[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1
Episode 1 (1) Une nouvelle ère
Episode 1 (2) Réunion au sommet
Episode 1 (3) Tout feu tout flamme
Episode 2 (1) Les Massouf
Episode 2 (2) Seule au monde
Episode 3 Le jeu du chat et de la souris
Episode 4 La fiancée
Episode 5 (1) Destins scellés
Episode 5 (2) Destins scellés
Episode 6 (1) Bad News
Episode 6 (2) Bad News
Episode 7 (1) Forces cachées
Episode 7 (2) Forces cachées
Episode 7 (3) Forces cachées
Episode 8 (1) Faces cachées
Episode 8 (2) Faces cachées
Episode 8 (30 Faces cachées
Episode 9 (1) Ce qui doit être fait …
Episode 9 (2) Ce qui doit être fait …
Episode 9 (3) Ce qui doit être fait ...
Episode 10 (1) Une affaire de famille
Episode 10 (2) Une affaire de famille
Episode 11(1) Changement de cap
Episode 11 (2) Changement de cap
Episode 12(1) Le pari
Episode 12(2) Le pari
Episode 13 Rivalité
Episode 14 Un beau roman, une belle histoire
Episode 15 Une ombre plane
Episode 16 Intuition
Episode 17 Sous le cerisier en fleur
Episode 18 Les présentations sont faites
Dernière édition par Little_Lams le 2017-08-09, 14:39, édité 1 fois
San Myshuno se compose du centre, de Windenburg et de New Crest, plus calme et ... pépère quoi ... Pas pour moi. Pas pour rien que j'ai fui ce fichu endroit. Les gens sont ennuyants au pas possible, à commencer par mon rabat-joie de père. ça me blase tous ces gens empêtrés dans leur fameux métro-boulot-dodo. Englués dans des jobs qu'ils n'aiment pas pour payer leurs factures, vivant avec un conjoint qu'ils aiment à moitié parce que c'est ce qu'il faut faire, faisant des enfants parfois à contrecœur parce que c'est dans l'ordre des choses. Et moi, je vois ces gens tristes et insipides défiler chaque jour. Ignorant totalement que ...
... la vie est bien plus que ce qu'ils imaginent. Oh non, je ne vous ferai pas le sempiternel refrain du "faut se bouger le popotin et vivre ses rêves avant de mourir". Soit vous le savez déjà et vous allez me dire que je suis un rabat-joie. Ce qui me ferait ressembler à mon paternel, hors de question ! Soit les gens ont tellement jeté l'éponge sur leur médiocre existence que je prêcherais dans le vide. Et ça, ça m'ennuie profondément de parler dans le vide ... et qu'on ne m'écoute pas surtout ...
Non, en fait, le monde entier, ou presque, vit avec des œillères. Il y a des vérités qui sont cachées dans l'ombre, attendant leur heure pour se révéler au grand jour, attendant que l'humanité soit prête à les accueillir. Mais à vous chers lecteurs, je vais vous le révéler ...
Vous voyez les créatures des contes et légendes qu'on vous lisait quand vous étiez petits ? Tout cela existe ... et même bien plus encore ! Trois ... comment appeler ça ... Je vais la faire courte et simple. D'un côté, nous avons deux "catégories" d'immortels. Alors attention à vous chers lecteurs. Ouvrez bien les yeux, car cet homme qui vous drague est peut-être un vampire attendant que vous l'invitiez chez lui pour une bonne rasade de sang et ... accessoirement, une chouette partie de jambes en l'air. Paraît qu'ils sont doués pour ça. Moi, je n'ai jamais testé, je tiens trop à mon précieux sang.
Je vous inviterais également à être moins inconscient et d'éviter de vous balader seuls dans les bois les soirs de pleine lune pendant que les loups-garous rôdent. Pas qu'ils soient méchants hein, mais un coup de griffe en essayant de vous faire un câlin est bien trop vite arrivé ... et vous seriez bien embêtés de devoir vous enchaîner pour l'éternité à venir.
Et à côté d'eux, vous avez les éveillés, des ... sorciers en quelque sorte ... des gens qui se sont élevés spirituellement et ont modifié leur adn au point de développer le plein potentiel humain, qu'ils transmettent après génétiquement de génération en génération. Je suis Charles Beaumont et je fais partie des éveillés. Ceci est mon histoire et ce qui sera celle de mes descendants. Bienvenue dans notre monde.
Oula le sommaire m'a l'air bien rempli déjà !
Ce prologue me plait bien, tu choisis très bien les images pour illustrer ton récit et on s'attache déjà à ton protagoniste un brin vaniteux (et malicieux ^^).
Oui, il est rempli. Je suis entrain de préparer le chapitre 19 (presque contrainte et forcée, les lecteurs en redemandent plus à chaque fois ^^). A savoir que tous ces chapitres se déroulent dans les premières 24h de l'intrigue vu que je pose le cadre pour développer tous les personnages (j'en ai beaucoup. J'ai même la flemme de compter ce matin).
Je vous note ici les chapitres au fur et à mesure, pour que vous ayez le temps de réagir et de poser vos questions, car c'est un univers qui m'est propre, complexe et qui soulève parfois des interrogations (car j'ai l'esprit tordu
)
Charles est heureusement plus qu'une personne vaniteuse (il a de très nombreuses qualités mine de rien), mais oui, il est malicieux.
Par contre, j'ai une question. Je ne suis pas blonde (quoique, parfois je me le demande ...) mais j'ai retourné tout dans tous les sens, j'ai cherché, mais je n'arrive pas à trouver comment on met le lien d'un post (pour mon sommaire). J'ai testé en éditant mon prologue et en prenant la référence dans la barre de recherche, mais ça ne marque pas). Donc, il doit bien y avoir un moyen, mais il m'échappe
Je vous poste la suite soit cet après-midi, soit ce soir vu que je suis en pleine écriture et tri dans mes images pour le chapitre 19.
Ce prologue me plaît bien. C'est pile le genre d'histoires auquel j'adhère. Donc je vais suivre. Belles images, au passagE.
note : avant de commencer, je tiens à préciser que l'histoire contient des personnages originaux que j'ai créé, ainsi que des personnages de la licence que j'avais envie d'utiliser.
- Alexandre !!! Qu’est-ce que c’est que ce travail ? Ma veste pour la réunion n’est même pas repassée ! Alexandre !!!
- Mais c’est qu’il ne répond pas en plus ce fichu majordome … Pétunia ? Pétunia ! Et ma femme a disparu aussi, c’est parfait ! Il faut que je me calme, sinon je vais finir par mourir d’une crise cardiaque. Puisque c’est comme ça, je vais me débrouiller.
- Oui … Ce serait dommage de vous faire du mal pour rien.
- Mais que ? John ? Qui vous a fait rentrer ?
- Bonjour à vous aussi Jacques. Belle journée n’est-ce pas ?
- Très belle chambre dites-moi. Pétunia a bon goût à ce que je vois.
- Vous n’êtes certainement pas venu pour des mondanités John. Que me vaut l’honneur de votre visite ?
- J’étais venu rendre visite à un bon ami voyons.
- Bien sûr …
- Mais asseyez-vous, je vous en prie. Faites comme chez vous.
- Vous ne m’avez toujours pas répondu John. Que faites-vous chez moi ?
- Vous permettez que je m’installe près de vous ? Ah, très confortable ce canapé. Pétunia a si bon goût !
- Ne me faites pas perdre patience … J’ai autre chose à faire voyez-vous.
- Je suis venu vous faire une proposition que vous ne pourrez pas refuser.
- Ah bon et laquelle ?
- Cette nuit, j’ai eu une vision. Une vision de l’avenir grandiose d’Oméga et de sa suprématie dans le monde. Je nous ai vus faire de grandes choses, vous et moi, côte à côt ... main dans la main. Moi, John Huntington, président et vous, Jacques Villareal, mon bras droit.
- Si je suis venu, c’est pour vous partager ma vision et recevoir vos félicitations bien entendu.
- Mes félicitations pour ?
- Pour ma victoire aux élections présidentielles de l’ordre pardi !
- Je ne veux pas vous faire de peine, mais on ne connaît pas encore les résultats. Ne vendez pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
- Mais je serai président, ça je vous le garantis.
- Je n’y compterais pas trop voyez-vous. Nous n’avons pas vraiment la même vision des choses en ce qui concerne le devenir de l’ordre, ainsi que la gestion des immortels et des éveillés.
- Il serait temps que ça change Jacques. Ça fait trop longtemps qu’on laisse ces aberrations de la nature faire leur vie tranquille sous notre nez.
- Vous radotez … Ils ne posent aucun problème, alors laissez-les en paix.
- C’est vrai que vous vous êtes acoquinés avec le diable. Quelle honte Jacques, vous me décevez. Réveillez-vous ! Il est temps de les annihiler pour de bons.
- Vous êtes complètement fou John ! Vous ne pensez pas qu’ils ont assez souffert par le passé ? Nous avons brûlé des éveillés et pourchassé des immortels sans rien connaître d’eux, allant jusqu'à risquer la vie de nos hommes. Ce sont des gens tout à fait charmant et Vladislaus Straud fait en sorte que tout se passe bien entre nous et sa communauté.
- Il est vrai que lui et vous êtes amis maintenant. Il vous a bien lavé le cerveau.
- C’est quelqu’un de bien. Si vous vous donniez la peine de mettre vos a priori de côté, vous le sauriez John.
- (soupir) Donc vous ne voulez pas céder votre place comme président de l’ordre.
- Si je suis élu, non. Je la garde et je compte former ma fille à ma suite.
- Et vous ne changerez pas de position, je suppose, sur la gestion de nos activités ?
- Peut-être, mais certainement pas dans le sens où vous l’entendez …
- Ah, que c’est dommage. Je vais être obligé de me séparer de vous.
- Non mais je rêve ! J’en ai assez entendu, je m’en vais.
- Pas si vite ! Alexandre ?
- Doux Jésus ! Alexandre ? Mais que vous est-il arrivé ?
- Une petite surprise de ma part. Voyez-vous, pendant que vous passez votre temps à copiner avec ces monstres, je me suis permis de faire des recherches en laboratoire. Dites bonjour à notre nouvelle expérience. Une goule créée à l'aide d'un sérum. Ce n’est qu’un prototype imparfait bien entendu. Nous aurons besoin de soldats beaucoup plus solides pour tuer ces fichus sorciers et leurs gardiens immortels.
- Pétunia …
- Oh oui … Alexandre a dû trouver qu’elle AVAIT si bon goût. Malheureusement, il a fallu que votre fils aîné, Hugo, soit ici plutôt qu’à l’école … Et vu comment il est bien gros et gras, votre feu majordome a dû s’en délecter.
- Alexandre, je vous en prie. Luttez !!!
- Inutile, ce n’est qu’un pantin sans cervelle. Ah comme c’est dommage. Je vous aimais bien, vous me manquerez.
- Ne faites pas de mal à Luna ...
- Oh, ne vous inquiétez pas pour elle et Max. Je les maintiendrai en vie. J’ai quelques projets pour eux, notamment pour votre si jolie fille.
- Non, je vous en prie !
- Je vous ai assez vu. Alexandre, débarrassez-moi de cette chose.
- Ouuiiiii … maître …
- Ahhhhhhhhhh !!!
- Une bonne chose de faite. Il est temps que John Huntington II inaugure une aube nouvelle. Que l’ère de l’inquisition commence ! Ah, bon sang de bois, Alexandre ! Vous avez éclaboussé mes chaussures ! Vous me nettoierez ce parquet quand vous aurez fini votre repas. Vous avez mis du sang partout. Pff … les majordomes de nos jours …
Loft de Charles Beaumont, Quartier des arts, San Myshuno
- Il dort comme un gros bébé notre Charlie.
- (soupir) Monsieur Charles ? Monsieur Charles, réveillez-vous !
- Bonne chance pour le réveiller Honorine. Quand il dort, il dort.
- MOOOOOONNNSIEUR CHAAAAAAAAAAAAARLEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEES !
- Ahhhh, ne crie pas comme ça Honorine ! Tu me vrilles les tympans …
- Quand même … ce n’est pas trop tôt ! ça fait des heures que votre père vous appelle et que vous ne répondez pas.
- Ah ça ? Bof.
- Vous m’excuserez de débarquer comme ça chez vous. J’ai dû demander à monsieur Jamal de m’accompagner pour que je puisse entrer.
- Je penserai à te donner le code Honorine, j’ai compris.
- Ce n’est pas tout ça, mais si vous pouviez me laisser tous les deux. Vous pourrez dire à monsieur mon père que je vais bien. Enfin s’il s’en soucie vraiment … Je vais me recoucher moi.
- Non mais il se fiche de moi ? Vous vous rendez compte qu’il est bientôt 15h et vous dormez toujours ? Alors, vous allez être un gentil petit garçon monsieur Charles, vous débarbouiller, vous habiller et vous magner le popotin ! Où je vous vire moi-même vos petites fesses de votre canapé !
- Ne … crie … surtout … pas. Ma tête …
- Mais ... vous avez bu ?
- Oh, juste un petit peu.
- Que va-t-on faire de vous monsieur Charles ...
- Arrête de me donner du monsieur Charles ! C’est agaçant à la fin !
- J'ai été l'employée de votre grand-père et maintenant, je suis celle de votre père. J’ai une étiquette à respecter.
- Honorine, tu es au service de ma famille que je n’étais pas encore né et tu m’as élevé aussi. Je crois qu’après tout ça, on peut laisser tomber les « monsieur » et les vouvoiements. Tu sais à quel point ça me casse les c..
- Ne soyez pas impoli ou je vous lave la bouche au savon de Marseille !
- Ne me faites pas ce regard tueur. Avec moi, ça ne marche pas. Et je vous déconseille fortement de tenter d’utiliser votre pouvoir sur moi.
- Pff ... Rabat-joie ...
- Ahahah
- Oh ça va toi, arrête de te marrer !!!
- Maintenant que vous êtes réveillé, votre père vous attend avec monsieur Straud. Réunion extraordinaire.
- Je n’irai pas ! Qu’il aille se faire voir !
- Monsieur Charles …
- Primo, quand j’existerai vraiment pour lui, je me bougerai pour le trouver.
- Deuxio, je ne suis pas son toutou qui rapplique dès qu’il siffle. Et tertio, si tu arrêtes de me donner du monsieur et du vous, je reconsidérerai peut-être ma position.
- Écoutez mon petit garçon. Je vous adore comme la prunelle de mes yeux, mais je ne peux pas faire ça. Je sais que l’étiquette, les contraintes, les règles, ça vous passe au-dessus de la tête et que vous vivez selon votre propre code. Mais s’il vous plaît, faites plaisir à la vieille dame que je suis, qui s’est déplacée, s’est inquiétée pour vous … et allez rejoindre votre père, d’accord ? Si vous ne le faites pas pour lui, faites-le au moins pour moi … et pour vos parrains. Monsieur Faust sera également là-bas.
- Pff … D’accord ... Ne me fais pas ces yeux-là, j’irai …
- Ce n’est pas tout ça, mais j’ai de la route à faire et encore du travail au domaine. Je vous laisse mes petits amours. Soyez prudents sur la route.
- Hmm ... oui oui Honorine …
- Ahah, t’as cédé !
- Qu’est-ce que tu veux … Je ne peux rien refuser à Honorine.
- Je vois ça ! ça gaze ? Désolé pour hier soir, je n’ai pas pu venir. On a eu quelques petits soucis avec ma petite sœur à la maison …
- Laquelle ?
- Devine …
- La petite terreur. T’inquiète, j’ai largement profité de la soirée sans toi dans les parages pour me piquer toutes les nanas potables.
- La vache, le suçon que tu as dans le cou ! Tu t’es fait mordre par un vampire ou quoi ?
- Nan, j’ai ramené une conquête à la maison.
- Elle ne t’a pas raté, crois-moi.
- C’était qui ? Je la connais ?
- A la première question, je te répondrai, je n’en sais rien. Ah la deuxième, bah non je ne crois pas.
- Tu es incorrigible Charlie. Quand est-ce que tu te trouves une petite amie ?
- Jamais de la vie ! Pas d’attaches, pas de problèmes.
- Par tout l’univers, elle ne m’a pas raté, tu avais raison.
- Bah ouais, puisque je te le dis.
- Faut pas demander si elle avait été un vampire. Elle m’aurait déchiré la gorge. Celle-la, sûr et certain que je ne la rappelle pas.
- Tu ne les rappelles jamais de toute façon.
- Au fait, sers-toi si tu veux boire un truc. Fais comme chez toi.
- Merci. Ah bah, tu n’as déjà pas assez de lectures ?
- Hein ?
- Terry … Pratchett …
- Ah ça ? Ouais, je ne les avais pas encore. Al me les a conseillés. J’en ai profité pour me reprendre une géode d’améthyste pour recharger mes cristaux aussi.
- Tu sais ce qu’ils nous veulent les vieux ?
- Pas la moindre idée et je m’en tape comme de l’an quarante. Moins je vois mon père, mieux je me porte.
- Ne traîne pas. On va être méga en retard.
- Pff, en retard pour être retard, je prends mon temps et je mange avant.
- D’ailleurs, si tu veux déjeuner, ne te gêne pas. Sers-toi.
- Non merci, je viens de manger Kebab. Je n’en peux plus tellement j’ai mangé.
- Bwark, ne me parle pas de kebab le matin s’il te plaît …
- Ahah, il est 15h Charlie. Le petit dèj’, il fallait le prendre avant mec.
- Bof ... de toute façon, tonton Vlad aura préparé un méga repas et les petits gâteaux. Je ne risque pas de mourir de faim là-bas.
- Clair ! Je me demande bien pourquoi on est tous convié ? Il doit se passer des trucs importants.
- Tous ?
- Hmm ?
- On est TOUS convié tu as dit ?
- Bah oui.
- Oh mais ça va valoir la peine que je me déplace alors ! ça veut dire que vampirette sera là ! Je vais pouvoir lui pourrir la vie.
- Sérieux Charlie … tu ne pourrais pas lâcher Lilith ? Qu’est-ce que tu as à la chercher tout le temps comme ça ?
- ça m’amuse !
- Elle va finir par te mordre. Je ne sais pas comment elle fait pour rester calme, à croire qu’elle se shoote aux granules homéopathiques avant de te voir.
- J’aime bien pousser les gens à bout.
- Oui bah arrête. Lilith, c’est une gentille fille.
- Ohlala, si on ne peut même plus s’amuser. Aucun humour.
- Bah arrête de … mais tu souris ? En fait, tu es hyper ravi de la voir.
- Pff, mais non, qu’est-ce que tu vas imaginer ?
- Ah mais je n’imagine rien du tout … Je constate.
- Tu peux arrêter tu sais. Tu ne lis pas dans les pensées. Et ce n’est pas prêt d’arriver, tu n’es pas assez malin pour ça.
- Pff enfoiré.
- Je ne lis pas dans les pensées, mais je suis certain qu’il y a un truc entre toi et Lilith.
- Moi et vampirette ? Ahah, tu es drôle aujourd’hui Jamal.
- En même temps, ça se comprend. Elle est hyper belle et …
- Ecoute … combien de fois dois-je le dire. Pas de nana …
- "Pas de problèmes". Oui, je sais …
- Par contre, on risque d’avoir vraiment de gros problèmes si on arrive à la bourre.
- Meuh non.
- Oh si. Je n’ai pas envie de voir tonton Vlad se déchaîner avec sa forme sombre moi …
- Houhou, Charlie !!!
- Hmm ?
- Arrête de rêver et magne-toi.
- Ouais ouais … pff, dire que je vais devoir me coltiner mon père … chouette soirée en perspective.
Ça y est on a rencontré le méchant de l'histoire ?
Ce premier chapitre est une bonne mise en bouche.
@Little_Lams a écrit:
Par contre, j'ai une question. Je ne suis pas blonde (quoique, parfois je me le demande ...) mais j'ai retourné tout dans tous les sens, j'ai cherché, mais je n'arrive pas à trouver comment on met le lien d'un post (pour mon sommaire). J'ai testé en éditant mon prologue et en prenant la référence dans la barre de recherche, mais ça ne marque pas). Donc, il doit bien y avoir un moyen, mais il m'échappe![]()
Il faut que tu fasses comme ceci :
Code:
[url=lien chapitre X]Chapitre X[/url]
Merci mademoiselle LadySquirrel
Je ferai la manip' plus tard et je te redemanderai ça si je ne m'en sors pas
Allez, la suite. Profitez d'en avoir une tous les jours, après ça sera vraiment aléatoire. Je fais ça quand j'ai le temps (avoir des enfants, c'est chronophage) et je peux parfois ne rien poster durant un mois (alors que je travaille pourtant dessus).
Par contre, dites-moi si ça charge bien chez vous (moi, c'est clair que non, vu que j'ai une connexion ultra pourrie dans ma campagne profonde ...). Si c'est compliqué, je mettrai les chapitres sous spoiler pour vous faciliter le chargement.
- Merci d’être venu mes amis. Désolé de vous convier à la dernière minute, mais les choses sont graves.
- Grave comme ta maigreur inquiétante ? Il faut manger Vladislaus …
- Je ne veux pas dire, mais un qui a l’air d’avoir envie de manger, c’est toi Dominic.
- Hmm désolé. C’est une super pleine lune ce soir, donc la mutation a déjà commencé.
- Muraad n’est pas là ?
- Non, il est retenu. Des problèmes avec sa cadette. Il arrivera après.
- Très bien, commençons sans lui. Installez-vous mes petits.
- V’est obligé que je me coltine Dominic ? On ne peut pas échanger s’il vous plaît ?
- Ne t’inquiète pas Faust. Tu es bien trop maigrichon pour faire un bon repas.
- C’est censé me rassurer ça ?
- C’est quoi ces hurlements ?
- Oh désolé de ne pas vous avoir prévenu. Dominic m’a demandé si je pouvais enfermer sa fille Siobahn dans les sous-sols.
- Oui, avec la super lune …
- Oui, la mutation a commencé … c’est bon, on a compris !
- Elle est bien enchaînée au moins ?
- Ahah, regardez comme il a les jetons notre petit corbeau.
- Ce n’est pas drôle ...
- Bon … si tu en venais au fait Vlad. Pourquoi cette réunion ?
- L’heure est grave. Meinhart a eu une vision tout à l’heure. Les choses risquent de devenir tendues entre l’ordre Omega et nous.
- La vision devait être très mauvaise alors. Villareal et toi êtes amis non ?
- Je sais ce que j’ai vu ! Je peux la refaire si tu veux !
- Pitié, pas le coup des yeux blancs … Epargne-moi ça !
- ça suffit vous deux ! J’ai l’impression de vous revoir quand vous étiez enfants. ça ne me rajeunit pas tout ça.
- Écoute Faust, tu es bien gentil mais la plupart du temps, on ne comprend rien à tes prédictions. Et à chaque fois qu’on t’écoute, c’est toujours une catastrophe qui arrive. Oiseau de mauvais augure …
- Je voudrais bien vous y voir ! Pour parler comme mon fils, c’est trop la loose d’être médium. Je fais ce que je peux avec ce que les esprits me donnent. Si vous n’êtes pas contents, on échange nos pouvoirs. Je signe tout de suite. Moi, je suis mort. Je ne dors quasi plus depuis des lustres. Je crois que je vais en finir là, maintenant, tout de suite, tellement je n’en peux plus.
- Fiston, ressaisis-toi, on a besoin de toi ! Albrecht est trop jeune pour recevoir le don de prophétie, lui qui ne gère déjà pas son don de médiumnité.
- Écoutez ... Moi, je ne la sens pas cette élection chez l’ordre. Je vois un nouveau président … beaucoup de sang … de manipulation … et surtout beaucoup de problèmes pour nous.
- Mais bien sûr … Tant que je vous ai sous le coude tous les trois. J’aimerais profiter de la réunion de ce soir pour annoncer une décision très importante.
- Ah ? Et laquelle Jacques ?
- Une grande décision qui concerne Charles.
- Tu t’es enfin décidé à t’occuper de lui ?
- Je ne t’ai pas sonné Faust ! Tu gère ton fils, je gère le mien.
- Ça suffit ! Ne m’obligez pas à me fâcher tous les deux ! Viens-en au fait Jacques.
- Charles a 25 ans.
- On est au courant, merci.
- Selon le traité de paix entre Oméga et nous, il est censé se marier.
- Euh … enfin ... Charles, c’est Charles.
- Je vais donc le marier.
- Pardon ? J’ai dû être atteint d’une surdité soudaine là …
- Il a dit qu’il allait marier le freluquet.
- Oh ça va, j’avais entendu ! Tu es gentil, mais tu vas le marier à qui au juste ? La petite Sonia est trop jeune et elle est déjà promise à Vladimir Gothik. Ne parlons même pas des filles de Muraad. Tu ne vas pas le marier à la vieille Ladentelle quand même ? Tu es au courant que c’est une mante religieuse au moins ?
- Non, je vais la marier à une jeune éveillée que Vlad a récupéré.
- Hein ? Tu as récupéré une jeune fille ? Depuis quand tu séquestres les éveillées ?
- Jacques, s’il te plaît ... Quand tu parles de l’autre Vlad, dixit Dracula, précise s’il te plaît ! Lui et moi, on n'a rien à voir ! J’en ai marre qu’on nous confonde. Et pour te répondre Meinhard, non, je ne séquestre pas des jeunes filles. Dracula a trouvé une éveillée dans un orphelinat en Pologne. Il me la confiée vu que lui, il en aurait certainement fait son quatre heures. Vous me connaissez quand même. Jamais je ne toucherais l’un d’entre-vous, depuis le temps …
- Jacques, c’est une blague … le premier avril avant l’heure n'est-ce pas ? Tu ne vas pas marier Charles à cette petite quand même ?
- Bien sûr que si. Et je ferai l’annonce ici même, ce soir, devant tous. Charles y compris.
- Parce que mon filleul n’est même pas au courant ? Tu es malade !
- Je sens que ça va être musclé ce soir.
- Mais c’est une très bonne idée voyons. En plus, avec le pouvoir qu’elle a, aucun problème. Il ne pourra rien faire contre elle. Elle est jolie, adorable, respectueuse, …
- Tout le contraire de Charles en somme.
- Je crois que je vais hiberner pendant de long siècles … vous me fatiguez tous.
- Ahah, moi, je m’en fiche, je ne serai pas là. Je serai enchaîné dans les donjons du manoir.
- Moi j’ai piscine, je vous laisse. Même pas en rêve je reste. Charles en colère, on sait ce que ça donne. J’ai déjà vu, merci bien.
- On est tous protégé contre son contrôle mental.
- Ce n’est pas le seul pouvoir qu’il a …
- Tu rêves Faust.
- Je l’ai vu ! Il en a deux autres. Je ne sais pas ni quand, ni comment ils vont se déclencher, mais c’est le cas. Si ça se trouve, c’est ce soir que ça va arriver et ce sera TA faute ! Déjà qu’il brûle sa vie par les deux bouts avec un pouvoir, alors avec trois … Il va croire qu’il est le roi du monde.
- Écoute Jacques. D’habitude, je ne me mêle pas de vos rôles de parents, mais permets-moi de te dire que c’est une très mauvaise idée.
- Ah là, je suis bien d’accord aussi.
- Il se mariera et puis c’est tout.
- Écoute … Tu ne peux pas le marier. Ne fais pas ça au moment où il tombe amoureux s’il te plaît.
- Mon fils ? Amoureux ? Très drôle.
- J’ai l’air de rire ? Je suis sérieux mon garçon. Charles est amoureux.
- Mais oui ... Et moi, je suis la reine d’Angleterre.
- Tu es tellement à l’ouest avec ton gamin que tu n’as même pas remarqué qu’il était mordu d’une nana toi … et je n’ai pas eu besoin d’esprit pour le remarquer …
- Qu’il soit amoureux ou pas, je m’en fiche. Selon le traité, il n’a le droit de se marier qu’avec une éveillée. Point. Je suis son père et c’est MOI qui décide. Qu’il soit amoureux d’une mortelle, ce n’est pas mon problème.
- Tu es vraiment à l’ouest alors. Ce n’est PAS une mortelle.
- Meinhart, s’il te plaît …
- Si tu attendais au moins le résultat des élections. J’ai parlé avec monsieur Villareal. Il comptait abolir certaines règles, notamment les mariages auxquels vous êtes contraints depuis des siècles.
- Mais puisque je vous dis que selon ma vision, vous pouvez faire une croix dessus ! Vous êtes bouché ou quoi ? Et selon ce que me disent les esprits, ne marie pas ton fils à cette petite. Je ressens de la mort et du désespoir.
- Tu m’en diras tant …
- C’est ça, continue à te moquer de moi tant que tu veux. A chaque fois, ça s’est vérifié. Mais non, personne ne croît jamais Faust.
- Dis donc, il est remonté ce soir le petit corbeau.
- Si tu es si fort, elle est comment la petite ?
- Elle est blonde j’te ferais dire ! Ahah ! Tu vois, j’ai raison. Hein que j’ai raison Vlad ?
- Oui, elle est bien blonde.
- Ok, c’est bon, on sait que tu es super fort. Tu es content ?
- Je m’en fiche de ce que vous pensez … depuis le temps. Moi, ce qui me chagrine, c’est le destin de mon filleul. Je te jure Jacques ... s’il lui arrive quoique ce soit, c’est moi qui te règle ton compte ! Il a déjà bien assez souffert comme ça le gamin.
- Ce n’est pas que je m’embête en votre compagnie mais si je reste une minute de plus, le petit corbeau risque de passer malencontreusement dans mon estomac … et vous avec.
- Vas-y, je t’en prie. Le donjon t’est ouvert.
- Merci Vlad.
- Moi, je vais m’enfiler une boîte de chocolat … J’ai besoin d’un remontant …
- Ça ne va pas ? Tu n’as pas l’air content.
- ça se voit tant que ça ? Tu fais une grosse erreur Jacques.
- Tout va bien se passer crois-moi.
- Tout ce que je vois, c’est que tu vas briser le cœur de deux personnes. Enfin assez discuté, tu es têtu comme une mule. On se demande bien de qui Charles tiens ça …
Comme c'est sympa les mariages arrangés voir forcés...
Les images s'affichent correctement chez moi, à toi de voir par contre si en effet tu veux mettre tes chapitres sous spoiler vu qu'il sont très longs.
Ouuuuh j'adore cette histoire, j'ai hâte d'en savoir plus !
C'était le commentaire pas constructif
Ok je crois que ce sera préférable de mettre sous spoiler, parce que ... hmm .. ça, ce sont les chapitres les plus courts en fait, après je me lâche totalement dans l'écriture. Et j'illustre toujours abondamment pour avoir au mieux les expressions, émotions des personnages.
Oui, pas très sympa les mariages arrangés. ça fait partie des clauses du traité de paix pour éviter que les éveillés ne se marient avec des humains lambdas (parce qu'inévitablement, leurs enfants sont des éveillés à la naissance aussi). ça limite le nombre de "sorciers" on va dire. Vous en saurez un peu plus la date du traité, pourquoi il a été signé, etc ...
Je suis contente que mon univers vous plaise. J'adore mes petits tas de pixels
Dans celui-ci, vous allez faire connaissance avec de loin mon préféré du lot : Albrecht (enfin, on le voit juste un petit peu pour ce chapitre-ci).
- Pfff, mais il est 15h30 … Mais qu’est-ce qu’il fiche papa ?
- Et d’ailleurs, où elle est la frangine ? Décidément, tel père telle fille. Mais où ils sont passé tous les deux ?
- Alors ? Elle a dit quoi la surveillante ? Parrain Faust ne va pas me renvoyer hein ? Lui aussi il a des pouvoirs, il sait ce que c’est.
- Sorena, tu ne peux pas te taire un petit peu.
- Bah quoi ?
-Qu’est-ce que maman et moi on te répète depuis que tu es toute petite : cache tes pouvoirs, n’en parle pas.
- Qu’est-ce qui t’a pris d’envoyer une boule de feu sur le petit Max Villareal ? Je vais dire quoi à son père ? Tu veux qu’on ait des soucis avec l’ordre ?
- Pff, faut savoir. D’un côté, tu me dis « sois forte Sorena, il faut maîtriser la force jeune padawan ! »
- Je ne l’ai pas dit comme ç…
- Et de l’autre, tu me dis qu’on ne doit pas les utiliser et en parler. Je ne comprends plus rien moi …
- Ecoute ma puce, ce n’est pas compliqué. Tu t’entraînes à la maison. C’est fait pour ça. Tu peux y mettre le feu, on s’en fiche ta mère et moi. Mais ici, c’est interdit. Tu me feras le plaisir d’aller t’excuser auprès du petit Max.
- Moi, m’excuser ? Dans une vie parallèle sûrement. Mais dans celle-ci, il peut se brosser ! Il l’a bien cherché.
- Mademoiselle Sorena Massouf ! Vous irez vous excuser ou je vous jure que vous allez au devant de très gros problèmes !
- Ah oui ? Tu vas faire quoi ? Me priver de télé ? Corvée de vaisselle ? De toute façon, je m’en fiche. Je fais ce que je veux d’abord !
- S’il le faut, maman et moi, on te retirera tes pouvoirs.
- Quewah ?!?
- Bah z’y vas tiens. Retirez-les moi ! Je n’en veux pas de mon pouvoir tout pourri !
- Calme-t..
- Non, je ne me calmerai pas !
- De toute façon, c’est de votre faute à maman et toi si je suis comme ça ! Je n’ai rien demandé moi. Vous êtes des monstres !
- Alors là …
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je suis désolé mon petit papa chéri, je ne le pensais pas.
- Il va vraiment falloir que tu maîtrises ta colère et tes paroles jeune fille.
- Pap…
- Non, j’en ai assez entendu de ta part pour aujourd’hui. Je te ramène à la maison et je ne veux rien entendre durant le trajet.
- Pff …
- Attendre comme ça, ce n’est pas digne de moi. J’ai mal aux pieds dans mes talons …
- Hey Latifah !
- Luna ? Tu me sauves la vie. J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider à attendre.
- Toi aussi tu attends quelqu’un ? Pareil … Notre chauffeur devait venir nous chercher après les cours mes frères et moi. Mais aucune trace de lui, ni de ce qui me sert de frères d’ailleurs. Si ça se trouve, ils ont encore séché. C’est papa qui ne va pas être content.
- Au fait, je peux déjà féliciter ton père je pense. Il va certainement rester président.
- Je l’espère. John Huntington me fait trop froid dans le dos. Je ne l’aime pas ce type. Quand il me regarde, j'ai l'impression qu'il me transperce avec son regard vicieux.
- Tu m’étonnes …
- Luna, ne te retourne surtout pas … il y a ton amoureux qui arrive.
- Hein ? Qui ça ? Où ça ?
- Mesdemoiselles, je vous salue bien bas. Ça boume ?
- Non mais Albrecht, tu étais où ? Je ne t'ai pas vu en cours de l’aprèm.
- Bah euh … vous savez ce que c’est hein. Chez les Faust, on ne dort jamais. Alors, on va dire que je me suis endormi tranquille dans le parc. Rha, ça fait du bien un peu de sommeil.
- Alors comme ça, le boutonneux sèche les cours. C’est papa le directeur qui ne va pas être content.
- Hey, arrête de m’appeler le boutonneux … madame la fashion victim …
- Oh mais tu as de la répartie aujourd’hui. Je suis impressionnée Faust.
- Hey j’ai un prénom !
- Ouais mais il est tout pourri. Alors je préfère largement utiliser ton nom ou t’appeler le boutonneux. C’’est plus représentatif.
- Tu sais quoi ? Tu me saoûles Massouf !
- Mais c’est qu’il est remonté le petit.
- Une chance que tu ne sois pas médium, au moins on ne finira pas marié. Plutôt finir moine que de passer le restant de mes jours avec toi !
- Je pense pareil. Tu es trop moche de toute façon.
- Oh je te trouve dure Latifah. Il est très mignon Albrecht quand même.
- Hmm … merci c’est gentil.
- Ahlala, pitié, épagnez-moi tous les deux. Pas de guimauve …
- Vous ne pouvez pas être les sœurs de Jamal, Sorena et toi. Lui au moins, il est hyper sympa. Vous, vous êtes des pestes, l’une comme l’autre.
- Tu retires tout de suite ce que tu viens de dire sur ma sœur. Il n'y a que moi qui ai le droit de la martyriser.
- Ouais bah en parlant de martyriser, ta terreur de sœur a fichu une sacrée correction au petit frère de Luna.
- Hein ? Il s’est passé quoi ?
- Je dormais tranquille sous mon arbre dans le parc et j’ai été réveillé par une sacrée dispute.
- Il s’est passé quoi exactement ?
- Max a quelque peu insulté Sorena de monstre, alors … on va dire que ça a pété du feu de dieu, si tu vous voyez ce que je veux dire.
- Je vais lui en coller une à ce petit morveux.
- Je t’arrête tout de suite Latifah. Tu les laisses se débrouiller entre-eux. S’ils se disputent, ce n’est pas notre problème.
- Personne ne touche à ma petite sœur, un point c’est tout.
- Ah bah, j’suis bien content d’être fils unique quand je vous entends.
- Je n’aime pas plus que toi qu’on touche à mon petit frère, mais on ne peut pas dire que l’un comme l’autre soient des enfants de chœur.
- Oui et bien, garde ton petit frère en laisse princesse. Où je lui refais le portrait !
- Tu ne toucheras pas à Max.
- Sinon quoi princesse ?
- Oh vous deux, on se calme. Bien que l’idée de voir une bagarre de fille m’émoustille au plus haut point, on inspire … on expire et zeeeeeeeeen.
- Hmm … tu prends de l’assurance le boutonneux. On dirait que le grand gourou du contrôle mental déteint sur toi. Qu’est-ce que vous avez à traîner avec lui mon dadais de frère et toi ?
- Mais il est très sympa j’te ferais dire.
- Sympa ? Charles Beaumont ? Dans une autre vie peut-être.
- Tu ne le connais même pas. Tu ne l’aimes pas parce que c’est le seul qui arrive à te rabattre ton grand caquais.
- Vire-moi de là tout de suite avant que je ne me transforme en anaconda et que tu ne finisses dans mon estomac …
- ok ...
- Ce n’est pas tout ça, mais Albrecht Faust doit se préparer pour sa nuit pourrie. Mes salutations mesdemoiselles.
- Han, beurk. Embrassez-vous ailleurs …
- Tu veux un bisou aussi ?
- Même pas en rêve tu m’approches ! Pas envie que tu me refiles tes boutons.
- Tu en tires une tête Luna ?
- Allez vas-y Latifah ... J’attends le pain que tu vas me mettre dans la figure.
- Je préfère te chambrer à la place. Qui c’est qui est amoureux de Luna ? C’est le boutonneux !
- Non mais arrête ! Tu peux le crier plus fort aussi ...
- Quoi, vous sortez vraiment ensemble ?
- Non mais …
- Ah mais en fait, c'est toi qui es amoureuse de lui ? Mais qu’est-ce que tu lui trouves ? Hmm … en même temps, entre lui et John Huntington troisième du nom, il n'y a pas tellement le choix non plus.
- Chut, mais plus bas je te dis. Si mes frères entendent ça, surtout Max, il va tout répéter à papa !
- Ah enfin ! Mais vous étiez passé où vous deux ? Vous avez intérêt à me masser les pieds, j’ai des ampoules à cause de vous.
- Latifah, si j’étais toi, je la mettrais en veilleuse.
- Ohoh … papa est en colère. Qu’est-ce que tu as ENCORE fait le cloporte ?
- Bonjour Monsieur Massouf. Bonjour Sorena.
- Ouais c’est c’la, tu t’attends vraiment à un bonjour de ma part ? Plutôt mourir …
- D’accord …
- Bon, je vous laisse en famille. Je vais continuer à chercher après mes frères. A demain Latifah.
- A demain Luna. Tu en tires une tête papa. Tu fais peur.
- Tu sais ce que ta sœur a fait ?
- Hmm oui, je viens d'être mise au parfum par Faust.
- Bon, on ne va pas trainer, nous sommes en retard. Il y a réunion de crise ce soir.
- Ah bon ? Il se passe quoi ? Oh non … dites-moi pas que maman et toi vous nous avez refait un petit frère ou une petite sœur …
- Pas à la maison … la réunion se fait chez tonton Vlad.
- Il a décidé de faire de nous son repas cette fois-ci ?
- Mais qui est-ce qui m’a fichu des enfants pareils … Jamal, Sorena et toi, vous en valez 10 ! Non, il voulait nous parler et apparemment, il va y avoir un mariage.
- Un mariage ? Pitié papa, je suis trop jeune pour me maquer avec un mari ennuyeux.
- Ne t’inquiète pas, il ne s’agit pas de toi. Si je peux annihiler ce fichu décret pour éviter de vous forcer à vous marier plus tard … ça m’ennuierait que vous n’ayez pas le choix. Non, ton parrain Jacques a eu la folie de vouloir marier son fils.
- Le dépravé, marié ? Tu crois vraiment qu’il va se laisser passer la corde au cou celui-là.
- On va dire que Jacques ne va pas trop lui laisser le choix. C’est soit il se marie, soit …
- Ah, je crois comprendre … Ne m’en veux pas papa, mais je ne viens pas à la réunion. Pas envie de voir monsieur "je suis le plus fort sorcier du monde" faire une démonstration de sa toute puissance chez tonton Vlad.
- Moi je veux venir papa !
- Non Sorena. Pour toi, ce sera devoir, dîner et puis dans ta chambre. Tu en as assez fait.
- Mais allez papounet chéri, s'il te plaît !!!
- J’ai dit NON. D’autant plus avec la pleine lune ce soir. Pas envie de rattraper Siobahn et Dominic parce qu’ils auront réussi à se détacher attiré par ton odeur.
- Mais papa !
- C’est sans appel, j’ai dit non. Bon, dans ce cas, je vous dépose toutes les deux à la maison. Venez les filles.
- Hmm … papa, il peut dire ce qu’il veut, je m’en fiche … Si j’ai dit que j’irais, bah j’irais, na !
On continue de découvrir de nouveaux personnages, ton univers semble bien rempli dis donc !
Oui, j'ai beaucoup de personnages. La suite d'épisodes que je suis entrain d'écrire et tourner, j'ai à gérer, au manoir de Straud, près de 25 personnages et ce n'est pas de la tarte (vu que je limite les poses au maximum).
Vous avez pu remarquer l’ambiance qui règne entre sorciers. Et encore, je trouve que nous sommes restés bien gentillets par rapport à d’habitude. Parce que c’est beaucoup plus musclé que ça entre mon père et mon parrain. Même avec Muraad pour faire tampon entre les deux, c’est le pugilat en permanence. J’ignore pourquoi ils ne savent pas s’encadrer. Il paraît que c’est comme ça depuis qu’ils sont adolescents et que ça s’est empiré lors du mariage de mes parents. Allez savoir ce qui a bien pu se passer. Tout ce que je peux vous dire, c’est que parfois, tonton Vlad, il en a marre.
- Ce n’est pas bientôt fini ce boucan ! Il y en a qui dorme ici ! Disputez-vous ailleurs ou je vous mange, c’est clair ?
Chez les jeunes, l’ambiance était tout autre. Jamal, Albrecht et moi étions très soudés. A notre groupe, s’ajoutent les deux vampires Caleb et Lilith, seule fille perdue parmi nous les hommes. Mais apparemment, ça n’a pas l’air de la déranger. Elle fuit les relations féminines comme la peste.
En même temps, je la comprends. Je ne vois pas comment une femme aussi belle et cultivée qu’elle aurait pu s’entendre avec Latifah et Siobahn, le duo des reines du shopping. Pas que j’ai refusé de les intégrer à notre petit groupe. Au contraire. Mais, selon la grande Latifah, nous ne sommes pas assez bien pour elles. Comme j’ai autre chose à faire que de m’abaisser devant mademoiselle (ce qui n’est pas mon genre) et de la supplier, je la laisse faire sa vie comme une grande, affublée de son faire valoir de louve.
Ne parlons pas de Sorena. Elle était bien trop petite encore. Autant la laisser vivre son enfance le plus normalement possible. Déjà que grandir, c’est loin d’être un long fleuve tranquille. Alors si vous cochez l’option « sorcier » en sus, vous avez le grand duo gagnant pour une vie remplie de complications.
Aparté fait, nous voici donc de retour chez les Massoufs. Belle maison n’est-ce pas ? Ce n’est pas à moi de vous faire le tour du proprio (bien que je connaisse cette maison comme ma poche, ayant beaucoup traîné là-bas depuis que je suis haut comme trois pommes). Bienvenue chez une des plus puissantes familles de sorciers du coin.
Nous avons les parents : Muraad et Jahia Massouf. Ils forment un couple très amoureux. D’après ce que mon parrain m’a dit, ils se sont plu au premier regard. Le coup de foudre. Une aubaine pour tonton Vlad qui n’a pas eu à les forcer au mariage. Ils sont tellement amoureux ces deux-là qu’ils ont fait trois enfants. Par l’univers … Déjà qu’en avoir un seul, ça me demanderait un énorme sacrifice, alors trois. Ma deuxième devise est celle-ci : Pas d’enfants, pas de problèmes.
Muraad est agent immobilier. Il manie l’ombre, comme le faisait son père et le père de son père. Et le père de son … bref, vous avez compris l’idée. Si vous voulez mon avis, il vaut mieux ne pas le chercher. Des aînés, c’est lui qui a le pouvoir le plus fort.
Jahia, quant à elle, s’occupe de ses enfants. C’est une maîtresse de maison hors pair. C’est la reine des envoûtements et charmes en tout genre. Quand les monstres qui lui servent d’enfants ne sont pas là, elle est souvent en plein rituel dans leur sanctuaire secret.
Enfin secret … Pas pour tout le monde. La curiosité m’a amené à insister auprès de Jamal pour le voir. Je devais avoir 8 ans je crois. J’ai fait bien attention de ne laisser aucune trace de mon passage et de ne surtout pas laisser Jamal faire le guet. Parce que là, j’étais certain de me faire prendre discret comme il était.
Ensuite … Attention les filles. Préparez-vous à être éblouie par monsieur muscles. Ah, je vous avais prévenues. Plutôt bien bâti hein. Voici donc l’aîné, Jamal. C’est mon meilleur ami. Il a 24 ans. Nous avons une seule année de différence et on a fait les quatre cents coups ensemble. Il est énergique, il a toujours le sourire et c’est un foufou dans sa tête.
Il n’a qu’un seul défaut. Sans vouloir être mauvaise langue, il est aussi bête que moi je suis intelligent. C’est vous dire le niveau. Ça a toujours été comme ça. Je suis le cerveau et lui les muscles. Petit exemple qui remonte à quand nous avions 8 ans.
- Mousse Massouf, que voyez-vous à tribord ?
- Tri quoi ?
- ça t’arrive d’ouvrir un dictionnaire ?
- Pff non, je déteste lire.
- Ouvre grand les oreilles car le grand Charlie va t’apprendre quelque chose. Sache que tribord, ça veut dire à droite. Essaie de le retenir, histoire de ne pas mourir bête.
- Ah, bah fallait le dire tout de suite. Bah il y a ma maison pourquoi ?
- Jamal, on joue là. Je ne te demande pas ce que tu vois « réellement » mais ce que tu imagines.
- Bah oui, mais tu me demandes ce que je vois à droite, je te réponds moi. Je vois ma maison. Tu n’as qu’à préciser aussi.
- Enfin si tu veux mon avis, en face de nous, ce n’est pas mieux. On va droit sur TA maison et je crois que ton père va nous tuer si on fonce avec notre bateau dessus.
- Bon, je crois qu’on va laisser tomber le jeu des pirates pour aujourd’hui.
Je peux vous dire que ça n’a pas changé. Malgré tous mes efforts pour l’instruire, il est toujours aussi bêta. Mais je l’aime quand même.
Nous deux, c’est à la vie à la mort. Il travaille comme mécanicien dans un garage à Newcrest. Son truc, c’est d’invoquer des cercles de protection. Seulement, il ne dose pas toujours son énergie et donc parfois, il tombe de sommeil tel un narcoleptique. Il peut manger comme quatre sans grossir aussi. Enfin c’est assez récurrent chez les sorciers, vu l’énergie dont on use et abuse dès que l'on fait un peu trop joujou avec nos pouvoirs.
à côté de ce mec fun et génial, il y a les deux terreurs. Latifah, 17 ans. Reine incontestée du « bon » goût. Elle se croît belle … Oui, je sais, je suis dur. Ce n’est pas une mocheté non plus. Mais selon mes standards, elle souffre largement de la comparaison, sans compter son caractère totalement détestable. Elle rêve plus tard de travailler dans la mode. Ça lui ira très bien de faire la potiche, j’en suis certain.
Latifah est métamorphe. Elle peut donc prendre l’apparence de qui elle veut, que ce soit un humain, un animal, et j’en passe. Ça vous étonne si je vous dis que ses formes préférées, ce sont l’anaconda et la tarentule ?
De l’autre, Sorena, 10 ans. Jahia et Muraad sont très fiers de cette petite. Selon eux, elle est intelligente. Tout ça parce qu’elle est studieuse et ramène de très bonnes notes à l’école. Si vous voulez mon avis, ça ne veut pas dire pour autant qu’elle soit vraiment futée. C’est surtout un petit monstre. Un jour, elle a failli me brûler les sourcils en m’envoyant une boule de feu à la figure. Je peux vous dire qu’elle rase les murs pour m’éviter depuis. Règle n°1 : toujours, je dis bien TOUJOURS se méfier de Charles Beaumont. La vengeance est un plat qui se mange froid. Je me demande comment des parents aussi charmants ont pu engendrer deux égocentriques pareilles. Enfin … je me garderai bien de faire une réflexion sur leur éducation. Je n’y connais rien après tout.
Autant vous dire que les bagarres frère/sœurs étaient épiques, les trois ne se supportant pas. Ils ne doivent pas mesurer la chance qu’ils ont d’être plusieurs. Parce que être fils unique, qu’est-ce que je me suis fait chier, mais royal. Je crois que Muraad a dû en dépenser de l’argent pour remplacer les meubles brûlés par Sorena ainsi que la vaisselle et les bibelots cassés par les boucliers trop puissants de Jamal. Je préfère largement mon pouvoir. Au moins, je ne casse rien. Du moins, pas directement héhé.
C’est donc dans cette famille haute en couleurs que nous continuons notre histoire, où j’ignore encore pertinemment ce qui m’attend et une chance d’ailleurs. Sinon, je serais déjà entrain de me dorer la pilule à Isla Paradisio pour une durée indéterminée, entouré de jolies vahinés pour me tenir compagnie.
- Mes amours, vous êtes là. Je m’inquiétais. Hey, mon bisou monsieur Massouf !
- Beurk … Pitié, pas de guimauve. Il y a votre chambre pour ça.
- Eh bien, vous êtes tous d’une humeur ! Comment ça se fait que vous avez été aussi long ?
- Bon, euh … moi je vais dans ma chambre.
- Une minute jeune fille. Tu vas expliquer à ta mère ce que tu as fait.
- Mais papa !
- J’attends Sorena.
- Ma chère sœur a failli rendre chauve à vie Max Villareal.
- Sale balance !
- Je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion. Désolée petite terreur.
- Toi tu es morte ! Je vais te faire rôtir durant ton sommeil.
- Parce que tu crois vraiment que tu me fais peur ?
- ça suffit vous deux ! Elles vont finir par me pousser à bout.
- Sorena, ma puce, mais qu’est-ce qui t’a pris ?
- Mais c’est sa faute à ce petit c… euh … c’est sa faute quoi. Il m’a traité de monstre, que je ne devrais même pas exister, que les sorcières sont les disciples du diable. Alors euh … c’est parti tout seul. Je vous jure que je ne l’ai pas fait exprès.
- On reparlera de ça au dîner ce soir.
- Ah ça non ! Moi je vais avec papa en réunion ce soir.
- Comment ça ?
- Sorena, je t’ai dit non. J’irai seul, un point c’est tout.
- Mais maman ! Dis oui toi ! Je veux voir tonton Vlad moi aussi !
- Ton père a dit non. Et non, c’est non jeune fille.
- Puisque c’est comme ça, je vais dans ma chambre ! Je vous déteste TOUS !
- …
- Bon, moi je fais pareil. Ne m’en voulez pas, mais j’ai une copine à appeler.
- Tu veux manger avant de partir mon amour ? Je t’ai préparé un bon jambalaya.
- Tu me tentes, mais là j’avoue que j’ai l’estomac noué.
- Les filles ?
- Pas que … Je me demande comment ça va se passer ce soir. J’espère déjà que Jacques et Meinhard ne se sont pas sautés à la gorge. Quoique, s’ils se sont entretués, je pourrai enfin être tranquille. J’en ai plus qu’assez de devoir m’interposer à chaque fois. J’appelle Jamal. On va y aller.
- Il est parti avec Honorine tout à l’heure. Il devrait déjà être entrain de faire la route avec Charles et Albrecht normalement.
- D’un côté tant mieux. Il m’aurait posé des questions sur mon humeur et je me vois mal lui mentir. Au vu des circonstances, je me demande si on ne va pas se retrouver à avoir notre fils aîné pour nous faire la guerre également.
- Tu crois qu’il …
- Qu’il va mal prendre le fait qu’on se rende complice d’un mariage forcé qui concerne son meilleur ami ? Je crois bien oui.
- Je comprends. ça ne me plaît pas non plus mais nous n’avons pas vraiment notre mot à dire. Nous n'avons pas le choix non plus malheureusement.
- Si ça ne tenait qu’à moi, je ne lui ferais pas subir ça. J’aime Charles comme un membre de ma propre famille. Mais Jacques a raison. Si ce n’est pas lui qui le force au mariage, l’ordre va se charger de lui trouver une femme et ça risque d’être bien pire pour lui. Mais aussi pour nous. Vladislaus n’a jamais choisi les mariages par hasard. Bon, tu as ce que Jacques a demandé ?
- Oui … ah, je l’ai laissé au sanctuaire par contre. Je vais le chercher.
- C’est bon mon amour. J’y vais.
- Ah ça, tu ne veux pas que je vienne. Tu vas voir ! Je ferme le verrou pour bien faire croire que je rage dans ma chambre …
- Je n’ai plus qu’à attendre qu’ils rentrent à la maison …
- Hé hop, par la fenêtre. Je suis trop forte. Faire le mur, c’est ma spécialité.
- Hey Sorena !
- Chut Romain ! Sinon mes parents vont me capter.
- (chuchoter) Te capter ?
- Je suis sortie en cachette. Dis Romain, tu veux voir un truc vraiment énorme ce soir ? Un truc qui sort de l’ordinaire ?
- Qui sort de l’ordinaire ? Genre ?
- ça te dit de visiter un endroit hyper effrayant ?
- Oh ça oui, je suis partant.
- Allez viens, on se cache là, sous la couverture dans la jeep de papa. Il ne nous verra pas comme ça.
- Tu as tout mon amour ?
- Oui c’est bon. Ne m’attend pas, ça risque de durer. Je t’aime Jahia.
- Moi aussi. Sois prudent sur la route.
A suivre ...
- Bon … Toujours personne. Et Hugo, tu l’as vu toi ?
- Non et je m’en fous. Bonjour les parents … Tonton John au moins, il serait venu nous chercher.
- Arrête de l’appeler tonton John. Ce n’est pas notre oncle et je ne vois pas pourquoi tu l’idolâtres d’ailleurs. C’est une personne détestable.
- N’empêche que papa et maman, ils nous ont bien oubliés.
- C’est la première fois que ça arrive Max.
- Comme s’ils s’intéressaient à nous. Maman passe son temps à faire du shopping et à nous laisser à la merci de la nounou. Et papa travaille tout le temps. Et pour faire quoi ? Que dalle.
- J’ai un mauvais pressentiment. Il a dû se passer quelque chose.
- Un mauvais pressentiment … Tu traînes trop avec le gars aux grosses cernes. Il t'a refilé sa maladie.
- Il s’appelle Albrecht. Et il n'est pas malade. Il est médium.
- Gnagnagna « il s’appelle Albrecht ». Tu crois que je n’ai pas remarqué votre manège à tous les deux. J’ai 10 ans, mais je ne suis pas débile.
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
- Lui et toi, vous êtes ensemble !
- Mais non !
- Pff, tu rougis. Tu mens mal Luna.
- Mais je ne mens pas ! Nous sommes amis c’est tout.
- De toute façon, je ne vois pas en quoi ça te regarde. C’est ma vie Max.
- ça me regarde. Tu es MA sœur et tu es une inquisitrice Luna. Tu n’as rien à faire avec un éveillé.
- Je ne suis pas inquisitrice et je ne veux pas l’être. J’ai toujours trouvé cet ordre et tout ce qui va autour stupide. Albrecht, il est comme les autres. Moi, je suis douée pour la danse classique. Lui, il sait parler aux morts. On a juste un talent différent, c’est tout.
- Tonton John dit que ce sont des aberrations de la nature.
- Et tu le crois toi ? Heureusement que papa est plus censé et qu’il veut mettre fin à toute cette folie.
- Regarde ! Tonton John ! Je te l’avais dit que lui, il penserait à nous.
- Je me demande bien comment il y a pensé d’ailleurs. C’est louche …
- Pff, tu vois le mal partout sauf là où il est Luna.
- Mes enfants … Je … il s’est passé quelque chose de terrible ! Ah, je suis essoufflé. Laissez un vieil homme s'asseoir.
- Venez avec moi. Ma femme Audrey a fait venir des affaires à vous chez nous. Vous serez en sécurité.
- En sécurité de quoi au juste ?
- Il est arrivé un incident malheureux à vos parents.
- Quoi comme incident ? Ils vont bien ? Écoutez, ne tournez pas autour du pot et parlez. Nous sommes assez grands pour comprendre.
- (soupir) Puisque tu veux jouer à la grande Luna, tu veux vraiment savoir ce qui est arrivé à tes parents ? à Hugo … au chauffeur … à la bonne ?
- Oui.
- Votre père ne venait pas pour l’annonce des résultats des élections. Alors nous avons décidé d’aller le chercher. Ils ont été retrouvé tous morts.
- Quoi ? Mais … ce n’est … vous mentez !
- Pourquoi mentirais-je ? Si tu veux, on peut aller voir les corps. Vu que tu es si adulte Luna, tu devrais sans problème tenir le coup en voyant leurs corps déchiquetés, comme attaqués par une bête sauvage.
- Oh non … papa, maman …
- Bravo monsieur Huntington … Vous étiez obligé de donner tous les détails devant Max ?
- On dirait que tu encaisses bien la nouvelle. Tu es plus dure que je ne le pensais.
- C’est vous …
- Pardon.
- Je suis certaine que c’est VOUS qui avez fait ça.
- Je ne vois pas de quoi tu parles Luna. Tu es tellement amoureuse de ton petit médium que tu en es aveuglée. Eh oui Luna, j’enquête sur eux pour être préparé à leurs attaques et je sais tout. Quel dommage … Alors que mon garçon est un parti tellement plus intéressant, tu ne trouves pas ?
- Non, il est aussi détestable que vous ! Albrecht, il est original, drôle et c’est un gentleman ! Tout comme son père. Ce que n'est pas John Junior ... Vous ne me ferez pas croire que c’est mon ami qui a tué ma famille, il en est incapable.
- Lui non, ni son père, mais leurs amis lycans. Ou alors, peut-être est-ce un vampire, comme Vladislaus. Il a pu profiter de la faiblesse de votre famille. Votre père a mis en danger l’ordre.
- Je sais que c’est vous et je le prouverai !
- Sois raisonnable ma petite. Venez tous les deux avec moi. Audrey et moi nous occuperons bien de vous deux.
- J’en ai assez entendu … Viens Max, on y va.
- Mais tu veux qu’on aille où exactement ?
- N’importe où, mais jamais, je dis bien JAMAIS je n’irai chez vous ! Je préfère encore dormir sous un pont.
- A ta guise, je ne te retiens pas. Mais si tu as besoin, notre porte te sera toujours ouverte.
- Allez viens Max.
- Non. Je reste avec tonton.
- Très bien. Je me débrouillerai.
- Tu vois mon garçon, Luna a été ensorcelée par ce petit démon du nom de Faust. Mais ne t’inquiète pas, nous la libérerons du mauvais sort et la ferons revenir dans le droit chemin. Je te le promets petit. Allez viens, Audrey t’a préparé ton plat préféré.
- Oui tonton …
- Papa … Maman … Non Luna, tu ne peux pas flancher. Sois forte ! Tu es l’aînée des Villareal à présent. Je me sens si seule. Et je vais aller où ? Je n’ai nulle part où me réfugier. Albrecht n'est même pas chez lui ...
- Ah mais si, je sais ! il m’a dit que lui et son père laissaient toujours une clé sous le paillasson au cas où ils perdraient leurs clés. Je vais aller chez les Faust. Ce n'est pas loin en plus. Je ne vois pas trop où je pourrais aller d’autres de toute façon. Il n’y a qu’à eux que je peux faire confiance.
Si je pouvais te donner un conseil Little, c'est de plus espacer tes publications. Je sais que tu en as beaucoup en réserve mais si des nouveaux lecteurs voient qu'ils ont autant de choses à rattraper, tu risque peut être de les freiner.^^
Sinon ces deux derniers chapitres étaient sympas, j'attends de voir ce qui va se passer à cette fameuse réunion.
Alors, j'arrive un peu tard, mais je tenais à te dire que ton histoire est haletante !
J'a-do-re ! Tu nous présentes tes nombreux personnages, en même temps que tu mets en place l'intrigue (intrigante ^^) de l'histoire. Les images sont belles, lumineuses, propres. Les dialogues vraiment savoureux. J'ai l'impression d'écouter un épisode de Caamelot d'Alexandre Astier, ça déménage !
Et Charles ! Hmmm, on en ferait bien son 4h, tout comme Jamal d'ailleurs ! ![]()
Bref, impatiente de lire la suite ! Même si je suis d'accord avec Lady, sur le fait qu'il ne faudrait pas que tu publies trop vite tes épisodes
Pour ne pas freiner les lecteurs, ou pour instaurer un suspense haletant, ou même pour ne pas épuiser trop vite la liste de tes nombreux épisodes
En tout cas, j'aime beaucoup l'univers que tu es en train de mettre en place, et j'attends d'en savoir plus sur leurs nombreux pouvoirs, ce mariage forcé et cet inquiétant Tonton John ^^
Hmm ... du coup, je ne sais pas à quel fréquence c'est le mieux pour tenter de rattraper mon avancée sur l'autre forum (où j'ai posté le 19ie épisode hier). Une à deux fois par semaine ? A vous de voir ce que vous préférez.
Merci Linette. Un petit air de Kaamelott ? Sûrement oui, parce que nous sommes fans à la maison avec monsieur. Même nos filles regardent avec nous (en sachant que la plus grande n'a pas encore 4 ans). J'aime bien écrire sous le ton de l'humour, surtout dans une histoire comme ça avec un côté sombre. ça permet de casser un peu le côté glauque parfois.
Pour les messieurs, j'ai une sacrée brochette de beaux mâles dans ma partie oui (dont un que vous n'avez pas encore vu et je ne compte pas vraiment Caleb que je n'ai pas créé). Mais j'ai toujours été étonnée que Charles remporte son succès, parce que ... hmm ... il a une bouche très bizarre en fait. Voilà pourquoi je lui ai collé sa barbiche au passage à l'adolescence. Autant sa bouche est mignonne sur son visage d'enfant, autant après ... bof. Je suis curieuse de voir lequel va plaire le plus ici au fil des chapitres, parce que sur le forum off, ce sont les Faust père et fils qui remportent tous les suffrages, loin devant les autres.
J'espère que vous ne serez pas trop perdu car l'univers est parfois complexe et j'ai tendance à donner des indices comme dans une intrigue policière sur les secrets de certains personnages. Il faut mettre bout à bout pour tout comprendre. Sinon, niveau pouvoir, ils en ont un chacun et ça suffit amplement, exception faite de Charles et Al qui ont chacun des talents supplémentaires, car personnages principaux de l'histoire.
Je pense que deux fois par semaine, ça serait pas mal non ?
Ok, ça marche pour deux fois par semaine
J'en posterai un le lundi et l'autre le vendredi (sauf si ma connexion internet a décidé de m'embêter le jour voulu évidemment).
- Je me demande bien ce qu’ils nous veulent. J’aurais largement préféré chasser ce soir. J'ai besoin d'énergie. Lilith ? Hé ho !
- Paix intérieure … Paix … intérieure ...
- Mais qu’est-ce que tu fais ?
- Je me prépare.
- Ce n’est vraiment pas le moment de méditer sœurette. Nous sommes attendus par père.
- Oh je t’assure que si. Sinon, je vais finir par mordre une certaine personne …
- Tu vois, nous ne sommes pas en retard. Je dirais même que nous sommes en avance.
- Taré, tu es t-a-r-é !
- Non mais t’as mangé du lion ou quoi ? Qu’est-ce qui te prend ?
- Plus JAMAIS je ne monte en voiture avec toi ! Tu es un taré ! Tu veux que je meure prématurément ou quoi ? Sur ma tombe, on lira « Ci-gît Jamal Massouf, mort parce que son meilleur ami a voulu franchir le mur du son sur l’autoroute».
- Tu as trop d’imagination.
- En fait, t’es un gros nounours trouillard Jamal.
- Moi j’ai trouvé que c’était trop cool. Je suis partant pour un rallie la prochaine fois.
- Quand tu veux frangin.
- Vous êtes t-a-r-é-s tous les deux. Vous êtes certains de ne pas être vraiment frères ?
- On aurait bien aimé tiens, mais non.
- Oh mais regardez qui voilà !
Je vous présente les Vatore : Caleb et Elizabeth, surnommée Lilith pour les intimes. Même si ça ne se voit pas au premier abord, ils sont vraiment frère et sœur. Ils sont même jumeaux. Ils auraient vécu au XVième siècle en Italie. Papa italien, maman britannique. Leurs parents sont morts durant une épidémie de peste, alors qu’ils étaient encore enfants. Je m’étendrais bien sur le pourquoi du comment Vladislaus les a transformé, mais on va garder ça pour une autre fois.
Si on devait les qualifier chacun, je dirais que Caleb est le séducteur. Je n’ai vu aucune femme lui résister. Ni aucun homme d’ailleurs. Il n’avait même pas à lever le petit doigt. Il lui suffisait de montrer sa trogne d’amour. Si je voulais avoir mes chances de ramener une fille, j’avais plutôt intérêt à limiter mes sorties avec Jamal et lui. Je faisais sacrément tâche à côté d'eux. Chaque vampire a un talent particulier et celui de Caleb va avec sa personnalité : le charme. Enfin, c’est un peu pareil chez nous les éveillés. Nos pouvoirs vont souvent de pair avec notre trait de caractère dominant. Bref, Caleb plaisait énormément. Par contre, il valait mieux qu’il ne tombe pas amoureux. Quand ça arrive, c’est à chaque fois la catastrophe. Devise n°1 : pas de nanas, pas de problèmes. Sur ça, lui et moi, on était d’accord.
Et Lilith … Lilith ! Intelligente, divinement belle, un parfum de danger qui exalte d'elle et un calme à toute épreuve. Je n’ai jamais vraiment su quel était son talent de prédilection pour la bonne et simple raison qu’elle en a beaucoup. Au fil des siècles, elle est devenue un vampire très puissant, bien plus que son petit frère bien trop nostalgique de sa vie d’humain pour évoluer dans les ombres. Elle est dotée d’un regard hypnotique dont personne n’a jamais su percer le secret.
Elle me fascinait et ce depuis que j’étais gamin. Dès que je le pouvais, j’allais chez mes copains vampire pour lui taper la discute. Parce que non contente d’être belle, elle était cultivée. Et j’ai toujours aimé parler de tout et de rien. Je crois surtout que je devais être secrètement amoureux d’elle. Mais j’avais déjà ma façon bien à moi de le lui dire.
- Dis Lilith, tu as déjà eu un amoureux ?
- En plus de 500 ans, même bien plus d’un.
- Tu as un amoureux pour le moment ?
- Non. Pourquoi ?
- C’est cool, tu ne risques pas de rendre jaloux quelqu’un. Je te fais l’honneur de t’offrir mon premier bisou.
- Hmm … reviens quand tu auras … je ne sais pas moi … une vingtaine d’années, ok ?
Bon, sur le coup, j’ai dû trouver un autre cobaye, bien moins intéressant évidemment, pour tester les jeux de langue. Mais ce qu’elle m’avait dit n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. J’ai quand même attendu un peu, histoire de me faire désirer. Je comptais attendre la trentaine bien sonné, mais voilà … La fascination qu’elle exerçait sur moi était devenue une obsession. Lilith Vatore était un grand mystère à percer. Il n’en fallait pas plus au grand Charles Beaumont (c'est-à-dire ma petite personne) pour s’y attaquer. J’aimais le mystère, même un peu trop. Et puis, voyez-vous, il y a quelques mois, je commençais sérieusement à m’ennuyer. Même mes conquêtes d’un soir n’arrivaient plus à me distraire.
Je ne suis pas un séducteur. Et malgré que j’aime faire joujou avec le contrôle mental, je n’ai jamais utilisé mon pouvoir pour obliger une femme à coucher avec moi. Déjà, ce serait mal. Généralement, il suffit que je dise « Je suis Beaumont … Charles Beaumont » pour arriver à mes fins. Étant un des partis les plus riches de San Myshuno, je peux vous dire que les femmes, elles se précipitaient toutes. J’ajoutais à cela un coup de gratte et de chant, et je remportais le jackpot. Oui, j’en profitais, mais d’un autre côté, seules les femmes vénales tombaient dans le panneau. J’étais donc à moitié coupable. Je n’avais plus qu’à faire mon choix pour assouvir ma grande soif de luxure. Je ne les rappelais jamais, je ne me souvenais jamais du prénom et … c’était devenu trop facile. Je m’ennuyais.
Alors, j’ai fait un pari fou : conquérir l’inaccessible … pour la laisser tomber comme toutes les autres dès le lendemain bien évidemment. Au risque de briser une très grande amitié. Parce que vampirette et moi, on s’est toujours très bien entendu. Mais voilà … ma soif de pouvoir l’a emporté. Lilith Vatore était devenue mon nouveau joujou officiel.
A chaque fois que je la voyais, je passais mon temps à la chercher. Taquinerie, allusions … euh … Hmm … non pas d’allusions en fait. J’y ai été franco, la diplomatie et la finesse n’étant pas mon fort. Mais vous allez pouvoir le constater, vampirette était dure en affaire.
- Wawawaw … Salut vampirette.
- Bonjour. Que me vaut l’honneur de ta visite ?
- Je passe chercher Caleb. On sort. Tu viens avec nous ?
- Non merci, j’ai déjà un rendez-vous de prévu.
- J’ai remarqué. Tu es très en beauté ce soir.
- Pourquoi tu me fixes comme ça ?
- J’évalue comment ça se retire.
- Annule ton rencard. Je te propose autre chose.
- Comme quoi ?
- Ça te dit une longue nuit de plaisir toi et moi ? Ici, là, tout de suite. Arrêtons de nous mentir. Je te plais. Tu me plais. Autant ne pas reporter l’inévitable.
- Non merci.
- Dommage pour toi, tu ne sais pas ce que tu rates. J’aurais été le meilleur coup de ta vie.
- J’en doute fortement. Reviens quand tu seras un homme … c’est-à-dire jamais.
- Mais …
- Bonne soirée Charles. Amuse-toi bien ...
Lilith 1 – Charles 0 Ah … ça commençait mal. ça allait être bien plus compliqué que je ne le prévoyais.
Je n’aime pas qu’on me résiste … Ce n’était juste pas possible. Alors, vous pensez bien que je n’allais pas rester sur un refus. Je lui en ai fait baver mais littéralement pour me venger. J’ai mis les bouchées triple pour la titiller et la faire sortir de ses gonds. Rien à faire. Mais comment elle faisait ? Il n'y avait pas pire plaie que moi ! En fait, son secret était tout simple : elle méditait avant d’avoir affaire à moi. Et comme elle me sentait à au moins un kilomètre, le temps que j’arrive devant elle, elle avait le temps de se préparer. Pff, tricheuse ! Le pire, c’est qu’elle méditait même en ma présence, voire chez moi quand je les invitais à passer un week-end au loft. Et en petite tenue légère pour couronner le tout.
Mais à force de jouer, j’étais bien en train de perdre ... c’était bien ça le problème. Je me suis même demandé à un moment donné si ce n’était pas moi qui devenais le jouet de vampirette. J’ai eu la puce à l’oreille sur ce changement de statut lors d’une soirée. Je sors beaucoup avec Jamal. Et avec Albrecht cette fois-là. Il fallait que je le dévergonde un peu le petit. Et surtout lui faire profiter de la vie avant d’être enchaîné par la petite Luna Villareal. Ce qui n’était plus qu’une question de jours, voire d’heures si vous voulez mon avis tellement il est fou amoureux d’elle. Il avait beau avoir 15 ans, il faisait plus vieux que son âge. Trop facile de le faire passer pour majeur, avec ses valises de trois mètres sous les yeux. Cette virée, je m’en souviendrai toute ma vie … Ce soir-là signait le début des ennuis pour moi.
- Hey, mais c’est Charles Beaumont !
- On se connait ?
- Mais Malcolm voyons. Mais si Malcolm Plénozas !
- Hmm … Ah oui … on fréquentait la même fac, je me rappelle maintenant.
- Mon dieu qu'elle est magnifique ! Charles, je te préviens, je l’ai vue en premier !
- Hein, qui ça ?
- Bonsoir Charles. Tu me présentes à ton ami ?
- Tu la connais ? Ne me dis pas que c’est ta femme ?
- C'est …
- Juste une connaissance.
- Juste une connaissance ? Tu te fiches de moi !
On traînait TOUT LE TEMPS ensemble. On jouait de la musique ensemble, elle me servait de modèle quand je peignais ou dessinais, on méditait en duo, on débattait des livres qu’on avait lu et des films que l’on regardait, on allait au ciné rien qu’elle et moi parce qu’on était les seuls à aimer les films d’auteur et les scénarios un tant soit peu intelligent … Elle me connait depuis que je suis bébé. Et je suis juste une connaissance ?!? Tu vas me payer cet affront, tu vas voir !
- Je me présente : Malcolm. Et vous êtes ?
- Elizabeth.
- Faites comme si je n’étais pas là … Ne vous gênez pas surtout …
- Me feriez-vous l’honneur de danser mademoiselle Elizabeth ?
- Tu crois vraiment qu’elle va dire oui avec ta tronche ? Et puis, désolé, mais c’est avec MOI qu’elle danse.
- J’ai dit que je l’avais vu en premier.
- Il n'y a pas de premier qui tienne fils à papa. Techniquement, je l'ai vue largement avant toi de toute façon. C’est MA Lilith et celle de personne d’autre, compris ?
- C'est avec plaisir que je danserai avec vous Malcolm.
- Pardon ?!?
- Quel honneur vous me faites ! Vous ne le regretterez pas, je suis un excellent danseur.
- Je n’en doute pas …
Ce regard. Mais ce regard ! Envoûtant et … ce sourire malicieux. Première fois que je percevais ça dans son attitude d’habitude si impassible. Là, j’ai compris que j’avais vu juste. Les règles avaient effectivement changé. Elle était bien en train de jouer avec moi ...
- Non mais tu ne vas pas me faire ça quand même !
- Je vais me gêner. A tout à l’heure … petit bébé.
- Reviens ici tout de suite ! Je vais te montrer si je suis un bébé ! Tu oses m’ignorer en plus … Tu vas me le payer !
- Hey Charlie, tu viens danser ?
- Ouais et si tu pouvais faire changer la musique au D.J. par contrôle mental, ce serait trop Cool … Parce que là, autant se pendre directement, ce sera mieux que de se bouger sur ce truc qu’il pense être de la musique … Un petit « Heads will roll », ça serait largement mieux ! Lilith adore cette chanson en plus.
- Ohla, ce regard de tueur que tu as. ça ne va pas ?
- Je vais le tuer s’il la touche ! Je vais le faire valser du 20ième étage d’un immeuble, je le jure ! Personne ne regrettera ce crétin de toute façon !
- Euh … qui ça ? Un petit verre pour te détendre ?
- Débrouillez-vous pour rentrer tous les deux. Moi, je me casse !
- Mais qu’est-ce qu’il a ?
- Il est fou de jalousie.
- Jaloux ? De quoi ? Je ne comprends rien …
- Tu ne comprends jamais rien Jamal, c’est ça qui est bien avec toi.
- Moque-toi … Tu sais toujours tout mais tu triches mec. Tu es médium.
- Je n’ai pas besoin de parler avec les esprits pour voir ce qui est l’évidence même.
- Pff, on fait comment maintenant ? On devait dormir chez Charlie.
- Bah tu n’auras qu’à venir chez moi. P’pa, il s’en fout, il ne dira rien. Il me laisse faire ce que je veux.
- Pff … Ouais, mais ça veut dire qu’on va devoir se taper 5 km à pieds …
- Mais non gros bêta. On a un moyen de locomotion, réfléchis.
- Tu crois que Lilith et Caleb voudront bien nous ramener à dos de chauve-souris ?
- … Je parlais du premier bus du matin ... Tu es désespérant Jamal.
Lilith 2 … Charles 0. Ça commençait à devenir agaçant … Ma fierté de mâle dominant en prenait un fameux coup.
Je ne sais pas si elle l’a fait exprès … ou si c’était involontaire de sa part. Mais je devais me rendre à l’évidence. Le grand Charlie était vaincu. A force de jouer, voilà ce qui arrive. J’étais foutu, ma vie était f-o-u-t-u-e. Je m'étais juré depuis la mort de ma maman que ça ne m'arriverait jamais. JAMAIS je n'aimerais personne d'autre. Mais non ... J’étais tombé amoureux de certainement la plus belle femme au monde. Que dis-je ? LA femme de ma vie. Vous savez ? Celle que vous vous dites « c’est celle-là et pas une autre ». Il y avait donc une femme dans ma vie … et dans mon équation, j’allais au-devant de gros problèmes. J’étais tellement en colère que j’ai joué et chanté du Korn toute la nuit. Et même si ma voix n’avait rien à envier au grand Jonathan Davis … vu l’heure tardive, les voisins du dessous ont dû rager bien comme il faut.
Ce soir, j’étais bien décidé à me venger ! Si elle croyait qu’elle allait l’emporter, ah ça non ! J’ai une réputation à tenir quand même.
- Salut Caleb !
- Charles en avance ? On croit rêver. Tu es tombé sur la tête ?
- Très drôle.
- Elizabeth …
- Charles …
- Très en beauté aujourd’hui. Sexy ce décolleté, mais tu es au courant que ça ne te sert à rien ? Il faut une poitrine généreuse pour que ça soit intéressant.
- Goujat ...
- Tu sais, après la réunion, …
- Non merci !
- Tu croyais que j’allais te demander quoi ? Tu rêves ma pauvre. Maintenant, j’ai une petite amie. Le grand Charlie est casé. C’est trop tard maintenant. Fallait sauter sur l’occasion avant …
- Hein, tu as une petite amie ? Mais pourquoi tu ne m’as rien dit ? Je suis ton meilleur pote quand même ...
- Tu es un abruti Jamal ! Tu ne comprends jamais rien !
- Mais euh …
- Tu vois, elle est tellement chaude qu’elle m’a fait des suçons du tonnerre. Je ne suis pas prêt de la laisser tomber.
- Hou le vilain menteur.
- Qu’est-ce que j’aime le voir galérer avec ma sœur.
- Tout cet amour, ça m’émeut.
Quand je vous disais que les femmes c’étaient le mal … elle m’avait fait mentir. Règle n°2 : Charles Beaumont ne ment jamais. Il est toujours, je dis bien TOUJOURS franc. Quitte à faire mal à quelqu’un. Et là, je mentais juste pour la rendre jalouse. Parce que la gonzesse en question, même pas que je l’ai pratiquée dans mon lit. Je ne me souviens même plus à quoi elle ressemblait d’ailleurs. Je sais juste que je l’ai raccompagnée à ma porte sans ménagement … tout ça parce que je pensais à vampirette et que j’avais l’impression de la tromper.
- Ne reste pas plantée là vampirette. Tu vas être en retard. Papa Vlad ne sera pas très content après.
- Lilith, ça va ?
- Si tu ne me retiens pas Caleb, sois je le mords … Soit je la saigne ELLE !
- D’accord …
- Bon, vous venez ou quoi ?
- Tant mieux pour toi si tu as quelqu’un ! Je lui souhaite bien du courage avec un bébé comme toi.
- Tu m’as appelé comment là ?
- B-é-b-é !
- Je vais te montrer si je suis un bébé … vieille peau !
- Répète ça un peu pour voir !
- Hola … mais il se passe quoi là ?
- Dispute d’amoureux.
- Ahhhhh c’est ça ! Je me disais bien qu’il y avait un truc entre-eux.
- Pour une fois, tu n’as pas été trop bête. Tout n’est pas perdu on dirait.
- bande d’enfoirés ! Un jour, je me vengerai pour toutes vos moqueries sur mon intelligence … Vous rigolerez moins.
- On va régler ça toi et moi. Ça fait trop longtemps que tu me fais courir. J’en ai plus qu’assez ! J'en peux tellement plus que je vais finir par te sauter dessus ! C’est où tu veux, quand tu veux ! Voire là maintenant, tout de suite !
- Hmm … Je vais être courtoise et laisser à l’homme le rôle du chat. Rattrape-moi … si tu y arrives … Ronge ton frein par contre, car le jeu ne fait que commencer.
- … J'en reste sans voix ...
- On dirait que tu as un gros problème sur les bras Charles.
- Rha Charlie, veinard !
- Euh c’est quoi cette histoire de chat ? Quel chat ?
- (en choeur) Jamal …
Lilith 3 … le petit Charlie 0 … J’étais passé de « foutu » à « mort ». Charlie le coureur de jupons était mort. Définitivement. Jeu set et match en faveur de Lilith Vatore. Mais prépare-toi ma grande, je ne m’avoue pas vaincu. Tu as gagné une bataille … mais tu ne gagneras pas la guerre ! Jamais, plutôt mourir, foi de Beaumont !
Hmmm, un épisode savoureux ! Que c'est drôle de voir Charles dans cette situation qui lui rabat le caquet ![]()
Vraiment, c'est un plaisir de lire cette histoire ! Et à raison de 2 fois par semaine, tu vas nous faire vibrer d'impatience à chaque fois : comme quand on défait le papier d'un bonbon avant de la savourer ![]()
J'avoue que ce chapitre me parle moins. J'aime beaucoup le personnage de Lilith mais je ne suis pas plus fan de ça de sa relation avec Charles. Enfin c'est la possessivité de ce dernier que je n'aime pas.^^
J'ai profité d'une insomnie pour lire ton début d'histoire.
Ça me rappelle les chroniques sur le site officiel des sims 2 : beaucoup de photos et beaucoup de dialogue. Un mode narratif très en lien avec le jeu qui permet d'attirer les petits lecteurs comme les grands. J'aime bien, ça me rend presque nostalgique. Ça se lit tout seul, l'univers est intéressant, les personnages attachants. On sent que tu peux nous emmener très loin en défiant les limites du jeu.
Hâte de découvrir la suite
Je vous réponds aujourd'hui et je posterai, comme convenu, la suite demain ![]()
Je me suis éclatée à l'écrire Linette. En fait, je ne savais pas quel serait l'avenir amoureux de Charles (surtout que monsieur a le trait froid, alors la drague ... ce n'est pas son truc). Au départ, je voulais une relation chien/chat entre Charlie et Lilith et finalement, j'ai eu pleins de demandes pour les mettre ensemble
J'y ai accédé (enfin, il ne fallait pas trop me pousser non plus) et ils sont plutôt bien assorti. Ils ont des caractères plutôt opposés (et complémentaires), avec tout de même pas mal de trucs qui les rapprochent (comme la culture, l'amour pour la musique notamment). J'espère ne pas trop vous lasser sur le début, parce que le début est très long à mettre en place. Avec autant de personnages, je voulais vraiment poser à fond le cadre avant de passer aux choses "sérieuses" dirons-nous.
Ah, c'est la première fois que l'on me dit que Charles est possessif XD C'est bien tout le contraire en fait. Ce qui ressort beaucoup surtout, c'est qu'il a la fierté très mal placée et que notre vampire a réussi à bien le mener en bateau. Mais possessif ... non, du tout. Il le montrera d'ailleurs dans la suite. Charlie est plutôt un électron libre qui évite de s'attacher au maximum. En plus, il n'est pas commode l'asticot, il tire d'ailleurs toujours la tronche en jeu, c'est terrible. Je crois que c'est le personnage qui sourit le moins dans ma partie. Enfin, c'est un peu de famille
Si tu aimes bien Lilith, tant mieux. J'ai bien aimé me l'approprier (alors qu'à la base, c'est une premade de Forgotten Hollow). Je me suis pas mal appropriée les trois vampires, j'ai refait leur apparence (pas les traits du visage, mais un changement de coupe de cheveux, des yeux, etc ...), seul Caleb n'a pas été relooké, mais par contre, il bénéficie d'une forme sombre (qu'il n'a pas de base). Les yeux rouges de Vladislaus ont, par exemple, une signification dans l'histoire qui sera expliquée dans ... l'épisode suivant d'ailleurs je crois. Oui, c'est bien ça ^^
Merci Sucréomiel. C'est rigolo que tu parles des chroniques du temps des sims 2. J'avoue être très nostalgique de ces histoires. Je n'en ai pas écrit moi-même à l'époque, parce que je ne me suis jamais attachée à mes familles (je jouais au grand max 2 générations et encore ... alors que par exemple, pour la famille de Charles, j'en suis déjà à la naissance de la génération 7 et je m'éclate toujours autant).
J'espère que ça ne vous dérange pas que les personnages paraissent plutôt stéréotypés au début. C'était un parti pris. Leur personnalité s'affine au fil des épisodes. Disons que j'ai voulu prendre le même fonctionnement que l'on peut avoir IRL quand on rencontre quelqu'un pour la première fois : "juger" sur les premières impressions, ne voir que certains aspects, alors que la personne est bien plus profonde quand on regarde au-delà des apparences.
Voilà, la suite arrivera demain comme prévu
Wouah , Ton histoire est très captivante ! Chaque chapitre me donne envie de lire le suivant .
Merci Bretagne ![]()
Me voilà donc à tenter vainement de rattraper vampirette. Ce qui était perdu d’avance vu qu’elle était bien plus rapide et forte que moi. Tricheuse.
- Ne m’en voulez pas les amis, mais je ne vais pas traîner non plus. A tout à l’heure les escargots.
- Pff Lilith et toi vous êtes des tricheurs ! Pourquoi on n’a pas un pouvoir de super vitesse comme Flash ? C’est possible un échange ?
- Ne te plains pas, le mien de pouvoir, il craint. Si j’avais su qu’on gagnait l’abonnement insomnie, jamais je n’aurais signé pour être médium. On n’est jamais tranquille avec les esprits, même sous la douche.
- Hein ? Ils matent les esprits ? Je crois que je vais prendre ma douche en maillot de bain maintenant …
Du coup, Jamal, Albrecht et moi, on a couru comme des malades pour les rattraper et ne pas être trop ridicule. On a une réputation à tenir quand même. Et puis, je m’en serais voulu de rater le câlin père/fille entre tonton Vladislaus et vampirette. Je ne la croyais pas comme ça … Par l’univers … et moi qui ne suis mais alors pas démonstratif pour un sou. Elle allait être servie.
- Père !
- Ma Lilith.
- Ne m’en veux pas, mais pas de câlin pour moi. J’ai une réputation de dur à tenir.
- ça fait des siècles que j’ai fait une croix sur les câlins entre nous fils.
- Père … Je ressens que vous n’allez pas bien. Un problème ?
- ça pourrait aller mieux. Il va falloir être forte ma fille.
- Pourquoi tu me dis ça ?
De notre côté, on était bien trop obnubilé par la montagne de nourriture sur la table pour embrasser tonton Vlad. Quoique, vu notre âge, « il pouvait toujours se brosser » comme dirait Al. On était bien trop vieux pour ça. Et puis, comme Caleb, on avait une réputation de gros durs à tenir.
- Ahhhhhh retenez-moi les gars, ça me donne TROP faim.
- Je vous laisse tout le reste tant que vous me laissez le chocolat et les bonbons. Chez les Faust, on marche à la sucrerie. Chocolat … Nutella … Chantilly … Caramel !
- Enfin vu tout ce qu’il y a, ça m’étonnerait que tu avales tout Al.
- Tu veux parier ? Je m’enfile un pot de Nutella d’un kilo chaque matin ! Tiens d’ailleurs, je suis certain que mon père est déjà passé par là. Regarde, il y a une boîte de chocolats ouverte.
- Mais vous faites comment pour être aussi maigrichons tous les deux ?
Tout le monde était là ou presque. Les Gothik avaient décrétés qu’ils ne se déplaceraient pas (ils se pensaient trop bien pour nous). Jocaste Galantome et sa fille Sonia auraient bien eu du mal à expliquer à monsieur et au fiston aîné où elles allaient, ces derniers n’étant pas sorciers (mais ça, c’était une autre histoire que je vous expliquerai peut-être plus tard, qui sait). Agnès Ladentelle … Je pense qu’on avait dû omettre de l’inviter. Enfin, vaut mieux pour nous tous, parce que madame vole l’énergie vitale et les pouvoirs d’autrui. C’était une veuve noire qui avait épuisé et tué je ne sais combien de maris. Je préfère ne pas être en sa présence. Je tiens trop à mes pouvoirs.
- Ah mes petits, comme ça me fait plaisir de vous voir. Maintenant que vous êtes arrivés, nous allons pouvoir commencer. Vous avez faim ? Soif ? Autre chose ?
- Non c’est bon tonton.
- Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai trouvé les bonbons. J’ai besoin de rien d’autre perso. Qui qu’en veux ?
- Psst, fiston, passe-m’en un !
Vladislaus est le prototype même de la personne qui vous tue le mythe du méchant vampire. On ne l’appelle pas tonton Vlad par hasard. Il a toujours été très paternel. Je crois qu’il doit avoir au moins un millénaire … voire certainement plus à la réflexion. Il porte les yeux rouges car c’est la marque d’un originel. Attention, voici la minute explicative du grand Charles. Alors ouvrez vos oreilles, je ne me répéterai pas. Par originel, on entend un humain qui a muté en vampire tout seul sans transformation par un autre vampire. C’est un genre de cadeau de l’Univers pour les êtres d’exception à ce qu’il paraît. Vlad était, dans sa vie d’humain, un guérisseur altruiste qui prenait soin des plus démunis. Il paraît qu’il a recueilli mon ancêtre Mélisandre de Beaumes, mon arrière arrière arrière ... et j’en passe … grand-mère. Par la suite, il s’est beaucoup occupé des petits sorciers qu’il a croisés. Il tient toujours ce rôle aujourd’hui. Vu qu’on ne sait jamais quand un éveillé va réveiller son pouvoir, nos parents évitaient de nous mettre en crèche. Du coup, c’était Vladislaus et Jahia, la mère de Jamal, qui s’y collaient pour nous garder. Et entre tonton gâteau et tata poule, on a été choyé.
Une chance … parce qu’on ne peut pas dire que mon père m’ait couvé. Il a toujours été très dur avec moi. Jamais un câlin, une montagne de reproches. Il a toujours exigé de moi la perfection. Si je suis si peu sentimental et sévère, je pense qu’il doit y être pour quelque chose. Mais malgré tout ça, au fond de moi, il y a un petit garçon blessé qui espère plus que tout que son père finira par lui dire qu’il l’aime. Apparemment, ce n’était pas pour ce soir.
- Charles.
- Père.
- Bonsoir Jacques.
- Tiens tiens … Elizabeth … Ma parole, on vous voit toujours ensemble pour le moment.
- (en chœur) Nous ? Non non …
- Hmm … Bien dormi ? Le réveil n’a pas été trop dur ?
- Un « Mon fils, tu vas bien ? Il se passe quoi de nouveau dans ta vie ?» ça t’écorcherait ? Pas que je m’ennuie ici, mais si je pouvais abréger pour t’éviter, ça m’arrangerait. J’ai un peu autre chose à faire de ma soirée.
- Comme quoi ? Sortir jusqu’à pas d’heures et vivre votre vie de débauche ?
Mon père me cherchait déjà … ça commençait mal. Mais le pire, c’est que je voyais mon parrain Meinhard et Muraad, le père de Jamal, chuchoter dans leur coin.
- Hmm tu crois qu’on commence par quoi ? La mauvaise nouvelle ou … la désastreuse ?
- Je ne sais pas. Si on commence par la désastreuse, au moins, ce sera une bonne chose de faite.
- Ou alors, on commence par la mauvaise et puis, on se casse et on laisse Jacques se démerder avec Ch…
- C’est QUOI ces messes basses ?
- Euh rien ….
- Ne me prenez pas pour un abruti. Il ya Jamal pour ça.
- Hey !
- Bon, mes enfants, si je vous ai appelé, c’est pour une question concernant l’élection chez Oméga. Meinhard a eu une vision et ce n’est pas de très bon augure.
- Il faut toujours que tu fasses ton intéressant pour être mis en avant.
- *soupir* Jacques …
- « Et Meinhard par ci, Meinhard par là ». Tu as toujours été le chouchou de toute façon.
- Ah toi, ne recommence pas ! Je sais ce que j’ai vu !
- Tu vois TOUJOURS la mort et le mal partout. Change de disque, il est rayé.
- On va demander à Jahia de nous échanger nos pouvoirs. Je te les donne pour le restant de tes jours si tu veux. Je suis certain que tu ne tiens même pas une semaine.
- Pff … Ce n’est pas un pouvoir que tu as … Tu es juste un charlatan.
- Je vais finir par en prendre un pour taper sur l’autre …
- ça y est … et ça recommence … Vous croyez qu’ils vont arrêter de se friter un jour ?
- Je ne sais pas.
- Père … Si parrain dit qu’il a vu quelque chose, tu pourrais l’écouter au moins.
- Ah au moins quelqu’un de censé ici !
- ça m’aurait étonné que vous ne teniez pas avec lui.
- Je ne tiens avec personne. Ne me mêlez pas à vos rancœurs. D’ailleurs, si vous pouviez les régler une bonne fois pour toute, ça nous ferait des vacances.
- Tant que vous pouvez me contredire de toute façon …
- Arrête de faire ton calimero s’il te plaît. A chaque fois, il tombe juste. C’est un constat simple. Il ne faut pas avoir fait math sup pour ça. Mais apparemment, tu préfères avoir mauvaise foi. Donc, tu as vu quoi parrain ?
- C’était assez flou mais je voyais Huntington auréolé, souverain. Il y avait du sang et je ressentais beaucoup de douleur venant de notre côté. Je suis désolé. Je n’ai pas reçu plus que ça.
- Ce serait bien si tu arrivais à être plus précis.
- Écoutez, soyez déjà content que j’arrive à cohabiter avec le veilleur durant la possession, du moins assez pour avoir le souvenir des images. Au tout début, c’était lui qui prenait totalement contrôle de mon corps et à moins d’avoir quelqu’un à proximité pour noter ce qu’il disait par ma bouche, on n’avait rien.
- Et finalement, ça a donné quoi ces élections ?
- On ne sait toujours pas et c’est bien ce qui m’embête mes petits. Normalement, j’aurais dû recevoir un coup de fil du président élu cet après-midi pour qu’on organise une rencontre dès le lendemain pour parler de certaines affaires courantes.
- Ah ça, c’est très mauvais sœurette.
- Moi, ce n’est pas ça qui m’inquiète. Je ressens beaucoup d’appréhension de la part de Muraad, Meinhard et père. Et ça ne concerne pas les élections.
- Ah ! Tu vois Jacques, j’avais R-A-I-S-O-N ! CQFD !
- P'pa s’il te plaît ...
- Vous allez arrêter de faire les gamins sérieusement. On se demande qui sont les plus vieux et les plus jeunes ici.
- Vous, vous allez faire moins le malin dans une minute.
- Excuse-moi. Depuis quand on se parle toi et moi ? Et arrête de me vouvoyer, ça me casse les bonbons.
- Je vais m’occuper de vous rappeler vos obligations d’éveillé.
- Ecoute Jacques, ce n’est pas le moment …
- Bien sûr que si Vladislaus. Je crois qu’on a assez attendu.
- Je dois avoir un sacré trou de mémoire dis donc. Le mot « obligation » ne fait pas partie de mon vocabulaire.
- vous avez 25 ans Charles.
- Waw, tu connais mon âge, bravo ! On se demande comment tu as fait pour oublier mon anniversaire. Et donc ?
- Bon bah euh … Hmm Hmm moi je m’en vais. J’ai autre chose à faire. Tu viens fiston ?
- Euh, il se passe quoi là ? Tu en tires une tête p’pa …
- Je n’ai qu’un neurone dans la tête, mais je vois quand même quand y’a un truc qui coince.
- Pourquoi j’ai l’impression que vous me cachez tous un truc … Vous avez tous la trouille. Vous commencez à m’énerver à la fin.
- Ah c’est que ça concerne Charles … Je me disais bien que mes perceptions ne me trompaient pas.
- Je me demande bien ce qu’ils lui veulent. Ça va être électrique, j’en salive d’avance.
- Charles.
- Père.
- Je vous annonce aujourd’hui que vous allez vous marier.
- (en chœur) QUOI ?!?
- J’ai entendu comme un écho, c’est marrant.
- Alors ça … Il faudra me passer sur le corps pour forcer mon meilleur pote à se marier, je vous préviens …
- P’pa, vous nous charriez là ? Je te connais bien. Jamais tu ne ferais ça.
- Je n’ai rien fait moi. Voyez ça avec Jacques.
- J’en reste sans voix …
- (chuchote) Oh non sœurette ... Ne me dis pas que tu l’aimes vraiment ? Je pensais que tu t’amusais moi.
- J’ai l’air de m’amuser là !
- Ce n’est pas le premier Beaumont qui te drague … mais je dois avouer que c’est le premier qui réussit à t’avoir. Je crois que Jacques va en faire une syncope quand il va s’en rendre compte.
- Marié ? Comment ça marié ? Mais non, il ne peut pas se marier !
- Tu t’essaies dans l’humour père ?
- ça va Lilith, tu en tires une tête ?
- Mais mais mais, non tu ne peux pas le marier Jacques ! Vous n’allez pas me faire ça !
- Je suis très sérieux. D’ailleurs, je ne vois pas en quoi ça te regarde Elizabeth.
- Ah bah nous, on sait pourquoi ça la regarde. Mais comme tu ne remarques jamais rien ...
- Toi, on ne t’a pas sonné Faust !
- Alors là, c’est la meilleure. Moi, me marier ? Je sais que tu ne me connais pas, vu que tu passes ton temps à faire comme si je n’existais pas. Mais là, tu t’es surpassé … Je suis tellement sonné que j’en ai le sourire crispé tu vois.
- Je suis très sérieux. Alors, regardons dans le codex de l’ordre. « Si, à ses 25 ans, un éveillé est toujours célibataire, il est tenu de se marier, dans l’année, à un autre éveillé. Si celui-ci n’a pas choisi son partenaire, l'ordre en choisira un pour lui ».
- Tu crois vraiment que je vais me soumettre à cette règle obsolète et totalement ridicule ? Tu rêves. Je préfère encore m’exiler sur une île déserte. Salut la compagnie, je me casse.
- On se calme. Personne ne part, personne ne marie personne. On va tout de suite mettre les choses au point.
- Il n’y a rien à mettre au point. Charles se marie et au plus tôt. J’ai déjà tout prévu.
- ( Télépathie) Père ! Non, pas ça …
- ( Télépathie) Je suis désolé Lilith. Crois bien que je sois peiné pour toi ma fille. J’ai essayé, mais Jacques ne veut rien entendre.
- Vous vous mariez ou …
- Ou quoi exactement ?
- Je vous fais retirer vos pouvoirs.
- De … Je … Tu …
- Tu n’y penses pas Jacques ! Nous avons besoin du talent de Charles.
- De mieux en mieux ici. Il me semblait qu’on évitait ce genre de pratiques par chez nous, mais il faut croire que ça a changé. Jolie mentalité …
- Pff, moi je suis trop déprimée pour réagir …
- QUOI ?
- Même si l’idée de voir Charles t’étrangler m’émoustille au plus au point … A ta place Jacques, je me téléporterais, mais très loin.
Là, j’ai vu sacrément rouge. Ça, c’était un coup bas. S’il y avait bien un truc dont je ne voulais pas me débarrasser, c’était bien mes pouvoirs. Sans ça, je n’étais plus moi. En plus, c’était le seul lien qui me restait avec ma mère. Mais s’il croyait que j’allais me laisser faire … Je me suis mis à sauter à la gorge de mon père. Sauf que ce sale rat, c’était un double qu’il m’avait servi et il était caché quelque part dans la pièce. Le pouvoir de mon père, c’était le maniement de l’illusion.
- D’accord … Je me disais aussi … Malin Jacques, très malin …
- Pff même pas drôle. Il aurait pu se laisser étrangler quand même.
- P’pa !
- Rho si on ne peut même plus plaisanter …
- Alors ça ! Je te reconnais bien là père ! Toujours à fuir tes responsabilités ! Viens-là si t’es un homme !
- Peut-être suis-je ICI ... ou bien là … ou encore sur ce balcon.
- Arrête de jouer et montre-toi qu’on règle ça une bonne fois pour toute !
- Vous ne me trouverez jamais.
- C’est ce qu’on va voir !
- Qu’est-ce que tu fais Charles ?
- Chut Caleb, je me concentre.
- Si tu veux, je peux exactement te dire où il est. On ira plus vite comme ça.
- T’inquiète Lilith, je sais ce que je fais.
C’est que, voyez-vous, j’avais plus d’un tour dans mon sac. Et ça, mon père l’ignorait totalement.
- Trouvé !
- Comment ? Vous bluffez !
- Ah oui ? Les autres, vous le voyez ?
- Ah ça oui. Tu as l’air tout pâle Jacques.
- Maintenant, je vais pouvoir te tuer. ça fait un moment que ça me démange.
Je peux vous dire que Caleb et Lilith se sont empressés de nous séparer. Parce que là, j’avais des envies de meurtre.
- Je t’avais déjà prévenu de ne pas me sous-estimer. Pendant que tu penses que je me la coule douce, je travaille mes capacités. Il m’a suffi de repérer ton énergie et puis de t’ordonner d’arrêter de te rendre invisible.
- Mais c’est impossible …
- Charles, recule.
- Laisse-le-moi Caleb, je vais me le faire !
- Arrête Charles, je t’en prie.
- Lilith …
- Arrête … s’il te plaît …
- C’est bien parce que Lilith me le demande. Tu as de la chance on dirait.
- On doublera les charmes pour nous protéger ! Tu es fou !
- Fou ? Tu t’es regardé ? Vous avez tellement peur de moi que vous en devenez ridicules avec vos charmes à la noix. Tu sais quoi ? Vas-y, tu peux me retirer mes pouvoirs tiens. Je trouverai bien un moyen pour récupérer mes capacités tout seul, comme un grand. Je n’ai besoin de personne tu m’entends. Personne !
- Très bien … mais je vous laisse une semaine pour réfléchir. Passé ce délai, je ferai ce qu’il faudra.
- C’est-à-dire ?
- J’utiliserai l’envoûtement que Jahia m’a préparé pour vous retirer vos pouvoirs.
- A ta guise ...
- Père, je vous préviens. Si vous êtes complices de ça, j’hiberne pendant des siècles.
- Hmm … il faut vraiment qu’on renforce les charmes. Tu arrives même à contrôler les deux vampires.
- ça ne t’est pas venu à l’idée qu’on s’entendait bien tout simplement ... Je ne passe pas mon temps à faire la guerre aux autres comme toi tu sais.
- Ah bah d’accord … M’man et toi, je vous retiens …
- Jamal, je suis désolé.
- Désolé ? Tu te fous moi p’pa ? Tu vas faire à Charles ce que tu ne ferais pas à Lati, So et moi ?
- Le forcer au mariage ou lui retirer ses pouvoirs ? C’est comme passer de Charybde en Sylla quoi …
- Hein ? Mais de quoi tu parles Al ?
- Rien Jamal, oublie ce que j’ai dit …
- Fais ce que tu veux après tout … Ce que je pense ou ressens ne t’intéresse pas de toute façon. Et tu comptes me marier à qui exactement ? Fais-moi rire.
- J’aimerais bien le savoir aussi … histoire de la supprimer …
- Eh bien puisque vous me le demandez …
- Charles … Les amis … Les enfants … Je vous présente mademoiselle Anastasia Assinov.
Elle est mignonne la petite fiancée.
Cette la blondinette la fiancée de Jacques si j'aie bien comprit ?
en tout cas les rapport dans cette famille sont plutôt musclé et très vive ! Mais je sens qui va pas dire non longtemps ....
J'espère bien que la petite blonde est mignonne. J'ai mis une plombe à la créer cette simette. Mais j'avoue que la coiffure choisie pour cet épisode ne lui rend pas justice.
Ah ça, chez mes sorciers, c'est très sport oui
Pour sa réponse, vous verrez ça à l'épisode 6 ![]()
- ça y est, il s’est endormi. Ça lui fera du bien de dormir. Il a eu assez d’émotions pour aujourd’hui.
- Le pauvre petit. Je m’en veux de lui faire subir tout ça.
- Vraiment ?
- Non, bien entendu. Je suis entièrement satisfait de notre petit coup d’état. Et il sera mieux avec nous plutôt qu’avec un père qui avait perdu la raison.
- Si tu m’expliquais un peu comment ça s’est passé mon chéri ?
- Les Villareal ont reçu ce qu’ils méritaient. Tu les aurais vus me supplier. Je me suis délecté de leur peur.
- La goule a fait son œuvre ?
- Bien plus encore. Elle a fait un véritable massacre. Tu es géniale Audrey. Même si utiliser le sang d’un vampire mineur pour créer une goule …
- Ce n’est pas très catholique, je te l’accorde. Cependant, nous devons batailler à armes égales, tu ne crois pas ? Tu as bien fait nettoyer la scène du crime ?
- L’ordre est déjà passé et la maison est briquée comme s’il ne s’était rien passé.
- La goule a été supprimée ?
- Du tout. Elle court les rues de Windenburg à l’heure qu’il est. Si nous avons un peu de chance, elle risque de s’attaquer aux habitants. C’est malheureux pour les potentielles victimes, mais c’est un mal nécessaire. Il est temps de révéler l’existence des vampires, et ce par tous les moyens.
- Parfait mon amour. Il faut que les autres membres de l’ordre croient que les vampires ont rompu le traité et transforment en cachette d’autres serviteurs mineurs. Donnant à leur tour des goules sans cervelle.
- Je suis un homme comblé à tes côtés.
- Ensemble, nous allons régner sur Oméga. Je t’aurais bien récompensé, si seulement tu avais réussi à ramener Luna. Nous avons besoin d’elle.
- Elle est intelligente. Beaucoup trop pour son propre bien. Elle sait que j’ai fait éliminer son père.
- Tu te fais des idées. Ce n’est qu’une gamine de 15 ans. Elle est juste aveuglée par le chagrin. Il me la faut John. Avec elle à nos côtés, on pourra asseoir bien plus vite ta place de président au sein de l’ordre.
- Cette petite traînée ! Elle est complètement sous le charme du petit médium.
- En même temps, qui ne serait pas sous le charme des Faust ? Ils ont toujours été gentleman dans cette famille. Meinhard est plutôt attirant d’ailleurs.
- Tu trouves ?
- Voyons John, tu sais que je n’aime que toi. Qu’importe les inclinations de Luna, je te le répète : il me la faut. D’ailleurs, elle ferait une parfaite épouse pour John Junior.
- Je ferai de mon mieux pour la trouver. J’ai mis mes agents sur le coup. Tu as demandé les dossiers à la secrétaire ?
- Oui, ils sont là. Ne m’en veux pas : j’ai commencé à lire quelques petites choses sur ces sorciers et immortels, que ce soit dans les dossiers ou les notes personnelles de notre ancien président.
- Dire que seul Villareal y avait accès. Vilain cachottier. Tu as pu lire des choses intéressantes ?
- Tu vas être déçu. Rien que nous ne sachions déjà. Tout ce que j’ai appris, c’est que nous avons la malchance d’avoir, dans notre zone, un des vampires les plus puissants. Le comte a au moins 2500 ans selon nos sources. On ignore son véritable nom, Vladislaus étant un nom d’emprunt apparemment. La seule chose qu’on sait de sa vie mortelle, c’est qu’il était guérisseur et qu’il continue toujours, à l’heure actuelle, d’exercer la médecine. Un art qu’il apprécie particulièrement.
- 2500 ans ? Autant dire qu’il …
- … va être compliqué, voire impossible de le tuer. Aucun de nos chasseurs n’a réussi, dans le passé, à se débarrasser d’un originel. Aussi jeune soit-il. Pour exemple, Dracula a toujours été insaisissable. Quant à Erzébeth Bathory, ils ont préféré l’emmurer vivante après l’avoir affaiblie. Tous les deux sont largement plus jeunes que le comte. Autant dire qu’on doit éviter de s’attaquer à lui. D’autant plus qu’il ne sort jamais de chez lui.
- Hmpf, il doit bien se nourrir pourtant. Comment il fait s’il ne sort pas ?
- Je n’en sais rien chéri.
- Et ses enfants ?
- Les Vatore ? N’y pense même pas mon chéri. Vladislaus y tient comme à la prunelle de ses yeux. S’attaquer à eux reviendrait à signer notre arrêt de mort. Ce sont d’ailleurs les seuls à ce jour qu’il ait transformé. Je me demande bien qu’elles étaient les raisons de son choix. Les Vatore me semblent bien insignifiants.
- Hmpf, c’est ce qu’il dit. Il ne me fera pas croire qu’il n’a transformé personne d’autres en plus de deux millénaires. Les lycans ?
- Dominic Fyres et sa fille sont plutôt inoffensifs. Ils s’enchaînent chaque nuit de pleine lune dans les donjons du manoir de Straud, leur alpha n’étant pas là pour les contrôler. Aucune trace de lui d’ailleurs dans nos dossiers. Ni son nom, ni son âge. A croire qu’il n’a jamais existé.
- On les laisse de côté pour l’instant. Sans leur alpha, ils ne peuvent rien faire. Tu as l’air pensive Audrey ?
- Je me demande bien où se trouve ce lycan et quel est son identité. Ça veut dire qu’on a un alpha dans la nature et ça, ça me plaît largement moins.
- Et pour les sorciers ?
- Rien de bien innovant malheureusement. Comme nous le savons, les Gothiks sont nécromanciens. Mais la plus dangereuse est certainement la belle-sœur de Gunther : Agnès Ladentelle. C’est une vampire psychique.
- Je me rappelle d’elle. C’est celle qui a les cheveux longs sur la photo. On en avait parlé au conseil dernièrement. Au prochain meurtre « involontaire », Villareal avait déjà décidé de l’emprisonner. Elle est un danger pour sa propre communauté. Si c’est le cas, je pense qu’on gagnerait à monnayer sa liberté contre quelques petits services. Bon sang ... Sur cette photo, Gunther a l’air malade.
- C’est le cas. Il souffre du foie. Si ça pouvait faire un sorcier de moins bientôt, ça serait parfait. Le fiston n’a pas l’air bien dangereux. Apparemment, ce sont les seuls sorciers de Sim City. Ils sont plutôt isolés des autres.
- Pour le reste, tu les connais beaucoup mieux que moi. Le fameux trio formé par Jacques Beaumont, Meinhard Faust et Muraad Massouf.
- Bon, on sait déjà que les Faust sont les plus faibles du groupe. Ils ne sont que médiums et ne s’en sont jamais cachés. Les plus gênants sont les Massoufs. Il faut absolument que je me débarrasse d’eux.
- Oh non John. Tu vas me débarrasser en priorité de ce petit dépravé de Charles Beaumont.
- Il me paraît bien quelconque si on le compare au couple Massouf.
- Détrompe-toi. Pour avoir eu le déplaisir d’être en sa présence une seule fois, je peux te dire qu’on peut s’en méfier comme de la peste. Tu te souviens de Lucien Beaumont ?
- Le grand-père ? Un peu oui ! C’était un bien vilain personnage. Il me fichait la frousse lorsque j’étais gamin. Rien que d’y repenser, j’en tremble.
- Prépare-toi à trembler de nouveau mon chéri car j’ai vu la même chose dans le regard de ce Charles. Il lui ressemble en plus, à croire que c’est sa réincarnation. Non content d’être intelligent comme le fut son grand-père Lucien, il est provocateur et charmeur. Si jamais il devait devenir le leader des éveillés, on a du souci à se faire. Il a l’âme d’un chef. Son existence représente un grand danger pour nous.
- Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
- Parce qu’il a une qualité que les autres Beaumont n’avaient pas : il a su fédérer autour de lui la plupart des sorciers, ainsi que les vampires. Elizabeth Vatore le suit d’ailleurs comme son ombre. Regarde. Chaque fois que ton détective a pris des photos, on les voit ensemble.
- On dirait qu’ils forment un couple.
- Va savoir ... Plus rien ne m’étonnerait chez les éveillés. Mais a priori, ce n’est pas le cas. C’est un coureur de jupons invétéré. Une fille différente à chaque fois et il en a eu des tonnes. J’ai arrêté de compter. Quoique, il se ramollit. Ça fait des mois qu’il n’a plus fréquenté une seule fille.
- Il faudra vérifier qu’il n’ait pas d’enfants illégitimes. Si c’est le cas, il faudra les éliminer … discrètement s’entend.
- Si c’était le cas, je pense que ça se saurait déjà. Les filles enceintes ne manqueraient pas de venir réclamer une jolie pension alimentaire chez les Beaumont. Riches comme ils sont.
- On peut tout de même dire merci à ce loup garou psychopathe qui a tué Elise Beaumont ainsi que le fils qu’elle portait en son sein il y a 20 ans de cela. Ça nous fait un Beaumont de moins dont on doit se soucier. Dommage qu’il ne nous ait pas débarrassé du petit Charles à l’époque … Mais non, il a fallu qu’il développe son pouvoir à ce moment-là et qu’il s’en sorte. Après avoir assisté à une telle scène d’horreur, j’aurais pensé qu’il finirait dans un hôpital psychiatrique. A croire qu’il a un mental d’acier …
- Les Beaumont ont toujours été connu pour être insensible. Ne t’inquiète pas, Charles finira bien par connaître le même sort. Le lycan qui a tué sa mère et son frère est en lieu sûr. Ils croient tous que nous l’avons tué. J’attends l’occasion pour l’utiliser.
- Tu n’avais vraiment rien trouvé d’autres dans la maison des Villareal mon chéri ?
- Non pourquoi ?
- Parce que dans ses notes, il fait mention de deux journaux anciens. Celui d’Anne de Beaumes, la première éveillée de la famille Beaumont, ainsi que d’un certain Arthur le Brave.
- Arthur le brave ?
- C’était un chevalier de ce maudit ordre du temple. Vladislaus n’a jamais caché qu’un homme charismatique et courageux l’a réveillé de son hibernation pour lui confier Mélisandre, la fille d’Anne. Elle était alors enceinte de son fils. Cet hérétique est d’ailleurs mort en donnant son sang pour redonner de la force à Vladislaus. Jacques rapporte dans ses notes que notre vampire espère avoir la chance de croiser la réincarnation de ce Arthur. Une très belle âme selon lui. Enfin … toujours est-il que depuis, c’est le comte qui a toujours assuré la protection des Beaumont.
- Mon feu ami m’avait caché ça ? Ça me brise le cœur. J’en serais presque satisfait de l’avoir éliminé pour cet affront.
- Il nous faut ces journaux.
- Je suis bien d’accord. Je suis certaine qu’ils contiennent des informations capitales.
- Où sont-ils ?
- Je n’en sais rien mon amour. En France probablement, vu que les Beaumont en sont originaires. Tout ce que je sais, c’est que Villareal voulait rendre ces journaux, ainsi que la chevalière de la famille aux Beaumont une fois réélu. On est intervenu à temps si tu veux mon avis.
- On dirait qu’un truc t’embête Audrey.
- Je réfléchis … Vladislaus m’a l’air bien stratège. Regarde. Il choisit les mariages avec soin. Il a certainement pesé le pour et le contre lorsqu’il a transformé ses enfants, même si je me demande toujours ce qu’ils ont de spécial. Il a l’intelligence de paraître altruiste et sage, alors que c’est un monstre sanguinaire. Et non content de protéger les Beaumont, qui sont quand même les sorciers les plus craints du continent, il a toujours été très proches des Faust. Je me demande s’ils sont aussi insignifiants qu’on ne le pense. Meinhard et Albrecht ont l’air d’être des atouts majeurs dans la manche de notre vampire.
- Tu te fais des idées ma douce. Bon … Il faut que je lise tout ça pour la réunion de demain et que j’aille rendre une petite visite surprise au comte Vladislaus demain soir.
- Tu n’étais pas censé lui téléphoner et t’annoncer ?
- Normalement oui, mais j’ai décidé de le surprendre. A l’heure qu’il est, il ne doit pas se douter de ce qui attend ses petits protégés. Je veux qu’il soit surpris lorsque je lui annoncerai en tête à tête que j’ai déjà été proclamé nouveau président de l’ordre.
- Tu jubiles n’est-ce pas ?
- ça se voit tant que ça ? Bon sang, que nous veut notre bonne …
- Qu’y a-t-il Stéphanie ?
- Monsieur, Madame, veuillez m’excuser de vous interrompre à cette heure tardive, mais Monsieur Chandor demande à vous voir. Je le fais entrer ?
- Faites ma petite.
- Installez-vous Victor. J’espère que vous avez de bonnes nouvelles à m’annoncer. Je n’aime pas être dérangé pour rien.
- Nous avons continué nos planques sur chaque logement et je crois que quelque chose devrait vous intéresser. Cela concerne la fille de monsieur Villareal.
- Ah vous l’avez trouvée. Je vous félicite. Amenez-la.
- Euh … C’est que … Elle est chez les Faust.
- Et vous attendez quoi pour la déloger de là ? Le déluge ? Retournez là-bas, défoncez la porte s’il le faut, mais ramenez-la.
- C’est que … Nous avons tenté de nous introduire chez eux, mais c’est impossible …
- Comment ça impossible ? Vous ne savez plus ouvrir une porte ?
- La maison semble protégée par un charme. Lorsque nous avons tenté d’y pénétrer, un cercle de protection s’est activé. On ne comprend pas comment Luna a pu y entrer.
- Eh bien appelez les exorcistes, qu’on en finisse !
- C’est que … ils sont déjà sur le coup et … ils ont tout tenté. Ils n’arrivent pas à lever le sort.
- Bande d’incapables !
- Tu es tellement beau quand tu t’énerves mon chéri.
- Mais …
- Hors de ma vue !
- Mon intuition ne me trompait pas. Les Faust bien sont bien plus forts que prévu. J’ignorais qu’ils savaient jeter des sorts et avec talent en plus. Ils se sont diversifiés ma parole.
- Je pense Audrey que nous irons rendre une petite visite à monsieur Meinhard Faust demain matin.
- Je m’incline. Tu avais raison au sujet de Luna. Elle est vraiment maline. Une adversaire à ma hauteur. Jamais Meinhard ne voudra nous la rendre. Il va la protéger, quitte à y perdre sa réputation.
- Même sa vie ?
- Surtout sa vie. Meinhard a toujours été un brin chevaleresque. C’est ce qui fait tout son charme d’ailleurs. Tu avais raison John. Nous avons perdu l’atout Luna.
- Qu’importe. Si nous ne pouvons pas l’utiliser, nous allons nous en débarrasser.
- Non surtout pas ! Laisse-moi m’amuser un peu avec elle. Je veux la briser et la voir souffrir ! Elle sera punie pour ses péchés !
La dame m'a l'air plus redoutable que son mari.
Voyons, Audrey est charmante
Une belle méchante qu'on aime détester. J'ai un fan d'elle sur le forum off'.
Dans cet épisode, on fait plus avant connaissance avec la petite Sorena, qui est la maman du petit héros de mon autre histoire : les aléas de la vie (un random legacy, mais qui a fini par rejoindre cette histoire), ainsi que Romain, papa d'Axelle (qui apparaît aussi dans cette histoire). Du coup, je pense vous poster petit à petit les aléas de la vie (qui en est à ... euh 37 chapitres je crois). ça ne dérange pas que je le poste ici, plutôt qu'en salles challenge ? (vu que ça se transforme en histoire en fait au fil du temps, surtout à partir de l'adolescence de Damien).
- Je n’entends plus rien. Ça y est, ils sont enfin partis. J’ai bien cru qu’ils arriveraient à entrer. Ça se dit anti-sorcier, mais ils utilisent la magie également. Ils sont vraiment bornés. La haine rend vraiment stupide. J’espère qu’Al et son père ne m’en voudront pas d’avoir débarqué chez eux en leur absence. J’ai l’impression d’être une voleuse. Si ça se trouve, je vais leur attirer des ennuis. Mais c’est le seul endroit où je me sente en sécurité.
- Pff qu’est-ce que je peux faire en attendant ? Je n’ai le cœur à rien. Hmm, je suis curieuse quand même. Albrecht ne m’a jamais montré sa chambre et pourtant, je suis souvent venue passer des après-midi pour manger les bons gâteaux faits par son père. Bon, elle ne peut être qu’à l’étage, mais c’est laquelle ?
- Ah zut, ça, c’est sûrement la chambre de son père. C’est très raffiné. Enfin, ce n’est pas étonnant. Son père est plutôt élégant. Je me demande pourquoi il est toujours célibataire d’ailleurs. Depuis le temps qu’il est veuf. Il est plutôt bel homme.
- Cette figurine donne froid dans le dos. Se pourrait-il que ce soit … Je crois que mon père m’avait expliqué que c’était le veilleur Méphistophélès. Alors c’est toi qui possède le père d’Albrecht lorsqu’il voit l’avenir ? J’espère que tu ne lui mènes pas trop la vie dure, parce que je l’aime bien monsieur Faust. Il est très gentil. Houla Luna, ne parle pas à un démon à voix haute, sinon il va venir. Tiens, c’est qui la dame sur la photo ? La mère d’Al je suppose. Qu’est-ce qu’elle est belle.
- Qu’il est vieux ce livre. Ah … Je vois que l’écriture style pattes de mouches est héréditaire … Al écrit de la même façon … Impossible de relire quand il me prête ses notes. ça ressemble à un cercle avec pleins de symboles. Je me demande bien à quoi ça sert ? Voyons à qui il appartient. Johann Georg Faust, 1523. Ah oui, il est vraiment vieux ce grimoire. Je crois que je ferais même mieux de ne pas y toucher, il va tomber en poussières. D’après ce que papa m’a dit, cet homme était le premier éveillé de cette famille. Comment un érudit comme lui a pu maudire ses descendants sur des générations ? Je ne comprends pas.
- Pourquoi j’ai l’impression d’être observée ? Pff, j’ai trop d’imagination. En même temps, tous ces tableaux donnent froid dans le dos. Bon allez, assez traîné ici.
Bon, à gauche, je sais que c’est la salle de bain. Donc, sa chambre est au bout de ce couloir. Tiens, une autre photo. On dirait monsieur Faust avec une femme aux cheveux noirs. On dirait leur mariage. Donc, cette dame-ci est la maman d’Al. Mais alors, qui est l’autre femme brune qui est sur son bureau ?
- Bon, j’entre ou pas ? Allez, j’y vais. S’il m’en veut, j’aurais plus qu’à me faire pardonner.
- Alors c’est ça ton univers ? Ça te ressemble bien. J’ignorais qu’il savait dessiner. Et il joue de la guitare. Il m’en cache des talents. A part le théâtre où j’ai pu le voir à l’œuvre, j’ignorais tout le reste. Oh il dort avec un petit ourson, c’est trop chou. Coquet en plus. Sacré dressing. Mais ça, ça ne m’étonne pas.
- ça doit être une sorte d’autel pour pratiquer. Des squelettes … des têtes de mort … C’est un peu morbide j’avoue. C’est pour ça que tu ne m’emmenais jamais dans ta chambre ? Sympa cette représentation de la carte de tarot « La lune ». Elle est magnifique ! Des cahiers. On dirait qu’il y note tout ce qu’il perçoit. Autant ne pas lire, ça ne me regarde pas après tout. Je préfère ne pas connaître mon avenir. Je ne vois pas ce que ça changerait de toute façon.
- Mais c’est moi sur ce dessin ! Je m’en souviens bien, c’était l’été dernier au festival de théâtre où il m’avait invité. C’était même lui qui m’avait offert les lunettes en forme de cœur. Cette coupe de cheveux m’allait mieux quand même. « I love you to the Moon and back ». Et sur ce post-it, il est écrit … Rha, les pattes de mouche d’Al … « je t’aime grand comme ça <3 ».
- Alors il m’aime ? Mais quelle cruche ! C’est pour ça qu’il est toujours plein de petites attentions pour moi. Je ne pensais pas qu’une fille comme moi puisse l’intéresser. Je suis assez quelconque alors que lui, il est tellement original.
- Regarde-toi Luna. A côté, tu fais fifille de bonne famille. Je suis affreuse avec mes cheveux longs et mes vêtements ridicules. Et malgré tout ça, je l’intéresse, mais pourquoi ? Il y a tellement mieux. Latifah est dix mille fois plus belle que moi et en plus, c’est une éveillée comme lui. Mais pourquoi tu ne m’as jamais embrassée idiot ! Je n’attendais que ça … Je n’aurais jamais dû venir ici, je vais rougir dix fois plus maintenant que je sais que c’est réciproque. Papa … Que dois-je faire ? Je sais que ce n’est pas raisonnable, parce que lui et moi, on n’est pas du tout censé éprouver des sentiments l’un pour l’autre mais … Si seulement tu étais là …
- Papa … Tu le sentais que tu allais mourir, n’est-ce pas ? Tu n’arrêtais pas de me dire d’être courageuse. Tu essayais de me former au métier en m’apprenant tout ce que tu savais sur les éveillés, les vampires, les lycans, et tous les autres êtres merveilleux qui peuplent notre univers. Et tu m’as mise en garde sur ce à quoi je devais m’attendre lorsque Albrecht héritera du don de prophétie. Je suis désolée papa, mais je l’aime tellement. J’espère ne pas te décevoir par mes décisions. Je t’en veux ! Pourquoi tu m’as laissée ! J’ai tellement besoin de toi !
- Sois forte ma Luna. De grandes épreuves t’attendent. Ton destin et celui de ton frère sont scellés. Je ne peux malheureusement rien faire contre la guerre que vous allez vous mener tous les deux. Je ferai de mon mieux pour te guider depuis l’autre côté. J’espère que tu verras les signes que je t’envoie et que tu continueras à prendre les bonnes décisions comme tu l’as fait jusqu’à maintenant. Sache que tu es en sécurité chez Meinhard. Il prendra bien soin de toi. Il me l’a promis. Je t’aime ma Luna. Je suis tellement fier de toi.
- Papa ? J’ai … j’avais l’impression qu’il y avait quelqu’un d’autre dans la pièce. J’ai dû rêver. Ou alors, c’est un fantôme ? Il doit y en avoir pleins ici. Ohlala, j’ai peur … J’ai si peur.
- J’aimerais tellement t’appeler Albrecht, que tu sois là et que tu me serres dans tes bras très fort. J’ai si mal au cœur.
Dans les rues de Forgotten Hollow
- Alors, t’en dis quoi Roro ?
- C’est trop cool, je ne connaissais pas cet endroit. C’est lugubre ! Cette statue de loup-garou me donne froid dans le dos.
- Des amis de mon frère vivent ici.
- Vrai ? Trop cool !
- Et tu as vu le grand manoir où mon papa est allé ? Il appartient au comte Vladislaus. Tu peux garder un secret ?
- Oh ça oui, je serai une tombe. Je ne trahis jamais personne ! Parole de Romain Chevalier.
- Eh bien, Vladislaus, c’est un vampire. Et même que je le connais hyper bien. C’est mon tonton.
- T’es sérieuse ? Non, je ne te crois pas !
- Je t’assure que si ! Mon papa ne serait pas chez lui s’ils ne se connaissaient pas, tu penses bien.
- C’est un vampire aussi ?
- Non, mon papa, c’est un éveillé. Et puis ma maman aussi. Et mon frère, ma sœur et moi.
- Un éveillé ? C’est quoi ?
- Hmm … Des sorciers en fait. En s’élevant spirituellement au cours de ses différentes vies, il arrive qu’un être humain s’éveille. Son code génétique est alors modifié. On possède un brin d’ADN en plus si je ne me trompe pas. Et on transmet ce code à notre descendance.
- Tu es vraiment une sorcière ? T’es sérieuse ?
- Oui, je peux même te montrer ce que je peux faire si tu veux. Regarde.
- Comment tu as fait pour allumer les bougies ?
- Je suis liée à l’élément feu. C’est mon talent rien qu’à moi.
- So’, pourquoi tu me dis tout ça ?
- Parce que je sens que je peux te le dire. C’est tout. Et j’avais envie d’en parler à quelqu’un de bien.
- Qui d’autre le sait ?
- Max Villareal. Mais c’est parce que lui, c’est un inquisiteur. Il fait partie d’un ordre qui contrôle la population des éveillés et des immortels. Parfois, c’est nécessaire de recadrer un éveillé ou un immortel qui pète un plomb.
- So’, ça me fait un peu beaucoup à intégrer tout ça.
- Pff, tu peux oublier pour Max, c’est un petit con de toute façon. Viens, on va se promener.
- Hey pourquoi tu t’arrêtes ? Viens !
- Donc, c’est là que vivent les potes de ton grand frère alors ?
- Oui, Caleb et Lilith vivent ici. Caleb est gentil et Lilith, elle est très belle. Mais je ne sais pas … elle est zarbi. Mais bon, je ne la connais pas tant que ça. Ce seront mes amis quand je serai plus grande. Pour l’instant, ils ne s’intéressent pas beaucoup à moi. En fait, personne ne fait attention à moi. Ça me rend très triste. Mais au lieu de pleurer, bah … Je pique des crises. Tout le monde me dit que je suis trop petite, que je dois profiter de mon enfance, vivre normalement. Mais je ne suis pas normale.
- Pff, bien sûr que si t’es normale So’. Tu es une fille normale, avec un petit truc en plus. Et un caractère tout feu tout flamme. Ce qui est le cas de le dire maintenant que tu m’as dit ton secret.
- La plupart du temps, je brûle tout sans le vouloir à cause de mon caractère impulsif. Malgré mes efforts, je n’arrive pas à me contrôler. Bien souvent, je … je préférerais être normale. Je fais tout pour pousser mes parents à bout et qu’ils me retirent mes pouvoirs, mais ils sont encore plus têtus que moi j’ai l’impression.
- Dis, ça veut dire que plus tard, si tu as des enfants. Ils seront sorciers ?
- Oui, inévitablement. Ça me fait de la peine pour eux, parce que des enfants, je suis certaine d’en vouloir ! Même que je les aimerai très fort ! Je sais que ce ne serait pas bien de choisir pour eux, mais j’ai déjà décidé que je leur ferais retirer leurs pouvoirs pour qu’ils puissent vivre normalement. Mais ma maman dit qu’il faut éviter de faire ça, parce que ça peut avoir des répercussions sur la personnalité. C’est comme si on te retirait un bout de ton âme. Et puis, ma maman me dit que si un éveillé doit vraiment vivre son pouvoir et avoir un rôle important, bah il le récupérera de toute façon. Peu importe si ça a été bridé. C’est l’Univers qui décide.
- L’Univers ? C’est votre dieu ?
- Non, on ne croît pas en un dieu. Nous les éveillés, nous sommes athées. On croît simplement que l’Univers est un tout et que tout ce qui existe est lié. On sait qu’il existe d’autres mondes habités par d’autres êtres. Nous, nous vivons sur Gaïa par exemple. On croît aussi aux mondes et univers parallèles où nous vivons des vies différentes, avec des choix différents. Il y a aussi différents plans d’existence qui vibrent à des fréquences différentes. Par exemple, les dragons ont bien existé sur notre planète, mais ils sont partis sur un autre plan car ils sont très évolués. Et on croit à la vie après la mort et à la réincarnation. On va une fois mort dans un endroit qui n’est ni le paradis, ni l’enfer. On appelle ce monde « l’autre côté ». Mais on ne croît pas en Dieu, ni au Diable. L’Univers se charge d’être l’un et l’autre. A la fois ombre et lumière. Quand nous nous incarnons, nous choisissons d’incarner l’ombre ou la lumière. Il n’y a ni bien, ni mal. Tout est équilibre. L’Univers a besoin des deux polarités pour persister.
- Dis donc, tu en connais des choses ! J’aurais bien aimé être un sorcier. Comme ça, je pourrais être un super héros et sauver San Myshuno des criminels ! Plus tard, je serai un grand policier !
- Pff, moi je ne sais pas encore ce que je veux faire de ma vie. Tout ce que je sais faire, c’est bidouiller les ordinateurs. Regarde, on voit le manoir d’ici. Tu veux visiter le cimetière ?
- Waw ! Hey mais il y a des fenêtres ? Les vampires ne sont pas censés être allergique à la lumière ?
- Ah mais les vampires, ils peuvent sortir le jour. Mais c’est vrai qu’ils préfèrent vivre la nuit et qu’ils aiment l’obscurité.
- Ils peuvent sortir le jour ? Et l’ail ?
- Pff, ça ne leur fait rien. Ni les crucifix, ni l’eau bénite. Ni les pieux dans le cœur. Ce sont des rumeurs colportées par le grand Dracula lui-même.
- Parce qu’il existe lui ? Nooooon ?
- Bah oui, mais je ne l’ai jamais vu. Il vit en Europe. Paraît qu’il est beau comme un dieu. Et mégalomane surtout … Il veut toujours être le centre de l’attention, qu’on l’admire et tout et tout.
- Y’en a beaucoup des vampires ?
- Non, pas tant que ça. Comme dit mon papa, t’as plus de chance de te faire tuer par un psychopathe que de croiser un vampire. Surtout que les vampires, bah quand ils commencent à prendre de l’âge, ils ont moins besoin de se nourrir. Ils évitent toujours de tuer les gens de toute façon. Histoire de cacher leur existence. Ils suivent une éthique.
- Waaaaaw. Ce sont des genres de super héros gentils alors ?
- Gentils, j’sais pas. Je suppose qu’il doit y avoir des vampires pas très sympas et des vampires sympas. Comme les gens normaux quoi.
- Euh So’ … c’est quoi ces hurlements ?
- Ah ça ? Ce sont des loups-garous.
- QUOI ?
- Chut Romain, sinon papa va nous capter !
- T’es certaine qu’on ne risque rien dehors ?
- Nan, ils sont enchaînés dans les donjons du manoir. Viens, je vais te montrer par la meurtrière.
- Mais ne fais pas trop de bruit, faut pas qu’ils nous entendent.
- Ohla … je crois que celui-là nous a vus.
- Comment ça celui-là ? Euh … Ahah … Hmm … Salut Siobahn. T’as raison. J’avais oublié qu’ils avaient un odorat et une ouïe développés.
- Tu crois qu’elle peut se détacher ?
- Je crois qu’on ferait mieux de partir. Viens, on retourne se cacher dans la jeep à papa.
- Pourquoi ? Ils sont méchants les loups-garous ?
- Non pas méchants, mais on risque bien de se faire dévorer quand même si jamais ils nous courent après. Ce ne sont pas des alphas. Donc quand ils sont transformés, ils sont dominés par leurs instincts.
- Se faire dévorer ? Non mais ça va pas de m’emmener à l’abattoir !!!
- ça va, ne te fâche pas.
- Si je m’en sors, je ferai une vie d’enfer à ta descendance ! Histoire qu’ils ne suivent pas ton parcours de délinquante.
- T'es gonflé. C’est toi qui as voulu venir !
- Oui mais c’est TOI qui m’y a incité.
- Rho, en fait, t’as autant sale caractère que moi. Ohlala, Romain, je crois qu’on ferait mieux de courir. Parce que si mon papa et ses amis n’arrivent pas à la retenir, je crois que Siobahn va nous courir après. Je pense qu’elle a réussi à se détacher.
- So’, je te préviens. Si je meurs dévoré par un loup-garou, je te hante à vie !
Elle est bavarde la petiote. ![]()
@Little_Lams a écrit:
Dans cet épisode, on fait plus avant connaissance avec la petite Sorena, qui est la maman du petit héros de mon autre histoire : les aléas de la vie (un random legacy, mais qui a fini par rejoindre cette histoire), ainsi que Romain, papa d'Axelle (qui apparaît aussi dans cette histoire). Du coup, je pense vous poster petit à petit les aléas de la vie (qui en est à ... euh 37 chapitres je crois). ça ne dérange pas que je le poste ici, plutôt qu'en salles challenge ? (vu que ça se transforme en histoire en fait au fil du temps, surtout à partir de l'adolescence de Damien).
Oui oui tu peux le poster dans ce salon si tu préfères.
Ah, la suite ! Je sens que cette histoire va devenir mon petit rituel de lecture du lundi et du vendredi si tu continues comme ça !
Oh que c'était bien encore une fois. Bien que j'ai préféré la partie entre So' (zut, je sais plus ! Soraya ?) et Romain, trouvant la première partie trop écrite. Bon en même temps, pas facile d'écrire les pensées d'une jeune fille découvrant cette maison (enfin, les parties non connues). Par contre, quand elle découvre qu'Albretch (Ouh, purée, écrit correctement du premier coup !) est amoureux d'elle, c'est trop mignon ![]()
LadySquirrel Qu'est-ce que j'adore ce pseudo. Bref, je m'égare. Sorena est très bavarde oui, en plus d'avoir très mauvais caractère.
Ok, je vous posterai aussi deux fois par semaine pour l'autre histoire. Le lien n'est pas tout de suite évident (même si je laisse la porte ouverte au surnaturel dedans, vu que je parle de Sixam et des trucs loufoques des sims dedans). L'écriture est plus décontractée, mais ça finit par se romancer beaucoup plus loin. Disons que c'était ma première histoire et je trouve que j'ai pas mal changé de style par rapport à mes débuts. Sorena et Romain sont adultes et parents dans celle-ci. D'ailleurs,on voit Al et Charles dans un flashback quand Damien est tout petit
à respectivement 40 ans et 50 ans). Je vous posterai aussi mes Hors-Séries à part (comme je le fais sur le forum off'). Je l'aurais bien fait dans mon topic créations, mais bon, ceux qui passeraient là-bas ne comprendraient rien à la lecture s'ils n'ont pas lu ici, vu que ce sont des digressions dans le passé de mes personnages, ou alors des trucs funs pour les sortir de leur contexte).
Linette Oui, tu as raison. La partie avec Luna est un peu plus ... lourde on va dire. C'était très difficile pour moi de décrire ses pensées. C'est encore un exercice sur lequel je dois m'améliorer. Pour Albrecht, si vous voulez (parce que je sais que les prénoms de son père et lui sont alambiqués
), vous pouvez dire Al ou Alie. Et pour Meinhard, vous pouvez dire Méni. ça ira plus vite je crois. Merci beaucoup en tout cas pour ton commentaire. Savoir que c'est un plaisir pour toi de venir lire me fait chaud au coeur. Même si je l'écris avant tout pour me faire plaisir à moi, si j'arrive à toucher ne serait-ce que quelqu'un d'autre, ça fait ma journée.
Au même moment, au manoir, on était tous sous le choc. La pauvre fille avait l’air complètement intimidée par tout le monde. Elle était détaillée sous toutes les coutures. En tout cas, j’avoue qu’elle les avait bien jolies les coutures. J’espère que vampirette ne lisait pas dans mes pensées à ce moment-là, sinon elle m’aurait démonté sur place. Voire castré à la réflexion. Dans d’autres circonstances, et surtout si je n’étais pas tombé fou amoureux de Lilith, autant vous le dire franchement : je me la serais faite.
- Dites-lui bonjour, ne soyez pas impoli.
- Bonjour. Ça va, tu peux me serrer la main. Je sais que je fais peur, mais je ne vais pas te manger.
- Je suis enchantée de faire votre connaissance à tous.
- C’est elle ta future femme ? Anastasia … Une prénom magnifique pour une jeune femme charmante. Charles, tu as de la chance dans ton malheur.
- Si tu la veux Caleb, vas-y, ne te gêne pas. Je te la donne.
- Pff, charmante ? Elle ne ressemble à rien.
A y regarder de plus près, elle me semblait quand même bien jeune, même trop jeune. Elle devait avoir quoi ? Vu la dégaine, 16 ans à vue de nez, voire un tout petit peu plus. Du coup, j’ai sauté sur ce constat pour me sauver la mise.
- Charles, arrêtez de la fixer comme ça. Vous la gênez ! Et dites-lui quelque chose bon sang !
- Père, tu délires là. C’est une gamine !
- Ah parce que vous êtes regardant sur l’âge ?
- J’essaie un minimum quand même. Je cours les femmes, mais je ne suis pas un pervers.
- J’ai bientôt 18 ans.
- C’est bien ce que je dis. Tu es une gamine.
- Ne faites pas attention Anastasia. Il faut l’excuser, il est un peu …
- Rude, je sais.
- Ce n’est pas le mot que j’allais employer, mais … on va dire rude …
- Père, tu veux que j’aille en prison pour détournement de mineure ou quoi ? Autant me marier à Latifah, ça reviendra au même.
- J’y ai pensé figurez-vous.
- Ah …
- Quand je te disais que tu avais de la chance dans ton malheur, je n’étais pas loin finalement.
- C’est sûr que toi, tu les préfères genre couguar. Suivez mon regard. Charles aime plutôt les bons millésimes.
- Albrecht. Pour une fois, mets-la en veilleuse.
La situation était déjà assez tendue avec mon père pour qu’il vienne mettre son véto s’il finit par se rendre compte de mon gros penchant pour vampirette. Déjà qu’il m’a collé dans les pattes une fiancée dont je ne voulais pas. Mais ça aura eu du bon. J’ai pu voir que je ne m’étais pas trompé. J’avais bien raison : je plaisais à ma vampire, même si elle faisait genre que ce n’était pas le cas. Elle et moi, on allait avoir une petite discussion directe comme j’ai l’art de le faire. Ça allait aller vite, je vous prie de le croire. Marre de devoir lui courir après sans cesse. Le jeu avait assez duré, il était temps de passer aux choses sérieuses. Mais avant, il fallait que je me débarrasse de … euh …
- Sauf mon respect pour … tu t’appelles comment déjà ?
- Anastasia.
- Fais-moi plaisir et on sera copains comme ça. Je ne veux pas me marier, toi non plus. Alors, on va régler ça rapidement et tu vas dire à mon cher père que tu ne veux pas te marier avec moi.
- Je suis navrée, mais j’ai dit oui.
- Et pourquoi donc ?
- Ce sont les règles de l’ordre.
- Par l’Univers, tu as dit oui ? Juste à cause de règles débiles ? Tu as toujours envie de dire oui après tout ce que tu as vu et entendu sur moi ? C’est parce qu’on est riche, c’est ça ?
- Non. Je …
- Mouais. Alors, c’est parce que je te plais ? Non, ne dis rien, je le sais bien que je suis séduisant. Mais ça ne fait pas tout quand même.
- Il t’a prévenu que j’étais horrible à vivre ?
- Non pas vraiment … Je pense que sinon, elle aurait dit non et ça, ça ne m’arrange pas.
- Je vais me faire ma pub tout seul. Faut tout faire à ta place père ! Je suis prétentieux, rebelle, indélicat et pas sentimental pour un sou.
- Ah ça, je confirme.
- Ah toi vampirette, ne la ramène pas ! Ce n’est pas le moment. On règlera ce qu’on a à régler tous les deux plus tard.
- Ha ! Tu rêves … bébé !
- Viens tester pour voir si je suis un bébé ! Rha … Tu m’énerves !
- Et vous avez quoi à régler exactement ? J’ai peur de comprendre …
- (en chœur) Rien !!!
- Oh non Charles … Ne me dites pas …
- Ah ça y est Jacques. Le franc est ENFIN tombé ! Tu es long à la détente !
- Faust, c’est bon. Alors là … Je crois que je vais faire une crise cardiaque.
- Si seulement, ça me ferait des vacances.
- Non, vous ne POUVEZ pas être amoureux d’elle !
- Je ne suis pas amoureux !
- ça tombe bien alors ! Moi non plus !
- Pff … Non mais c’est bon, ne faites pas genre, on vous a capté depuis longt… Ohla, c’est bon, je n’ai rien dit !
- Pourquoi tu me regardes comme ça ?
- Je réfléchis à la meilleure façon de te supprimer.
- Soudainement, j’ai envie de me cacher dans un trou de souris et ne plus en ressortir. Je suis tombée dans un asile de fou.
- Je n’ai qu’une parole. J’ai dit non, c’est non. Tu peux retourner de là où tu viens. Je REFUSE de me faire mettre la corde au cou. C’est mon pire cauchemar ! De toute façon, j’ai déjà quelq… enfin je veux dire, je n’en veux pas et puis c’est tout. Pff, je préfère encore me marier à Jamal. C’est possible ça ? L’ordre n’a pas stipulé que ça devait être absolument une fille de toute façon.
- Hein ? Depuis quand tu as viré gay ?
- C’était de l’ironie Jamal.
- Hein ?
- J’abandonne …
- Elle ne peut pas retourner d’où elle vient.
- Et pourquoi donc ?
- Mes parents sont morts lorsque j’étais enfant.
- Ah … Je ne sais plus quoi dire là … Je crois que j’ai fait une bourde …
- Bienvenue au club. Charles et moi n’avons plus nos mamans. Ça nous fait un point commun.
- Elle a été trouvée dans un orphelinat en Pologne par Vlad.
- Et je ne retournerai pas là-bas …
- Je comprends. Qui voudrait y retourner. L’orphelinat, c’est le bagne. Caleb et moi, on a connu ça et la rue. On a préféré la rue et largement.
- Tonton Vlad. C’est donc toi que je dois remercier pour ce cadeau empoisonné !
- Vous m’énervez. Précisez ! C’est l’autre Vlad. Celui qui se fait appeler Dracula. Lui et moi, on ne se ressemble pas du tout.
- ça c’est certain. Lui au moins, il est beau. Vous pas.
- Merci mon fils … ça me remonte le moral ce que tu me dis.
- Si ça peut vous consoler, vos qualités altruistes compensent largement votre mocheté.
- Mon fils, n’en ajoute plus. Je crois que j’ai compris.
- Tu me déçois tonton. Moi qui pensais que tu avais compris que je ne voulais ni de femme à mes basques, ni de gosses. Il faut que je le dise comment pour que ce soit clair ?
- Charles, tu n’as que 25 ans. Tu es encore jeune.
- Je sais très bien ce que je veux. Pas de femme, ...
- Hmm … Si tu veux l’avis de deux médiums, …
- Le premier qui l’ouvre entre vous deux, je l’envoie se faire dévorer par les Fyres, je vous préviens. Donc, … Où j’en étais. Pas de femme et alors là, les gosses, n’en parlons pas. Je déteste les gamins.
- Pff, mais n’importe quoi. Faut pas le croire, il adore les gosses, mais il est trop fier pour le dire.
- Tu disais ?
- Fiston, tais-toi s’il te plaît. Je sais que je commence à me faire vieux, mais je tiens aux quelques moments qu’il me reste sur terre.
- Non, c’est bon, je n’ai rien dit …
- Sauf mon respect pour euh …
- Anastasia !
- Oui voilà.
- C’est compliqué de retenir un prénom ?
- Je ne m’embarrasse pas de ça. Généralement, les filles, je les prends et je les jette.
- Charmant …
- Sauf mon respect pour Anastasia, pourquoi il ne se l’est pas gardée Dracula ?
- Je crois qu’en citant tes défauts, tu as oublié goujat tout à l’heure.
- Sûrement oui. Vu son penchant pour les belles femmes, je suis étonné quand même. Enfin … Faites-en ce que vous voulez. Retirez-moi mes pouvoirs tout de suite, je n’en veux pas. Je la laisse à Jamal.
- Les blondes, ce n’est pas mon truc, mais alors là, pas du tout. Sans vouloir offenser la demoiselle.
- Fais une exception s’il te plaît. Je suis ton meilleur pote !
- T’es gonflé mec !
- Ou alors Albrecht ? A trois ans près, vous avez le même âge ! Et puis, tu as un penchant pour celles qui font fifille de bonne famille. Suffit de regarder Luna pour le savoir.
- Je ne suis pas une fille de bonne famille !
- Peut-être, mais tu en as tout l’air vu comment tu es fringuée.
- Je préfère largement mes fringues aux tiennes.
- Pardon ? Il est TRES bien mon look !
- Dans le genre « filsfils de bonne famille qui tente de faire rebelle », oui ça se tient.
- Ah toi, ne commence pas à me chercher, sinon ça va mal se passer la poupée russe !
- Non merci. Elle est superbe mais ce n’est un secret pour personne. Mon cœur est déjà pris. Alors vous allez me laisser profiter de mes 10 dernières années pour courtiser qui j’ai envie avant de devoir me marier à une nana que je ne connaîtrai ni d’Adam ni d’Eve.
- Adam ? Eve ? C’est qui ceux-là ?
- Jamal … Tu as lu la bible ?
- Le gros machin qui parle d'un dieu qui tue tout ce qui bouge dès qu'il trouve que ça ne va pas ? Sûrement pas.
- Ah ben tiens, en parlant de nana que je courtise. P’pa, comment te le dire sans que tu te fâches. Je viens de recevoir un texto de Luna qui me dit qu’elle est … hmm … chez nous.
- Comment ça chez nous ? Al ! Tu as encore oublié de fermer la porte ! Décidément, tu es tête en l’air … comme moi en fait. Il faut qu’on arrête le mimétisme père/fils. ça commence à devenir inquiétant cette ressemblance.
- Oh non, rien à voir avec le fait d’être tête en l’air. Je crois que j’ai fait exprès de lui glisser à l’oreille qu’on avait une clé sous le paillasson.
- Tu le lui as dit ? Mais tu avais quoi dans la tête ?
- Sait-on jamais qu’elle aurait fait une crise de somnambulisme et ce serait retrouvé dans mon lit une nuit. Dire que je ne suis pas là le jour où ça arrive. P’pa, faut que je rentre, tout de suite !
- Tu me ressembles … définitivement.
- Si elle est chez nous, il y a un truc qui cloche. Elle devrait plutôt être chez elle à l’heure qu’il est.
- P’pa et si …
- Ne t’inquiète pas. J’ai tracé un cercle de protection autour de notre maison il y a un moment. Au cas où. Et j’ai bien fait. J’espère qu’il est efficace par contre, parce que j’ai eu du mal à déchiffrer les pattes de mouche de notre ancêtre Johann. Fiston, appelle-la. Histoire de savoir si elle va bien. Le cas échéant, on rentrera directement à la maison.
- Excusez, mais Albrecht Faust a un appel à passer.
- Pourquoi tu me fixes dans les yeux comme ça ?
- Je te teste. Mon contrôle mental ne marche pas. Tu dois avoir un truc qui le bloque. Ou alors, je suis rouillé …
- Je fais des boucliers psychiques.
- Mademoiselle Assinov ne peut être touchée par aucun autre pouvoir, ni aucune attaque surnaturelle.
- Je comprends mieux pourquoi Dracula ne t’a pas mordue. Ça m’aurait étonné aussi.
- Ah la vache, c’est trop cool !
- Voilà, elle devrait être pour Jamal, pas pour moi bon sang ! Ils ont des pouvoirs similaires. Tu fais une affaire avec Jamal en plus. C’est monsieur muscles. Par contre, il ne faut pas être regardant sur sa culture. Il est un peu abruti. Gentil, mais abruti.
- Mais arrête Charlie ! Je n’aime pas les blondes ! Tu le sais en plus ! En soirée, je te les laisse toujours. Il faut que je le dise comment ?
- Fils, soyez raisonnable. Regardez, en plus, elle est belle.
Là, je n’ai pas pu m’empêcher. Mon regard est passé sans aucune discrétion de vampirette à Blondie. Du coup, elle avait beau être adorable (faut pas se mentir non plus), elle souffrait gravement de la comparaison avec ma vampire. Non mais regardez comment elle est canon Elizabeth !
- On va dire que … Ne le prends pas mal … euh …
- A-n-a-s-t-a-s-i-a.
- Tu es mignonne, adorable, tout ce que tu veux. Mais père sérieusement, ce n’est pas du tout mon genre.
- Ah parce que vous avez un genre maintenant ? Depuis quand ? Vous vous tapez tout ce qui bouge.
- Je ne me tape plus tout… enfin rha zut quoi. Oui et alors ? C’est moi que ça regarde quand même. Tu m’énerves à la fin !
- Tu as vraiment mauvais caractère. Tu n’avais pas menti.
- Tu ne vas pas t’y mettre toi ! Vous m’énervez tous. Il y en a quelques-uns qui vont valser du haut du manoir, je vous le jure !
Heureusement, ou malheureusement plutôt, Albrecht est revenu livide et ça m’a sauvé de cette conversation plus que gênante.
- Fiston, ça ne va pas ?
- Préparez-vous. Ce n’est pas un problème mais l’apocalypse qui arrive. Luna était en larmes. Son père est mort.
- Pardon ?
- Son père, sa mère, son grand frère, le chauffeur, … tous morts, déchiquetés d’après ce qu’elle m’a dit.
- Alors ça, ce n’est pas bon du tout.
- Vas-y tu peux le dire Faust.
- Ah non, je ne dirai pas « je vous l’avais bien dit ». J’aurais préféré avoir tort et largement.
- Après autant d’années, tu n’es surtout pas fichu de prévoir ça à l’avance et de permettre de sauver des gens. Tu n’es qu’un oiseau de mauvais augure.
- C’était le destin de monsieur Villareal, c’est tout. C’est comme ça. C’est la fin qu’il s’était choisi avant son incarnation.
- Toujours des excuses.
- Ça veut certainement dire que monsieur Huntington sera le nouveau président à défaut d’un autre candidat pour relancer les élections. C’est très mauvais pour nous. Cet homme nous hait.
- On vient de me dire qu’il l’est déjà. Tu es rouillé p’pa. J’ai été plus rapide que toi.
- Hey, je n’ai pas dormi depuis plus de 48h, tu m’excuseras.
- Ahah, je deviens trop fort !
- J’espère bien. Ton entraînement commence à porter ses fruits. Tu crois qu’on peut s’attendre à une visite de sa part ? Tu arrives à avoir des réponses largement plus précises que les miennes maintenant. Là, je suis trop claqué pour traduire ce que je reçois.
- Attendez, je demande. Ah, il pense surprendre tonton Vlad demain soir.
- Je le déteste déjà … Il est censé me téléphoner. Les gens polis s’annoncent avant de débarquer …
- Ahah, le pauvre vieux rat, s’il savait qu’on va l’attendre de pieds fermes. Par contre, j’ai demandé qui a pu tuer les parents de Luna et on me montre ce qui ressemble à un vampire mais on dirait … En fait, on me montre une marionnette tenue par quelqu’un. Je ne vois pas de visage par contre. Je vois juste une silhouette ou une ombre plutôt.
- Une marionnette ? Ce serait une goule ? Non, c’est impossible père !
- Ah ne me regardez pas comme ça tous les deux. Je n’ai transformé personne.
- Je sais fils, ne t’inquiète pas.
- On sait très bien tous les trois que ce n’est aucun de nous. Mais qui alors ? Nous sommes les seuls vampires de la région.
- Je ne sais pas Lilith. J’aimerais que tu ailles voir, discrètement s’entend. Je doute que les corps y soient encore. Mais tu pourras peut-être sentir ce qui a pu se passer grâce à tes capacités. Et trouve-moi cette goule. Sa présence nous compromet fortement.
- Je suppose que je vous ramène la goule vivante. Je suis partie. Ça vaut mieux de toute façon, sinon je risque de tuer la future madame Beaumont sur place.
- Vampirette ? Tu vas où comme ça ?
- Je vais sur les lieux du crime pour enquêter. Père pense qu’Albrecht a vu une goule.
- Pas si vite !
- Laisse-moi passer Charles …
- Je voulais juste te dire d’être prudente. Je te veux vivante pour notre petite discussion.
- Je suis TOUJOURS prudente. Si l’ordre est là-bas, ils ne remarqueront même pas ma présence. Et quelle discussion ?
- Ne fais pas l’innocente s’il te plaît. Tu sais très bien de quoi je veux parler. Ce qui se passe entre toi et moi.
- Le jour où tu diras « ce qui se passe entre nous », je discuterai peut-être.
- Mais …
- Hmm … Je crois que je vais m’offrir un petit luxe avant que tu ne te retrouves marié à cette greluche.
- Faut le dire comment, vous êtes tous bouchés ma parole ! Je ne veux pas me ma….
- Sur ce, je me sauve. A plus tard … Charlie …
- Mais … C’est tout ?
- Sois déjà bien content de ce que tu as reçu.
- Elizabeth reviens ! Tu ne vas pas me laisser comme ça !
- Qu’est-ce que c’est compliqué les femmes. Après on s’étonne que je n’en veux aucune dans ma vie. Pourquoi j’ai l’impression que je vais regretter pour le restant de mes jours cette exception.
Elle s'en prend quand même plein la tronche la pauvre fiancée.^^'
Disons que la pauvre petite puce est lâchée un peu dans un groupe qui se connaît. Jacques n'a pas été très fin à ce niveau pour l'intégrer, mais ça ira mieux pour elle par après
Il y a un petit gars sympa qui va sympathiser avec elle.
- Tu veux que j’accompagne Lilith ?
- Non Caleb. Tu restes avec moi. J’ai besoin de quelqu’un d’avenant et accueillant pour intégrer Anastasia au groupe.
- Très bien père. C’est plus que dans mes cordes.
- Fils ... J’ai dit la mettre à l’aise, pas la séduire.
- Tu me déçois père. Moi qui pensais joindre l’utile à l’agréable.
- En parlant de quelqu’un d’avenant, je me suis déjà fait court-circuiter ... S’il croît qu’il va me la piquer celle-là, il rêve !
- Caleb ... Mais pourquoi je l’ai transformé celui-là ? Je me le demande encore.
- Hey Al, tu me laisses la place ?
- Euh ouais, si tu veux. Je te laisse avec Cal. Tu vas voir, il est sympa.
- Ah bah, tu étais passé où toi ? Bah dis donc, tu en tires une tête. Ça ne va pas ?
- Si tu veux un conseil, attends avant de te faire enchaîner par Luna. Tu ne sais pas où tu mets les pieds. Les femmes sont d’un compliqué.
- Oh je vois. Alors, il était bien le bisou ? Ah tout cet amour, ça m’émeut.
- Il y en a marre que tu saches toujours tout. C’est terriblement agaçant.
- Au vu des circonstances, je vous attends tous demain fin d’après-midi sans faute. Même la petite Sorena. Jacques, tu emmèneras Honorine. Elle n’est pas une éveillée, mais je préfère la savoir avec nous que seule. Contrairement à nous, elle n’a aucun moyen de se défendre. La goule n’était qu’un pion. Le vrai meurtrier est certainement bien plus dangereux.
- Ah excusez-moi. J’ai un appel de Jahia.
- Pff, je parie que So’ a encore fait des siennes.
- Je vais la rappeler. Excusez-moi, je reviens.
- On sait déjà tous qui a fait le coup. Qui avait intérêt à supprimer Villareal à votre avis ... Pas besoin d’être Sherlock pour le déduire.
- Je pense effectivement que monsieur Huntington y est pour quelque chose. Cependant, il n’est pas vraiment intelligent. Il l’aurait fait tuer par un homme de main rapidement. Là, c’est un massacre maquillé en attaque surnaturelle. Quelqu’un d’autre manœuvre dans l’ombre. Cette personne veut nous compromettre et relancer Oméga dans la chasse aux sorcières. D'abord ici, et ensuite ... ça risque de s'étendre au reste du monde.
- C’est à espérer que non. Aucun des jeunes n’est assez fort et préparé si on se retrouve en guerre contre l’ordre.
- Détrompe-toi Jacques. Ça fait des années que Jahia et Meinhard les entraînent. J’ai pris ces mesures lors du meurtre d’Élise. J’ai jugé bon que les petits élargissent leur panel. Se reposer sur leur seul pouvoir ne suffisait plus à mon sens.
- Et vous comptiez me mettre au courant quand exactement ?
- Ne le prends pas mal Jacques. Tu aurais voulu les entraîner et …
- Par pitié Vladislaus, sois direct. Jacques, tu manques cruellement de pédagogie. Tu nous aurais découragé les petits au lieu de les faire progresser.
- Toi Faust, je ne t’ai pas sonné. Et tu es obligé de t’installer à côté de moi ?
- Je me mets où je veux d’abord !
- Puisque c’est comme ça, je me lève !
- Tant mieux ! Je pourrai prendre toute la place comme ça !
- J’étais installé sur ce canapé avant toi ! Et arrête de l’ouvrir sans cesse. On ne te demandait pas ton avis.
- Tu demandes pourquoi. Eh bien, je te réponds. Et encore, j’ai été gentil.
- Ah oui ? Je serais curieux de connaître le fond de ta pensée.
- La réponse initiale était « Tu es con et obtus ». Satisfait de la réponse?
- Ne me forcez pas à me fâcher tous les deux. Il faut que nous montrions un groupe soudé demain. Alors je vous préviens tous les deux. Pas de disputes, c’est clair ?
- Très clair.
- Pff, je suis vraiment obligé de le supporter ? Bon, très bien, s’il le faut vraiment.
- Papa. Luna n’allait pas bien du tout.
- J’ai compris fiston. Excusez-nous. Al et moi, on y va.
- Je comprends Meinhard. Cette petite va avoir besoin de soutien.
- Vous n’y pensez pas Vladislaus ! Votre amitié avec feu Jacques Villareal vous aveugle. Il faut la mettre dehors et la ramener de là où elle vient !
- Hein ? Mais il délire le Jacquot ! Jamais Luna ne retournera là-bas. Ils vont la tuer sinon. Elle reste avec moi, pigé ?
- Tu me parles autrement gamin. Faust, il va falloir revoir l’éducation de ton fils.
- Je dois être atteint d’une surdité soudaine. C’est toi qui me parles d’éducation ?
- Tu ne discutes pas Faust. C’est moi le chef du groupe, tu feras ce que je dis. Luna va virer de chez vous.
- J’ai le droit de maudire ton père pour toutes ses vies à venir ?
- Vas-y, ne te gêne pas. C’est déjà fait pour ma part.
- Et toi gamin, tu vas me faire le plaisir d’arrêter de faire ton Roméo et de larguer ta Juliette tout de suite.
- Tu te prends pour mon père ou quoi ?
- De toutes les filles qu’il y a à Windenburg et alentours, il fallait vraiment que tu choisisses une fille d’inquisiteur ? Pour tes expériences, prends tout sauf celle-là.
- Des expériences ? Mais je l’aime, je ne veux pas seulement me le taper. Tu me prends pour qui ?
- C’est un Faust père. Pas un Beaumont. On ne joue pas dans la même catégorie avec les femmes. Il est amoureux. Je sais que ça te dépasse parce que tu n’as jamais aimé maman …
- Ne vous mêlez pas de ça Charles. Et je ne vois pas le rapport avec votre mère.
- Moi, je le vois bien. Elle était malheureuse comme les pierres avec toi.
- Charles, suffit ! Votre comportement est inacceptable. Et je vous conseillerai surtout d’arrêter de voir Albrecht. Vous l’influencez.
- M’influencer ? C’est bon, je suis grand. Je peux prendre mes décisions tout seul.
- Vous avez tous perdu la tête. Enfin, la raison ne fait pas partie du vocabulaire des Faust, sinon ça se saurait.
- Ohla, parrain fait la tête qu’il a quand …
- … il entre dans une colère froide. Bon préparez-vous, ça va gueuler dans trois, deux, …
- Tu as épuisé ma patience ! C’est quoi ton problème ?
- Meinhard, calme-toi je t’en prie.
- Non, je ne me calmerai pas ! Cette petite vient de perdre ses parents ! Mêle-toi de tes affaires Jacques ! Mon fils fait bien ce qu’il veut de sa vie amoureuse. Et question éducation, tu es bien mal placé pour en parler. Dois-je te rappeler que c’est Honorine, Lilith et moi qui nous sommes occupés de Charles à la mort de Lizzy ?
- Tu me le rappelles constamment. De toute façon, on voit le résultat. Vous êtes beaucoup trop laxistes ! Charles et Albrecht sont irrespectueux l’un comme l’autre.
- Irrespectueux ? Mais c’est la faute suprême que peux commettre un Faust ça !
- Fais comme si je n’étais pas là père. Comme d’habitude, je suis transparent. Je ne vois même pas pourquoi je suis surpris.
- CHarles n’arrêtait pas de te demander de l’amour et tu l’as toujours repoussé !
- Les démonstrations d’amour, je laisse ça au faible comme toi Meinhard.
- Quel rapport avec la faiblesse ? Il avait besoin de toi ! Il a vu Lizzy mourir Jacques.
- Vous n’intervenez pas père ?
- Je vais laisser l’abcès se percer. Je pense que ça va leur faire du bien. Et à moi aussi. Je suis fatigué de m’interposer à chaque fois.
- Les Beaumont se doivent d’être forts. Les faibles n’ont pas leur place au sein de notre famille.
- Tu lui demandais de gérer ce traumatisme comme un adulte. Il n’avait que 5 ans ! J’ai dû l’emmener chez un psy dans ton dos pour qu’il s’en remette !
- Des cachotteries, encore. Ça ne m’étonne qu’à moitié. Tu t’es mêlé de ce qui ne te regardait pas.
- Excuse-moi d’avoir des sentiments sincères pour mon filleul.
- C'est sûr, tu l’as toujours considéré comme ton fils. De toute façon, il est très probable que ce ne soit même pas le mien.
- Je crois qu’en 25 ans, j’aurais tout entendu. Je me fais renier par mon propre père maintenant.
- Et ça recommence. Moi je dis que Jacques et p’pa, ils feraient mieux de ne plus être dans la même pièce.
- Comment ça se fait que nous trois, on s’entende bien ? Parce qu’en voyant nos pères, je me pose des questions quand même.
- Excusez-moi, mais c’est toujours comme ça chez vous ?
- A peu près. Tu veux toujours te marier avec Charles et supporter cette bande de dingue ?
- Il est temps de consulter, parce que tu as besoin de lunettes à triple foyer ! Ça se voit qu’il te ressemble. Vous avez le même profil.
- Ne fais pas l'innocent. ça pourrait très bien être le tien.
- Comment ça le mien ?
- Si tu crois que je ne sais pas que tu continuais à voir Élise, même après notre mariage.
- Bon … Je sens que cette discussion va finir par me retomber dessus.
- Tu as la mémoire courte quand même. Dois-je te rappeler de qui elle était la petite amie avant que Vladislaus décide de vous marier ?
- Dès qu’elle a pointé le bout de son nez chez nous, il a fallu que tu la veuilles elle, alors que tu pouvais avoir n’importe laquelle du coin, beau comme tu étais !
- Eh oh, on était du même âge elle et moi mon gars. Toi tu avais 5 ans de plus ! Et je suis tombé amoureux d’elle, nuance. Ne mélange pas s’il te plaît. TOI par contre, ça te plaisait de la trimballer comme un trophée. Tu as toujours aimé être le centre de l’attention.
- C’est Toi qui dis ça ? Monsieur le beau gosse qui s’habille avec style, claque son fric en shopping et passe des heures dans la salle de bain pour se faire beau. Sans compter tes nombreuses conquêtes ...
- Les Faust ont un standing à tenir j’te ferais dire ! Je n’ai pas envie de me faire hanter par mes ancêtres parce que je leur aurais fait honte.
- Il suffit de regarder ton fils pour mettre la honte sur votre famille. Vu la tronche qu’il se paie avec son acné et ses sourcils broussailleux.
- Il est très beau mon garçon j’te ferais dire !
- Avec des boutons et l’appareil dentaire en sus, sans compter le physique de squelette ambulant. Tu ne l’as pas gâté le pauvre.
- Merci de me le rappeler ! Je le vis déjà assez mal comme ça.
- Tu es pathétique ! Tu as tellement peu d’argument que tu en viens à critiquer le physique des autres ! Tu t’es regardé un peu vieux croulant !
- Ce que je ne comprends pas, c’est que même mariés chacun de notre côté, tu as continué à t’accrocher. Dire que tu as fait souffrir cette pauvre Sybille !
- Moi, la faire souffrir ? Je lui ai toujours dit que ce ne serait JAMAIS un mariage d’amour. A défaut de l’aimer, je la respectais !
- Oui, tu la respectais tellement qu’elle a fini par se tuer.
- Père … Il fallait vraiment que tu parles d’un sujet aussi douloureux devant Al ? ça va ?
- Pff, j’étais trop petit pour me souvenir de ma mère de toute façon. C'est pas comme si on s'était aimé elle et moi en plus ...
- Sybille a rejoint l’autre côté pour d’autres raisons.
- C’est sûr que si elle avait été au courant du coup de la possession démoniaque, elle se serait barrée en courant.
- Figure-toi que je maudis mon ancêtre Johann Georg Faust tous les jours pour ça !
- Oh pauvre chou. Il se fait posséder par un démon et il vient se plaindre.
- On dit "un veilleur" !
- Si tu le dis. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’aucun Faust n’en ait profité pour demander d’autres avantages que ce fichu don de prophétie qui, au final, ne nous sert à rien !
- Hey, tu ne crois pas que le prix à payer pour ce seul don n’a pas déjà été assez élevé ? Tous les aînés hommes Faust sont condamnés à être possédé par le veilleur. Je ne vois pas pourquoi je discute de ça avec toi de toute façon. Apparemment, tu ne sais rien de la possession, ni des dommages que cela occasionne.
- Si c’est si lourd à porter, retourne de l'autre côté. Ça me fera de l’air comme ça.
- Hors de question. Après, c’est mon fils qui va se coltiner Méphisto.
- Oh monsieur qui appelle son veilleur Méphisto. Pourquoi pas Phiphi tant que tu y es !
- Après 16 ans de fusion, je peux me permettre d’être intime figure-toi. Je ne te ferai pas le plaisir de mourir avant toi vieux schnock !
- C’est sûr, ça vaudrait mieux pour Al que tu ne meures jamais. Vu comment ton fiston est faiblard.
- Hey j’suis là, j’entends.
- Ne fais pas gaffe à ce que mon père dit. Il est terriblement débile.
- Je suis certain que lorsque ce sera son tour, il s’en sortira largement mieux que moi. Il vous étonnera tous, et vous rigolerez moins, ça je vous le garantis !
- J’attends de voir.
- C’est donc ça l’objet de leur rancœur ? Maman ?
- Ohla, moi je n’ai rien capté. Il y a trop d’informations d’un coup à gérer pour mon cerveau. Je crois que j’ai retenu Lizzy, mariage et tromperie.
- C’est bien Jamal. Tu as au moins l’esprit de synthèse.
- Moi je savais, mais on va dire que je triche après.
- Et tu sais quoi exactement ?
- Pour résumer, mon père était avec une certaine Audrey au lycée. Et puis, ta mère et ses parents se sont installés à Windenburg. Dès qu’ils se sont vus au lycée, ça a été le coup de foudre. Du coup, p’pa, il a largué sa meuf de l’époque pour se mettre avec ta mère.
- Han Charles, tu aurais pu être le fils de Meinhard.
- Ils étaient même très amoureux. On les appelait les inséparables.
- C’est ton père qui t’en a parlé ? Ah, vu ta tête, c'est bon, je crois que j’ai compris qui t’en a parlé.
- Waw, ton père a l’air remonté Al. J’ai l’impression qu’il va étrangler Jacques. Vous croyez qu’on doit intervenir ?
- Si parrain se jette sur mon père, tu le laisses faire. Histoire que je sois enfin débarrassé de lui.
- Jacques a dû vraiment exagérer, parce que p’pa, il est quand même vachement patient. Ah, je crois que tonton Vlad va se fâcher.
- Mais comment tu sens ça toi ?
- Une intuition. Attention, dans trois, deux, …
- Meinhard, Jacques, ça suffit ! Maintenant que vous avez enfin mis votre rancœur sur le tapis, j’aimerais que vous tiriez enfin une croix dessus et que vous alliez de l’avant.
- Pff, tu es content ! De ta faute, on s’est fait engueuler !
- Hmpf … Pour en revenir à ce qui nous occupe, Luna Villareal est une inquisitrice. Elle va nous amener des problèmes si vous la gardez.
- Tu ne vas pas recommencer !
- Arrête de faire le gamin Faust !
- ça suffit vous deux !
- De toute façon, ce qui se passe chez les Faust ne te regarde pas Jacques. Que ça te plaise ou non, j’accueille Luna chez nous.
- J’ai dit non et tu vas m’obéir Faust.
- ça me démange depuis longtemps et je crois qu’aujourd’hui, c’est le jour. Comme le dirait Al, « tu peux te brosser ». C’est assez clair dit comme ça ? Ou je dois devenir vulgaire ?
- Bien dit p’pa !
- Monsieur nous fais sa crise de la cinquantaine. C’est l’anarchie la plus complète et ça ne semble gêner personne. Faites comme vous voulez après tout.
- C’est bien ce que Al et moi comptons faire. On n’avait pas besoin de ta permission de toute façon.
- Jamal, on y va !
- Il y a un problème p’pa ?
- J’ai mis un temps dingue à calmer ta mère. Monsieur Chevalier vient de venir chez nous. Il cherchait son fils Romain. Comble de tout ... quand ta mère est allée voir Sorena dans sa chambre, elle n’y était pas.
- Hein ? Mais elle est où ?
- Possible qu’elle soit montée dans ta jeep parrain ? Parce que c’est ce que je vois et en bonne compagnie d’ailleurs.
- Mais pourquoi je n’ai pas vérifié bon sang ! Je savais qu’elle était capable de faire ça.
- Elle se balade à Forgotten Hollow ? Mais elle est tarée ta sœur ou quoi ?
- Super, maintenant, on va devoir chercher cette petite morveuse. Je vous préviens. On se magne pour les retrouver, parce que je ne vais pas y passer ma nuit. J’ai autre chose à faire.
- Je peux venir avec toi ?
- Tu ne viens pas blondie. Tu vas me servir à quoi sincèrement ?
- Mais …
- Ohla, mais vous en tirez une tête d’un coup. D’ailleurs, Al. Pour un gars qui était pressé de retrouver sa dulcinée, tu es toujours là.
- Ah moi, j’aimerais bien partir mais on va dire que l’accès à la sortie est un peu gardé. Ça commence à me gaver cette soirée.
- Ne m’en parle pas. Je pensais avoir eu ma dose avec Jacques. Maintenant, on a un autre problème sur les bras.
- Charles, derrière toi.
- Je sens que je ne vais pas aimer vu vos têtes.
- Ah, Salut Siobahn. Ça gaze ? Superbe pleine lune ce soir. Waw, je te félicite par contre. Tu n’es pas encore totalement transformée. Sacrée maîtrise de soi. Alors si tu pouvais continuer dans la maîtrise et retourner t’enchaîner, tu serais adorable.
- Recule Charles. ça ne sert à rien de discuter avec elle.
- P’pa, dis-moi pas qu’on va mourir ce soir.
- Ohlala, elle s’est détachée. Elle va tous nous manger !
- C’est sûr que tu es plutôt trapu Jamal. Tu risques bien d’être le premier pour son repas.
- Tu crois ?
- Reculez les enfants, je m’en occupe rapidement.
- Vas-y Jamal. Tue-moi, ne te gêne pas ! Tu m'as poussé avec ton bouclier ! Vu la soirée pourrie, je préfère encore me faire dévorer par la louve de toute façon.
- Tu nous as coincés dans ton bouclier. C’est malin ! J’ai une fille à aller consoler moi !
- Ah moi, je ne suis pas coincé. C’est d’ailleurs drôle de vous voir tous effrayé par la louve.
- Oh toi Cal, ne la ramène pas ! Fais quelque chose !
- Vous pouvez toujours courir. Je n’ai pas envie de froisser ma tenue. Débrouillez-vous.
- Jamal Massouf ! Sinistre crétin, pourquoi tu as sorti ton bouclier ! Rappelle-moi de ne JAMAIS te marier, histoire que tu ne te reproduises jamais !
- Ne te fâche pas tonton. C’était instinctif, je ne l’ai pas fait exprès. Mais c’est la faute d’Al aussi avec sa réflexion à la c*on.
- Ce n’est pas ma faute si tu ne comprends pas l’humour. Nounours froussard.
- Ton fils est vraiment crétin Muraad. Tu es sûr qu’il est de toi ?
- Je me le demande parfois …
- Excusez-moi mais le loup-garou est sorti.
- Je suis tellement sonné que je n’ai même pas pensé à la contrôler.
- Ton père m’avait menti sur tout. Il t’a décrit comme un grand sorcier, mais là, j’ai de sérieux doute.
- Ah la vache, la réputation que je viens de me faire. Ce n’est vraiment pas ma soirée.
- Oh non, So et Romain !
- Il faut absolument les retrouver avant que ce ne soit elle qui le fasse.
- Relâche ce fichu bouclier et tout de suite ! Où je me nourris sur toi Jamal et par ta faute, sur tous les autres après ! Dois-je te rappeler que le sang d’un éveillé est une d*rogue pour un vampire !
- Voilà, c'est bon !
- Désolé Muraad, mais pour retrouver les petits, c’est sans nous. De toute façon, Albrecht et moi, on ne vous sera d’aucune utilité avec notre pouvoir pourri.
- P’pa tu commences à m’inquiéter ... Tu parles comme moi.
- Que veux-tu ... un besoin de rajeunir sûrement.
- Sans moi également. Avec toutes ces émotions, mon cœur va lâcher. Et ce n'est pas avec mon pouvoir d'illusion que je pourrais la ramener dans sa cellule.
- C’est bon, allez soutenir Luna. On s’en occupe avec Jamal et Caleb. A nous trois, on devrait pouvoir gérer.
- Je viens avec vous. Je pourrais vous être utile.
- Non Blondie, tu restes là.
- Mais …
- Tu ne discutes pas. Tu restes avec Vladislaus. Tu seras entre de bonnes mains avec lui. Je n’ai pas besoin d’un poids mort avec moi.
- Excuse-moi ? Hey ! Mais il m’ignore totalement ! Je n’y crois pas !
- Jamal, je te préviens. Dès que j’aurai mis la main sur ta frangine, tu me la laisses. Elle va passer un sale quart d’heure, je te le garantis !
- Un poids mort ? Mais pour qui il se prend ?
- Excuse-le Anastasia. Charles n’est pas méchant. Il souhaitait tout simplement que tu sois en sécurité. C’est un peu sa façon de le dire.
- Je sais très bien gérer ma sécurité toute seule ! Pourquoi tout le monde me croît en sucre ?
- Anastasia …
- Je ne conseille à aucun de vous de m’arrêter ! Je vais vous montrer de quoi je suis capable ! Il va voir si je suis inutile … ce petit crétin !
- Ohla, ce caractère de ouf !
- Il faudra bien ça pour tenir tête à mon fils.
- Bon bah, je crois qu’elle va bien s’intégrer avec nous finalement.
La dispute des cinquantenaires...
Hâte que la petite Anastasia nous montre son côté badass !
J'aime bien la dynamique des personnages entre eux. Même si pour le moment ils parlotent plus qu'ils n'agissent. Mais de fait, on commence à en apprendre un peu plus sur les histoires de famille et les liens qui les unissent et façonnent leurs relations, donc c'est intéressant.
Les Faust, père et fils, sont vraiment trop mignons. Jacques a définitivement le mauvais rôle, je suis curieuse de voir comment sa psychologie va être approfondie au fil des épisodes.
Je vous réponds maintenant, car le prochain épisode, que je posterai lundi, est très long.
Ladysquirrel c'était écrit, en partie, pour que ça soit drôle, même si on en apprend plus sur une des causes de leur rivalité (mais Elise, la maman de Charles, n'est pas le seul élément en cause). Au moins, maintenant, on sait qui était la femme de la photo sur le bureau de Meinhard.
Sucréomiel Ahah badass, ça, je ne pense pas. Mais elle ne manque pas de courage, c'est certain. Anastasia a eu une vie difficile ...
Hmm ... disons que ça parle plus qu'on ne voit agir la plupart du temps, car j'avoue être un peu limitée avec les interactions du jeu. (et je n'ai aucun talent de graphiste ... donc autant dire que je ne me lancerai pas dans quelque chose que je ne maîtrise pas). Mais vous verrez de l'action le prochain chapitre, surtout grâce à Caleb
Et plus tard, je pense que je serai bien obligée d'apprendre à ne serait-ce que faire des poses pour avoir ce qu'il me faut pour que les illustrations collent au texte.
Oui, les Faust sont choux <3 Ils auront l'occasion de le prouver le chapitre suivant où ils vont accueillir Luna chez eux.
C'est sûr que Jacques a le mauvais rôle et que, heureusement, il ne se cantonne pas qu'à ce qu'il a montré jusqu'ici. Il a ses bons côtés et c'est quelqu'un de bien mine de rien. Mais je ne vous en dirai pas plus, vous vous en doutez
Il est le chef de la bande et même s'il s'y prend plutôt mal, il cherche à protéger tout le monde. Je pense que c'est surtout par les hors-série ou les flashbacks que l'on en apprendra plus sur la personnalité de Jacques.
Je viens de dévorer ton histoire : j'adore !
Ca se lit facilement, les personnages sont attachants, et le suspens est là !
Par contre j'avoue avoir un peu de mal de temps à temps à déterminer qui parle.
La pauvre Luna, je me demande ce qui l'attend.
Lilith et Charles forment un joli couple, mais la petite Anastasia me plaît beaucoup tout de même !
Jamal me fait beaucoup rire : il est beau gosse, mais qu'est ce qu'il est couillon ! ![]()
Hâte de lire la suite !
Choute Dévorer ? C'est marrant, c'est à chaque fois ce qu'on me dit. J'ai poussé certains à l'insomnie même. Je devrais avoir honte
J'avoue que parfois, ce n'est pas évident pour les dialogues, mais j'ai l'impression que j'ai alourdir la lecture en mettant le prénom de celui qui parle à chaque fois :/
Pour Luna, tout ira bien. Elle est entre de bonnes mains maintenant.
Jamal fait semblant d'être crétin surtout
Histoire qu'on lui fiche un peu la paix. Et puis, il a d'autres qualités que la culture. C'est, je crois, le personnage qui va le plus changer à la fin du cycle 1.
Alors pour aujourd'hui, ne m'en voulez pas, mais je vais vous mettre deux parties sur les 3 de cette épisode. La partie 2 est la suite directe de la première en fait. Sans ça, vous auriez l'impression qu'il vous manque un bout. La partie 3, vous l'aurez vendredi. Elle se passe chez les Faust.
Dans les rues de Forgotten Hollow
- Il se prend pour qui ce crétin ? Il est beau, mais qu’est-ce qu’il est goujat ! Tu as tiré le gros lot Anastasia. Enfin, c’est ça ou je suis bonne pour un retour en Pologne. Jamais je ne retournerai dans cet orphelinat de malheur. Même si je suis bientôt majeure, quel avenir ai-je là-bas de toute façon ? Autant que je tente de m’acclimater ici. Dracula m’avait pourtant assuré qu’ils étaient tous sympa ici. Tu parles !
- Bon c’est bien joli tout ça. J’aimerais aider, mais je cherche où ? Non seulement je suis perdue dans un groupe où tout le monde se connaît. Mais en plus, je suis en terrain étranger.
- Ah, j’entends des voix. Zut, ils ne sont pas très loin. D’un autre côté, ça m’arrange. Je n’ai qu’à les suivre et chercher avec eux. Avec un peu de chance, ils ne me remarqueront pas trop.
- Les gars, vous entendez ?
- C’est Dominic qui hurle comme ça ?
- Jamal, ressaisis-toi un peu ! Al a raison. Tu es un gros nounours froussard. D’ailleurs, on aurait mieux fait de prendre Al avec nous.
- Il n’a peut-être peur de rien mais par contre, ce n’est pas avec son don de médium qu’il aurait pu se défendre contre Sio. Mon bouclier est plus utile quand même.
- On ferait mieux de se dépêcher à la trouver. Parce que si on a Dominic sur le dos en supplément, je me vois mal ramener deux loups par la peau du cou.
- C’est sûr que ce n’est pas moi qui vais t’en porter un. J’ai du yaourt dans les bras. Demande plutôt à Jamal.
- Bon, on va se séparer. Ce sera mieux pour retrouver les deux gamins au plus vite.
- Se séparer ? Parce que vous croyez que je vais vous laisser tous les deux ? Hors de question.
- Tu as une meilleure option ?
- Je reste avec vous ! Si Siobahn se jette sur l’un de vous deux, je ne donne pas cher de votre peau. C’est mon job d’assurer vos arrières.
- Non mais tu as entendu ça Jamal ? Tu nous prends pour des billes ou quoi ?
- Je n’ai jamais dit ça !
- C’est ce que tu insinues en tout cas.
- Écoutez, ce n’est pas méchant. Si Jamal passe son temps à avoir peur et à faire n’importe quoi, vous êtes morts. Et si tu n’arrives pas à établir à temps un contact visuel, l’équation est la même. Vous êtes morts.
- Moi, faire n’importe quoi ?
- Oh que oui. Je me souviens encore de ta belle démonstration au manoir. Tu tremblais de la tête aux pieds.
- Arrête de t’inquiéter Cal’. On va gérer Charlie et moi.
- Bien sûr qu’on va gérer. J’ai une réputation à restaurer ! Je me suis pris la honte devant Blondie. Et ça, ce n’est juste pas possible !
- Voilà autre chose ! Monsieur Beaumont qui veut épater une belle femme. Ta fierté mal placée va finir par te tuer ! Il me semblait qu’elle ne t’intéressait pas.
- Rien à voir ! Et d’ailleurs, je suis en passe d’être enchaîné à ta sœur. Elle m’a embrassé figure-toi.
- Pas besoin de me le dire, je l’ai bien senti. On aurait dit que vous virevoltiez sous les draps. Prévenez-moi le jour où vous faites vraiment ça à la maison, histoire que je me barre loin pour ne pas tout ressentir. Sinon, je te préviens. Je m’invite dans vos ébats.
- Si tu avais été une nana, je n’aurais pas dit non. Mais désolé, les hommes, c’est la seule chose que je n’ai pas envie de tester au pieu.
- Oh non …
- Ne sois pas déçu va. Tu trouveras bien un homme aussi séduisant que moi à te mettre sous la dent.
- Je ne parlais pas de ça Charles.
- Oh non.
- Voilà, tu as tout compris Charles.
- Qui que quoi dont où ?
- Derrière nous Jamal. Non, ne te retourne pas surtout. La jolie petite blonde a décidé de nous suivre.
- Charlie, je crois que tu as une touche mec.
- Je lui avais bien dit de rester là-bas. Je vais l’embarquer sur mon dos et la ligoter dans le donjon, tu vas voir !
- Dis comme ça, c’est coquin.
- Ah toi, ne la ramène pas !
- Tiens, je me disais bien aussi. Elle te plaît bien.
- Cal’, on s’était mis d’accord ! On ne lit pas dans les pensées de ses potes !
- Désolé, j’avais besoin de vérifier ma théorie.
- Bien sûr qu’elle me plaît bien. Je sais reconnaître quand une femme est jolie quand même. Je ne suis pas aveugle.
- Tu es aveugle. Elle est BLONDE !
- On sait que tu n’aimes pas les blondes. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde Jamal. D’ailleurs, Cal’, tu es bien mal placé pour me faire une remarque, elle te plaît aussi.
- Bien sûr, et je suis certain qu’elle plaît à Albrecht aussi. Vu comment il s’est empressé de se mettre à côté d’elle. Il nous a bien court-circuité le gamin.
- Rien à voir Cal’. Tu sais comment il est. Il a toujours été extraverti. De toute façon, rassure-toi. Il ne jure que par Luna.
- Tu peux me la refaire celle-là ? Ose me dire qu’il n’a jamais embrassé une nana plus vieille que lui en soirée, voire bien plus que ça connaissant l’asticot.
- Je peux t’assurer que non Cal’.
- Ah d’autres ! Tu as vu le regard coquin qu’il a ce gamin ? Moi, je dis qu’il faut se méfier de l’eau qui dort.
- Écoute, je suis bien placé pour savoir que non. J’ai bien essayé de le dévergonder un peu, mais rien à faire. Que veux-tu, il a été élevé dans le romantisme.
- Ah, parce que tu veux qu’on parle de Meinhard ? Tu sais le nombre de nana qu’il a eu en plus de 50 ans ? A côté, tu es un petit joueur mon cher.
- De toute façon, je ne vois pas pourquoi on parle de tout ça. Blondie va retourner là-bas et fissa !
- Sûrement pas ! Tu vas finir par nous froisser la petite.
- Comment ça la froisser ? Je peux être très gentil quand je veux.
- Toi, gentil ?
- Ahah gentil. C’est ça de l’ironie alors ?
- Non, j’étais sérieux ! Je peux être gentil si je fais un effort.
- Un sacrifice tu veux dire.
- C’est ça, marrez-vous.
- Si tu y vas, tu vas finir par lui faire peur. Tu n’es pas un Beaumont pour rien.
- Je suis SI imbuvable que ça ?
- Imbuvable n’est pas vraiment le mot.
- Disons que tu ne mets jamais de gants Charlie et parfois, bah tu froisses les gens.
- Voilà, merci Jamal. Sans compter que tu as hérité de la tronche caractéristique des Beaumont. Pour la faire courte, quand on te regarde, on a envie de partir en courant.
- Je fais SI peur que ça ?
- Un peu oui. Tu tires toujours la tronche. Souris un peu.
- En fait, non, oublie ce que j’ai dit. Ne souris surtout pas. Tu fais encore plus peur.
- Faudrait savoir !
- Rappelle-moi de dire à mon père de ne jamais accorder à Lilith de te transformer en vampire.
- T’inquiète, ce n’est pas dans mes plans.
- Bon, avancez sans moi, je m’occupe d’Anastasia.
- On cherche où en premier Dja’ ?
- Je dirais de trouver la voiture de mon père. On aura peut-être une piste une fois là-bas.
- Elle est à l’autre bout de Forgotten Hollow crétin. D’ici à ce qu’on y arrive, je crois que tu n’auras plus qu’une seule sœur avec qui te fritter.
- Bof, moi, ça m’arrange. Elle me tape sur le système.
- Bon, réfléchissons. Si j’étais un gamin, où j’irais ? Allons vers le cimetière. C’est l’endroit idéal pour des gamins qui cherchent à se faire peur.
- A tout de suite Cal’.
- Fais ce que j’ai dit. Tu l’embarques et tu la ligotes dans le donjon.
- Si je fais ça, vous ne me revoyez plus.
- Après on dira que c’est moi le coquin.
- Hiiii, mais tu m’as vu ?
- Un peu que je t’ai vu. Et les autres aussi d’ailleurs. Tu manques clairement de discrétion. Charles voulait te porter et te ligoter dans le donjon.
- Qu’il essaie un peu ce crétin pour voir !
- Crétin ? Charles ? Il a des défauts, mais pas celui-là.
- Peu importe, il s’est comporté comme un goujat !
- Ah ça déjà, ça lui colle mieux comme adjectif. Écoute Anastasia, Charles n’est pas méchant.
- Pourquoi tout le monde me dit ça ?
- Parce que c’est le cas. De premier abord, il paraît peu sympathique, mais une fois qu’on gratte, je t’assure qu’il est génial. Il est plein de qualités.
- J’attends de voir !
- Hmm, tu le critiques mais je crois qu’il te plaît bien quand même.
- Certainement pas !
- Hé ho, ne la fais pas à moi, j’ai lu dans tes pensées. Dommage que Al ne soit pas là pour confirmer.
- La prochaine fois que tu lis dans mes pensées, je … rha !
- Écoute, si je ne te raccompagne pas vite-fait bien fait, j’ai deux sorciers qui risquent de se faire tuer.
- Ce serait plus vite-fait si vous me preniez avec vous.
- Bon sang, il avait raison. J’aurais dû t’embarquer et te ligoter. Ça m’aurait évité ce regard de biche. Je suis mort, c’est foutu.
- Je peux venir alors ?
- Oui … J’en connais un qui ne va pas être content quand il va te voir.
- La vache, je ne me souvenais pas que le parking était aussi loin.
- Pff, att … ahhhh je suis morte. Promis, demain je fais régime.
- C’est quoi ce hurlement ? Oh non, on dirait qu’elle est tout près !
- Mais Roro, tu fais quoi ? Non, ne va pas dans le cimetière !
- Pfiou, ahhhhh je vais mourir. Tu cours vite la vache !
- Je fais du foot aussi. On court tout le temps, j’ai l’habitude.
- Par contre, tu es sourd ! Je t’ai dit « pas dans le cimetière ».
- Ah ne me crie pas dessus So’ ! Ce n’est pas le moment !
- Ecoute, je suis désolée Roro. Je ne pensais pas que ce petit rencard allait se transformer en catastrophe.
- Ah parce que c’était un rencard ? Mais So’, je suis trop petit pour avoir une petite copine !
- Ah, tu ne veux pas ?
- Non.
- Ah, au moins, ça a le mérite d’être clair.
- Écoute, ce n’est pas que … enfin je veux dire … Pff, comment expliquer ça ? J’ai 10 ans So’. Les filles pour moi, ce sont des potes en quelque sorte. Ça ne m’intéresse pas encore.
- Pff, c’est bien ma veine. Dire que je voulais me trouver un petit copain avant ma peste de sœur, histoire de lui rabattre son caquet.
- Écoute, tu me rediras ça quand on sera plus grand ok ? Pour le moment, je suis trop occupé à m’amuser à jouer au super héros.
- Ohlala.
- C’est bon So’, on oublie. On est toujours potes, ok ?
- Non mais, … Elle est là-bas !
- Tu saurais te défendre non ?
- Non pas contre elle. Mes boules de feu ne risquent pas d’arrêter un loup-garou, crois-moi. ça va plus la chatouiller qu'autre chose.
- On est bien … super le rencard. Je retiens.
- Oh mais, je suis bête ! Viens, on va se réfugier dans la crypte. C’est peut-être ouvert et il y a peut-être du monde qui sait.
- Hein ?
- Oh non, c’est fermé ce soir.
- Comment ça ?
- Figure-toi que cette crypte a été transformée en boîte de nuit. Mais là, pas de bol. Avec la pleine lune, tonton Vlad a dû leur dire qu’il valait mieux fermer pour ce soir, au cas où l'un des garous se seraient enfui ...
- Une boîte de nuit ici ? Cool !
- ça aurait été bien plus cool si on avait pu s’y réfugier.
- Petits petits petits. Je vous sens. Inutile de vous cacher, je finirai toujours pas vous trouver.
- So’, on n’a pas le choix. Il va falloir qu’on se défende.
- Ah oui ? Et avec quoi ?
- Ton pouvoir devrait pouvoir la retenir assez pour qu’on sorte de là et qu’on trouve un autre refuge.
- J’espère surtout que mon idiot de frère arrive avec la cavalerie. Sinon, on est cuit.
- Je retire le « sinon ». On est cuit.
- Je sens que je ne vais pas aimer si je me retourne.
- Ah bah non en fait. Ce n’était pas si terrible. C’est ça un loup-garou ? Je suis déçu.
- C'est parce qu'elle n'est pas totalement transformée. Recule Romain.
- Pas un geste les mioches. Où je vous dépèce avant que vous n’ayez fait le moindre pas.
- Tu ne toucheras pas à Sorena, foi de Romain Chevalier ! Au nom des forces de l’ordre de San Myshuno, je vous arrête !
- On dirait que le garçonnet a gagné le droit d’être dévoré en premier.
- Finalement, je crois que j’aurais mieux fait de me taire.
- Tu ne toucheras pas à Roro vilaine !
- Non mais qu’est-ce que tu as à t’arrêter encore !
- J’ai un doute … Et s’ils n’étaient pas au cimetière.
- Et tu as une meilleure option champion ? Si oui, je suis preneur. J’aimerais rentrer vite figure-toi. J’ai une discussion qui m’attend.
- (au loin) Hiiiiiiiii
- C’était quoi ça ?
- Ce ne serait pas ta sœur par hasard ?
- Oh non. Et tu avais raison, ça semble venir du cimetière.
- Je HAIS ta sœur. A cause d’elle, je vais devoir courir. Par l’univers, quelle horreur !
- On parie que tu t’essouffles avant l’arrivée ?
- Tu ne vas pas te mettre à faire comme Al avec les paris débiles. Sérieux …
- Et moi, je parie que je vais arriver le premier. A toute les escargots.
- Rha mais il m’énerve à faire ça ! Un jour, je le jure, je serai plus rapide et fort que lui !
- Merci Cal’, grâce à toi, je ne devrai pas courir. Que je puisse être en forme pour tirer les oreilles de ta frangine.
- Non Siobahn, recule. Tu vas le regretter une fois revenue dans ton état normal.
- Oh mais regardez qui voilà.
- Les enfants, partez vite rejoindre Jamal et Charles. Vous serez en sécurité avec eux.
- Tu m’as gâché mon plaisir sangsue !
- Regarde, c’est So et Romain.
- C’est qui ce gamin ? Ce n’est pas un éveillé lui. Super, on va devoir effacer sa mémoire, c’est génial. Soirée pourrie de chez pourrie.
- Vous ne m’effacerez rien du tout !
- Ah … il a l’ouïe fine ce mioche.
- J’espère me rappeler toute ma vie de cette virée. Que je ne recommence plus jamais. Sinon, ça ne me servira pas de leçon.
- C'est certain qu'à l'avenir, tu y réfléchiras à deux fois avant de sortir les nuits de pleine lune. Si tel est ton souhait, moi ça me va de te laisser tes souvenirs. Tant que tu ne cries pas sur tous les toits notre existence ...
- Je ne dirai rien, parole de Romain Chevalier !
- Tu es sûr de ne pas vouloir un petit effaçage ? Même pas un petit souvenir de rien du tout ?
- Sûrement pas. Je veux me rappeler toute ma vie de mon « premier rencard » foireux.
- Hein ? J’ai bien entendu là ?
- Un rencart ? Parce que toi la terreur, tu as eu un rencard ? Non mais je rêve là !
- Quand Lati va savoir ça, elle va rager bien comme il faut.
- Non mais c’est une constante chez les éveillés d’être précoce pour l’amour ou bien ?
- Un conseil d’ami Romain … Trouve-toi une autre petite copine que ma petite sœur. Sinon, je te fracasse.
- Il n'y a même pas deux secondes tu voulais qu’elle meure dévorée par Siobahn.
- Personne ne touche à ma petite sœur !
- Vous les Massoufs, vous êtes difficiles à suivre.
- Merci frérot ! Tu viens de me mettre la honte devant un garçon ! Je te déteste.
- Tu es trop jeune pour avoir un petit copain. J’ai dit non, c’est non. Attends quand p’pa va savoir ça.
- Je fais ce que je veux d’abord !
- Toi …
- Oh non. Romain, cache-moi s’il te plaît. Il me fait peur.
- Tu te débrouilles ! J’ai failli me faire dévorer en voulant te protéger la première fois je te signale.
- Toi ma grande, tu vas rentrer avec nous au manoir. Tout de suite et tu ne discutes pas. Pareil pour toi le gamin.
- Mais …
- Il n’y a pas de « mais ». TOUT DE SUITE ! On ne discute pas.
- Oh la vache Charlie, tu sais y faire avec les gosses. Comment ils t’écoutent.
- Je dirais plutôt qu’il leur fait peur oui. Non content d’être un goujat, tu es horrible avec les enfants.
- Non mais tu fiches quoi ici toi ?
- Caleb n’était pas censé la ramener au manoir ?
- Oh non, laisse-moi deviner. Il s’est fait avoir par ton numéro de charme ? Je lui avais bien dit de t’embarquer et de te ligoter dans le donjon.
- Pervers !
- Mais ça n’a rien de pervers. Ça s’appelle « jouer » figure-toi. Enfin, je suppose que tu ne dois pas savoir ce que c’est.
- Qu’est-ce que tu en sais ? Crétin !
- Nonne !
- Toi, je …
- Aucune répartie, c’est triste. Bon, maintenant que tu es là, ramène-nous les enfants au manoir. Histoire que tu serves à quelque chose.
- Tu m’as déjà bien regardée ? Je ne suis pas ta bonniche ! Tu n’as qu’à les ramener tout seul !
- Siobahn, si tu fais un pas, tu vas le regretter.
- Tu m’as gâché mon plaisir ! Ça fait trop longtemps que je n’ai plus goûté à de la chair fraîche. Et ce n’est pas toi qui va m’en empêcher.
- Je t’aurai prévenu ma grande. Ne me force pas à te faire mal.
- Parce que tu crois sincèrement que tu me fais peur. Tu vois, je crains plus Charles Beaumont que toi.
- Ne me cherche pas … Tu vas rentrer t’enchaîner et tout de suite !
- Viens, je t’attends Caleb Vatore.
- Tu es sérieuse là ?
- Quoi ? Oh laisse-moi deviner. Monsieur a peur pour son brushing ?
- Je n’ai peur de rien la louve. Tu viens avec moi. On retourne au donjon.
- Ne me touche pas ! Jamais plus je n’irai m’enchaîner. J’en ai plus qu’assez de toutes ces restrictions débiles décidées par l’ordre.
- Tu sais très bien que ça n’a rien à voir. Un loup-garou doit s’enchaîner, à moins d’être un alpha ou que votre alpha soit avec vous pour vous diriger. Ce qui n’est pas le cas.
- Rattrape-moi si tu peux la sangsue.
- Mais … reviens ici tout de suite !
- Bon, puisque madame ne veut pas, Jamal à toi l’honneur de ramener ta frangine. Si je le fais, je vais la traîner en lui tirant l’oreille jusqu'à ce qu'on soit arrivé.
- JAMAIS je n’irai au manoir. Je préfère encore retourner me faire dévorer plutôt que de voir papa en colère.
- Allez reviens Sorena. Tu ne vas pas laisser seul ton petit copain quand même.
- C’est ça, moque-toi de moi, vilain père fouettard !
- C’est son petit copain lui ? Oh comme c’est mignon !
- Je ne suis pas son petit copain !
- Allez, reviens Sorena. Un rencard se finit toujours par un bisou, sinon il est raté.
- Puisque c’est comme ça, je me casse !
- Oh, mais je rigole. Elle n’a aucun humour ta sœur.
- Je sais …
- Recule So’ ! Ah … Caleb est intervenu on dirait. Un coup de main ?
- SURTOUT PAS !
- Oh la vache, mais c’est quoi ça ?
- ça, c’est un vampire en colère le gamin.
- Tu vas manger Caleb ! Et après, je m’occuperai des sorciers. Je me ferai un festin de reine.
- Sûrement pas ma grande ! Aïe, mais tu fais mal la vache.
- Euh t’es certain que ça gaze mec ?
- Ne te mêle pas de ça Jamal. C’est entre la louve et moi ! Elle m’a gonflé !
- Apparemment pas assez … Tu as l’air de prendre cher. Si tu pouvais la maîtriser le temps que je la contrôle plutôt.
- J’ai dit que je m’en occupais !!!
- Pff, aucun esprit d’équipe, tu es affligeant.
- Houla, ça se passe mal pour notre vampire on dirait.
- Super, je passe pour un gros nul devant une belle femme. Ce n’est pas ma soirée …
- Ce n’est même pas drôle la sangsue. Sors un peu ta forme sombre que l’on rigole un peu.
- Crois-moi … Il vaut mieux pour tout le monde que je n’entre pas dans ma forme sombre … C’est une question de sécurité pour mes sorciers.
- Oh comme c’est mignon. Le petit toutou se fait domestiquer par les éveillés.
- Rien à voir ! Ça a toujours été la fonction des vampires de protéger les éveillés ! Et je ne dérogerai pas à mon devoir !
- Euh, on ne ferait pas mieux de faire quelque chose ?
- Parce que tu comptes faire quoi exactement blondie ? Te mettre entre-eux ? Et après ? Tu sauras maîtriser une louve toi ?
- Euh non j’avoue. Mais toi, tu peux !
- Sans contact visuel, c’est mort. J’en ai besoin la majeure partie du temps. Je t’avais bien dit de la maîtriser Cal’, tu n’écoutes jamais ! Et c’est toi qui me parlais de fierté mal placée tout à l’heure.
- Ahhhhh, je suis mort. La vache, elle est devenue solide.
- A ta place Cal, je me tirerais de là avant qu’elle ne te retombe dessus.
- Tant pis … Je ne peux plus bouger, j’ai mal partout.
- C’était impressionnant ! Je ne regrette pas le rencard finalement.
- Tu aurais mieux fait de rester au manoir. C’est bien Jamal et moi qui allons gérer çà. Tu vois qu’on s’en sortait très bien sans toi.
- Merci … Vous me remontez le moral …
- On dirait que le bel éphèbe est rouillé. Parfait, je vais pouvoir dévorer le reste de la petite bande.
- Maman !
- Non merci. J’ai une vampire à mettre dans mon lit. Alors tu vas être gentille et retourner t’enchaîner ma grande.
- Vite, dégagez de là les petits, avant qu’elle ne nous saute dessus !
- Oh, le grand colosse a peur. Je le sens. Dommage … Je t’aurais bien câliné après mon repas.
- Hein ?
- Câliner ce crétin des alpes ? Beurk. Il faut vraiment le vouloir pour aimer mon frère.
- J’ignorais que Siobahn te kiffait. On en apprend des choses ce soir.
- Quelle horreur ! Je ne sais pas ce qui est le pire. Me faire dévorer ou savoir qu’elle veut me retourner dans tous les sens.
- Par lequel vais-je commencer ?
- Commence par moi.
- Hmm, on dirait que tu n’as pas peur. Ou tu es totalement inconsciente. Ou l’idée de mourir ne te fait pas peur.
- Allez, viens je t’attends.
- Comme tu veux la reine des neiges.
- Mais … qu’est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas. Je veux t’attaquer mais je n’y arrive pas. Comment est-ce possible ?
- Jamal, qu’est-ce que tu attends pour utiliser ton bouclier maintenant que blondie nous l’a neutralisée ?
- Euh … Je ne peux pas.
- Tu te fiches de moi !
- Ne te fâche pas oh ! J’ai balancé toute la sauce tout à l’heure et en plus, là, je crève la dalle. Je n’ai plus assez de force. Si je lance un bouclier, je vais tomber de sommeil direct.
- Super Jamal, Super ! Je savais bien que j’aurais dû emmener Al à la place ! Il aurait au moins réussi à distraire la louve en la faisant rire.
- J’espère que tu as un plan de rechange le grand sorcier …
- Ah toi ne commence pas blondie !
- Ton frère ne sert à rien.
- Je ne te le fais pas dire. Quand papa va savoir ça, il va être vert de rage. Et contre moi mais aussi contre Jamal. Quel crétin celui-là !
- Je m’incline. Tu as bien fait de venir. Sans toi, on était mort.
- C’est bien, tu es capable d’avouer quand tu as tort. Tu n’es pas aussi crétin que je ne le pensais finalement.
- Écoute, on va faire équipe. Quand je te le dirai, tu te pousseras pour que je puisse capter son visuel et la contrôler, ok blondie ?
- ça marche.
- C’est bon, merci.
- Tu dis merci aussi. Je suis impressionnée …
- Ne me déconcentre pas s’il te plaît.
- Je … Je me sens … J’ai besoin de me reposer.
- C’est clair qu’un combat avec un vampire, ça fatigue ma grande. Et si tu allais t’enchaîner, tu serais adorable.
- Tout de suite maître.
- Maître ?
- Une petite vengeance pour toutes les fois où elle me snobe avec sa copine Latifah …
- Et voilà une affaire rondement menée par le grand Charlie Beaumont.
- Hmm Hmm …
- Et sa comparse blondie.
- Il faut vraiment que tu apprennes mon prénom. Ça commence déjà à m’énerver que tu m’appelles Blondie …
- ça ne te va pas si mal pourtant.
- J’attends des excuses aussi …
- Des excuses ? Et pourquoi donc ?
- Pour avoir été un gros goujat misogyne et t’être fait une opinion de moi-même sans me connaître !
- Moi misogyne ? C’est mal me connaître !
- C’est l’impression que tu donnes en tout cas.
- Tu es gonflée ma belle. Tu voudrais que je te laisse une chance de montrer qui tu es alors que tu me juges sans me connaître ?
- Comme ça, on sera à égalité.
- Tu veux jouer à ça avec moi ? Très bien.
- Oh, c’est quoi ça ?
- C’est tonton Vlad.
- J’étais à deux doigts d’intervenir quand j’ai vu dans quelle panade vous vous étiez fourrés. Quand j'ai vu Anastasia sortir vous rejoindre, j'ai préféré vous suivre de loin. Autant dire que j'ai bien fait ... Je m'en serais voulu de rater cette démonstration de "supers pouvoirs" ...
- Ohoh ... Comme dirait Al, ça va gueuler. Je crois que l'on va s'en prendre plein la tronche.
- Jamal Massouf, sinistre crétin ! Tu vas me faire le plaisir de t’entraîner avec sérieux ! Et ça prend effet maintenant !
- Mais tonton …
- Il n’y a pas de tonton qui tienne ! Tu as un pouvoir extraordinaire et tu n’es pas foutu de l’utiliser correctement après 24 années de pratique.
- Euh … je ne le pratique pas depuis 24 ans pour être précis.
- Ne joue pas à ça avec moi ! Il est temps d’arrêter de rigoler parce que vos vies sont peut-être en danger à l’heure qu’il est.
- Quand à toi Sorena, que je ne te reprenne plus à traîner les soirs de pleine lune à Forgotten Hollow en compagnie d’un non éveillé.
- Oui tonton Vlad.
- Petite sotte ! Tu te rends compte des conséquences de parler de tes pouvoirs au premier venu ?
- Ce n’est pas …
- Suffit ! Tu rentres au manoir tout de suite, ainsi que ton ami. Nous déciderons ensemble si nous pouvons lui faire confiance ou si nous devons tout de même lui effacer la mémoire.
- Vous pouvez toujours courir pour m’effacer la mémoire. Je refuse !
- Quant à toi Caleb Vatore …
- Aïe, non pas les oreilles père, je vous en prie. Ça fait mal.
- J’espère bien que tu as mal ! Fini de jouer maintenant. Tu vas te servir de ta forme sombre.
- Mais père … C’est … Vous savez ce que ça donne quand je le fais.
- C’était pareil pour Lilith au début et avec de l’entraînement, elle s’en sort très bien maintenant. Le temps des hésitations est révolu. Tu te dois de protéger de toute ton âme les éveillés. Et ce n’est pas en limitant tes capacités que tu vas y arriver.
- Je refuse de céder à l’ombre.
- Tu ne dois pas y céder, mais justement faire corps avec elle. L'ombre est un don très précieux quand on sait correctement la manier.
- Tu utiliseras ta forme sombre Caleb. J’ai besoin d’un vampire au maximum de ses capacités. Sans ça, tu es inutile. Et dans ce cas, je me verrai dans l’obligation de revenir sur ma décision de te transformer et te supprimer.
- Vous ne feriez pas ça ...
- Je t'aime de ton mon cœur fils, mais si tu ne peux pas faire correctement ton job et que tu mets en danger nos sorciers, je ferai ce qui doit être fait. Ai-je été clair ?
- Très clair père …
- Pff, ne te fâche pas pour si peu tonton.
- Pour si peu ? Si Charles et Anastasia n’avaient pas travaillé de concert, vous seriez tous mort. Vous allez tous les deux vous entraîner d’arrache-pied, je vous le garantis. C’est fini de compter uniquement sur Charles et Albrecht pour vous tirer d’affaire.
- Al ? Tu veux rire j’espère ? A part être amoureux transi et sortir des blagues à deux balles, il ne sert à rien ce gamin.
- Dévoiler les secrets de tout le monde, ça ne risque pas de nous sauver, c’est clair.
- Vous n’imaginez pas un seul instant de quoi il est capable. Croyez-moi, vous ignorez tout de la véritable puissance d’Albrecht Faust.