[Concours clos] Le Choc des Titans
![[Concours clos] Le Choc des Titans 110531115732673842](https://nsa19.casimages.com/img/2011/05/31/110531115732673842.png)
Depuis l’aube de l’humanité, l’Homme raconte des histoires. Tragédie, féerie ou batailles épiques, ces histoires ont pour but d’expliquer, de faire rêver, comprendre, d’effrayer ou d’inspirer. Ces récits constituent une richesse incroyable et ont traversé les siècles et les continents pour venir s’imprimer dans notre culture.
Avec Le Choc des Titans, nous vous proposons d’emmener vos Sims pour un voyage dans le temps, l’espace et l’imaginaire.
Objectif du concours :
Faire découvrir ou redécouvrir un conte, un mythe ou une légende de votre choix et l’illustrer grâce au jeu. Vous pouvez soit coller à l'univers que vous présentez soit le revisiter en l'accommodant à votre sauce.
Règles du concours :
Concernant le texte :
Vous devez raconter le conte, le mythe ou la légende que vous avez choisi. Cela peut être un texte remanié par vous ou pas. Si c’est un simple copié/collé nous vont demandons d’accompagner votre texte d’un lien ou d’une référence en mentionnant « extrait de… ». Si vous choisissez de présenter un texte de votre composition, un résumé de ce que vous avez lu sur le sujet, nous vous demanderons de joindre une « bibliographie » reprenant l’ensemble de vos sources.
Concernant les images :
Minimum 2 et maximum 5 images sont à présenter pour illustrer votre histoire. Même si les retouches sont autorisées, les Sims doivent être présents soit via le décor, les personnages (ou les deux)
Exemple de contes, mythes et légendes à illustrer.
Le conte :
« Le conte merveilleux est un récit de faits ou d’aventures imaginaires. Dans un conte merveilleux le surnaturel est accepté et intégré à la réalité. Les personnages jouent des rôles bien définis et leurs aventures se terminent généralement bien. L'histoire racontée permet de dégager une leçon de vie, ou morale »
« Le conte fantastique s'attache d'abord à plonger le lecteur dans un univers qui ressemble en tous points au réel: un univers dont les lieux, les personnages et les actions sont décrits avec un souci de vraisemblance. Le surnaturel fait une irruption insupportable dans le réel, ce qui provoque un malaise, voire de la peur chez le lecteur »
Exemple : La Belle au bois dormant, Aladin ou la lampe merveilleuse, Les fées, Les Habits neufs de l’empereur, Hansel et Gretel, …
Sources : Wikipedia
Le mythe
Source Wikipedia
Exemple : histoires issues de la mythologie grecque, romaine, scandinave, égyptienne…
La légendes :
Exemple : Légendes anciennes (Templier, Vaisseau fantôme, les légendes arthuriennes…) Légendes urbaines et contemporaines (Le Loch Ness, La femme en blanc, …)
- Raconter un conte, un mythe ou une légende existante et l’illustrer grâce à 2 - 5 images issues du jeu (retouches autorisées)
- Vos participations sont à envoyer à Tiffany ou Caroline avant le 01/07/2011 à 16h00.
- En fonction du nombre de participations, une sélection sera effectuée. Les participations sélectionnées seront publiées dans la Gazette tout au long du mois de juillet (à raison d’une ou deux par semaine, toujours en fonction du nombre de participations)
Les critères de sélection
Le texte : Le texte ne sera pas évaluer puisqu’il ne doit pas être nécessairement rédigé par vous. Vous pouvez retranscrire un texte issu d’un livre ou Internet. Il ne doit pas nécessairement être long non plus. Seront pris en compte dans la sélection, la qualité des images et leur pertinences (illustrent-elle bien le texte ?)
L’équipe d’animation vous souhaite bonne chance !
Les participations :
![[Concours clos] Le Choc des Titans 1106130944011172988318592](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130944011172988318592.jpg)
En des temps fort reculés, régnait sur le royaume de Cornouailles le roi Gradlon-Meur (Gradlon le Grand). Dans sa jeunesse, il s'était surtout fait remarqué par ses nombreuses conquêtes guerrières, qui lui avaient valu gloire et puissance. Et c'est lors d'une guerre contre les pays nordiques qu'il rencontra une belle princesse scandinave, qui passait pour être un peu sorcière, mais qu'il résolut de prendre pour femme. Celle-ci lui offrit un cheval, nommé Morvac'h, d'un noir flamboyant et au regard de braise, qui n'avait pas son égal sur toute la Terre. Après avoir séjourné quelques temps dans le Nord, le roi décida de rejoindre son royaume de Cornouailles. Mais sa femme accoucha d'une petite fille durant le voyage, et en mourut. L'enfant née sur les eaux fut appelée Dahut, et elle devint fille de la mer, car celle-ci avait marqué son empreinte définitive sur elle.
De retour en Cornouailles, Gradlon entreprit un long deuil, et tout l'amour qu'il avait eu pour sa femme, il le prodigua à sa fille. Dans un même temps, il commença un règne pacificateur où il fut davantage occupé à répondre aux besoins de ses sujets. Sa rencontre avec un ermite dans une forêt le fit convertir au christianisme, et partout dans le pays s'élevèrent églises et cathédrales. A celle de Quimper, il nomma Saint Corentin, homme de bon conseil, qui l'assista dans son règne pieux. Il voyait dans l'évêque un modèle, en fait sa seule source d'inquiétude était que sa fille Dahut refusait tous les enseignements religieux. Aux discours des prêtres, elle préférait ceux de l'Océan, avec qui elle allait souvent dialoguer. Mais Gradlon aimait trop sa fille pour lui en tenir rigueur, ce que Corentin ne manquait pas de lui reprocher.
Le temps passant, Dahut devint une jeune femme incroyablement belle, mais chaque jour plus insouciante, provocante et orgueilleuse. Mais dans cette contrée devenue chrétienne, elle s'ennuyait terriblement et avait de plus en plus la religion en horreur. Un jour elle n'y tint plus, et elle demanda à son père qu'il lui construisît sa cité à elle, une cité où nul prêtre ne pourrait pénétrer et où seuls les plaisirs régneraient. Gradlon résista d'abord, puis il faiblit, et malgré les avertissements de Corentin, finit par céder. Il fit construire secrètement la cité, à l'emplacement même où Dahut avait l'habitude d'aller jouer quand elle était petite. Et un jour il emmena sa fille sur la grève de son enfance, et celle-ci découvrit éberluée une magnifique cité blanche, la plus belle qui pouvait se trouver de part le monde. Ainsi naquit la ville d'Ys, où Gradlon et Dahut s'établirent désormais.
Hélas, dans la cité les sept péchés capitaux régnaient en maître, tout n'était que débauche. Les commerçants s'enrichissaient honteusement en attaquant les navires marchands des autres nations. Corentin s'en arrachait les cheveux, et fit pression sur Gradlon pour qu'on y construisît au moins une cathédrale. Celui-ci s'exécuta malgré la colère et les reproches de sa fille... Mais las ! La plus grande cathédrale du royaume était aussi la plus désertée. Et ce malgré les efforts de Saint Gwénolé, qui à force de miracles ne parvint pourtant jamais à remplir la cathédrale plus d'une journée. Il avertit que la patience de Dieu était à bout, mais la population n'en avait cure. Il tenta de convaincre Gradlon d'agir, mais avec l'âge le roi était devenu bien faible.
![[Concours clos] Le Choc des Titans 1106131020301172988318822](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106131020301172988318822.jpg)
Cependant la notoriété de la cité s'étendait désormais à tous les royaumes du continent, et chaque jour c'était nombre de princes et de représentants qui arrivaient pour rendre leurs hommages à la belle Dahut. Et celle-ci les recevait bien mieux qu'on ne se l'imagine... Elle organisait chaque soir de grands banquets, puis choisissait dans le lot un amant pour passer la nuit. Ses serviteurs lui remettaient un masque pour que l'élu ne soit pas reconnu quand il irait rejoindre la princesse. Or le masque était ensorcelé, et l'aube pointant, il étranglait le malheureux qui le portait. Alors un homme habillé en noir, aux ordres de Dahut, allait jeter le corps au fond du gouffre du Huelgoat, en offrande à la mer.
Or un soir, c'est un prince magnifique, grand, barbu, vêtu de rouge et à l'oeil de feu, qui prétendait arriver des extrémités de la Terre, qui arriva à la cour de la cité d'Ys. Il résista aux attaques de la princesse, et tel est pris qui croyait prendre, ce fut elle qui tomba irrémédiablement sous son charme. L'étranger eut dès lors une très grande influence sur elle, et il ne fut plus rien qu'elle ne fît sans son assentiment. Il était la perversité incarnée, en qui Dahut avait trouvé son maître. Et la situation dans Ys devint pire que jamais.
![[Concours clos] Le Choc des Titans 1106130743371172988317651](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743371172988317651.jpg)
Il faut savoir que la ville d'Ys avait été bâtie contre les flots, et ce qui empêchait que la mer s'y engouffrât et la submergeât, c'était un ingénieux système d'écluses, que nul ne pouvait ouvrir sans en posséder les clefs. Or les clefs, c'était Gradlon qui les avait toujours autour de son cou... Et l'étranger réclama à Dahut les clefs de la ville. Sous son emprise, celle-ci lui obéit et alla les dérober à son père durant son sommeil. Alors l'étranger se découvrit sous son vrai visage : celui du Diable. Avant que Dahut n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, il disparut et toutes les portes des écluses furent ouvertes, et dans un tulmute effrayant l'Océan envahit la Cité.
![[Concours clos] Le Choc des Titans 1106130743341172988317649](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743341172988317649.jpg)
Réveillé par Saint Gwénolé qui lui était venu en apparition, Gradlon entreprit de se sauver. Il enjamba son cheval Morvac'h qui partit au galop, guidé par le saint homme. Alors le roi aperçut sa fille, qui l'appelait et l'implorait. Il avait toujours été un (trop) bon père, aussi il la prit en croupe. Mais Morvac'h, qui portait désormais sur lui le poids du Mal, s'en trouva ralentit, et les flots gagnaient en distance. Saint Gwénolé ordonna au roi de jeter le démon qui était assis derrière lui, mais il ne le pouvait... C'était sa fille, quand même ! Alors Gwénolé la poussa de sa crosse et Dahut bascula dans les flots pour y disparaître. Alors l'Océan s'apaisa. Mais de la cité, il ne restait plus rien de visible.
Toutefois, Dahut n'est pas morte pour autant. Elle est devenue sirène et se nomme désormais Morgane. Quant aux habitants de la cité, leurs âmes n'ont pu être sauvées, ils restent maudits et condamnés à errer dans la ville sous-marine dévastée. Pour qu'elles soient sauvées, il faut qu'un vivant accepte de descendre dans la cathédrale engloutie et de répondre à la messe du prêtre des revenants. Si un jour vous allez à Douarnenez, le jour de la grande marée au mois de mars, regardez au large de la baie : quand la mer sera au plus bas, vous verrez surgir hors des flots la croix du clocher de la cathédrale, ultime vestige de la cité à être encore visible une fois par an.
![[Concours clos] Le Choc des Titans 1106130743351172988317650](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743351172988317650.jpg)
Tiré de la légende bretonne : Ys, la cité engloutie.
Texte : Légendes de Bretagne
Les succubes
Les succubes sont des femmes à la beauté parfaite qui séduisent les hommes rien que par leur physique, leurs cibles étaient les hommes peu malins et surtout très manipulables. Elles faisaient souffrir a petit feu leur conjoint, transformaient sa mort en un long et douloureux supplice, et bien qu'elles les griffaient, les mordaient, les traumatisaient, les hommes restaient constamment sous le charme de la succube. Si l'homme était séparé de force de la succube il devenait complétement fou voir même pire que fou, il lui fallait sa présence pour l'apaiser. Les succubes ne se nourrissaient pas du sang comme les vampires mais elles les tuaient plaisir. (Plaisir qui pouvait se définir comme de la luxure). D'ailleurs le sado-masochisme s'apparente aux types de souffrance que les succubes infligeaient aux hommes,
Bref la victime en question vivait dans un corps qui ne lui appartenait plus et il était impossible pour l'homme de quitter cette succube, en clair : en tombant sous son charme il était condamné à tout jamais.
Jacob et Wilhelm Grimm
Il était une fois un roi et une reine qui avaient douze enfants, douze garçons.
Un jour le roi dit à la reine :
- Si le treizième enfant que tu me promets est une fille, les douze garçons devront mourir, afin que l'héritage de leur sœur soit considérable, et que le royaume tout entier lui appartienne.
Il fit donc construire douze cercueils qu'on remplit de copeaux ; puis le roi les fit transporter dans un cabinet bien fermé, dont il donna la clef à la reine, en lui recommandant de n'en rien dire à personne.
Cependant, la mère était en proie à un violent chagrin. Le plus jeune de ses fils, à qui elle avait donné le nom de Benjamin, s'aperçut de sa peine et lui dit :
- Ma bonne mère, pourquoi es-tu si triste ?
- Cher enfant, lui répondit-elle, je ne dois pas te le dire.
Mais l'enfant ne lui laissa point de repos, qu'elle ne l'eût conduit au cabinet mystérieux, et qu'elle ne lui eût montré les douze cercueils remplis de copeaux.
- Mon bien-aimé Benjamin, lui dit-elle, ton père a fait construire ces cercueils pour tes onze frères et pour toi, car si je mets au monde une petite fille, vous devrez tous mourir et être ensevelis là.
Et comme elle pleurait, l'enfant chercha à la consoler en lui disant :
- Ne pleure pas, nous saurons bien éviter la mort. La reine reprit :
- Va dans la forêt avec tes onze frères, et que l'un de vous se tienne sans cesse en sentinelle sur la cime de l'arbre le plus élevé, les yeux tournés vers la tour du château. J'aurai soin d'y arborer un drapeau blanc si je mets au monde un garçon, et alors vous pourrez revenir sans danger ; si au contraire je deviens mère d'une fille, j'y planterai un drapeau rouge comme du sang ; alors hâtez-vous de fuir bien loin, et que le bon Dieu vous protège.
Lorsque la reine eut donné sa bénédiction à ses fils, ceux-ci se rendirent dans la forêt. Chacun d'eux eut son tour de faire sentinelle pour la sûreté des autres, en grimpant au haut du chêne le plus élevé, et en tenant, de là, ses yeux fixés vers la tour. Quand onze jours furent passés, et que ce fut à Benjamin de veiller, il vit qu'un drapeau avait été arboré, mais c'était un drapeau rouge comme du sang, ce qui prouvait trop qu'ils devaient tous mourir. Lorsqu'il eut annoncé la nouvelle à ses frères, ceux-ci s'indignèrent et dirent :
- Sera-t-il dit que nous aurons dû subir la mort pour une fille ? Faisons serment de nous venger ! Partout où nous trouverons une jeune fille, son sang devra couler.
Cela dit, ils allèrent tous ensemble au fond de la forêt, et à l'endroit le plus épais, ils trouvèrent une petite cabane misérable et déserte.
C'est ainsi qu'ils vécurent pendant dix années dans la forêt ; et ce temps leur parut court. Cependant la jeune fille que la mère avait mise au monde était devenue grande sa beauté était remarquable, et elle avait sur le front une étoile d'or. Un jour que se faisait la grande lessive, elle remarqua parmi le linge douze chemises d'homme, et demanda à sa mère :
- À qui appartiennent ces douze chemises, car elles sont beaucoup trop petites pour mon père ?
La reine lui répondit avec un soupir :
- Chère enfant, elles appartiennent à tes douze frères.
La jeune fille reprit :
- Où sont donc mes douze frères ? je n'en ai jamais entendu parler.
La reine répondit :
- Où ils sont ! Dieu le sait : ils sont errants par le monde.
Alors, entraînant avec elle la jeune fille, elle ouvrit la chambre mystérieuse, et lui montra les douze cercueils.
- Ces cercueils, lui dit-elle, étaient destinés à tes frères ; mais ils se sont échappés de la maison avant ta naissance.
Et elle lui raconta tout ce qui s'était passé. Alors la jeune fille lui dit :
- Ne pleure pas, chère mère, je veux aller à la recherche de mes frères.
Elle prit donc les douze chemises, et se dirigea juste au milieu de la forêt. Elle marcha tout le jour, et arriva vers le soir à la pauvre cabane. Elle y entra et trouva un jeune garçon, qui lui dit :
- D'où venez-vous, et où allez-vous ?
À quoi elle répondit :
- Je suis la fille d'un roi, je cherche mes douze frères et je veux aller jusqu'à ce que je les trouve.
Et elle lui montra les douze chemises qui leur appartenaient. Benjamin vit bien alors que la jeune fille était sa sœur ; il lui dit :
- Je suis Benjamin, le plus jeune de tes frères.
Et elle se mit à pleurer de joie, et Benjamin aussi ; et ils s'embrassèrent avec une grande tendresse. Benjamin se prit à dire tout à coup :
- Chère sœur, je dois te prévenir que nous avons fait le serment de tuer toutes les jeunes filles que nous rencontrerions.
Quand il fut nuit, les frères revinrent de la chasse, et le repas se trouva prêt... Et comme ils étaient en train de manger, ils demandèrent :
- Qu'y a-t-il de nouveau ?
Benjamin répondit :
- Ne savez-vous rien ?
- Non, reprirent-ils.
Benjamin ajouta :
- Vous êtes allés dans la forêt, moi je suis resté à la maison, et pourtant j'en sais plus long que vous.
- Raconte donc, s'écrièrent-ils.
Il répondit :
- Promettez moi d'abord que la première jeune fille qui se présentera à nous ne devra pas mourir.
- Nous le promettons, s'écrièrent-ils tous, raconte-nous donc.
Alors Benjamin leur dit :
- Notre sœur est là. Alors ils se réjouirent tous, et l'embrassèrent.
À partir de ce moment, la jeune fille garda la maison avec Benjamin, et l'aida dans son travail. Les onze frères allaient dans la forêt, poursuivaient les lièvres et les chevreuils, les oiseaux et les pigeons, et rapportaient au logis le produit de leur chasse, que Benjamin et sa sœur apprêtaient pour le repas.
Il y avait autour de la cabane un petit jardin où se trouvaient douze lis. La jeune fille, voulant faire une surprise agréable à ses frères, alla cueillir ces douze fleurs afin de les leur offrir. Mais à peine avait-elle cueilli les douze lis que ses douze frères furent changés en douze corbeaux qui s'envolèrent au-dessus de la forêt ; et la maison et le jardin s'évanouirent au même instant. La pauvre jeune fille se trouvait donc maintenant toute seule dans la forêt sauvage, et comme elle regardait autour d'elle avec effroi, elle aperçut à quelques pas une vieille femme qui lui dit :
- Qu'as-tu fait là, mon enfant ? Pourquoi n'avoir point laissé en paix ces douze blanches fleurs ? Ces fleurs étaient tes frères, qui se trouvent désormais transformés en corbeaux pour toujours.
La jeune fille dit en pleurant :
- N'existe-t-il donc pas un moyen de les délivrer ?
- Oui, répondit la vieille, mais il n'y en a dans le monde entier qu'un seul, et il est si difficile qu'il ne pourra te servir ; car tu devrais ne pas dire un seul mot, ni sourire une seule fois pendant sept années ; et si tu prononces une seule parole, s'il manque une seule heure à l'accomplissement des sept années, et la parole que tu auras prononcée causera la mort de tes frères.
(Les années passèrent, la jeune fille rencontra un roi et se maria.)
Lorsqu'ils eurent vécu heureusement ensemble pendant un couple d'années, la mère du roi, qui était une méchante femme, se mit à calomnier la jeune reine, et à dire au roi :
- C'est une misérable mendiante que tu as amenée au palais ; qui sait quels desseins impies elle trame contre toi ! Si elle est vraiment muette elle pourrait du moins rire une fois ; celui qui ne rit jamais a une mauvaise conscience.
Le roi ne voulut point d'abord ajouter foi à ses insinuations perfides, mais sa mère les renouvela si souvent, en y ajoutant des inventions méchantes qu'il finit par se laisser persuader, et qu'il condamna sa femme à la peine de mort.
On alluma donc dans la cour un immense bûcher, où la malheureuse devait être brûlée vive ; le roi se tenait à sa fenêtre, les yeux tout en larmes, car il n'avait pas cessé de l'aimer. Et comme elle était déjà liée fortement contre un pilier, et que les rouges langues du feu dardaient vers ses vêtements, il se trouva qu'en ce moment même s'accomplissaient les sept années d'épreuve ; soudain on entendit dans l'air un battement d'ailes, et douze corbeaux, qui dirigeaient leur vol rapide de ce côté, s'abattirent autour de la jeune femme. À peine eurent-ils touché le bûcher qu'ils se changèrent en ses douze frères, qui lui devaient ainsi leur délivrance. Ils dissipèrent les brandons fumants, éteignirent les flammes, dénouèrent les liens qui garrottaient leur sœur, et la couvrirent de baisers. Maintenant qu'elle ne craignait plus de parler, elle raconta au roi pourquoi elle avait été si longtemps muette, et pourquoi il ne l'avait jamais vue sourire.
Le roi se réjouit de la trouver innocente, et ils vécurent désormais tous ensemble heureux et unis jusqu'à la mort.
La princesse était partie faire une balade en forêt pour pouvoir cueillir des fleurs. Mais la forêt où elle était allée était une forêt très sombre, et il n'y avait aucune fleur. Au bout de deux heures de marche elle trouva enfin un endroit, avec des fleurs, notamment des roses. Ceci était surement un piège, mais la princesse, naïve, ne s'en douta fort point et alla donc cueillir les roses. Elle se baissa et prit un bouquet dans sa main, mais trop tard, les fleurs étaient ensorcelées et avaient endormies la princesse, à jamais. Il n'y avait qu'un seul remède, le baiser d'un prince.
Elle avait disparue depuis plus d'un jour, son père avait engagé des gens pour se mettre à sa recherche et un prince informé, chercha, et il tomba sur la princesse. Il connaissait l'endroit où elle était et savait aussi le sortilège des roses rouges.
Il l'embrassa alors, et elle se réveilla...
[Reprise de La Belle Au Bois Dormant]
Son père, le dieu-fleuve Pénée, se désolait de n’avoir jamais de descendant. Néanmoins, il la laissait libre d’aller et venir à sa guise. Daphné étant son unique fille, il accédait à tous ses caprices, ne désirant que son bonheur. Belle et insaisissable, elle continuait inlassablement d’explorer les forêts d’Ampelonas2.
Jusqu’au jour où elle croisa le chemin d’Apollon, un de ces jeunes dieux fougueux qui imaginaient que tout leur était dû. Derrière son visage angélique encadré de cheveux d’or, se dissimulait un caractère impétueux. Mortel ou immortel, il n’en restait pas moins un homme. Il fut fasciné par la beauté rebelle de la jeune fille et désira ardemment la conquérir.
« Ne crains rien, l’appela-t-il de sa voix suave. Arrêtes, reconnais-moi. Je ne suis ni un rustre ni un berger, je suis le Seigneur de Delphes et je t'aime ! »3
Daphné n’en fut que plus effrayée : la lutte contre un amant divin n'était pas une lutte, c'était le désespoir.3 Elle courut comme elle n’avait jamais couru, à perdre haleine. A quelques pas d’elle, Apollon, malgré ses divines capacités, peinait à la rejoindre. Plus leur course effrénée durait, plus il sentait son corps s’enflammer de désir pour cette fascinante jeune fille. Plus il se rapprochait, plus elle sentait sa raison de vivre la quitter. Déjà elle percevait le souffle du dieu sur sa nuque et les larmes couler le long de ses joues.
« Ô la plus belle des jeunes filles, tu es perdue pour moi, gémit-il. Mais du moins, tu seras mon arbre. Le front de mes vainqueurs sera ceint de tes feuilles. Tu prendras part à tous mes triomphes. » 3
__________
1 Hélios : dieu-soleil, personnification du soleil et de la lumière dans la mythologie grecque (à ne pas confondre avec Apollon, dieu du soleil).
2 Ampelonas : ville grecque à proximité du Mont Olympe.
3 Par respect pour le texte d’Ovide, j’ai conservé quelques passages marquants, dont les dialogues, de la traduction d’origine.
4 Phoebus : autre nom d’Apollon.
Un elfe est une créature mythique, qui apparaît fréquemment dans les œuvres de fantasy et les jeux de rôle ; c'est en fait le masculin de « fée ».
Plus précisément, dans la mythologie nordique, l'elfe (ou à l'origine Alfe) est un être aérien, léger et lumineux. On les oppose aux elfes ou Alfes noirs. Les Alfes sont également des divinités mineures protégeant les foyers des humains.
Les elfes dans les œuvres modernes :
Ils sont généralement décrits comme des êtres intelligents, plus petits et plus fins que les humains, bien que dotés d'une longévité exceptionnelle (plusieurs centaines d'années). Leurs oreilles sont censées être pointues, ce qui permettrait de les reconnaître sans ambiguïté.
La civilisation des elfes est réputée par les auteurs du genre comme étant raffinée bien qu'en décadence ou en repli sur le monde. Les elfes seraient un peuple de la forêt, milieu dans lequel ils seraient le plus à l'aise en raison de leur grand amour de la nature.
Dernière édition par Tiffany le 2011-08-22, 18:42, édité 6 fois
Une semaine avant la cloture du concours.
1 participation sur les 13 prévues : vous m'inquiétez les loulous :pale:
Non... sans dec ? :0*19: Aller ! Grouillez vous !
Est-ce que on peut moderniser le conte ? Car pour moi , le conte que j'ai choisi est mieux quand c'est a notre époque et non au moyen-age ...
bien sur!
Juste pour savoir , là on en est a combien de participations?
j'aimerais beaucoup participer mais je ne sais pas si j'aurais le temps, il ne me reste plus que 3 jours et j'ai un défis construction à terminer. Je vais quand même essayer. ^^
nous en sommes à 3 participations. C'est peu. Il vous reste 4 jours, profitez en!
Dernière édition par Tiffany le 2011-06-27, 11:51, édité 1 fois
Pourquoi 3 jours ? C'est bien vendredi avant 16h qu'il faut envoyer nos participations, non ?
oui c'est 4 jours pardon ![]()
Ah d'accord. Ça me rassure ![]()
Coucou. Dernier jour pour le Choc des Titans
Il y a combien de participations ?
On est très loin des 14 annoncées GG :(
Le concours se cloture normalement à 17h. Si vous souhaitez une rallonge, n'hésitez pas à me contacter.
Me tarde de voir tout ça !!
J'ai hâte de les voir aussi. Le concours a été reporté ?
préssée aussi de voir ce qui a été fait !!!
Officiellement, le concours est cluturé.
Officieusement et n'ayant pas reçu les participations attendues (loin de là) ceux qui veulent un délai peuvent l'obtenir puisque les participations ne seront dévoilée que la semaine prochaine dans le numéro 92 de la Gazette.
Oh non le concours est annulé ?
C'est vraiment dommage
En fait, il n'est pas vraiment annulé mais les personnes qui souhaitent un délai supplémentaire ont jusqu'au 10 pour envoyer leurs participations.
Arf !
Je pense qu'il faudrait faire un nouveau sondage, pour savoir qui va vraiment le faire
Dernière édition par Gg29 le 2011-07-02, 21:36, édité 1 fois
Et comme toujours certains vont dire oui et auront un empêchement ensuite
Je préfère ne pas voter dans ce genre de cas, parce que je ne sais jamais si je vais participer ou non !
J'ai hâte de voir tout ce qui a été fait !
Ouais si c'est pas annulé ^^ ce serait vraiment dommage
non le concours n'est pas annulé du tout! (et reste anonyme d'ailleurs
)
Les participations seront dévoilée comme prévu la semaine prochaines dans la Gazette et ça laissera aux retardataires un délais supplémentaire.
Mais je suis d'accord avec toi GG, évitons de répondre sans certitudes à un sondage ![]()
Bonjour à tous.
Chaque dimanche vous pouvez découvrir dans La Gazette les participations au Choc des Titans. Je vous les replace ici afin que vous puissiez commenter le choix du texte et les illustrations réalisées par l'auteur.
PARTICIPATION N°1
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130944011172988318592](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130944011172988318592.jpg)
En des temps fort reculés, régnait sur le royaume de Cornouailles le roi Gradlon-Meur (Gradlon le Grand). Dans sa jeunesse, il s'était surtout fait remarqué par ses nombreuses conquêtes guerrières, qui lui avaient valu gloire et puissance. Et c'est lors d'une guerre contre les pays nordiques qu'il rencontra une belle princesse scandinave, qui passait pour être un peu sorcière, mais qu'il résolut de prendre pour femme. Celle-ci lui offrit un cheval, nommé Morvac'h, d'un noir flamboyant et au regard de braise, qui n'avait pas son égal sur toute la Terre. Après avoir séjourné quelques temps dans le Nord, le roi décida de rejoindre son royaume de Cornouailles. Mais sa femme accoucha d'une petite fille durant le voyage, et en mourut. L'enfant née sur les eaux fut appelée Dahut, et elle devint fille de la mer, car celle-ci avait marqué son empreinte définitive sur elle.
De retour en Cornouailles, Gradlon entreprit un long deuil, et tout l'amour qu'il avait eu pour sa femme, il le prodigua à sa fille. Dans un même temps, il commença un règne pacificateur où il fut davantage occupé à répondre aux besoins de ses sujets. Sa rencontre avec un ermite dans une forêt le fit convertir au christianisme, et partout dans le pays s'élevèrent églises et cathédrales. A celle de Quimper, il nomma Saint Corentin, homme de bon conseil, qui l'assista dans son règne pieux. Il voyait dans l'évêque un modèle, en fait sa seule source d'inquiétude était que sa fille Dahut refusait tous les enseignements religieux. Aux discours des prêtres, elle préférait ceux de l'Océan, avec qui elle allait souvent dialoguer. Mais Gradlon aimait trop sa fille pour lui en tenir rigueur, ce que Corentin ne manquait pas de lui reprocher.
Le temps passant, Dahut devint une jeune femme incroyablement belle, mais chaque jour plus insouciante, provocante et orgueilleuse. Mais dans cette contrée devenue chrétienne, elle s'ennuyait terriblement et avait de plus en plus la religion en horreur. Un jour elle n'y tint plus, et elle demanda à son père qu'il lui construisît sa cité à elle, une cité où nul prêtre ne pourrait pénétrer et où seuls les plaisirs régneraient. Gradlon résista d'abord, puis il faiblit, et malgré les avertissements de Corentin, finit par céder. Il fit construire secrètement la cité, à l'emplacement même où Dahut avait l'habitude d'aller jouer quand elle était petite. Et un jour il emmena sa fille sur la grève de son enfance, et celle-ci découvrit éberluée une magnifique cité blanche, la plus belle qui pouvait se trouver de part le monde. Ainsi naquit la ville d'Ys, où Gradlon et Dahut s'établirent désormais.
Hélas, dans la cité les sept péchés capitaux régnaient en maître, tout n'était que débauche. Les commerçants s'enrichissaient honteusement en attaquant les navires marchands des autres nations. Corentin s'en arrachait les cheveux, et fit pression sur Gradlon pour qu'on y construisît au moins une cathédrale. Celui-ci s'exécuta malgré la colère et les reproches de sa fille... Mais las ! La plus grande cathédrale du royaume était aussi la plus désertée. Et ce malgré les efforts de Saint Gwénolé, qui à force de miracles ne parvint pourtant jamais à remplir la cathédrale plus d'une journée. Il avertit que la patience de Dieu était à bout, mais la population n'en avait cure. Il tenta de convaincre Gradlon d'agir, mais avec l'âge le roi était devenu bien faible.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106131020301172988318822](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106131020301172988318822.jpg)
Cependant la notoriété de la cité s'étendait désormais à tous les royaumes du continent, et chaque jour c'était nombre de princes et de représentants qui arrivaient pour rendre leurs hommages à la belle Dahut. Et celle-ci les recevait bien mieux qu'on ne se l'imagine... Elle organisait chaque soir de grands banquets, puis choisissait dans le lot un amant pour passer la nuit. Ses serviteurs lui remettaient un masque pour que l'élu ne soit pas reconnu quand il irait rejoindre la princesse. Or le masque était ensorcelé, et l'aube pointant, il étranglait le malheureux qui le portait. Alors un homme habillé en noir, aux ordres de Dahut, allait jeter le corps au fond du gouffre du Huelgoat, en offrande à la mer.
Or un soir, c'est un prince magnifique, grand, barbu, vêtu de rouge et à l'oeil de feu, qui prétendait arriver des extrémités de la Terre, qui arriva à la cour de la cité d'Ys. Il résista aux attaques de la princesse, et tel est pris qui croyait prendre, ce fut elle qui tomba irrémédiablement sous son charme. L'étranger eut dès lors une très grande influence sur elle, et il ne fut plus rien qu'elle ne fît sans son assentiment. Il était la perversité incarnée, en qui Dahut avait trouvé son maître. Et la situation dans Ys devint pire que jamais.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130743371172988317651](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743371172988317651.jpg)
Il faut savoir que la ville d'Ys avait été bâtie contre les flots, et ce qui empêchait que la mer s'y engouffrât et la submergeât, c'était un ingénieux système d'écluses, que nul ne pouvait ouvrir sans en posséder les clefs. Or les clefs, c'était Gradlon qui les avait toujours autour de son cou... Et l'étranger réclama à Dahut les clefs de la ville. Sous son emprise, celle-ci lui obéit et alla les dérober à son père durant son sommeil. Alors l'étranger se découvrit sous son vrai visage : celui du Diable. Avant que Dahut n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, il disparut et toutes les portes des écluses furent ouvertes, et dans un tulmute effrayant l'Océan envahit la Cité.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130743341172988317649](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743341172988317649.jpg)
Réveillé par Saint Gwénolé qui lui était venu en apparition, Gradlon entreprit de se sauver. Il enjamba son cheval Morvac'h qui partit au galop, guidé par le saint homme. Alors le roi aperçut sa fille, qui l'appelait et l'implorait. Il avait toujours été un (trop) bon père, aussi il la prit en croupe. Mais Morvac'h, qui portait désormais sur lui le poids du Mal, s'en trouva ralentit, et les flots gagnaient en distance. Saint Gwénolé ordonna au roi de jeter le démon qui était assis derrière lui, mais il ne le pouvait... C'était sa fille, quand même ! Alors Gwénolé la poussa de sa crosse et Dahut bascula dans les flots pour y disparaître. Alors l'Océan s'apaisa. Mais de la cité, il ne restait plus rien de visible.
Toutefois, Dahut n'est pas morte pour autant. Elle est devenue sirène et se nomme désormais Morgane. Quant aux habitants de la cité, leurs âmes n'ont pu être sauvées, ils restent maudits et condamnés à errer dans la ville sous-marine dévastée. Pour qu'elles soient sauvées, il faut qu'un vivant accepte de descendre dans la cathédrale engloutie et de répondre à la messe du prêtre des revenants. Si un jour vous allez à Douarnenez, le jour de la grande marée au mois de mars, regardez au large de la baie : quand la mer sera au plus bas, vous verrez surgir hors des flots la croix du clocher de la cathédrale, ultime vestige de la cité à être encore visible une fois par an.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130743351172988317650](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743351172988317650.jpg)
Tiré de la légende bretonne : Ys, la cité engloutie.
Texte : Légendes de Bretagne
Les succubes
Les succubes sont des femmes à la beauté parfaite qui séduisent les hommes rien que par leur physique, leurs cibles étaient les hommes peu malins et surtout très manipulables. Elles faisaient souffrir a petit feu leur conjoint, transformaient sa mort en un long et douloureux supplice, et bien qu'elles les griffaient, les mordaient, les traumatisaient, les hommes restaient constamment sous le charme de la succube. Si l'homme était séparé de force de la succube il devenait complétement fou voir même pire que fou, il lui fallait sa présence pour l'apaiser. Les succubes ne se nourrissaient pas du sang comme les vampires mais elles les tuaient plaisir. (Plaisir qui pouvait se définir comme de la luxure). D'ailleurs le sado-masochisme s'apparente aux types de souffrance que les succubes infligeaient aux hommes,
Bref la victime en question vivait dans un corps qui ne lui appartenait plus et il était impossible pour l'homme de quitter cette succube, en clair : en tombant sous son charme il était condamné à tout jamais.
Bonjour à tous.
Il est a présent temps de commencer le vote du Choc des Titans. N'oubliez pas de commenter
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130944011172988318592](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130944011172988318592.jpg)
En des temps fort reculés, régnait sur le royaume de Cornouailles le roi Gradlon-Meur (Gradlon le Grand). Dans sa jeunesse, il s'était surtout fait remarqué par ses nombreuses conquêtes guerrières, qui lui avaient valu gloire et puissance. Et c'est lors d'une guerre contre les pays nordiques qu'il rencontra une belle princesse scandinave, qui passait pour être un peu sorcière, mais qu'il résolut de prendre pour femme. Celle-ci lui offrit un cheval, nommé Morvac'h, d'un noir flamboyant et au regard de braise, qui n'avait pas son égal sur toute la Terre. Après avoir séjourné quelques temps dans le Nord, le roi décida de rejoindre son royaume de Cornouailles. Mais sa femme accoucha d'une petite fille durant le voyage, et en mourut. L'enfant née sur les eaux fut appelée Dahut, et elle devint fille de la mer, car celle-ci avait marqué son empreinte définitive sur elle.
De retour en Cornouailles, Gradlon entreprit un long deuil, et tout l'amour qu'il avait eu pour sa femme, il le prodigua à sa fille. Dans un même temps, il commença un règne pacificateur où il fut davantage occupé à répondre aux besoins de ses sujets. Sa rencontre avec un ermite dans une forêt le fit convertir au christianisme, et partout dans le pays s'élevèrent églises et cathédrales. A celle de Quimper, il nomma Saint Corentin, homme de bon conseil, qui l'assista dans son règne pieux. Il voyait dans l'évêque un modèle, en fait sa seule source d'inquiétude était que sa fille Dahut refusait tous les enseignements religieux. Aux discours des prêtres, elle préférait ceux de l'Océan, avec qui elle allait souvent dialoguer. Mais Gradlon aimait trop sa fille pour lui en tenir rigueur, ce que Corentin ne manquait pas de lui reprocher.
Le temps passant, Dahut devint une jeune femme incroyablement belle, mais chaque jour plus insouciante, provocante et orgueilleuse. Mais dans cette contrée devenue chrétienne, elle s'ennuyait terriblement et avait de plus en plus la religion en horreur. Un jour elle n'y tint plus, et elle demanda à son père qu'il lui construisît sa cité à elle, une cité où nul prêtre ne pourrait pénétrer et où seuls les plaisirs régneraient. Gradlon résista d'abord, puis il faiblit, et malgré les avertissements de Corentin, finit par céder. Il fit construire secrètement la cité, à l'emplacement même où Dahut avait l'habitude d'aller jouer quand elle était petite. Et un jour il emmena sa fille sur la grève de son enfance, et celle-ci découvrit éberluée une magnifique cité blanche, la plus belle qui pouvait se trouver de part le monde. Ainsi naquit la ville d'Ys, où Gradlon et Dahut s'établirent désormais.
Hélas, dans la cité les sept péchés capitaux régnaient en maître, tout n'était que débauche. Les commerçants s'enrichissaient honteusement en attaquant les navires marchands des autres nations. Corentin s'en arrachait les cheveux, et fit pression sur Gradlon pour qu'on y construisît au moins une cathédrale. Celui-ci s'exécuta malgré la colère et les reproches de sa fille... Mais las ! La plus grande cathédrale du royaume était aussi la plus désertée. Et ce malgré les efforts de Saint Gwénolé, qui à force de miracles ne parvint pourtant jamais à remplir la cathédrale plus d'une journée. Il avertit que la patience de Dieu était à bout, mais la population n'en avait cure. Il tenta de convaincre Gradlon d'agir, mais avec l'âge le roi était devenu bien faible.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106131020301172988318822](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106131020301172988318822.jpg)
Cependant la notoriété de la cité s'étendait désormais à tous les royaumes du continent, et chaque jour c'était nombre de princes et de représentants qui arrivaient pour rendre leurs hommages à la belle Dahut. Et celle-ci les recevait bien mieux qu'on ne se l'imagine... Elle organisait chaque soir de grands banquets, puis choisissait dans le lot un amant pour passer la nuit. Ses serviteurs lui remettaient un masque pour que l'élu ne soit pas reconnu quand il irait rejoindre la princesse. Or le masque était ensorcelé, et l'aube pointant, il étranglait le malheureux qui le portait. Alors un homme habillé en noir, aux ordres de Dahut, allait jeter le corps au fond du gouffre du Huelgoat, en offrande à la mer.
Or un soir, c'est un prince magnifique, grand, barbu, vêtu de rouge et à l'oeil de feu, qui prétendait arriver des extrémités de la Terre, qui arriva à la cour de la cité d'Ys. Il résista aux attaques de la princesse, et tel est pris qui croyait prendre, ce fut elle qui tomba irrémédiablement sous son charme. L'étranger eut dès lors une très grande influence sur elle, et il ne fut plus rien qu'elle ne fît sans son assentiment. Il était la perversité incarnée, en qui Dahut avait trouvé son maître. Et la situation dans Ys devint pire que jamais.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130743371172988317651](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743371172988317651.jpg)
Il faut savoir que la ville d'Ys avait été bâtie contre les flots, et ce qui empêchait que la mer s'y engouffrât et la submergeât, c'était un ingénieux système d'écluses, que nul ne pouvait ouvrir sans en posséder les clefs. Or les clefs, c'était Gradlon qui les avait toujours autour de son cou... Et l'étranger réclama à Dahut les clefs de la ville. Sous son emprise, celle-ci lui obéit et alla les dérober à son père durant son sommeil. Alors l'étranger se découvrit sous son vrai visage : celui du Diable. Avant que Dahut n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, il disparut et toutes les portes des écluses furent ouvertes, et dans un tulmute effrayant l'Océan envahit la Cité.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130743341172988317649](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743341172988317649.jpg)
Réveillé par Saint Gwénolé qui lui était venu en apparition, Gradlon entreprit de se sauver. Il enjamba son cheval Morvac'h qui partit au galop, guidé par le saint homme. Alors le roi aperçut sa fille, qui l'appelait et l'implorait. Il avait toujours été un (trop) bon père, aussi il la prit en croupe. Mais Morvac'h, qui portait désormais sur lui le poids du Mal, s'en trouva ralentit, et les flots gagnaient en distance. Saint Gwénolé ordonna au roi de jeter le démon qui était assis derrière lui, mais il ne le pouvait... C'était sa fille, quand même ! Alors Gwénolé la poussa de sa crosse et Dahut bascula dans les flots pour y disparaître. Alors l'Océan s'apaisa. Mais de la cité, il ne restait plus rien de visible.
Toutefois, Dahut n'est pas morte pour autant. Elle est devenue sirène et se nomme désormais Morgane. Quant aux habitants de la cité, leurs âmes n'ont pu être sauvées, ils restent maudits et condamnés à errer dans la ville sous-marine dévastée. Pour qu'elles soient sauvées, il faut qu'un vivant accepte de descendre dans la cathédrale engloutie et de répondre à la messe du prêtre des revenants. Si un jour vous allez à Douarnenez, le jour de la grande marée au mois de mars, regardez au large de la baie : quand la mer sera au plus bas, vous verrez surgir hors des flots la croix du clocher de la cathédrale, ultime vestige de la cité à être encore visible une fois par an.
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 3 1106130743351172988317650](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130743351172988317650.jpg)
Tiré de la légende bretonne : Ys, la cité engloutie.
Texte : Légendes de Bretagne
Les succubes
Les succubes sont des femmes à la beauté parfaite qui séduisent les hommes rien que par leur physique, leurs cibles étaient les hommes peu malins et surtout très manipulables. Elles faisaient souffrir a petit feu leur conjoint, transformaient sa mort en un long et douloureux supplice, et bien qu'elles les griffaient, les mordaient, les traumatisaient, les hommes restaient constamment sous le charme de la succube. Si l'homme était séparé de force de la succube il devenait complétement fou voir même pire que fou, il lui fallait sa présence pour l'apaiser. Les succubes ne se nourrissaient pas du sang comme les vampires mais elles les tuaient plaisir. (Plaisir qui pouvait se définir comme de la luxure). D'ailleurs le sado-masochisme s'apparente aux types de souffrance que les succubes infligeaient aux hommes,
Bref la victime en question vivait dans un corps qui ne lui appartenait plus et il était impossible pour l'homme de quitter cette succube, en clair : en tombant sous son charme il était condamné à tout jamais.
Jacob et Wilhelm Grimm
Il était une fois un roi et une reine qui avaient douze enfants, douze garçons.
Un jour le roi dit à la reine :
- Si le treizième enfant que tu me promets est une fille, les douze garçons devront mourir, afin que l'héritage de leur sœur soit considérable, et que le royaume tout entier lui appartienne.
Il fit donc construire douze cercueils qu'on remplit de copeaux ; puis le roi les fit transporter dans un cabinet bien fermé, dont il donna la clef à la reine, en lui recommandant de n'en rien dire à personne.
Cependant, la mère était en proie à un violent chagrin. Le plus jeune de ses fils, à qui elle avait donné le nom de Benjamin, s'aperçut de sa peine et lui dit :
- Ma bonne mère, pourquoi es-tu si triste ?
- Cher enfant, lui répondit-elle, je ne dois pas te le dire.
Mais l'enfant ne lui laissa point de repos, qu'elle ne l'eût conduit au cabinet mystérieux, et qu'elle ne lui eût montré les douze cercueils remplis de copeaux.
- Mon bien-aimé Benjamin, lui dit-elle, ton père a fait construire ces cercueils pour tes onze frères et pour toi, car si je mets au monde une petite fille, vous devrez tous mourir et être ensevelis là.
Et comme elle pleurait, l'enfant chercha à la consoler en lui disant :
- Ne pleure pas, nous saurons bien éviter la mort. La reine reprit :
- Va dans la forêt avec tes onze frères, et que l'un de vous se tienne sans cesse en sentinelle sur la cime de l'arbre le plus élevé, les yeux tournés vers la tour du château. J'aurai soin d'y arborer un drapeau blanc si je mets au monde un garçon, et alors vous pourrez revenir sans danger ; si au contraire je deviens mère d'une fille, j'y planterai un drapeau rouge comme du sang ; alors hâtez-vous de fuir bien loin, et que le bon Dieu vous protège.
Lorsque la reine eut donné sa bénédiction à ses fils, ceux-ci se rendirent dans la forêt. Chacun d'eux eut son tour de faire sentinelle pour la sûreté des autres, en grimpant au haut du chêne le plus élevé, et en tenant, de là, ses yeux fixés vers la tour. Quand onze jours furent passés, et que ce fut à Benjamin de veiller, il vit qu'un drapeau avait été arboré, mais c'était un drapeau rouge comme du sang, ce qui prouvait trop qu'ils devaient tous mourir. Lorsqu'il eut annoncé la nouvelle à ses frères, ceux-ci s'indignèrent et dirent :
- Sera-t-il dit que nous aurons dû subir la mort pour une fille ? Faisons serment de nous venger ! Partout où nous trouverons une jeune fille, son sang devra couler.
Cela dit, ils allèrent tous ensemble au fond de la forêt, et à l'endroit le plus épais, ils trouvèrent une petite cabane misérable et déserte.
C'est ainsi qu'ils vécurent pendant dix années dans la forêt ; et ce temps leur parut court. Cependant la jeune fille que la mère avait mise au monde était devenue grande sa beauté était remarquable, et elle avait sur le front une étoile d'or. Un jour que se faisait la grande lessive, elle remarqua parmi le linge douze chemises d'homme, et demanda à sa mère :
- À qui appartiennent ces douze chemises, car elles sont beaucoup trop petites pour mon père ?
La reine lui répondit avec un soupir :
- Chère enfant, elles appartiennent à tes douze frères.
La jeune fille reprit :
- Où sont donc mes douze frères ? je n'en ai jamais entendu parler.
La reine répondit :
- Où ils sont ! Dieu le sait : ils sont errants par le monde.
Alors, entraînant avec elle la jeune fille, elle ouvrit la chambre mystérieuse, et lui montra les douze cercueils.
- Ces cercueils, lui dit-elle, étaient destinés à tes frères ; mais ils se sont échappés de la maison avant ta naissance.
Et elle lui raconta tout ce qui s'était passé. Alors la jeune fille lui dit :
- Ne pleure pas, chère mère, je veux aller à la recherche de mes frères.
Elle prit donc les douze chemises, et se dirigea juste au milieu de la forêt. Elle marcha tout le jour, et arriva vers le soir à la pauvre cabane. Elle y entra et trouva un jeune garçon, qui lui dit :
- D'où venez-vous, et où allez-vous ?
À quoi elle répondit :
- Je suis la fille d'un roi, je cherche mes douze frères et je veux aller jusqu'à ce que je les trouve.
Et elle lui montra les douze chemises qui leur appartenaient. Benjamin vit bien alors que la jeune fille était sa sœur ; il lui dit :
- Je suis Benjamin, le plus jeune de tes frères.
Et elle se mit à pleurer de joie, et Benjamin aussi ; et ils s'embrassèrent avec une grande tendresse. Benjamin se prit à dire tout à coup :
- Chère sœur, je dois te prévenir que nous avons fait le serment de tuer toutes les jeunes filles que nous rencontrerions.
Quand il fut nuit, les frères revinrent de la chasse, et le repas se trouva prêt... Et comme ils étaient en train de manger, ils demandèrent :
- Qu'y a-t-il de nouveau ?
Benjamin répondit :
- Ne savez-vous rien ?
- Non, reprirent-ils.
Benjamin ajouta :
- Vous êtes allés dans la forêt, moi je suis resté à la maison, et pourtant j'en sais plus long que vous.
- Raconte donc, s'écrièrent-ils.
Il répondit :
- Promettez moi d'abord que la première jeune fille qui se présentera à nous ne devra pas mourir.
- Nous le promettons, s'écrièrent-ils tous, raconte-nous donc.
Alors Benjamin leur dit :
- Notre sœur est là. Alors ils se réjouirent tous, et l'embrassèrent.
À partir de ce moment, la jeune fille garda la maison avec Benjamin, et l'aida dans son travail. Les onze frères allaient dans la forêt, poursuivaient les lièvres et les chevreuils, les oiseaux et les pigeons, et rapportaient au logis le produit de leur chasse, que Benjamin et sa sœur apprêtaient pour le repas.
Il y avait autour de la cabane un petit jardin où se trouvaient douze lis. La jeune fille, voulant faire une surprise agréable à ses frères, alla cueillir ces douze fleurs afin de les leur offrir. Mais à peine avait-elle cueilli les douze lis que ses douze frères furent changés en douze corbeaux qui s'envolèrent au-dessus de la forêt ; et la maison et le jardin s'évanouirent au même instant. La pauvre jeune fille se trouvait donc maintenant toute seule dans la forêt sauvage, et comme elle regardait autour d'elle avec effroi, elle aperçut à quelques pas une vieille femme qui lui dit :
- Qu'as-tu fait là, mon enfant ? Pourquoi n'avoir point laissé en paix ces douze blanches fleurs ? Ces fleurs étaient tes frères, qui se trouvent désormais transformés en corbeaux pour toujours.
La jeune fille dit en pleurant :
- N'existe-t-il donc pas un moyen de les délivrer ?
- Oui, répondit la vieille, mais il n'y en a dans le monde entier qu'un seul, et il est si difficile qu'il ne pourra te servir ; car tu devrais ne pas dire un seul mot, ni sourire une seule fois pendant sept années ; et si tu prononces une seule parole, s'il manque une seule heure à l'accomplissement des sept années, et la parole que tu auras prononcée causera la mort de tes frères.
(Les années passèrent, la jeune fille rencontra un roi et se maria.)
Lorsqu'ils eurent vécu heureusement ensemble pendant un couple d'années, la mère du roi, qui était une méchante femme, se mit à calomnier la jeune reine, et à dire au roi :
- C'est une misérable mendiante que tu as amenée au palais ; qui sait quels desseins impies elle trame contre toi ! Si elle est vraiment muette elle pourrait du moins rire une fois ; celui qui ne rit jamais a une mauvaise conscience.
Le roi ne voulut point d'abord ajouter foi à ses insinuations perfides, mais sa mère les renouvela si souvent, en y ajoutant des inventions méchantes qu'il finit par se laisser persuader, et qu'il condamna sa femme à la peine de mort.
On alluma donc dans la cour un immense bûcher, où la malheureuse devait être brûlée vive ; le roi se tenait à sa fenêtre, les yeux tout en larmes, car il n'avait pas cessé de l'aimer. Et comme elle était déjà liée fortement contre un pilier, et que les rouges langues du feu dardaient vers ses vêtements, il se trouva qu'en ce moment même s'accomplissaient les sept années d'épreuve ; soudain on entendit dans l'air un battement d'ailes, et douze corbeaux, qui dirigeaient leur vol rapide de ce côté, s'abattirent autour de la jeune femme. À peine eurent-ils touché le bûcher qu'ils se changèrent en ses douze frères, qui lui devaient ainsi leur délivrance. Ils dissipèrent les brandons fumants, éteignirent les flammes, dénouèrent les liens qui garrottaient leur sœur, et la couvrirent de baisers. Maintenant qu'elle ne craignait plus de parler, elle raconta au roi pourquoi elle avait été si longtemps muette, et pourquoi il ne l'avait jamais vue sourire.
Le roi se réjouit de la trouver innocente, et ils vécurent désormais tous ensemble heureux et unis jusqu'à la mort.
La princesse était partie faire une balade en forêt pour pouvoir cueillir des fleurs. Mais la forêt où elle était allée était une forêt très sombre, et il n'y avait aucune fleur. Au bout de deux heures de marche elle trouva enfin un endroit, avec des fleurs, notamment des roses. Ceci était surement un piège, mais la princesse, naïve, ne s'en douta fort point et alla donc cueillir les roses. Elle se baissa et prit un bouquet dans sa main, mais trop tard, les fleurs étaient ensorcelées et avaient endormies la princesse, à jamais. Il n'y avait qu'un seul remède, le baiser d'un prince.
Elle avait disparue depuis plus d'un jour, son père avait engagé des gens pour se mettre à sa recherche et un prince informé, chercha, et il tomba sur la princesse. Il connaissait l'endroit où elle était et savait aussi le sortilège des roses rouges.
Il l'embrassa alors, et elle se réveilla...
[Reprise de La Belle Au Bois Dormant]
Son père, le dieu-fleuve Pénée, se désolait de n’avoir jamais de descendant. Néanmoins, il la laissait libre d’aller et venir à sa guise. Daphné étant son unique fille, il accédait à tous ses caprices, ne désirant que son bonheur. Belle et insaisissable, elle continuait inlassablement d’explorer les forêts d’Ampelonas2.
Jusqu’au jour où elle croisa le chemin d’Apollon, un de ces jeunes dieux fougueux qui imaginaient que tout leur était dû. Derrière son visage angélique encadré de cheveux d’or, se dissimulait un caractère impétueux. Mortel ou immortel, il n’en restait pas moins un homme. Il fut fasciné par la beauté rebelle de la jeune fille et désira ardemment la conquérir.
« Ne crains rien, l’appela-t-il de sa voix suave. Arrêtes, reconnais-moi. Je ne suis ni un rustre ni un berger, je suis le Seigneur de Delphes et je t'aime ! »3
Daphné n’en fut que plus effrayée : la lutte contre un amant divin n'était pas une lutte, c'était le désespoir.3 Elle courut comme elle n’avait jamais couru, à perdre haleine. A quelques pas d’elle, Apollon, malgré ses divines capacités, peinait à la rejoindre. Plus leur course effrénée durait, plus il sentait son corps s’enflammer de désir pour cette fascinante jeune fille. Plus il se rapprochait, plus elle sentait sa raison de vivre la quitter. Déjà elle percevait le souffle du dieu sur sa nuque et les larmes couler le long de ses joues.
« Ô la plus belle des jeunes filles, tu es perdue pour moi, gémit-il. Mais du moins, tu seras mon arbre. Le front de mes vainqueurs sera ceint de tes feuilles. Tu prendras part à tous mes triomphes. » 3
__________
1 Hélios : dieu-soleil, personnification du soleil et de la lumière dans la mythologie grecque (à ne pas confondre avec Apollon, dieu du soleil).
2 Ampelonas : ville grecque à proximité du Mont Olympe.
3 Par respect pour le texte d’Ovide, j’ai conservé quelques passages marquants, dont les dialogues, de la traduction d’origine.
4 Phoebus : autre nom d’Apollon.
Un elfe est une créature mythique, qui apparaît fréquemment dans les œuvres de fantasy et les jeux de rôle ; c'est en fait le masculin de « fée ».
Plus précisément, dans la mythologie nordique, l'elfe (ou à l'origine Alfe) est un être aérien, léger et lumineux. On les oppose aux elfes ou Alfes noirs. Les Alfes sont également des divinités mineures protégeant les foyers des humains.
Les elfes dans les œuvres modernes :
Ils sont généralement décrits comme des êtres intelligents, plus petits et plus fins que les humains, bien que dotés d'une longévité exceptionnelle (plusieurs centaines d'années). Leurs oreilles sont censées être pointues, ce qui permettrait de les reconnaître sans ambiguïté.
La civilisation des elfes est réputée par les auteurs du genre comme étant raffinée bien qu'en décadence ou en repli sur le monde. Les elfes seraient un peuple de la forêt, milieu dans lequel ils seraient le plus à l'aise en raison de leur grand amour de la nature.
N'oubliez pas de voter
J'ai beaucoup aimé la participation 3, on plonge vraiment dans l'univers du conte. Tous les ingrédients sont réunis : royaume, princesses, maléfices, sorcières et le fameux "il était une fois". De plus, les images sont soignées et s'accordent bien au texte. Un vrai plaisir à lire !
@Sucréomiel a écrit:
J'ai beaucoup aimé la participation 3, on plonge vraiment dans l'univers du conte. Tous les ingrédients sont réunis : royaume, princesses, maléfices, sorcières et le fameux "il était une fois". De plus, les images sont soignées et s'accordent bien au texte. Un vrai plaisir à lire !
Tu as raison , j'ai voté pour lui aussi , j'ai vraiment adoré !
Ah enfin, les participations dévoilées et soumises au votes. ça aura été long cette affaire. Mais au vu des participations qu'il y a, le jeu en valait bien la chandelle, il y a vraiment des choses superbes et on peut, de prime abord, dire que les participants n'ont pas chômé et ont fait de très très belles choses.
Pour ça un grand merci à vous!!
Par contre : impossible de me décider entre la 3 et la 5.
N°1 : C'est une légende que je ne connaissais pas et que j'ai pris un réel plaisir à découvrir. Les images sont très belles et les personnages choisis et les effets de fumée confère à l'histoire un véritable aspect épique. C'est vraiment une toute belle participation!
N°2 : Les images sont à couper le souffle. Le style très "dark" s'accorde bien avec le sujet. On sent que l'auteur a vraiment passé du temps sur ces images tant au niveau du décors en jeu (les détails sont légions) qu'au niveau des retouches. J'apprécie d'ailleurs tout particulièrement que les effets n'aient pas "remplacer" le travail de mise en scène en jeu. On sent bien l'artiste derrières ces images. Le gros point faible est à mon sens le texte.
N°3 : J'ai l'impression de retomber en enfance. Il n'y a rien à jeter dans cette participation, le texte est vraiment bien présenter et les images sont étonnantes. La dernière est absolument géniale! C'est vraiment à ça que je pensais lorsque j'ai lancé le concours donc merci à l'auteur de lui avoir donné vie!
N°4 : C'est mignon. Honnêtement cette participation est un peu en dessous des autres au niveau de la qualité, mais elle a le mérite d'être là et c'est déjà bien. A mon sens, les 4 premières images aurait très bien pu être condensées en une seule puisqu'on y voit la même chose (la princesse se baladant en foret) Le principe des illustration d'histoire c'est qu'elles doivent... illustrer...mettre en scène et raconter les actions qui se déroulent. Là les 4 premières photo illustre une seule et même action, c'est dommage.
N°5 : Mon autre coup de cœur. Il y a une vraie poésie qui émane de ces images. Tout comme du texte d'ailleurs. Là non plus, rien à dire mis à part que c'est superbement réalisé.
N°6. Comme pour la deux, les images sont magnifiques. Cette nature à profusion c'est vraiment féerique et puis le personnage à vraiment de la gueule!!! A nouveau plein de détails vraiment intéressant et le texte en point faible.
Bref, j'hésite. Et pour cause, vous avez vraiment placé la barre très haut, c'est un vrai plaisir pour les yeux!
En tout cas j'espère que, même si il y a eu peu de commentaires, le fait de découvrir vos/ces histoires dans la Gazette vous aura plu.
J'ai longuement hésité entre la une, la trois et la 5. Mais mon cœur a penché finalement pour la première, parce que je ne connaissais pas cette légende et qu'elle est superbement illustrée.
La trois me rappelle les longue soirées lectures des contes quand j'étais petite, l'histoire est très bien illustrée j'y ai replongé avec plaisir.
La cinq, je ne la connaissais pas non plus et j'ai pris plaisir à la découvrir et les illustrations étaient époustouflantes, j'ai surtout adoré la dernière image où Daphné se transforme en arbre.
Pour moi les participations deux et six les images sont splendides mais illustrent juste une explication sur les personnages et pas une histoire.
Pour la quatre, le texte et bien trop court et les images illustrent la même chose dommage l'idée était bonne il aurait peut être mieux valu plus de texte et des images plus diversifiées.
J'ai vraiment hésité entre la 3 et la 5 dont les images sont superbes, mais j'ai finalement opté pour la 5ème car j'adore la mythologie grecque (je dévorais tous les livres qui en parlaient quand j'étais petite ^^). Bravo à tous les participants, vous avez fait un super boulot (vos images sont superbes)
1 - Les images sont très belles et très travaillées, j'ai beaucoup aimé.
2- Cette participation a un vrai style qui est, enfin pour moi, identifiable au premier coup d'œil. Il y a un vrai univers et une cohérence entre toutes les images.
3- C'est une vrai légende comme je les aime, j'ai eu un vrai coup de coeur pour cette participation. Les images sont peut-être plus " simples " que d'autres participations ou il y a beaucoup de modification d'image mais elles m'ont vraiment conquises.
4- C'est celle qui m'a le moins séduites même si l'idée de la réinterprétation de la belle au bois dormant était vraiment intéressante mais ça était peu exploité.
5- Celle là je l'ai aussi beaucoup aimé. Une vraie légende mythologique, j'aime beaucoup l'image ou elle pleure, je trouve qu'elle dégage une vraie émotion.
6- Même remarque que pour la 2, j'ajoute que l'univers féerique est mise en scène d'une manière vraiment intéressante avec une profusion de détails.
Merci à tous pour vos participations
1 - Ys. La Cité Engloutie.
Les images sont belles mais on n'a pas de vu d'ensemble des personnages. Etant donné que c'est l'histoire d'une cité, j'aurais aimé voir le bâtiment. J'ai adoré le montage où est représenté la luxure, la fumée donne un coté mythique à l'ensemble. Une participation dans mon Top 3.
2 - Les Succubes.
Les images sont aussi très belles. Malheureusement, il n'y a pas de relation entre le texte et les images, qui sont toutes semblables. Par contre, j'ai adoré la légende, je ne connaissait pas, chapeau bas pour la recherche.
3 - Les Douze Frères.
Les images sont simples mais vraiment esthétiques et jolies. Les personnages, costumes, décors et expressions des personnages sont travaillés. Les images correspondent parfaitement au texte. C'est une participation qui est dans mon top 3, très plaisante à lire.
4 - " La Belle au Bois Dormant " .
Les images sont jolies et les personnages beaux, mais la disposition du texte après toutes les photos me plait moyennement. De plus, j'ai été déçue de la façon dont est racontée l'histoire de la Belle au Bois Dormant. C'est une très belle histoire qui aurait pu être très bien contée. Dommage.
5 - Daphné ou le laurier d'Apollon.
Les images sont magnifiques, et les personnages splendides. Les textes correspondent parfaitement au texte. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce conte. Dans mon Top 3 e
également !
6 - La Fée Elfe.
Les images sont très belles et le personnage travaillé. Cependant, le personnage a des poses qui se ressemblent à peu près à chaque fois et c'est dommage de ne pas avoir mis plusieurs fées elfes en scène en même temps.
Je vote donc pour la Participation N°5 après avoir longuement hésité avec la 1 et la 3.
Je tiens aussi à félicité tous les participants qui ont fait du très bon boulot !!!
Coucou
Étant donné que peu d'entre vous ont eu l'occasion de voter et commenter je prolonge les votes jusqu'à mercredi 24 au soir. Pensez à voter et à laisser un petit mot, ça fera plaisir aux participants ![]()
J'ai voté pour la 5eme, car je suis une grande fan de la mythologie grecquo-romaine, et puis les images sont apoustouflantes, tant par la beauté que le réalisme.
Félicitation à tout les candidats, le niveau est très élevé dans ce concour !
Je viens voter avant la fin, j'avais complètement oublié...
Je ne vais parler que de mes trois préférés, qui sont les mêmes que la plupart d'entre vous.
1. Je connaissais cette légende, j'ai beaucoup aimé la lire et surtout voir l'interprétation qu'il en a été fait ! Les images ont été très travaillées, certaines dégagent plus que d'autres, mais dans l'ensemble j'aime beaucoup. Petit plus avec l'effet de fumée !
3. Je ne connaissais pas cette fois-ci, mais au vu du texte, je pense que le conte (?) existait déjà. Ici, il n'y a pas de montage et pourtant le travail est remarquable ! Les images sont travaillées, les expressions et les décors. Un peu plus de diversité dans les traits des visages et c'était parfait !
5. Mythologie, on s'y attendait et j'aime vraiment ce qui en a été fait. Le style est très reconnaissable, et les images sont belles, elles dégagent énormément de choses. Ma préféré est de loin la première, mais dommage que l'expression du sims soit figé...
Très belles participations, j'hésite à voter entre mes goûts et le travail final..
Les votes tant attendus du concours de l'été !
Déjà félicitations à tous les participants qui ont joués le jeu, qui nous ont présenté des participations de qualités, merci beaucoup à vous.
2. Alors là, je suis réellement impressionnée ! Tes images sont à coupés le souffle, tout y ait, des plus petits détails, au plus important ! Il y a une réelle ambiance qui s'en dégage. La qualité visuelle est au rendez vous, et compense un peu la pauvresse du texte qui ait un peu manquant. Quand bien même, c'est une prestation, vraiment très bien, je suis friande de tous les détails comme la grosse araignée, les tâches de sang, le crâne humain, tout ce qui donne cette ambiance un peu sombre...
3. J'aime beaucoup l'histoire qui y ait conté ! Le texte est vraiment très bien ! Les images sont assez simples, assez "sims", (quoi que, j'aime beaucoup la dernière image), mais elles ont été suffisante, pour que je les apprécient, j'aime énormément ton conte. Les images sont en accords avec le texte, et les tenues coordonnes. J'adhère !
4. J'aime beaucoup cet aspect de la jeune fille toute mignonne. Mais il est vrai qu'a côté des participations, il est difficile d'être "à la hauteur".. Il y a assez peu de texte ce qui ait dommage, mais tu aurais pu compenser avec les images, mais je les trouves un peu répétées, on voit la jeune fille errer dans la forêt tu aurais pu fusionner tout ça en une seule et même photo avec les bouquets de fleurs dans la main, etc, mais l'idée de la belle au bois dormant était réellement bien, dommage que tu l'ai simplement survolé, ceci étant, l'important est de participer !
5. Mon coup de coeur ! Les images sont à coupées le souffle, elles sont esthétique, magnifique ! En plus cela n'as pas du être simple à réaliser, surtout quand Daphnée se transforme en arbre ! Pourtant les illustrations sont réellement à la hauteur ! Ta réalisation est vraiment magnifique, tu as toutes mes félicitations !
6. Petit bémol sur le texte, mais les photos rattrapent vraiment ! Tout est très féerique, plein de plantes verdoyante on se sent réellement plongée dans l'univers des elfes.
Les votes ne sont pas censés être clos ?
Les votes sont bien clos ( vous ne pouvez plus voter sur le sondage ) mais vous pouvez toujours commenter. Les résultats seront annoncés prochainement
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Bonjour à tous.
Voici les résultat du Choc des Titans.
En deuxième place, c'est Will qui revisitait un conte des frères Grimm, le résultat vous a visiblement séduit
En troisième position, la participation n°1 par GG29qui nous a tous impressionné avec sa Légende D'Ys
![[Concours clos] Le Choc des Titans - Page 4 1106130944011172988318592](https://nsm05.casimages.com/img/2011/06/13/1106130944011172988318592.jpg)
Nous retrouvons ensuite Cywkis particulièrement inspirée pour ce concours. Vous lui avez reconnu les participations 2 et 6.
Enfin, en dernière position la participation 4 avec la réinterpretation de la belle au bois dormant de Ally
A tous, un grand merci pour vos participations et bravo pour vos superbes créations!
![[Concours clos] Le Choc des Titans 4538076](https://2img.net/r/hpimg4/pics/4538076.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 9497994](https://2img.net/r/hpimg4/pics/9497994.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 1170405](https://2img.net/r/hpimg4/pics/1170405.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 4833937](https://2img.net/r/hpimg4/pics/4833937.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 5958868](https://2img.net/r/hpimg4/pics/5958868.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 5277982](https://2img.net/r/hpimg4/pics/5277982.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 9349103](https://2img.net/r/hpimg4/pics/9349103.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 6165864](https://2img.net/r/hpimg4/pics/6165864.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 4251495](https://2img.net/r/hpimg4/pics/4251495.jpg)
![[Concours clos] Le Choc des Titans 7363666](https://2img.net/r/hpimg4/pics/7363666.jpg)