : Pourquoi Thomas Roy boude-t-il son public depuis six mois ? Et voilà qu'on le retrouve à travers la fenêtre de son appartement, les dix doigts coupés, catatonique !

Elle lève les bras et les laisse retomber en soupirant.

- Ça me dépasse.

- Oui, j'ai cru le remarquer...Même que tu le montres un peu trop..

Manifestement, elle n'a pas saisi mon allusion,car elle poursuit :

- Écoute, il est à la chambre neuf, je vais le voir tout de suite.. Tu viens..?

- Non. J'ai mes propres malades à visiter.

- Allez, Myriam, viens le voir deux minutes ! Une célébrité comme ça chez nous, c'est rare, non ?

Elle n'a pas tord. Ce soir, je suis sûr que j'épaterai Paul si je lui annonce que j'ai vu Thomas Roy aujourd'hui.Un peu d'émotions forte, à la maison, ferait changement...

- Oui...Oui, pourquoi pas.. Deux minutes alors...

Nous nous engageons dans le couloir numéro un et marchons vers la chambre neuf. En route, nous croisons monsieur Lavigueur, un de nos schizophrènes réguliers. Je lui dis bonjour, mais Jeanne le regarde à peine, elle qui portant salue toujours les patients. Heureusement, monsieur Lavigueur ne semble pas trop conscient lui-même de ce qui l'entoure. À la porte neuf, Jeanne hésite,puis frappe deux petits coups. Aucune réponse.

- Il est en catatonie,je lui rappelle.

- On sait jamais..

Elle hésite de nouveau, se ronge un ongle. On dirait un jeune évêque qui se prépare à rencontrer le Pape. Son attitude de groupie commence à m'agacer. Enfin, elle ouvre et nous entrons.


 
Margaux13500
Forum Fait partie intégrante des murs
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Ah non !! Ça devrait être interdit de couper dans des moments comme ça !
Je veux et j'exige la suite, tout de suite !!

Bon, je me calme mrgreen
Mais sérieusement GuyLiie, c'est super cette histoire ! Par contre, je veux vraiment savoir comment il va être en voyant Myriam... Ça va me faire réfléchir tout ça scratch

En tout cas, vivement la suite Very Happy


 
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 Isac
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Waouh, c'est super bien ! Very Happy Je dirais même GIANT ! Very Happy Vivement la suite ! Very Happy


 
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C'était très chouette . J'ai beaucoup aimé .


 
Voltaire
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
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Super histoire, j'ai hâte de lire la suite


 
GuyLiie
Forum Pilier (du bar) d'Amaz'
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Suite

La chambre neuf est comme les trente-neuf autres chambres de l'étage : une petite table, deux chaises, quelques étagères et un lit simple. Les murs sont bleu pâle, Thomas Roy est assis sur le lit. Il est habillé d"un T-Shirt blanc et noir et d'un blue-jeans. La première chose que je vois, ce sont ses deux bras,posés sur ses cuisses. Ses mains disparaissent sous des pansements,mais je constate qu'elles sont effectivement coupées de moitié. Plus de doigts.
Enfin j'observe le visage de l'individu. Bien sûr,je l'ai vu plusieurs fois à la télé ou sur des affiches de librairies,mais voir une vedette en personne, c'est toujours découvrir une image différente de celle que projettent habituellement les médias. Premièrement il a l'air plus vieux que sur ses photos. Je lui donne quarante-cinq ans, mais en fouillant dans ma mémoire, je crois qu'il est à la fin trentaine. Ses cheveux sont de plus en plus gris. Son visage plutôt long est fait tout en angles ; un menton carré. des pommettes pointues, un nez presque en triangle, une bouche extrêmement mince ; une face pleine de petites rides, partout, qui fuient vers le haut. Il a une barbe d'une semaine au moins et plusieurs coupures sans gravité, causées par la fenêtre et qui d'ailleurs ne saignent plus. Il est assis, mais je ne l'imagine pas très grand. Il est presque maigre. À la télé, il me semblait plus gras...
Et, évidement, il y a ses yeux. Je me souviens que, sur ses photos, son regard était étonnant : étincelant, vivant,plein d'énergie et d'intelligence, des yeux noirs qui tranchaient sur le reste de son visage somme toute assez banal.Mais en ce moment, ses yeux ne séduiraient personne. Ils sont absent, vides, sans émotion, des yeux qui me sont familiers, que j'ai vus tant de fois chez les catatoniques. Un regard qui, la première fois, fait froid dans le dos tant il représente le néant. En réalité, j'ai l'impression d'avoir devant moi un " cas " parmi tant d'autres, sans rien de surprenant ou de nouveau. Sauf ses mains. L'absence de ces doigts me fascine.Et puis,il s'agit de Thomas Roy, tout de même...Nous n'avions jamais reçu de personnalités à l'hôpital.Et avouons-le franchement : de me trouver ainsi face à lui, même si je n'ai jamais lu un de ses libres, me chatouille un peu le creux de l'estomac. Mais rien de comparable à l'excitation de Jeanne.
Cette dernière est d'ailleurs plus calme, tout à coup.Elle l'observe en silence, minutieusement. Son attitude professionnelle est revenue. À preuve, elle demande, la voix parfaitement calme et égale :

- Monsieur Roy, je suis le docteur Marcoux. Voici ma collègue la docteure Lacasse. Vous me comprenez ?

Aucune réaction de l'écrivain.Il continue à fixer le vide, la bouche légèrement entrouverte, le visage dénué d'émotion, ses moignons bandés sagement posés sur ses cuisses..
Jeanne consulte rapidement le dossier, puis marmonne :

- Pas un mot depuis qu'on l'a trouvé chez lui.

Nous l'observons encore quelques instants, Roy est si immobile qu'on dirait une sculpture.
Je hausse les épaules et me dirige vers la sortie. Jeanne me suit et, dans le couloir, me questionne.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Comment, qu'est-ce que je fais ? Je vais travailler ! Roy est ton patient, pas le mien...

-Ses doigts coupés... C'est terrible, non ?

- C'est impressionnant, en effet... Mais j'ai déjà vu des personnes en pleine crise psychotique s'affliger bien pires que de se couper les doigts...

Je m'assure que le couloir est vide, puis raconte :

-Il y a dix ans, une femme à Léno était allée aux toilettes et s'était mise à hurler comme si on la tuait. Quand on a ouvert la porte, elle était en train de se déchiqueter le ventre avec les ongles. Elle disait que le Diable était entré en elle par cet endroit et qu'elle devait le faire sortir. Il y avait du sang partout, Jeanne. Elle s'arrachait le ventre à pleines mains et en éclaboussait les murs.

Jeanne s'est assombrie. L'histoire est répugnante, c'est vrai, mais je l'utilise toujours pour remettre les pendules à l'heure.

- Tu débutes, Jeanne. Tu va en voir, des cas éprouvants....Même ici, à Sainte-Croix, ils nous arrive des histoires pas toujours joyeuses.

Mon petit sermon fait maternelle, mais tant pis. Je n'en pense pas moins ce que je dis.

- Ça, c'est en admettant que Roy se soit coupé les doigts lui-même, remarque-t-elle.

- C'est le rapport de police qui va nous le dire.

Je regarde de nouveau autour de moi, mal à l'aise de discuter d'un cas professionnel en plein milieu du couloir. J'oriente donc le sujet vers quelque chose de moins privé.

Je n'en reviens pas que toi, tu aimes les romans d'horreur !

- Roy n'écrit pas des romans d'horreur, Myriam. Il écrit l'Horreur avec un grand H ! C'est pour ça qu'il est si adulé, c'est pour ça qu'il est traduit à travers le monde, c'est pour ça qu'il est l'écrivain le plus populaire de l'histoire de MallGrant : il a une façon unique de décrire l'horreur ! Bon dieu, Myriam, je te jure que ses romans sont vraiment terrifiants ! Vraiment !

Elle s'approche d'un pas et prend un air de confidence.

J'ai beau être psychiatre, j'ai beau connaître les mécanismes de la pensée humaine, je tombe dans le piège à chacun de ses livres : je suis prise jusqu'à la dernière page, comme si j'avais seize ans ! Je te jure, je suis incapable de lire ses romans le soir. Incapable ! La dernière fois que j'ai essayé, j'ai eu la frousse comme jamais je ne l'avais eue...Il a le tour de nous faire entrer dans des choses insoutenables...Ses descriptions sont tellement détaillées... Et l'ambiance..Myriam, l'ambiance de ses histoires...

Elle réprime un frisson et conclut, le plus sérieusement du monde :

- Je n'ai jamais rien lu de pareil.

Je me contente de secouer la tête, vaguement déconcerté.Étonnant, quand même, l'engouement que les gens ressente pour l'horreur ! Comment peut-on avoir envie de lire un roman qui déclenche un sentiment qu'on devrait, de prime abord, vouloir éviter ? Pourtant, les faits sont là : Thomas Roy vend des millions de livres dans le monde. Cela m'échappe totalement.
Et Jeanne ! La délicate et paisible Jeanne qui lit ça !

- Alors, tu comprends, poursuit-elle, de retrouver le maître de l'horreur défenestré,les doigts tranchés par une cisaille de bureau...C'est un peu spécial...

- Pas plus que si c'était arrivé à un mécanicien, à un boxeur ou à un chômeur, Jeanne. Pas plus.

- Je sais,admet Jeanne avec un petit sourire. Je trouvais juste le hasard frappant.Mais ne t'inquiète pas : Je suis une fan, pas une fanatique.

Je lui fais signe de se taire. Un patient s'approche de nous.

- Docteur Lacasse...

C'est le jeune Édouard Villeneuve. Il me regarde de ses yeux éternellement inquiets.

- Vous êtes supposée venir me voir, aujourd'hui, hein docteur Lacasse ?

- Oui....Oui, Édouard, j'y vais dans quelques minutes..

Je traite Édouard depuis six ans. Ces derniers mois, il vivait dans sa famille d'accueil, sans problème,puis, paf ! il est entré à l'hôpital, il y a quelques jours, en pleine crise de paranoïa . Rechute catastrophique.

- Vous m'oubliez pas, hein, docteur Lacasse ?

Je me tourne vers Jeanne.

- Écoute, j'ai ma tournée à faire...On en reparle ?

Nous nous saluons, puis je m'éloigne en compagnie d'Édouard.
Je passe la matinée à voir mes patients. Édouard a encore des tendances parano aigües. Je songe à augmenter sa médication.Il va sûrement devoir rester ici quelques semaines.Julie Marchand, une autre jeune dans la vingtaine,continue à se maquiller à outrance.Elle est convaincue qu'on va lui offrir un rôle dans un film et m'accuse de m'interposer entre le producteur et elle.Jean-Clause Simoneau ne va pas trop bien non plus. La semaine dernière, il s'était pourtant calmé,mais voilà qu'il recommence à donner des messages aux infirmières pour qu'elles les envoient secrètement aux FBI. De plus, il persiste dans son idée que Nathalie Girouard, notre ergo, est une espionne qui s'est infiltrée dans l'hôpital afin de l'éliminer. Je lui ai parlé un peu plus longtemps qu'aux autres, jusqu'à ce qu'il paraisse relativement calme. Mais à la fin, alors que je marchais vers la porte, il m'a glissé un message dans la main en murmurant :

- Envoyez ça rapidement au gouvernement. Ils comprendront.

Les autres étaient plutôt stables. Même Louise Choquette, qui me boude presque continuellement, m'a fait un beau sourire en me demandant comment allait mon garçon ( et pour la dixième fois, je lui ai dit que je n'avais pas d'enfants ). Elle semblait même plus jeune que ses cinquante ans. Encourageant.Bref, ma petite tournée de routine se termine vers onze heures trente. Tandis que je monte à mon bureau au cinquième, je me dis que je vais faire un détour par celui de Jeanne. Elle doit avoir aussi terminé sa tournée et je décide de l'inviter à dîner. Elle n'est pas à son bureau. Je m'informe auprès de sa secrétaire.

-Oui, elle a fini sa tournée, me répond-elle, mais elle s'est absentée pour une heure ou deux. Si on doit la rejoindre, elle a dit qu'elle était à cette adresse.

Et elle me tend un papier sur lequel je peux lire : 3241 Hutchison,Outremont. Outremont, Hutchison...Ça me dit quelque chose. Je comprends soudain : cette petite écervelée s'est précipitée au condo de Roy.. Pour y faire quoi, Dieu seul le sait !


 
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Ah c'est super Smile , tu as toujours l'art de nous tenir en haleine Smile .


 
Voltaire
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
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Excellent j'adore toujours autan tu as vraiment un super style et le sens des détails.
Le genre de livre que j'achèterai sur l'heure (si c'était possible) :study:
Bravo à toi et merci


 
Margaux13500
Forum Fait partie intégrante des murs
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Désolée de commenter seulement maintenant, je viens de le lire.
Je suis 100% d'accord avec Voltaire, si c'était un roman, je l'achèterai avec plaisir !
Franchement, on a plein de détails, et pourtant on ne sait rien, et tu sais choisir tes moments pour t'arrêter et nous laisser en plein suspense. Comme d'habitude, j'ai hâte de lire la suite !


 
GuyLiie
Forum Pilier (du bar) d'Amaz'
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Désolé pour le retard, j'étais censé postée la suite peu de temps après.. Mais il me faut beaucoup plus de temps à retranscrire et surtout avoir le temps de le faire, mais l'histoire tient toujours Wink


 
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Est ce que on va avoir la suite ? J'aimais beaucoup ton histoire Smile .


 
GuyLiie
Forum Pilier (du bar) d'Amaz'
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Oui, je suis justement dans une grosse phase d'écriture depuis que mes vacances sont terminer.

^^ Contente de voir que ça plait toujours et encore ^^


 
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D'accord, je suis contente qu'il y ai une suite Cool


 
Voltaire
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
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Je suis tout à fait d'accord avec Caro, j'attends moi aussi la suite avec impatience


 
Margaux13500
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Je plussoie Voltaire et Caro, vivement la suite ! Very Happy


 
GuyLiie
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Suite après de long retard pardon.

Elle dépasse les bornes. Je décide aussitôt d'aller la chercher et de la ramener illico, avant qu'elle se couvre de ridicule.
Vingt minutes plus tard, je me stationne devant un immeuble luxueux.Sur le trottoir, en levant la tête, je peux voir une fenêtre cassée : celle du condo de Roy. Puis, je baisse les yeux vers l'asphalte, approximativement à l’endroit même où l'écrivain se serait écrasé s'Il avait complètement traversé la fenêtre. Sûr qu'il se tuait.
J'entre dans l'immeuble.Dans le petit escalier bien entretenu, je croise deux policiers qui descendent en discutant. J'en déduis que la police enquête toujours dans l'appartement et Jeanne est venue voir où en était l'investigation. Je soupire de lassitude. Je l'imagine en train de se présenter aux policiers : <> Ridicule !
J'arrive devant la porte numéro 3241.Elle est ouverte.
J'entre dans un salon coquet, de bon goût et richement décoré.Deux hommes en complet cravate discutent. Je m'approche, me présente. Ils me dévisagent longuement. Deux psychiatres la même journée, ils vont en avoir un infarctus ! Je me sens grotesque et ma colère vis-à-vis Jeanne s'en trouve décuplée.

- Votre collègue est dans le bureau,là-bas...Tiens donc...c'est nouveau, ça, les psys qui se déplacent ?

J'ignore la remarque et pénètre dans la pièce du fond. Si le salon de l'appartement est propre et rangé, le bureau donne l'impression d'avoir été visité par une tornade. Le plancher est jonché de feuilles, de bibelots, de débris de toutes sortes. Sur les murs, les cadres sont tous de travers. Dans un coin, la bibliothèque a été saccagée et presque tous les livres gisent sur le sol, lamentables. Contre l'un des murs de côté, le bureau proprement dit est recouvert de feuilles de papier, de crayons et de livres, tout cela dans un fouillis terrible. Au milieu de cet amoncellement se dresse l'ordinateur, miraculeusement épargné. Il est toujours allumé et, de loin, je discerne du texte sur l'écran cathodique. Il y a quatre autres personnes dans le bureau. Deux d'entre elles ramassent les débris sur le sol et les déposent dans des sacs. Un troisième homme, un quadragénaire en costume trois pièces, est en train de discuter avec Jeanne. Je m'approche le plus discrètement possible, prends ma collègue par le bras et murmure :

- Bon on en a assez vu, hein, docteur Marcoux ?
Qu'est-ce que vous diriez de revenir à l'hôpital, avec moi, et d'attendre que la police nous envoie son rapport ?

- Myriam ! s'exclame Jeanne. Tu es venue me rejoindre ! ( Je grimace. Pour la discrétion, on repassera..) Je te présente le sergent détective Goulet. C'est lui qui s'occupe de l'enquête. Sergent, je vous présente ma collègue, le docteur Lacasse.

A suivre, oui je sais c'est court mais c'est une suite nan ? ;-)


 
GuyLiie
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Pour ceux qui suivent encore, ( j'espère.. ) ...Je met une pause à cette histoire, car de tout façon, elle n'est pas vraiment suivie, car trop longue.