[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1

Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Prologue
Episode 1 (1) Une nouvelle ère
Episode 1 (2) Réunion au sommet
Episode 1 (3) Tout feu tout flamme
Episode 2 (1) Les Massouf
Episode 2 (2) Seule au monde
Episode 3 Le jeu du chat et de la souris
Episode 4 La fiancée
Episode 5 (1) Destins scellés
Episode 5 (2) Destins scellés
Episode 6 (1) Bad News
Episode 6 (2) Bad News
Episode 7 (1) Forces cachées
Episode 7 (2) Forces cachées
Episode 7 (3) Forces cachées
Episode 8 (1) Faces cachées
Episode 8 (2) Faces cachées
Episode 8 (30 Faces cachées
Episode 9 (1) Ce qui doit être fait …
Episode 9 (2) Ce qui doit être fait …
Episode 9 (3) Ce qui doit être fait ...
Episode 10 (1) Une affaire de famille
Episode 10 (2) Une affaire de famille
Episode 11(1) Changement de cap
Episode 11 (2) Changement de cap
Episode 12(1) Le pari
Episode 12(2) Le pari
Episode 13 Rivalité
Episode 14 Un beau roman, une belle histoire
Episode 15 Une ombre plane
Episode 16 Intuition
Episode 17 Sous le cerisier en fleur
Episode 18 Les présentations sont faites

Dernière édition par Little_Lams le 2017-08-09, 14:39, édité 1 fois


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Hahah, elle est bien marrante la Lilith en mode grande sœur qui fout mâche pas ses mots.
J'ai aussi bien aimé l'échange entre Ana et Vlad. Je veux voir Dracula dans ton histoire, vu le beau gosse. [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557


 
Choute974
Forum Utilisateur du Résurrectomitron
Messages : 5177
 

Moi aussi je veux voir Dracula ! rouge
Et j'ai l'impression qu'il va apparaître sans tarder...
J'ai hâte de voir la nouvelle coupe de Luna !


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

On verra si j'ai précédé tes désirs pour Dracula, ou si je vais tenir compte de ta demande Lady [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557 C'est vrai qu'il est beau gosse. Je ne l'ai même pas partagé sur ma galerie, alors que bon ... c'est un personnage célèbre, j'aurais pu. Je me tâte du coup. En tout cas, je peux te dire qu'il est très agréable à jouer comme vampire. Et j'ai quelques nouveaux personnages qui n'attendent qu'à être utilisé, mais j'ai besoin de les jouer pour m'en imprégner.

Une deuxième pour Dracula ^^ On verra si tu as raison ou non sur son intégration prochaine dans l'histoire (tu ne triches pas en allant voir sur le forum off, attention hein ! Si tu n'as pas 'triché', il se pourrait que tu sois médium Wink)
Pour la coupe de Luna, ce sera dans l'épisode de vendredi je crois.


 
Choute974
Forum Utilisateur du Résurrectomitron
Messages : 5177
 

Non promis juré pas de triche !
Mais je déduis ! ( et surtout espère ! [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557 )


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Choute, je crois que tu as des dons de médium Wink Preuve à l'appui avec la première partie de cet épisode Smile Rencontre avec une autre famille de sorcier : Les Gothik. Vladimir (adolescent), ses parents Gunther et Cornélia, et sa tante Agnès Ladentelle Wink

Chapitre 12 (1) Le pari :
Manoir des Gothik, Willow Creek

Sonate au clair de lune, Beethoven

- Mon neveu s’est déjà mis au piano. Il joue de mieux en mieux. Bon, voyons voir ce qu’il y a comme nouvelles à Sim City et dans le reste du monde. Ensuite, je retournerai à l’écriture de mon roman. « Préparatif pour la fête de la musique » … « Le plein de mariage au festival de l’amour » … Pff, la majorité vont finir par divorcer de toute façon … Ah … ça par contre … « Flash de dernière minute. La famille Villareal a été retrouvée tuée hier mardi après-midi dans leur maison à Windenburg, vraisemblablement attaquée par une bête sauvage. Seule Luna et Max Villareal, les cadets de la famille, sont encore vivants. Une battue sera organisée pour retrouver l’animal responsable de ce massacre ».

- Alors Vladislaus disait vrai lorsqu’il a téléphoné ici ? Et dire qu’on l’a envoyé paître, pensant qu’il nous faisait une bonne blague pour que l’on daigne enfin se déplacer jusque chez lui pour assister à une réunion. Je crois qu’une petite visite à son manoir s’impose ce soir. Bon sang, on va devoir se coltiner tous les autres pignoufs … Il faut que j’en parle à ma sœur et Gunther, ainsi qu’à notre invité.

- Gunther … Tu fais ton mouvement ou tu attends la chute des feuilles ? Je sais que j’ai toute l’éternité devant moi, mais je risque de m’ennuyer ferme à force.
- Je réfléchis.
- ça fait 20 minutes que j’attends. De toute façon, quoique tu fasses, tu vas perdre.
- Celui qui va me battre aux échecs n’est pas encore né.

- Voilà.
- Tu es sûr ?
- Oui, ça me semble un bon déplacement.
- Voyons voir …
- Mais … mon fou !
- « Celui qui va me battre aux échecs n’est pas encore né ». Il faut croire que c’est parce qu’il est déjà né mon vieux et mort-vivant de surcroît.
- Une minute. Ne sois pas trop sûr de toi. La partie n’est pas encore terminée.

- Bien sûr que si. Ça fait des siècles que je joue à ce jeu et que je connais par cœur les coups de tous les plus grands joueurs. Regarde, je pourrais jouer les yeux fermés, sans même jeter un regard sur le prochain pion que tu vas déplacer.
- Vantard. Si tu es si fortiche, devine ce que j’ai déplacé.
- Alors … voyons voir. Tu as dû faire ce coup. Donc, je vais déplacer celle-ci.
- Pff, tu triches aussi. Vous les vampires, vous êtes toujours trop forts au jeu.

- Nous ne sommes pas forts. Nous pratiquons beaucoup. Il faut bien tuer le temps.
- C’est pour ça que vous êtes les meilleurs coups du monde au lit aussi ? La pratique je présume.
- Ah ça, c’est sûr que ça tue bien le temps aussi et agréablement en plus.

- Je crois qu’au prochain coup mon ami, tu seras échec et mat.
- On dirait bien oui. Je m’incline. Tu es vraiment très fort Vlad.
- Je sais, merci.
- Tu resterais un peu plus longtemps chez nous pour m’apprendre un ou deux coups ?
- Pourquoi pas. Je m’ennuie effroyablement dans mes Carpates et je ne suis pas trop le bienvenu à Londres chez Mina pour le moment ... Enfin, si ça ne dérange pas ta délicieuse épouse.
- ça ne me dérange pas. Au contraire.
- Par contre, bas les crocs de ma douce.
- Depuis le temps, tu devrais savoir que ce sont les jeunes filles douces et innocentes qui me font de l’œil.
- Parce que je ne suis plus jeune, douce et innocente ? Attention à ce que tu dis ou ton séjour chez nous pourrait se raccourcir plus vite que prévu.

- Bonjour tout le monde.
- Bonjour Agnès. Bien dormi ?
- Pas le moins du monde. J’ai écrit toute la nuit. J’étais inspirée. Je comptais retourner à mon travail jusqu’à ce que quelque chose ne m’en détourne.
- Ah et quoi exactement ?
- Vladislaus ne nous avait pas menti. Jacques Villareal est bien mort.

- Tu es sûre de toi ?
- Oui Cornélia. C’est en première page web du site de l’écho de Sim City.
- Alors que ça concerne San Myshuno ? Comment ça se fait ?
- Va voir si tu ne me crois pas …
- Par l’univers ! Ils ont été quasi tous tués ?
- Oui, « par une bête sauvage ».
- Ah ne me regardez pas comme ça, ce n’est pas moi !
- On sait Vlad, ne t’inquiète pas. Tu étais avec nous hier après-midi.

- Si Villareal est mort, ça veut dire que monsieur Huntington va monter sur « le trône » d’Oméga. Cet homme déteste les éveillés, les vampires et j’en passe. Ça ne me plaît pas du tout, surtout pour Vladimir et Sonia. Ils sont encore jeunes et inexpérimentés avec leurs pouvoirs. Sans compter que le petit Eric Lewis est vulnérable. Il vient juste d’avoir un an et n’a évidemment pas son pouvoir.
- On dirait que je voyage sur le continent juste au bon moment. Il se pourrait que je reste bien plus longtemps que prévu par ici.
- Tu es certain de toi ? Si ça se trouve, ce sale vieux rat a déjà armé jusqu’aux dents des chasseurs de vampires.
- Qu’il fasse, qu’il fasse Agnès … ça me fera du divertissement. Ce sera toujours mieux que d’être enfermé dans mon château dans les Carpates, à voir défiler jour après jour des visiteurs en mal de sensations fortes. Et puis, ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude des chasseurs de vampires.

- S’ils se remettent à la chasse aux sorcières, moi ça ne me fait pas rire du tout.
- Comme si tu craignais quelque chose Agnès … Tu aurais vite-fait de leur pomper leur énergie avant qu’ils ne t’approchent.
- Ce n’est pas pour moi que je m’en fais, mais pour mon neveu. C’est un gentillet rêveur qui risque de se faire tuer par inexpérience.

- Un gentillet rêveur qui sait manipuler l’espace-temps. Ne sous-estime pas notre fils Agnès.
- Je ne le sous-estime pas Gunther. Je suis réaliste.
- Pessimiste tu veux dire.

- Tiens, un message. Devinez de qui.
- Vladislaus ?
- Bien joué mon amie. Il veut que je le rappelle. Il doit être vraiment désespéré pour vouloir me parler.
- Pourquoi ?
- Disons qu’il ne m’aime pas trop. C’est dommage. Moi je l’aime bien.

- Tu ne réponds pas ?
- Pas de suite. Il ne sait pas que je suis encore dans les parages. Il croît que j’ai rejoint mes Carpates.
- D’ailleurs, pourquoi tu n’es pas reparti ?
- Ma visite ne te fait pas plaisir Agnès ?
- Bien sûr que si. Mais il y a une raison n’est-ce pas ?

- J’aimerais voir si ma jeune petite sorcière se plaît bien ici avec vous et qu’elle soit bien traitée surtout.
- Tu as emmené une éveillée ici ?
- Oui. Elle s’appelle Anastasia Assinov. Je l’ai trouvée lorsque je faisais mon marché dans un orphelinat pour jeunes filles en Pologne. Je l’aurais bien gardée avec moi à mon retour en Roumanie, mais c’est tellement ennuyeux là-bas. Du coup, je l’ai emmenée pour la mettre sous la garde de Vladislaus. Elle sera bien mieux avec des jeunes de son âge qu’avec un vieux vampire comme moi.
- Et tu veux qu’il en fasse quoi ?
- Un des vôtres à trouver quoi en faire apparemment. Il veut la marier à son fils.
- Lequel ? Parce qu’ils ont tous eu des garçons. Il n'y a que ça quasiment par ici.
- Charles Beaumont.
- Par l’Univers, la pauvre.
- Moi ce qui me choque soeurette, c’est que Jacques n’est même pas venu me voir pour me marier à son fils. J’en aurais bien fait mon quatre-heure. Il est tellement beau ce garçon. Le pouvoir qu’il a en plus.
- C’est bon Agnès … Tu as déjà pris ton quatre-heure là-bas une fois. Tu ne vas pas en faire une habitude quand même.

- Tiens tiens. Et lequel tu t’es mis sous la dent ? Si ce n’est pas indiscret.
- Faust.
- Le fils ou le père ?
- Le père. Je ne préfère pas toucher à son fils.
- Il a l’âge de Vladimir. Pas étonnant que tu n’y ais pas touché ma sœur.
- Tu sais très bien pourquoi je n’approche pas ce gamin Cornélia. Et surtout pourquoi on interdit à Vladimir de copiner avec lui.
- Tu m’intrigues Agnès. Qu’est-ce que ce garçon à de spécial ?
- Tu ne l’as jamais vu ?
- Non. Vladislaus m'a toujours demandé de me tenir à l'écart de ses éveillés.
- Quand tu le verras, tu comprendras. Je te laisse la surprise très cher.

- Hmm … Je sens que je vais m’inviter à leur petite réunion ce soir.
- Cornélia, d’habitude on fait bande à part, mais là …
- Je vois ce que tu veux dire ma soeur. On emmène Jocaste, Sonia et Vivian avec nous ?
- Je pense oui.
- Ne m’en voulez pas, mais moi, je reste à la maison. Avec ma maladie, je préfère me reposer.
- Je vais demander à Vladimir d’en parler à sa petite copine quand il la verra ce matin. Vladimir ?

- Vladimir !
- Je crois que mon neveu ne t’entend pas, occupé qu’il est à s’entraîner sur le piano.
- *soupir* Il me fatigue, à croire qu’il est né sourd.

- Vladimir !
- Oui maman ?
- ça fait plusieurs fois que je t’appelle et tu ne réponds pas …

- Je m’excuse maman. J’étais concentré sur mon morceau. Je m’entraîne pour le concert de l’académie.
- Tu es au point mon chéri.
- Je ne sais pas …
- Bien sûr que si. Tu joues divinement bien.

- Tu me voulais quoi maman ?
- J’aimerais que tu demandes à Sonia de prévoir, avec sa maman, un petit voyage à Forgotten Hollow.
- Ah bon ? On va voir le comte Straud ?
- Oui, il y a réunion ce soir.
- On n’y va jamais d’habitude.
- C’est différent. Le président actuel d’Oméga a été probablement assassiné.

- Assassiné ? Tu es sérieuse maman ?
- J’ai l’air de rire ?
- Bah difficile de le savoir. Tu ne ris jamais.
- Viens dire que je suis austère tant que tu es ?

- Juste un petit peu.
- D’accord … Toi et Dracula, je vous retiens !
- Pourquoi, il a dit quoi ?
- Qu’il ne me mordrait pas vu que je ne suis pas une jeune fille innocente.
- Bah en même temps, il n’a pas tort.
- Non mais tu as mangé quoi ce matin ?
- Mais rien. Tu sais bien que je ne sais pas mentir, depuis le temps.

- C’est une constante chez les ados de 15 ans d’être cash ? Le fils de Meinhard est pareil.
- Ce n’est pas pour rien qu’on s’entend bien lui et moi.
- Tu me feras d’ailleurs le plaisir de moins t’entendre avec lui. Qu’est-ce que tante Agnès et moi on t’a déjà dit !
- De ne pas approcher le veilleur … Je sais …
- Mais tu le fais quand même.
- Je ne vois pas pourquoi j’écouterais une tante qui vampirise l’énergie des gens et une maman qui passe son temps à évoquer les morts … Al me semble bien gentillet à côté de vous quand même. De toute façon, il n’est même pas au courant que je sais pour lui.
- Vladimir … Un veilleur passe son temps à se nourrir des émotions négatives, il peut te vampiriser tout aussi sûrement que ta tante et en plus, il pourrait te tenter avec un pacte. C’est leur truc.
- Non … c’est le truc des humains lambdas qui se prennent pour de méchants sorciers, qui évoquent les démons pour les contraindre et obtenir du pouvoir et de la notoriété sans effort. Moi, je ne les plains pas s’ils se font bouffer tout cru par un veilleur. Ils l’ont bien cherché.

- Tu t’éloignes de lui, un point c’est tout. De toute façon, ça fait un moment que vous ne vous êtes pas vu. En quelques années, vous avez eu le temps de changer.
- Pff mais tu es vraiment à l’ouest maman. On est tout le temps sur skype ensemble pour papoter avec Al.
- Quoi ? Mais je pensais que tu étais avec Sonia. Tu oses me mentir ?
- Je ne t’ai pas menti. J’étais bien avec Sonia … une partie du temps. Pour l’autre, j’ai un peu omis de t’en parler, c’est vrai.
- Jeune homme, je vais finir par surveiller tout ce que tu fais. Tu vas me faire le plaisir de t’éloigner de lui. Ce n’est pas pour t’embêter que je dis ça, mais pour ta propre sécurité.
- Bah alors, je ferais mieux de me barrer d’ici. Entre ma tante, Dracula qui vient plusieurs fois par an par ennui et les darons nécromanciens … Je suis en danger tous les jours que l’univers fait oui.

- OSE ME RÉPÉTER CE QUE TU VIENS DE DIRE !!!
- Je crois que ta sœur se dispute avec son fils.
- Les joies de l’adolescence. Ce n’est pas pour rien que j’ai toujours refusé d’avoir des enfants. Mon neveu me suffit amplement si tu veux mon avis.
- Tu préfères collectionner les hommes, je me trompe ?
- Oh oui … Il y a en a un que j’aimerais de nouveau collectionner tiens. Je garde un bon souvenir de ma nuit avec Meinhard.

- Pourquoi tu ne te maries pas avec lui ?
- Pour qu’il finisse mort épuisé de ma faute ? Non merci …
- Tu te ramollis Agnès. Tu ne serais pas en train de tomber amoureuse par hasard ?
- Moi amoureuse ? Sûrement pas. Il n’est pas assez riche pour que je le prenne dans mes filets, c’est tout.
- Hmm … Je dirais plutôt que tu n’arriveras pas à le prendre dans tes filets celui-là.

- Vous me mettez au défi monsieur le comte ?
- On dirait bien oui. J’aime les paris. Ça me divertit.
- Je l’aurais bien relevé si je n’avais pas peur de finir derrière les barreaux en tuant un mari supplémentaire. Et si on pariait sur une conquête à toi ?
- Tu me proposes qui ?
- De séduire la fille de Straud. Elizabeth Vatore.
- Je n’ai jamais eu le plaisir de la voir. Je n’ai aperçu que Caleb, le fils. Elle est belle ?
- Divine. Tu vas l’aimer. A moins que séduire un vampire te rebute.
- Pas le moins du monde.
- Alors ?
- Pari tenu.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

C'est quoi cette famille. [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 1491891232
N'empêche Vladimir a un sacré répondant tout en restant assez poli quand même. Il me plait bien. Du coup j'ai hâte de voir ce que tu as fait avec Sonia.

Draculaaaaaaa... bon le coup de faire "son marché de jeunes filles" ça me plait pas trop même si d'un autre côté il semble quand même ne pas les prendre pour des bouts de viandes vu qu'il a envoyé Ana vers une vie plus adaptée... on verra avec la suite !


 
Choute974
Forum Utilisateur du Résurrectomitron
Messages : 5177
 

Haaa ! Il est vraiment pas mal ce Dracula ! J'ai hâte de voir leur réunion du coup ! Y'en a un qui va être content ! [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557
Effectivement Vlad a beaucoup de répondant ! Laughing
Par contre pas sûr que Lilith tombe sous le charme de Dracula... Pauvre Charles sinon !


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Lady Bah normal qu'il fasse son "marché". Il faut bien qu'il se nourrisse notre vampire.
Choute Lilith est effectivement très dure en affaire romantiquement parlant. Charles a déjà galéré des mois (à partir du moment où il lui a dit clairement qu'il la désirait), alors Dracula qui débarque tout juste, autant dire que ça sera pareil, voire pire.

Désolée de poster aujourd'hui, mais hier, je n'ai pas eu le temps du tout, entre le jardin à finir pour l'animation et je suis toujours malade comme un chien. Je vous reposterai un épisode des aléas lundi également, si tout va bien.

Chapitre 12 (2) Le pari :
Maison des Faust, Windenburg

- Salut P’pa. Bien dormi ?
- Non, pas vraiment. Je n’ai pas fermé l’œil de toute la nuit. Ton petit-déjeuner est prêt.
- P’pa, fallait pas t’embêter. Je me serais débrouillé tout seul pour me faire à manger.
- Ah ça, oui, j’ai bien vu que tu savais te débrouiller pour dévaliser le frigo et le placard à provisions.

- Je rêve ou tu es de mauvais poil ce matin ?
- Tu te rends compte qu’on est milieu de semaine et que je vais déjà devoir retourner faire des courses ?
- Bah euh … Je n’y peux rien, j’ai faim.
- Si tu dormais suffisamment, je pense sincèrement que tu aurais moins besoin de manger.
- Mais p’pa, j’a…
- Non, je ne veux rien entendre. Manger sainement, dormir suffisamment et méditer, c’est la base pour toi te recharger.
- Bon … Je crois que je vais avoir droit au p’pa rabat-joie ce matin.

- Je ne suis pas rabat-joie. Je fais mon rôle de père.
- Je dormirai quand tu dormiras aussi …
- Ne joue pas à ça avec moi monsieur le veilleur.

- Vas-y p’pa. Dis-le plus fort aussi, que Luna parte de la maison en courant.
- Sous la douche, elle risque de ne rien entendre je pense.

- Et tant que j’y suis à faire « le rabat-joie » comme tu dis, je vais mettre une petite chose au point avec toi.
- Aie … Tu sais pour hier après-midi …
- Oh que oui. Tu pensais que mes collègues ne me mettraient pas au courant ? On ne sèche pas les cours.
- Mais je n’ai pas séché. Je me suis … endormi sous un arbre à la pause de midi …
- Si tu dormais un minimum la nuit, ça n’arriverait pas.

- Mais p’pa. De toute façon, la nuit, comment tu veux qu’on dorme tous les deux ? C’est toujours à ce moment-là que les esprits se rappliquent pour taper la discute.
- Ah non, ce n’est pas à moi que tu vas servir cette excuse. Et ne me fais pas ce regard de Calimero, ça ne marche pas avec moi.
- Pff …
- Tu joues avec tes pouvoirs de veilleur si tu veux. Tu hantes l’école pour t’amuser si ça te chante. Mais que je n’entende plus jamais d’absence en cours, c’est clair ?
- Oui p’pa …
- Maintenant que c’est dit, c’est bon, on n’en parle plus.

- Bon, voyons voir ce qu’il faut que je reprenne en courses pour tenir jusqu’à vendredi soir. Al … Arrête de me tirer cette tête.
- Quelle tête ?
- Celle que tu fais maintenant. Je t’ai dit que c’était bon et qu’on n’en parlait plus.
- Et d’ailleurs, comment tu sais quelle tête je tire ? Tu as le nez dans le frigo.
- Tu es mon fils. Je te connais par cœur, c’est tout.

- Je n’aime pas te décevoir …
- Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre. Je ne suis pas déçu. Je te recadre. C’est différent.
- Si tu le dis.
- Al … Tu es un garçon brillant, intelligent, poli et qui a un grand sens de l’amitié. Je ne peux être que fier de toi.
- Mouais …
- Tu veux que je fasse le listing de toutes tes qualités pour être convaincu de ce que je pense de mon propre fils ?
- Non c’est bon. Après, je vais attraper la grosse tête comme Charles.
- Tu blagues, c’est bien. Un moment donné, j’ai cru que tu déprimais.
- Déprimer ? Ce n’est pas mon genre de m’apitoyer sur mon sort.

- Tant que Luna est occupée, il faudrait que je te parle de deux ou trois petites choses.
- Ah et de quoi ?
- J’ai parlé avec Vladislaus hier soir. Il a insisté à nouveau auprès de moi pour te transformer en vampire.
- Tu l’as envoyé bouler comme d’habitude je suppose.
- Oui mais … Je crois qu’il est temps pour moi de te laisser prendre tes décisions. Tu es grand et c’est ta vie après tout. Pas la mienne.

- Alors, j’aimerais savoir ce que TOI tu veux vraiment.
- La proposition est très tentante, mais je dirai non à tonton Vlad.
- Tu es sûr de toi ? Ne me dis pas ça pour me faire plaisir. Je veux vraiment avoir ton avis.
- Honnêtement, ça me plairait beaucoup d’être un vampire, mais mon destin, c’est d’être le veilleur du groupe, pas le troisième rejeton de Vladislaus. C’est toi mon père, pas lui. Et puis, honnêtement, ce n’est pas le moment. J’aimerais bien être papa plus tard. J’adore les enfants.
- D’accord. Je te laisserai en parler avec lui. Il devrait comprendre ton point de vue. Par contre, fiston … Il m’a déjà prévenu que si tu étais sur le point de mourir, il te transformerait sans te demander ton avis.
- Qu’il essaie seulement. Et tu voulais me parler de quoi d’autres ?

- Notre maître vampire pense que c’est le moment pour parler aux autres de toi.
- De moi ? C’est-à-dire ?
- Al, voyons … Que tu es un veilleur. Tu veux qu’on dise quoi d’autre sur toi ? Oui, bon … à part que tu es un magicien hors pair. Ça aussi, ils ne le savent pas.
- Pourquoi maintenant ?
- Disons que Caleb s’est pris une sacrée correction par Siobahn hier. Il aimerait que tu l’aides avec sa forme sombre.
- Moi je veux bien mais … Caleb et moi, ça va être très compliqué.
- Pourquoi ?
- Parce que si on s’entraîne ensemble, il va avoir affaire à mon côté veilleur. Il va aller pleurer chez papa parce que j’aurais un peu trop fait joujou avec lui.
- Al …
- Quoi ? Caleb ne risque pas de mourir. Si je ne peux même plus m’amuser …
- Il aimerait que tu l’annonces à la réunion de ce soir.

- Ce soir ? Mais …
- Je pensais que tu serais content. Tu n’arrêtes pas de me dire que tu veux montrer ce que tu sais faire aux autres.
- Oui mais … P’pa, je ne l’ai même pas encore dit à Luna !
- Eh bien, va falloir que tu lui dises avant ce soir.
- Mais p’pa, elle est en deuil là. Tu ne crois pas qu’elle a assez de trucs à encaisser comme ça ?
- Je suis bien d’accord, mais c’est à toi de voir si tu veux qu’elle le découvre ce soir en même temps que les autres, ou si tu attends qu’elle te voie par accident dans ta forme sombre.

- Bon … Je crois que je vais lui dire. C’est bien, je ne serai plus célibataire très longtemps comme ça.
- Tu ne perds pas le nord. D’ailleurs, ta petite copine aussi devra avoir un truc à te dire.
- Ah et quoi ?
- Ta jolie demoiselle étudie la magie en douce.
- Pff, je le savais déjà ça.
- Ah bon ?
- C’est moi qui lui ai conseillé des lectures sur le sujet.
- Et tu comptais me le dire quand ?
- Quand j’aurais réussi à en faire une bonne magicienne.
- Tu seras ravi de continuer à jouer les professeurs alors. Vladislaus veut que tu la formes.
- Ah ça pour la former, je vais la former.

- Ah pour le reste, tu fais ce que tu veux. Je ne veux pas savoir.
- Je parlais de magie p’pa …
- Mais bien sûr.
- Je vais faire comme si je ne comprenais pas ce que tu insinues.
- Je n’insinue rien. Je déduis. Vous étiez dans la même chambre hier soir.
- Je l’ai regardée dormir … Tu me prends pour qui ? Les prochaines nuits, je dormirai sur le canapé. Et là, avec l’été, je profiterai certainement de dormir dehors.
- Hey ho, j’ai eu 15 ans avant toi mon gars.
- Je ne suis pas comme toi figure-toi !
- On en reparlera … Quelque chose me dit que tu ne dormiras pas sur le canapé bien longtemps, voire pas du tout. Tu es grand et responsable, tu fais ce que tu veux. Je te fais confiance.

- Par contre, là où je vais intervenir, c’est pour ton look.
- Quoi, il a quoi mon look ? C’est toi qui m’a offert ce gilet je te rappelle.
- Je ne te parle pas de ça. Tu es en passe de sortir avec une très jolie fille, alors tu vas me faire le plaisir de retirer tes cheveux de devant tes yeux et de montrer ta belle gueule.

- Ah ça non ! Je me suis déjà assez fait peur ce matin en me regardant dans le miroir figure-toi.
- Ce qu’il ne faut pas entendre. Tu es très beau.
- Ton compliment ne compte pas, tu es mon père. Tu n’es pas objectif.
- Bien sûr que si ! Tu veux que l’on fasse un sondage auprès des demoiselles pour voir ?
- On ne touche pas à mes cheveux ! Tu peux toujours courir. Hors de question que l’on voie l’acné sur mon front et encore moins que l’on me confonde avec toi !
- Pourquoi tu voudrais qu’on nous confonde ?
- J’ai cru te voir dans le miroir ce matin quand je suis sorti de ma douche, avec mes cheveux mouillés tirés en arrière.
- Tu devrais être content de me ressembler. J’étais très beau à 15 ans j’te ferais dire !
- J’ai dit non, c’est non.
- Et si on faisait un petit pari pour en décider ?

- Un pari ?
- Arrête avec ce regard, tu fais peur.
- Il ne fallait pas me parler de pari. Tu sais que ça m’émoustille … Et tu me proposes quoi ?
- Si ton dentiste te retire ton appareil dentaire aujourd’hui, tu files chez le coiffeur en sortant. C’est papa qui paie.
- Et s’il ne le fait pas ?
- Eh bien … on fera un petit pacte toi et moi.

- Un pacte ? … P’pa, tu me tentes très fortement là.
- Je me doute.
- Si tu perds, je vais signer mon tout premier pacte. Tu te rends compte ?
- Arrête avec ce rire, tu fais peur Al.
- C’est mon rire normal j’te ferais dire.
- Je sais …
- C’est louche … Tu n’aurais pas demandé une ou deux infos de l’autre côté par hasard ?
- Pour une bête histoire de dentiste et d’appareil dentaire ? Tu crois vraiment qu’ils vont me répondre pour ça ?
- Tu es sûr de toi pour ce pari ?
- Quoi, tu as peur de perdre ? Et puis, au pire, je pourrai enfin obtenir un pouvoir pour mettre la pâtée de sa vie à Jacques.

- Je relève le pari !
- Je savais bien que tu ne pourrais pas y résister.
- Prépare-toi à perdre.
- Il me semblait que tu voulais te débarrasser de ton appareil dentaire.
- Rien que pour signer un pacte, je suis prêt à le supporter encore un petit peu. Après, si le dentiste ne veut toujours pas me l’enlever, je prévois de le torturer.
- Al ..
- Je rigole p’pa … quoique, non pas vraiment. Je suis vraiment tenté de me le faire ce sale vieux rat.

- Alors Luna, tu es prête à te montrer ?
- Non, je ne veux pas descendre !!!
- N’aie pas peur. Tu es toujours aussi jolie.
- Je ne suis pas du tout à l’aise.
- Je me doute. Disons que c’est en attendant d’avoir d’autres habits. Je t’ai amené ce que j’avais de moins sexy.
- C’est court !
- Mais non, c’est juste parfait. Allez viens.

- Coucou les garçons.
- Salut Lilith. Alors, entrée fracassante ce matin.
- Une envie de surveiller le poids de mon petit protégé. Il faut que ton fils se remplume Méni.
- Je sais. Mais monsieur ne veut pas dormir pour se recharger en énergie.
- Et c’est mademoiselle à la taille mannequin qui me dit ça. Dis-moi, il me semblait que tu partais voir Charles ce matin ?
- Disons que Luna m’a demandé un petit service.
- Lequel ?
- Moi, j’ai surtout hâte de la voir dans un de tes vêtements. Tu lui as amené quoi ?
- Tu verras bien.

- Messieurs les gentlemans, je vous présente la nouvelle Luna.

- Ah oui quand même, ça change.
- (chuchote) p’pa, retiens-moi s’il te plaît.
- A ce point-là ? Pourtant, la tenue est soft par rapport à ce que Lilith a dans sa garde-robe.
- Je vais lui sauter dessus sinon.
- Ah ça, tu fais ce que tu veux. Arrête avec ce regard, sinon tu vas lui faire peur.

- Alors, sa nouvelle coupe vous plaît ?
- C’est très joli. Là, au moins, tu fais bien ton âge. Et cette tenue est plutôt sympa.
- Je me sens mal, c’est trop court.
- Ah non, c’est parfait ! Faut que tu mettes ce genre de trucs plus souvent. Et sans collant, ce serait encore mieux.
- Al …
- Quoi ?
- Bon, moi je vous laisse. Je dois passer chez Charles.
- Si c’est pour le regarder dormir pour admirer son beau visage endormi, c’est raté. Il est réveillé je crois.
- … Toi et moi petit garnement, on va avoir une petite discussion musclée pour régler ça.
- Quand tu veux. Ça fait un moment que j’ai envie de … enfin … « discuter » avec toi.
- Je n’en doute pas. A ce soir.
- A ce soir Lilith.

- Tu as faim Luna ?
- Euh oui, un petit peu.
- Tu veux manger quoi ? Plutôt sucré ou salé ? J’ai fait des œufs brouillés si tu veux.
- Oh euh … Juste un peu de pain et de la confiture, ça m’ira très bien.
- Je t’amène ça.

- Tu es encore plus mignonne quand tu es toute gênée.
- C’est que … Je ne suis pas chez moi.
- Mais on t’a dit que si. Nous, ça ne nous gêne pas que tu sois avec nous ici.
- Ah ça, je suis bien d’accord. Ça manquait vraiment d’une femme dans la maison.
- Arrête de me regarder comme ça, tu me gênes Al …
- Désolé. Mais tu es si belle …

- Ah … Ah bon ? Ça ne fait pas trop bizarre les cheveux courts ?
- Oh non. Ça met bien en valeur ton joli visage.
- Ouf, il fait chaud d’un coup.
- Tu es encore plus mignonne quand tu rougis.
- Prends exemple sur Luna mon garçon. Elle au moins, elle a fait ce qu’il fallait avec ses cheveux sans que j’aie eu à lui demander.
- ça va, c’est bon p’pa …
- Ils avaient quoi mes cheveux avant ?
- Rien, il dit des c*onneries.

- Au fait Luna. Il faudra que tu me parles de tes petites études magiques. Histoire que je vérifie si mon fiston a bien fait son rôle de prof. Dans le cas contraire, il faudra qu’il repense ses projets d’avenir.
- Je serai prof et puis c’est tout.
- Oh … mais … je …
- Tu vas être ébloui p’pa, elle est douée.
- Mais ne dis pas ça ! Et si je te faisais honte ?
- Ce qu’il ne faut pas entendre. Ça, ce n’est pas possible ma petite lune. Jamais tu ne me feras honte.

- Tu es la plus belle et la plus intelligente que je connaisse.
- Oh … mais … Al, tu es trop mignon.
- Bon, moi je crois que je vais m’éclipser discrètement …
- Pff mais non p’pa, reste. Luna, je n’ai pas le temps-là, mais j’aimerais beaucoup te parler de quelque chose d’important cet après-midi.
- Ah bon ?
- Oui, rien que toi et moi.

- Et si après ça, tu ne veux plus me voir, je comprendrais.
- Pourquoi je ne voudrais plus te voir ?
- Je ne sais pas …
- Dis-moi …
- Écoute, c’est compliqué. J’ai besoin de plus que 5 minutes chrono pour te parler de ça.
- Bon … j’attendrai cet après-midi alors.

- Albrecht Faust va à sa journée de cours.
- Tu pars tôt.
- J’aimerais éviter Latifah …
- Ah, je comprends mieux.
- Pff en plus, il y a interro de math ce matin …
- Ah bon ? Mais Madame Munch ne nous avait pas prévenus.
- C’est une interro surprise, c’est pour ça.
- Interro surprise ou pas, tu as intérêt à me ramener une bonne note.
- Comme toujours.
- Je vais finir par croire que tu triches avec ton pouvoir Al …
- Moi ? Jamais je ne ferais ça voyons.
- Hey, j’ai été à l’école avant toi mon gars. J’ai fait pareil.
- Pff, tu me prends pour qui ? Je n’ai pas besoin de tricher. Y’en a là-dedans.

[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 Ep_12_69

- Une minute. Que je te donne ton déjeuner pour ton trajet en tram ce midi.
- Fallait pas t’embêter p’pa. Je me serais pris un sandwich sur la route.
- Et que tu manges des cochonneries ? Hors de question.
- Pff moi qui comptais me prendre un bon hamburger et des frites …
- Eh bien c’est raté.
- Ah qui c’est qui sonne de bon matin ?
- Je crois qu’on a de la visite. Tu vois à qui je pense Al ?
- Oui … Ce qui ne me fait pas plaisir, c’est qu’il n’est pas venu seul … Pff, moi qui pensait l’éviter aussi celui-là …


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Les Faust vont avoir droit à la visite des gros méchants pas beaux ? [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557

Décidément c'est officiel, les cheveux courts ça va bien mieux à Luna.


 
Choute974
Forum Utilisateur du Résurrectomitron
Messages : 5177
 

Moi aussi j'aime beaucoup Luna avec ses cheveux courts ! Ça lui va beaucoup mieux je trouve !
J'aime particulièrement Al ! J'ai hâte de voir la réaction des autres lorsqu'il dévoilera qui il est réellement...
Le papa est très protecteur, c'est mignon à voir !
Et qui sonne ??? Dracula ???


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Lady Dans le mille pour les méchants pas beaux ^^ Je suis contente que la coupe courte de Luna te plaise. J'en ai trouvé une autre qui lui ira encore mieux quand ils auront repoussé, mais je la garde sous le coude pour plus tard. Par contre, pour la tenue, voyez comment elle est à l'aise [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557 Mais elle aura bientôt de quoi se mettre avec une toute nouvelle garde-robe la demoiselle.

Choute Moi aussi j'aime Al. C'est mon sim préféré avec Damien (des aléas). Je l'aime tellement que je me refuse à le voir mourir un jour:sad2: Mais attention, il paraît mignon et gentil tout plein, mais c'est un vilain petit démon [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557 Pour la réaction des autres, épisode 20 (je suis précise hein). Si papa est si protecteur avec son fils, il y a plein de raison. Al a été un enfant fragile qui a failli mourir plusieurs fois (vu sa condition mi-humain, mi-veilleur) et puis, il a peur que les autres le rejettent ou pire, vendent la mèche à l'inquisition.
Tu vois Dracula partout dis-moi [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557

Et super nouvelle. Non seulement vous rattrapez l'autre forum niveau épisodes (ils en sont au 21) mais en plus, j'ai écris les épisodes 22 à 40 récemment. ça va me permettre d'avancer plus vite, du moins je l'espère. Je file finir mon nouveau décor du coup bis


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 
Episode 13 Rivalité :
Maison des Faust, Windenburg

- Alors, pronostic sur qui débarque chez nous de bon matin ?
- Tu veux encore parier p’pa ? Parce que là, c’est trop facile. Je les vois. Et si on demandait à Luna plutôt ?
- Ah oui, bonne idée.
- Moi ? Pourquoi ?
- J’aimerais vérifier ma théorie une bonne fois pour toutes.
- Euh …

- Allez essaie ma petite lune.
- Je dirais … monsieur Huntington … accompagné de son fils Junior … et … mon petit frère peut-être ?

- Je n’étais jamais venu avec ma sœur ici. C’est plutôt joli.
- Parce que Luna est déjà venue chez cette tête à claque de Faust ?
- Bah oui. Ils traînent tout le temps ensemble. Je parie même qu’ils sortent ensemble même si elle me soutient le contraire.
- Faust, tu vas le payer très cher ce matin à l’école si je te chope … C’est moi qui sortirai avec la belle Luna.
- Il vaut mieux pour elle de te choisir. Ça fait pauvre prolétaire quand même cette maison. Enfin, avec son salaire de directeur d’école, ça ne m’étonne guère. Il aurait dû devenir homme d’affaire, comme moi. Je parie que son fils est parti pour devenir prof lui aussi. C’est un peu la vocation de la famille.
- Tu ne crois pas que tu exagères papa … Cette maison est belle quand même.
- Notre villa est largement mieux !
- Dire que tu m’as levé très tôt ce matin pour venir ici. Tu sais bien que je ne peux pas encadrer cet imbécile famélique … J’ai envie de le frapper à chaque fois que je le regarde, avec son sourire et son rire de Joker. On dirait un psychopathe.
- Si ça peut te rassurer, je ne peux pas encadrer son père non plus. Bon, ils comptent nous ouvrir quand ? J’ai un rendez-vous très important après.

- Alors p’pa, convaincu ?
- Là, je m’incline. Tu avais raison. Luna, je crois qu’on peut dire officiellement que tu es médium.
- Moi ? Mais non voyons. C’est un hasard.
- J’ai noté tous tes « hasards » comme tu les appelles dans mon carnet. Il y en a beaucoup trop pour que ce soit des coups de chance, crois-moi.
- Je ne suis pas une éveillée.
- On n’a jamais dit que tu l’étais. Les dons ne sont pas réservés exclusivement aux éveillés. C’est juste que les dons d’un éveillé sont plus forts et plus visibles c’est tout.
- Prédisposition familiale p’pa ? C’est possible ?
- On dirait bien oui. Son père avait de sacrées intuitions aussi. Du moins, c’est ce que Vladislaus m’a confié. Il avait des doutes aussi sur une possible médiumnité chez son père.

- Mais je ne suis pas médium. Je n’ai jamais vu d’esprits de ma vie.
- Tu n’as jamais ressenti des présences près de toi ? Ou des sensations, comme si on te touchait les cheveux ou le dos ?
- Euh … Hier, j’ai eu l’impression que mon père était près de moi.
- Ton père était bien là avec toi hier soir quand tu étais seule à la maison. Il est venu me le dire hier soir. Il m’a dit que tu l’avais senti.
- Je pensais avoir rêvé … Il va bien ?
- Très bien même. Tu peux être rassurée. Bon, on accueille ce vilain personnage ou on le fait mariner un petit peu pour venir sans s’annoncer avant ?
- Oh non … Je n’ai pas envie de le voir. Il me fait peur.
- Fais-les mariner. Ça fera les pieds à ce vieux rat et « Junior ».

- Je crois qu’ils ne sont pas là papa.
- Sa voiture est là.
- Ils habitent à côté de l’école. Ils y vont certainement à pieds. Maman a raison. Tu es vraiment abruti parfois.
- Il ne me fera pas attendre, je te le garantis. Je rentre.
- Mais papa … ça ne se fa… Trop tard … Maman ne va pas être contente quand je vais lui raconter ça.

- Ne vous gênez pas surtout. Entrez chez les gens comme ça sans que l’on vous ouvre …
- Je savais bien qu’il y avait quelqu’un ici ! Vous comptiez me faire poireauter combien de temps comme ça ?
- On commence par dire « bonjour » quand on est poli.
- Ne me parlez pas de politesse monsieur Faust. Vous n’ouvrez même pas aux gens qui sonnent chez vous.
- Je n’ouvre qu’à ceux qui ont la politesse de s’annoncer justement.
- Houla, ça permet d’être musclé entre ton père et monsieur Huntington.
- Plutôt oui. Ça m’émoustille d’avance.
- Et quel est le motif de votre visite matinale ?
- Je suis venu chercher Luna pour la ramener à la maison.
- Ah ça non, moi je reste ici. Je suis très bien chez Meinhard et Albrecht.
- Jeune fille, tu ne sais pas ce que tu dis. Tu es perturbée.
- Elle a dit qu’elle restait avec mon père et moi. Ce n’est pas assez clair ou il faut vous enfoncer l’information dans le crâne de force ?
- Al, s’il te plaît.
- Désolé p’pa, mais ça me démange là …

- D’ailleurs … comment vous étiez au courant que Luna était chez moi ? Je serais bien curieux de le savoir …
- Euh …
- J’attends …
- Je me suis bien douté que votre fils avait dû l’emmener de force chez vous.
- Moi, emmener une femme de force chez moi ? Sûrement pas. Je n’ai pas envie d’être hanté par mes ancêtres pour avoir manqué de respect à une femme.
- C’est pour ça que ma maison était cernée par des exorcistes hier soir ?
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Inutile de nier. Luna a tout vu.
- Le chagrin fait voir de drôles de choses.
- Je sais ce que j’ai vu. Ils ont essayé de rentrer ici pour venir m’enlever contre mon gré.

- J’espère que vos exorcistes ont apprécié mon glyphe de protection.
- Ah vous voulez jouer à ça avec moi … Meinhard !
- Que voulez-vous ? Je manque de distractions « John ».
- Vous allez regretter amèrement de vous moquer de moi.
- Je serais curieux de voir comment ? Si je n’ai déjà pas peur d’un autre éveillé, je ne vais certainement pas m’abaisser devant vous.
- Je n’ai pas de maléfices à dispositions, mais j’ai l’argent. On peut tout obtenir avec ça.
- Non pas tout. Vous ne pouvez pas acheter la politesse. Une chance que Max et votre fils John sont bien élevés. D’ailleurs, on va les faire entrer. Je ne vais pas laisser deux gamins dehors.
- Pff non, pas Junior p’pa, s’il te plaît.
- Voyons Al …
- Pff …

- Luna !
- Max ! J’ai eu si peur qu’il t’arrive quelque chose.
- J’étais chez tonton John. Pourquoi voudrais-tu qu’il m’arrive quelque chose ?
- Max … Il ne faut pas lui faire confiance.
- C’est moi qui ai eu peur pour toi.
- J’étais en sécurité ici, ne t’inquiète pas. J’ai même été chouchoutée comme jamais.

- Veuillez excuser mon père monsieur Faust.
- Seulement s’il présente des excuses lui-même.
- Moi, présenter des excuses ? Jamais de la vie.
- Je crois que vous et moi, on va régler ça dehors. Je n’ai pas envie de sortir de mes gongs devant les enfants.
- Voyons, soyez raisonnable. On va dire que c’était un malentendu.
- Un malentendu ? Depuis quand tu es conciliant toi ?

- Faust !
- Junior … Pas trop dur le réveil ce matin ?
- J’aurais préféré rester dans mon lit plutôt que voir ta sale tronche.
- Un câlin pour adoucir ta mauvaise humeur ?
- Sûrement pas !
- Oh tu me brises le cœur, si tu savais … Toi qui prônais l’amour au lieu de la guerre il y a quelques secondes. Je pensais enfin te faire un bisou. Je suis déçu.
- Tu ne te foutras pas de ma gueule très longtemps, je te le garantis.

- Tu rates quelque chose John. Al est plutôt doué pour les câlins.
- C’est vrai ? C’est bon à savoir ça.
- Tu te fiches de moi ? Tu fais des câlins à ce … cette chose ?
- Hey, j’ai un prénom !
- Je le savais que tu sortais avec lui.
- Mais non. Il m’a juste réconforté hier soir.
- ça, ça va doublement se payer monsieur Faust
- Qu’est-ce que mon fils et moi, on vous a ENCORE fait monsieur Huntington ?

- Il ose marcher sur les plates-bandes de mon fils.
- Je pense plutôt que c’est le contraire.
- Ah c’est comme ça. On va régler ça dehors vous et moi, comme prévu.
- Je ne te retiens pas cette fois-ci. J’ai un compte à régler avec la chose.

- Hey, j’ai un prénom !
- Moi aussi j’en ai un mais tu t’obstines à m’appeler Junior.
- Je te fais une fleur en t’appelant Junior plutôt que John j’te ferais dire. Soit tes parents ont trop peu d’imagination … Soit ils ne doivent pas t’aimer beaucoup pour te donner le même prénom que ton père.
- En même temps, ton père à toi ne doit pas t’aimer beaucoup pour t’avoir choisi un prénom aussi moche.
- Max !
- Quoi ?
- Retire ce que tu as dit ! C’est méchant. Papa serait très déçu de toi !
- Il n’est plus là de toute façon. Alors, je fais ce que je veux maintenant.

- Je ne vois pas pourquoi je retiendrais ton prénom. Pour moi, tu es insignifiant. Tu n’existes pas.
- Alors pourquoi tu viens me les briser tous les jours à l’école ? Je te manque c’est ça ? Oh il est amoureux, comme c’est mignon. Oh mon pauvre. Je suis désolé de briser tes rêves, mais mon cœur est déjà pris par Luna.
- Ah ? C’est vrai ?
- Si tu ne le sais pas encore alors que j’ai un mur de ma chambre dédié à toi …
- On dirait que tu prends de l’assurance. Ça fait bien trop longtemps que tu ne t’es plus pris une raclée. Je vais y remédier.

- J’en rêve depuis si longtemps si tu savais.
- Mais … je parle de le frapper et il rit. Tu es au courant que si je te chope, tu vas passer un sale quart d’heure.
- Ton mec fait peur quand il rit Luna.
- Hey arrête de te marrer. Je te cause le joker.
- Je me marre parce que … si tu savais comment tu vas manger la prochaine fois que tu vas me menacer ou me frapper. Ça fait un moment que je prépare ma vengeance.
- Quoi ? Tu vas encore aller pleurer chez papa le directeur ? Dommage pour toi, mais il ne peut rien contre les pots de vin des Huntington.
- C’est pour ça que tu t’es calmé quand mon père a failli t’exclure de l’école. Tu as une grande gueule, mais pour le reste … ça ne suit pas … Tu vois de quoi je veux parler.
- Ma virilité marche très bien figure-toi.

- Les disputes, ça me fatigue.
- Si j’étais John, ça ferait longtemps que je lui aurais refait le portrait à ton mec.
- Max !
- Pff, il est moche de toute façon.
- Ce n’est pas vrai ! Tu ne t’es même pas donné la peine de le connaître, comme tous les autres. Pas un pour rattraper l’autre dans cette ville de fou.
- Je me demande combien de temps ils vont se friter comme ça.
- Je me demande surtout ce qu’il se passe entre « tonton » comme tu l’appelles et Meinhard.

- Vous ! Je vais faire intensifier les surveillances autour de votre baraque, c’est moi qui vous le dis !
- Tiens tiens, alors comme ça, on espionne les éveillés.
- Je …
- Il faut vraiment que vous travailliez votre impulsivité John. Ça vous fait cracher bien trop facilement le morceau. Vous nous cachez quoi d’autre au juste ?
- Je ne cache rien. Je fais ce que mon ami Jacques aurait dû faire depuis longtemps. Vous mettre tous en laisse !
- Votre ami ? Vous parlez de celui que vous avez fait tuer ? Vous avez une conception plutôt bizarre de l’amitié …

- Ne vous fichez pas de moi !
- Oh je n’oserais pas …
- C’est votre petit groupe d’aberrations qui a fait tuer Jacques et je le prouverai. Vous rigolerez moins quand on aura trouvé la goule.
- C’est une goule qui a fait ça ? Ah bon ? Intéressant … Il me semblait que c’était une bête sauvage, comme noté dans la presse. Je ne savais pas que la réincarnation de Sherlock Holmes se cachait en vous pour faire aussi vite une déduction …
- Vous … Je … Je vais TOUS vous faire tuer. Ça me démange depuis un sacré bout de temps. Je me ferai un plaisir d’éliminer votre filleul et votre fils avant de vous tuer en dernier !

- Ah ne menacez pas mon fils et Charles, sinon ça va mal se passer !
- On dirait que vous montrez votre vrai visage.
- Personne, je dis bien PERSONNE ne touchera à ma famille ! Même à Jacques Beaumont ! Et l’Univers en soit témoin que je ne sais pas l’encadrer pourtant. Si l’un ou l’autre des éveillés se fait tuer, je vous garantis que je viens vous tirer par la peau des fesses de chez vous. Parce que je saurai que c’est vous !
- Je ferai ce qui doit être fait pour la gloire de Dieu.
- De toute façon, il faudra déjà avoir affaire à nos vampires pour arriver jusqu’à nous. Moi à votre place, je ne me frotterais pas au comte, ni aux Vatore.

- Je crois qu’on s’est tout dit. Maintenant décarrez de chez moi avant que je demande à une armée d’esprit de vous jeter d’ici à coups de pieds aux fesses.
- Je reviendrai chercher Luna, de gré ou de force.
- Alors je vous conseille d’entraîner vos exorcistes. Parce que je vais intensifier les protections. S’ils n’ont déjà pas été fichus de lever ce glyphe-là, ils ne lèveront pas les autres, je vous le garantis. Je ne vous laisserai pas faire de mal à la petite amie de mon fils !

- J’aimerais beaucoup continuer à échanger avec toi des mots d’amour, mais j’aimerais ne pas arriver en retard en cours.
- Je te conseille de faire profil bas. Si je te chope, je vais te tabasser. J’ai déjà prévenu tous mes potes.
- Oh comme c’est mignon. J’attends vos câlins avec impatience.
- Si tu continues, ce n’est pas de toi dont je vais m’occuper, mais de tes copains éveillés aussi.

- Ose répéter ce que tu viens de dire …
- Tu crois que tu me fais peur avec ton regard de psychopathe ? Je demanderai à mon père de me débarrasser de tes copains. Surtout ce petit intello de Vladimir Gothik.
- Comment tu sais que je suis ami avec lui ?
- Euh … et m*erde ...
- Tu as doublement gaffé. Non seulement, vous nous faites surveiller, ce que Vladislaus sera « heureux » d’apprendre. Mais en plus, tu menaces mes amis … ma famille. Et ça, je ne le laisserai pas passer.
- Et tu vas faire quoi le rigolo ?
- Je vais être gentil pour cette fois-ci. Je te préviens … Si tu oses menacer encore ma famille, tu vas regretter de rencontrer le VRAI Albrecht Faust. Ai-je été clair ?

- Maintenant, décarre de chez moi avant que je ne change d’avis.
- Retiens ce que je t’ai dit Faust. Rase les murs en arrivant.
- Je conseille plutôt à tes potes et toi de faire profil bas. Le jour où tu m’auras bien gonflé, je m’occuperai de vous tous en même temps. Ça fait un moment que ça me démange.
- Bon … les garçons … Si vous pouviez faire la paix, ce serait bien.
- (en chœur) JAMAIS DE LA VIE !
- Vous me désespérez …
- Luna, je crois que tu devrais arrêter de rêver à un monde de paix, où tout le monde s’aime.
- Je crois aussi oui … Je suis trop idéaliste.

- Max, on y va. Ma belle, je vais le demander une dernière fois. Tu viens avec nous ou pas ?
- Non … Je reste chez les Faust … Hors de question que je mette les pieds chez toi.
- Très bien …
- Mais Luna ! Je vais faire quoi sans ma sœur ?
- Tu peux venir ici. Ils t’accueilleront aussi.
- Sûrement pas ! Je reste chez tonton John. Je suis bien là-bas.
- Je ne te retiens pas … pour le moment.
- Allez viens Max, on ne peut plus rien faire pour ta sœur. Elle a perdu la tête.

- ça va Al ?
- Oui, pourquoi ça n’irait pas.
- On devrait dire à ton père qu’il t’a menacé et rester ici.
- Non ne t’inquiète pas pour moi.
- Mais ils font encore te frapper.
- Je t’assure que non. Ils ne me trouveront même pas. Il vaut mieux pour eux, crois-moi. Parce que là, je ne suis pas d’humeur …
- ça se voit … tu fais peur … tu as le regard noir …

- Tu es sûre que toi, ça ira par contre ?
- Mais oui. Je serai avec ton papa. Vu comment il est, je pense qu’il sera au petit soin.
- Ah ça … C’est mon père. Méfie-toi par contre, il est séducteur. Je n’aimerais pas qu’il me pique la fille que j’aime sous mon nez.
- Oh je … Alors c’est vrai, tu … enfin …
- Je pensais être plutôt clair entre les compliments, les petits cadeaux, les câlins, … Je ne fais pas ça à tout le monde.
- Je sais. Moi aussi … enfin …
- Je sais.

- J’adorerais t’embrasser ma petite lune, mais là, je n’ai pas le temps pour faire les choses bien. On reportera ça un peu plus tard.
- Al … tu es vraiment suranné … Tu le sais ?
- Oui. P’pa me le dit tout le temps. Il se demande si je suis né à la bonne époque parfois.

- Sois prudent à l’école, d’accord ?
- Oui. Je te l’ai dit. Ils ne me trouveront pas.

- ça va ?
- Oui … Je crois que je viens de toucher le haut astral là. Je vais planer tout le long du chemin de l’école.
- A ce point-là ?
- Ah ça … On peut dire que John Junior à de la chance. Tu as réussi à me radoucir. A tout à l’heure petite lune. Fais un bon shopping avec p’pa.
- Merci.

- Maman ne va pas être contente quand elle va savoir que tu as encore gaffé.
- Je ne l’ai pas fait exprès … Je me suis emporté.
- Il va vraiment falloir que tu travailles ton impulsivité papa. Sinon, tous nos plans vont tomber à l’eau.
- Mais …
- Chut tais-toi, il y a quelqu’un qui sort.
- Ne faites pas attention à moi … Je ne fais que passer …
- Toi … Rase les murs le squelette.
- C’est ça …

- Mais tu fais quoi Junior ?
- Un selfie devant la maison de mon souffre-douleur. Histoire de montrer à ce petit con et aux autres à l’école que c’est moi le chef.
- C’est toi le chef ? Tu vas voir « Junior » … Tu as de la chance que ma petite lune m’ait calmé. Parce qu’au prochain affront, je t’offre un joli séjour en hôpital psychiatrique après ce que je t’aurai fait subir ... Il est temps que ce bouffon fasse connaissance avec Faust le hanteur.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

J'avoue que cette fois-ci je suis un peu déçue des "méchants". Ils ont l'air un peu beaucoup couillons dans ce chapitre même si les dialogues sont sympas à lire.

En fait le soucis, c'est qu'à les voir si peu malins, je ne ressens pas de réelle menace pour les héros et contrairement à eux, les Huntington manquent de charisme. Enfin la mère me semblait plus maligne la dernière fois, du coup j'attends de la revoir sur le devant de la scène. Smile


 
Choute974
Forum Utilisateur du Résurrectomitron
Messages : 5177
 

C'est vrai qu'ils ont un peu fais l'andouille les méchants là. [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557
Junior est amoureux de Luna ?
Par contre le petit Max qui ne veut pas rester, faut pas lui donner le choix ! Namého !


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Ah Lady, faut excuser la bisounours que je suis.  J'ai eu du mal au début à faire mes méchants (et puis, je voulais garder le côté drôle), mais je suis certaine que tout ce qui va suivre te plaira niveau "méchant".  Mine de rien, il faut se méfier de John, le père.  Il va faire du dégât ... Mais c'est sûr que ce n'est pas lui le plus à craindre.

John Junior, amoureux ?  Je ne sais pas ...  Je dirais qu'il veut surtout sortir avec la fille la plus jolie de Windenburg et pas la moins riche surtout ... Les parents de Luna sont morts en lui laissant une sacrée fortune et une belle villa.  Mais bon, entre Albrecht et John Junior, y'a pas photo quand même (surtout que vous n'avez pas encore vu Al avec les cheveux qui virent de sa bouille ... Là, il fait encore adolescent complexé)  Pour Max, bah ... C'est comme ça.  Luna et Max vont se faire la guerre :/  C'était écrit malheureusement ...  Max a été trop influencé par les Huntington malheureusement, et ce depuis un moment.

Voilà la suite Smile  Plutôt longue, je vous préviens car on va chez plusieurs protagonistes.

Episode 14 Un beau roman, une belle histoire ... :
Manoir des Gothik, Willow Creek

- Mika, tu peux me laisser s’il te plaît ?
- Hors de question que je te laisse seule avec lui. Au vu de ta tenue, il va te sauter dessus.
- Vladimir ne ferait jamais ça. Il est tellement adorable et doux.
- Si j’avais été maman et papa, JAMAIS tu ne serais sortie comme ça.
- Et encore quoi ! De toute façon, ça fait deux ans déjà que Vladimir et moi sommes ensemble. A un moment donné, il faudrait te faire une raison.
- Je me demande toujours ce qu’une fille comme toi trouve à cet intello. Tu sais qu’il y a des rumeurs selon lesquelles ses parents pratiquent la sorcellerie ?
- N’importe quoi … La sorcellerie, ça n’existe pas.
- Je sais, mais on ne peut pas nier que sa famille soit bizarre.
- Le voilà. Mika … vire s’il te plaît. Sinon, je te jure que je cafte à maman sur tes sorties nocturnes en douce.
- Oh, moi qui voulais lui dire bonjour.

- Maman ? J’y vais. A ce midi.
- D’accord. N’oublie pas de parler à Sonia, pour ce soir, comme je te l’ai demandé.
- Oui, promis. Ah … ça c’est une … j’aurais bien dit une bonne surprise s’il n’y avait pas le grand-frère pour monter la garde. Pourquoi je n’ai pas un pouvoir plus utile pour m’en débarrasser de celui-là …

- Tu es venue attendre le tram avec moi, c’est mign…
- Toi, si tu oses poser tes mains sur ma sœur, tu es mort !
- Mika …

- D’accord … ça ne s’arrange pas toi.
- Tu peux répéter pour voir ?
- Les garçons …
- Tu es sourd ? A ton âge ? Déjà ? Comme c’est triste.
- On dirait que monsieur l’intello attrape de la répartie.

- Stop ! Vous n’allez pas vous disputer de bon matin quand même ?
- Ah mais moi, je ne me dispute pas. C’est lui qui me cherche.
- Non, c’est toi qui ne pige pas que tu n’as rien à faire avec ma petite sœur.

- Je suis assez grande pour savoir de qui je dois être amoureuse. Maintenant, du balai !
- Non, je reste là.
- Bon … puisque c’est comme ça … (chuchote) obligée d’utiliser encore une fois mon pouvoir sur toi.
- Sonia, non c’est bon.
- Petit frère chéri, tu peux nous laisser Vladimir et moi ?
- Bien sûr. A ce midi petite sœur.

- Sonia … Il faut vraiment que tu arrêtes de charmer ton frère pour qu’il nous fiche la paix. Il va finir par devenir complètement abruti.
- Je sais mais en même temps, il est lourd. Vivement qu’il aille à l’université l’an prochain. On sera tranquille.
- Normal qu’il veille au grain. Tu deviens de plus en plus belle. Hmm … j’adore cette tenue d’ailleurs.
- Ah oui ? Tu ne trouves pas que ça fait trop … femme ?
- Oh moi, je trouve ça parfait.
- Maman a râlé quand elle m’a vu porter ça ce matin.
- Tu l’as charmée aussi pour pouvoir sortir comme ça ?
- Moi faire ça ? Ce n’est pas du tout mon genre.
- Ben voyons.

- Il est parti. Tu peux me prendre dans tes bras tu sais.
- Il ne faut pas me le dire deux fois.
- Tu m’as tellement manqué mon amour.
- Moi aussi. J’aimerais pouvoir te voir tout le temps.
- Si tu savais …
- Ne t’inquiète pas. Encore un peu de patience. Un jour, tu seras madame Sonia Gothik et plus personne ne pourra nous séparer.
- Hihi, madame Sonia Gothik. Avec un GRAND mariage.
- Tout ce que tu veux.
- Une jolie robe rouge !
- Rouge ? Ce n’est pas blanc traditionnellement ?

- Le blanc, c’est la couleur de la pureté. Je pense qu’on a dépassé ce stade depuis la dernière fois qu’on a été seuls …
- Si tu pouvais le dire moins fort. Je n’ai pas envie que ton frère débarque dont ne sait où, parce que j’ai osé valser sous les draps avec sa petite sœur.
- Quand est-ce qu’on recommence d’ailleurs ?
- Ah, c’était pour ça cette tenue ?
- Peut-être …
- Il faudra attendre … Déjà, il y a école ce matin. Et puis, je dois te parler d’un autre truc important. Sinon ma mère va encore me crier dessus.

- Un truc d’éveillés ?
- Bien deviné. Il y a réunion de crise ce soir chez le comte Vladislaus, à Forgotten Hollow.
- Et ?
- Nous y allons avec mes parents.

- Hiiii, ça veut dire que vous m’emmenez ?
- Bien sûr. Avec ta maman, et puis madame Lewis. Enfin, si ta maman arrive à se libérer.
- Ne t’inquiète pas. Je charmerai papa et Michaël s’il le faut pour qu’on puisse venir.
- Sonia, il faut vraiment que tu arrêtes d’utiliser ton pouvoir sur tes proches.
- Il faut bien que je pratique. Comment veux-tu que je m’améliore si je ne l’utilise jamais ?
- Rassure-moi. Tu ne l’utilises pas sur moi j’espère.

- Je ne ferais jamais ça à mon Vladichou d’amour.
- C’est exactement ce que tu fais là maintenant.
- Avec toi, j’use de mon deuxième super pouvoir. Ça s’appelle le regard de biche.
- Arrête de faire ça, sinon …
- Sinon quoi ?

- Sinon, je vais faire ça.
- Je devrais te faire le regard de biche plus souvent alors.
- Ne fais pas ça ce soir à la réunion, sinon je vais devoir annoncer clairement qu’on est fiancé pour écarter la concurrence, belle comme tu es. Ma mère risque de faire une crise cardiaque si elle l’apprend comme ça.
- On devrait le dire à nos parents quand même. Ma mère n’est pas dupe. Elle a bien remarqué ma bague.
- J’aimerais bien, mais on va attendre. Sinon ma mère serait capable de m’interdire de te voir. Déjà qu’elle m’interdit de parler au seul ami que j'ai ...

- Qui ça ?
- Albrecht Faust. Je ne sais pas si tu te souviens de lui. Ça fait quoi ? Deux ou trois ans maintenant qu’on n’a plus été en réunion je crois. C’était le petit gars maigre aux yeux clairs. Il porte tout le temps des chapeaux.
- Non … j’avoue que je ne me souviens plus. Je me souviens surtout du comte. Il me fait peur.
- Tu n’as pas à avoir peur. Il ne toucherait jamais un éveillé. Je me méfierais plus volontiers de Dracula.

- Tu crois que Dracula me mordrait ?
- Plus maintenant qu’on a … enfin tu vois …
- Ah, il aime les jeunes filles pures et innocentes, c’est ça ?
- Oui.
- Tu n’as pas peur qu’il finisse par cafter à tes parents ?
- Je pense qu’on fait bien ce qu’on veut, tant qu’on prend nos précautions. Et puis, ma mère et moi, on n’arrête pas de se prendre la tête pour tout et rien en ce moment. Alors pour une fois qu’elle ne râlerait pas dans le vide …

- Ah, notre tram arrive je crois.
- Déjà ? C’est trop court nos moments à deux. Tu ne peux pas remonter le temps s’il te plaît ?
- Non … Je n’utilise pas mon pouvoir à la légère. J’ai toujours peur de faire une catastrophe en manipulant l’espace-temps.
- Dommage …
- On va trouver une solution pour être plus souvent ensemble, je te le promets.

- Je t’aime Sonia.
- Moi aussi Vladimir.
- Toi et moi, c’est pour toute la vie.
- Non, c’est pour l’éternité.

Manoir de Vladislaus Straud, Forgotten Hollow

- Je vais manger léger. Les voyages par l’ombre, c’est un peu éprouvant quand même. Je n’ai pas envie de vomir sur les chaussures de monsieur Faust. Ce serait dommage de donner si mauvaise impression à un homme aussi … ah il est trop beau.
- Anastasia ?
- Oui ? Je suis dans la salle à manger. Je prends mon petit-déjeuner.

- Il faut vraiment que vous arrêtiez de faire ça …
- Faire quoi ?
- Apparaître comme ça d’un coup. Ça fait vraiment peur.
- Je suis désolé Anastasia. Je ne voulais pas te surprendre.
- Hmm … La jeune fille avec qui je vais faire du shopping, elle n’a pas peur de vous ?
- A vrai dire, elle ne m’a jamais vraiment vu. Je me suis toujours caché pour l’observer.
- ça, c’est flippant.
- Je le faisais en tout bien tout honneur Anastasia. Je surveillais juste si c’était une jeune fille bien pour le jeune Albrecht.
- C’est sa petite copine ?
- Je crois que oui. Il ne s’est jamais caché avoir des sentiments pour elle.
- Un conseil. Pensez à atténuer votre forme sombre. Sinon, elle va hurler en vous voyant.

- Tu fais bien de me le dire. C’est tellement naturel pour moi d’être comme ça que je n’ai pas pensé que cela pouvait froisser Luna.
- Elle s’appelle Luna ?
- Oui.
- Très original comme prénom.
- Je pense qu’il était plutôt prédestiné. Elle est vraiment très gentille, vous vous entendrez bien. Je t’attends dans le salon. Je te dépose là-bas ce matin. J’ai des choses à faire.

- Voilà, on peut y aller !
- Mais … tu ne devais pas finir ton petit-déjeuner ?
- Je l’ai fini ! On y va ?
- Tu as l’air bien pressée de t’en aller. Je t’effraie tant que ça ?
- Ah mais non non, ça n’a rien à voir avec vous. C’est juste que je suis tellement ravie de passer ma journée avec Luna et monsieur Faust !

- Pourquoi vous me fixez comme ça ?
- Ah non, ce n’est pas vrai !
- Quoi ?
- Pourquoi il faut toujours qu’il séduise sans effort celui-là !
- Vous parlez de qui ?

- Je parlais de Meinhard. J’ai comme l’impression qu’il t’a tapé dans l’œil malgré son âge.
- Mais non voyons.
- Je vois bien que si.
- ça vous arrive de ne pas lire les pensées des autres pour espionner ?
- Je n’ai même pas eu besoin de lire tes pensées.

- Tu me feras le plaisir de ne pas trop lui montrer ton intérêt.
- Pourquoi ?
- Parce qu’il est capable d’en profiter.
- Vous croyez ?
- A priori, il n’en fera rien vu ton âge, mais comme tu ressembles un peu à Elise, la défunte maman de Charles … J’ai peur qu’il soit moins raisonnable que d’habitude.
- Je le trouve juste beau, c’est tout. Comme on admirerait un bel acteur en quelque sorte.
- Bon sang. Je me demande si tu diras encore ça quand il te fera la conversation. C’est ça qui me fait le plus peur …
- Pourquoi ?
- Ah l’innocence de la jeunesse … Tu es prête pour la téléportation ?
- Oui. Et ne vous inquiétez pas, j’ai un peu pris l’habitude de ces voyages avec Dracula.
- Alors, c’est parti.

Maison des Faust, Windenburg

- Ah ce sale vieux rat de Huntington ! Si je pouvais, je lui enverrais Méphisto pour s’occuper de son cas.
- ça s’est mal passé entre vous ?
- Plutôt oui … Il est bien plus dangereux que je ne le pensais. Non content d’avoir réussi à créer une goule pour nous faire porter le chapeau, j’ai réussi à lui faire cracher une info. Monsieur nous fait surveiller. Ce qui explique en partie pourquoi il avait connaissance de ta présence ici.

- Je pense que Junior est bien plus dangereux que son père. Il est intelligent.
- Il tient ça de sa mère si tu veux mon avis. Elle a toujours été intelligente, mais aussi très vicieuse.
- Tu la connais ?
- Plutôt bien oui. Malheureusement …
- Tu fais peur avec ce regard tueur.
- Désolé. J’ai toujours eu du mal à cacher ce que je pense. Chez les Faust, on a toujours eu le regard qui parlait pour nous à cause de nos sourcils notamment.
- On voit bien de qui Al tient pour ça. Je l’ai vu tout à l’heure avec un de ces regards … Je ne l’avais jamais vu comme ça. J’ai cru qu’il allait foudroyer Junior sur place.

- Il n’a pas voulu que je t’en parle, mais Junior a encore menacé de le frapper.
- Il va vraiment falloir qu’il laisse mon fils tranquille celui-là. Sinon, Al va finir par vouloir sa peau.
- J’ai peur pour lui à l’école aujourd’hui. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter et que Junior ne le trouverait pas mais …
- S’il te dit ça, c’est qu’effectivement, il ne le trouvera pas. Il connaît l’école dans ses moindres recoins pour l’avoir exploré de long en large. Il se faufilera sans problèmes.
- Je ne comprends pas pourquoi Junior s’amuse à le martyriser comme ça.
- Je la connais moi la raison. Elle est d’ailleurs sous mon nez.
- Ah bon ? Qui … Ah … moi ?
- Tu veux que je parle de qui d’autre ? Al n’est pas du genre à collectionner les filles. Il aura au moins évité de prendre ça de moi.

- Il n’a pas intérêt à le frapper à nouveau. Sinon, je le gifle ce petit con ! Ça lui remettra les idées en place !
- Pour ça, je crois que c’est peine perdue. Mais au moins, ça te défoulera.
- Quelle famille détestable ! Je suis certaine que c’est lui qui a fait tuer mon père. Il te l’a dit ?
- Écoute … Je … Tu es en deuil Luna. Je me vois mal te parler de ton père.
- S’il vient me voir, c’est qu’il a besoin de me passer des messages. Je suis l’aînée des Villareal maintenant. J’honorerai la mémoire de mes parents comme il se doit.
- Tu es vraiment forte. Si j’étais à ta place, je ne sais pas si je tiendrais aussi bien le coup.

- Je sais qu’il y a quelque chose après la mort. Et puis, tu m’as dit qu’il allait bien alors … ça ne sert à rien que je le pleure. Il ne voudrait pas que je sois triste.
- C’est une jolie philosophie. Si ça peut te rassurer, ton frère va bien aussi.
- Tant mieux.
- Il était juste un petit peu perdu. Par contre, pas de nouvelles de ta mère. Je suis désolé.
- Ce n’est pas grave. Je suppose que papa s’occupe bien d’elle, comme il l’a toujours fait.

- Je m’en veux de t’embêter avec ça. Mais … Ton père m’a confié hier soir qu’il avait mis sous ta garde deux journaux anciens. Ils se trouvaient dans le coffre dévalisé par l’ordre dans ta chambre ?

- Papa m’a bien dit de toujours les avoir avec moi. Ils sont dans mon sac de cours. Tu veux les voir ?
- Non. Ce n’est pas à moi qu’ils appartiennent. Tu les remettras en main propre à Jacques et Charles. Même si je pense qu’ils auront besoin des compétences de nos vampires pour la traduction du vieux français.
- Je le donnerai à Charles.
- Je te montrerai qui c’est.
- Oh non, c’est bon, je le connais. Je l’ai déjà vu. Il est plutôt gentil.
- Charles ? Gentil ?
- Oui pourquoi ?
- Quand il ne connaît pas les gens, disons qu’il est plutôt …
- Franc ?
- J’allais dire rude …
- Ah moi je ne trouve pas. Il est plutôt drôle et adorable.
- Adorable ? Il devait être dans un bon jour alors …

- Ou alors … Il a eu l’intuition que tu étais quelqu’un de bien.
- Je dirais plutôt que Al m’a fait une sacrée pub avant que je ne le rencontre.
- Sûrement.

- ça va Anastasia ?
- Oui, ne vous inquiétez pas. Je commence à prendre l’habitude.  Je sonne ?
- Oui vas-y.  Oh … Meinhard savait que j’allais te déposer, mais j’aurais peut-être dû prévenir que je venais si tôt.

- Oh ? Qui sonne à cette heure ?
- Je te laisse deviner.
- Vu ton sourire, quelqu’un que tu aimes bien.
- Tout juste. Je crois que c’est Vladislaus en compagnie d’Anastasia.
- Quoi ? Le grand Vladislaus ? Houla.
- N’aie pas peur. Il est effrayant d’apparence, mais très gentil. Tu verras. On s’y fait vite.

- Bonjour.
- Bonjour mon garçon. Désolé de ne pas avoir prévenu que j’arriverais si tôt.
- Pas de problème. Entrez, ne restez pas dehors tous les deux.
- Merci. Bien que je ne risque pas de mourir sous le soleil comme les vampires de fiction, je n’aime pas ça du tout.
- Il faudra t’y habituer. C’est l’été maintenant. On risque d’avoir chaud pour un bout de temps.
- Ne m’en parle pas … On le voit un peu trop le soleil si tu veux mon avis. Je crois que je vais déménager pour un autre climat où il pleut souvent. Je comprends pourquoi Dracula a séjourné à Londres un moment. Je vais faire pareil.

- Tu as faim Ana ?
- Non merci, j’ai mangé avant de partir.
- Tu as l’estomac bien accroché alors. Ça me remue quand je me fais téléporter. Il y a plutôt intérêt que j’aie rien dans l’estomac. Enfin, si tu as faim dans la matinée, sers-toi. J’ai fait des biscuits à la cannelle et des brownies au chocolat.
- Vous cuisinez ?
- Ah … là ça ne va pas le faire du tout …
- Qu’est-ce que j’ai dit de mal ?
- Tu me vouvoies, et ça, ce n’est pas possible. Tu m’appelles Meinhard et tu me tutoies.

- Mollo avec le tutoiement et la familiarité …
- Pourquoi tu me dis ça ? Hola ce regard de tueur. Tu nous fais concurrence à Al et moi ce matin ?
- Ah … vous avez eu de la visite … C’est donc ça les autres odeurs que je sens ici.
- John Huntington deuxième du nom est passé avec son fils Junior et le petit Max. Autant te dire que la rencontre a été tendue. D’ailleurs, j’aurai des choses à dire à la réunion. J’ai pu obtenir quelques infos et je ne doute pas que Al ait réussi à en tirer à Junior en le titillant un peu.
- Vous devriez faire gaffe quand même de ne pas trop les chercher. Je n’aimerais pas apprendre votre mort à tous les deux dans l’écho de San Myshuno.

- Viens Luna, ne reste pas derrière. Je vais te présenter au comte et à Anastasia. Luna, voici le comte Straud.
- Enchantée.
- Et voici Anastasia.
- Bon … Bonjour. Alors c’est toi la … enfin la possible future femme de Charles ?
- Oui. Et toi, tu es la copine d’Albrecht, c’est ça ?
- Euh … Je crois qu’on peut dire ça maintenant.
- Tu as TROP de la chance. Qu’est-ce qu’il est mignon ! En plus, il est bien parti pour devenir aussi beau … enfin …

- Mais pourquoi tu rougis comme ça ?
- Ohlala, je suis désolée.
- Tu vois maintenant de quoi je voulais parler Meinhard … quand je t’ai dit d’y aller mollo …
- Je crois comprendre oui …
- Quoique, je me demande si on ne devrait pas demander à Al de ne pas être trop gentleman également … Vu que c’est ta version en plus jeune.

- Al m’avait bien prévenu de faire attention à tes charmes aussi.
- … parfois, j’ai envie de tuer mon fils ... Bientôt, il va me couper mes rencards sous le pied …
- Tu devrais plutôt voir ça comme des compliments.
- C’est toujours ça de pris, c’est sûr. Rassurez-vous les filles. Je suis séducteur, certes, mais j’ai des principes. Vous êtes largement trop jeunes.
- Donc, ce n’est pas pour nous séduire que tu nous emmènes en shopping.
- Non. C’est parce que j’adore ça, c’est tout. Et puis, laissez-moi m’amuser un peu. Pour une fois que je pourrai conseiller la gente féminine … D’ailleurs, au lieu de me vanner, va plutôt me chercher tes habits de la veille pour que je programme la machine à laver.
- D’accord, je fais ça tout de suite.

- Fiston, arrête ça tout de suite !
- Arrêter quoi ?
- Ce que tu viens de faire là.

- Mais je ne fais rien voyons.
- Tu as un peu remarqué les œillades que tu lui lances ?
- Ah ça … maintenant que j’ai remarqué que je fais de l’effet, ça va être difficile de ne pas en jouer. Oh et puis, laisse-moi m’amuser un peu.

- Tu me désespères !
- Mais ne t’inquiète pas. J’ai des principes quand même.
- Oui, mais je ne pense pas qu’Anastasia en ait elle.
- Hey, va plutôt enguirlander Charles qui n’a pas été fichu de la séduire surtout.
- Je pense qu’il est plutôt occupé sur ma fille à l’heure actuelle.
- Je crois bien aussi. C’est plutôt Lilith et Charles qu’on devrait marier. Tu ne penses pas que ce serait plus simple ?

- Pourquoi tu dis ça ? Charles et Lilith mariés ? Tu es sûr de toi ?
- Je les vois bien ensemble et sur la longue durée en tout cas. Mariés ou pas.
- Aïe. Ce n’est donc pas une amourette sans lendemain. Je vois déjà bien le drame que ça va engendrer quand Charles va mourir …
- N’y pense pas. Il a encore de longues années devant lui.
- Bon, j’ai des choses à faire. Je vais y aller. Anastasia, je te laisse entre de bonnes mains.
- Oh ça oui.
- Meinhard …
- Oh c’est bon. Tu m’as tendu une perche aussi.
- *soupir* A ce soir tout le monde.

- A ce soir Vladislaus.
- Et retiens ce que j’ai dit. Mollo !
- Mais oui, ohlala.

- Voilà, j’ai mis mes affaires dans la machine. Vivement que je les récupère.
- Euh … Parce que tu comptes remettre ça ?
- Oui pourquoi ?
- Il faut vraiment que je te trouve ton style aujourd’hui. Parce que cette robe, ce n’est plus possible.
- Tu n’aimes pas ce que tu portes ? Je trouve ça joli pourtant.
- C’est à Lilith. La vampire. Elle me l’a prêté, parce que je n’avais pas de vêtements.
- Ah. Maintenant que tu le dis. Je la vois bien là-dedans.

- Qu’est-ce que vous aimeriez faire ce matin les filles en attendant ?
- Je ne sais pas.
- J’avoue que sortir me ferait le plus grand bien. Il fait beau en plus.
- ça te dit de visiter Windenburg ?
- Oh oui.
- Après, on ira se manger un petit en-cas dans une super adresse. On y boit les meilleurs cafés de la ville. Et je ne vous parle même pas des viennoiseries … A tomber par terre. Allez, je vous emmène en voiture. On y va. Et ensuite, directement Magnolia Promenade.

Établissement scolaire Von Haunt, Windenburg

- Mais ma Mimi …
- Il n’y a pas de Mimi qui tienne ! Il est vraiment temps que tu fasses ton job d’ancêtre. Tu trouves normal que ce soit moi de rappeler à l’ordre le petit Al ?
- Le petit Al … Il n’est plus si petit que ça. Tu as vu comment il est grand maintenant ? Je n’ai jamais vu un homme aussi grand chez les Faust. On a toujours été plutôt petits.
- ça, je pense qu’il peut dire merci à Méphistophélès pour le côté grande perche. Les veilleurs ont toujours été plutôt grands et élancés. Quoiqu’il en soit, plus de Mimi et de câlins dans les jardins du domaine tant que tu ne veilleras pas sur eux.
- Mais mimi, tu fais ça tellement bien.
- *soupir* pourquoi tu ne vas pas plutôt te réincarner ? Tu serais plus utile qu’ici …

- D’ailleurs, va te rendre utile en réunissant nos amis. Vu le peu de temps que notre protégé a dormi cette nuit, il va avoir besoin d’énergie.
- Tout de suite. J’y cours ma douce.
- C’est cela. Pff, pourquoi je dois me le coltiner de l’autre côté celui-là. Le divorce post-mortem, c’est possible ?

- Ohoh … On dirait bien que mon arrière-arrière-petit fils va avoir des problèmes ce matin.

- Tu ne l’as vraiment pas vu Wolfgang ?
- Non.
- Mais c’est incroyable ! Il est passé où ? Mon père l’a dépassé avec la voiture tellement il est lambin pour marcher. On devrait le voir arriver normalement.
- Ou alors, il a été intelligent et il ne viendra pas en cours ce matin.
- Il a plutôt intérêt. Parce que cette fois-ci, ce n’est pas un séjour à l’hôpital que je lui réserve. Mais un aller simple pour les enfers.
- Je suis bien d’accord. Parce que s’il est encore vivant et qu’il cafte à ma mère, je suis bon pour la maison de correction cette fois-ci.
- Ne t’inquiète pas. Je compte bien l’éliminer pour de bon. Il ne manquera à personne de toute façon. Et comme ça, je pourrai enfin sortir avec Luna.

- Quel vilain personnage ce Huntington ! Comme ses parents … Et je ne parle même pas de cette graine de voyou de Wolfgang. Madame Munch doit être tellement triste d’avoir un fils pareil. Heureusement que les autres relèvent le niveau. Comme ça, tu veux tuer mon protégé … Pas touche à Faust le hanteur. Sinon, c’est toi qui risque un aller simple dans le bas astral. Pour la peine, toi, je te hante chez toi ce soir ! Ce qui me plaît moins, c’est que Al va devoir utiliser ses pouvoirs de veilleur pour passer sans encombre vu comment ils montent la garde juste devant l’école.

- Oh comme c’est mignon. Il m’attend avec Wolfgang Munch. Il n’avait pas mieux sérieusement ? Il faudra que je m’occupe de ce blond peroxydé également. Il mérite une bonne leçon pour le remettre dans le droit chemin. Bon, je crois que je n’ai pas le choix pour passer. Il n’y a personne alentour, c’est parfait.

- Personne dans les couloirs de l’école non plus. Ils sont tous en salle des profs. Je vais me téléporter vite-fait.

- Et voilà le travail. Ah, ça fait du bien d’utiliser mes pouvoirs. Ça faisait un moment que ça me démangeait. J'en ai marre de me brider comme ça. Ah, on dirait que mon ancêtre Bernard est dans le coin.

- Salut Bernie. Ça faisait longtemps.
- Al. Depuis quand tu utilises ta forme sombre pour te déplacer à l’école ?
- Depuis que des mecs veulent ma peau et m’attendent de pieds fermes devant le bâtiment.
- Je vois … Tu n’as pas pu t’empêcher de vanner Huntington je parie.
- Tout juste.
- Tu devrais arrêter …
- Crois-moi, c’est lui qui va bientôt arrêter. Je suis à deux doigts de m’amuser avec lui.
 Al, tu ne comptes pas le tuer ? Rassure-moi.
- C’est tentant, d’autant plus qu’il ne manquerait qu’à ses parents, et encore … Je vais juste l’envoyer en hôpital psychiatrique après ce que je lui aurai fait subir. Ça fait un moment que je prépare ma vengeance.

- J’aimerais être là pour voir ça.
- Ah … désolé d’écourter la conversation pépé Bernie, mais Madame Munch se ramène ici.
- J’ai compris. Je me sauve. Al ?
- Oui ?
- Vire-moi ta forme sombre par contre.
- T’inquiète … Va rejoindre Mimsy.

- Ma douce ? Tu as l’air soucieuse … Viens dans mes bras. Qu’est-ce qu’il se passe ?
- J’ai peur pour Al. Ce maudit John Huntington parlait de le tuer …
- Ne t’inquiète pas pour notre descendant. Tu sais qu’il a de longues années devant lui.
- J’ai surtout peur que notre petit Al tue à nouveau quelqu’un. Il a tellement souffert du regard des autres. Les êtres humains peuvent être si méchants … C’est triste.
- Malgré tout ça, Al est devenu un jeune homme qui croque la vie à pleines dents. Nous pouvons être fiers de Meinhard et lui.

- Ce n’est pas tout ça, mais on a du travail chéri.
- Oui. Tu prends quoi cette fois-ci ?
- Hmm … Les jardins. Histoire de choper des élèves qui sècheraient les cours.
- Je prends les salles de classe. Amuse-toi bien ma douce.
- Comme toujours.

- Bonjour Madame Munch. Vous allez bien par cette belle journée ensoleillée ?
- Bonjour Albrecht. Très bien merci. Tu ne devrais pas être dans les couloirs normalement.
- Je sais, mais mon père a pris congé aujourd’hui. Et il voulait que j’aille chercher un dossier important dans son bureau.
- Mais … Tu es tout seul ?
- Oui pourquoi ?
- J’avais l’impression de t’entendre parler à quelqu’un d’en bas.

- Je répétais mon texte pour ma prochaine répétition de théâtre.
- Tu joues quoi au festival cette année ?
- La leçon de Ionesco. J’ai le rôle du professeur.
- Je suis surprise. C’est un rôle assez lourd. Je ne t’imaginais pas jouer les meurtriers.
- Ah ça, c’est toute la beauté du théâtre. On peut être qui on veut sans qu’il y ait la moindre conséquence désastreuse.
- C’est sûr. J’irai certainement te voir. Tu joues tellement bien.
- Oh vous me faites un grand honneur Madame. D’ailleurs, vous êtes très en beauté dans votre robe aujourd’hui. Vous avez très bon goût !

- Merci c’est gentil.
- Oh mais c’est la vérité pure. Vos fils ne vous font jamais de compliments ?
- Pas vraiment … Ils préfèrent pointer du doigt la laideur de leur mère.
- ça, c’est parce qu’ils ne voient pas les trésors que vous avez en vous.
- Charmeur … comme ton père …
- Moi charmeur ? Mais non ...
- Dis-moi … tu ne tenterais pas de m’amadouer par hasard ?

- Voyons madame Munch. Depuis le temps, vous savez bien que je ne ferais jamais ça. Je suis un ange incarné.

Appartement de Charles Beaumont, Quartier des Arts, San Myshuno

- Oh mais qui voilà. Bonjour vampirette.
- Comment tu as su que c’était moi ?
- J’ai senti ton énergie.
- ça aurait très bien pu être Caleb ou père …
- Ah non, impossible. Il y a des nuances entre vous, subtiles certes, mais elles sont bien là.
- Et c’est quoi ma subtilité ? Qu’on rigole …

- Euh … Vu ton regard assassin, je crois que je vais la boucler pour une fois.
- Tu ferais mieux oui. Je suis particulièrement remontée.
- Pourquoi ? Ah je t’assure que je n’ai rien fait avec Blondie.
- Non ce n’est pas pour ça.
- Euh pourquoi alors ?
- Comme j’ai pompé dans mon énergie et que je n’ai pas pris la peine d’aller me nourrir, j’ai dû quitter ma forme de colombe et prendre les transports en commun pour venir jusqu’à chez toi sous peine de reprendre ma forme normale en plein vol …
- Ah … C’est sympa pourtant de prendre le métro.
- Sympa ? Tous les mecs lourdauds du coin se sont donnés rendez-vous oui ! J’ai dû envoyer bouler deux ou trois mecs collants. Les femmes doivent souvent avoir affaire à ça ?
- Oui, malheureusement.

- Tu n’as pas été trop dure avec eux j’espère ?
- Juste deux ou trois côtes fêlées.  Je suis restée gentille. Au moins, ils y réfléchiront à deux fois avant de recommencer.
- Comme tu es dure. Tu ne peux pas leur en vouloir. Tu es tellement belle qu’ils ont dû avoir le cerveau complètement retourné. Et puis, ce n’est pas comme si tu n’avais pas l’habitude des lourdauds.
- Ah ça … Je ne te le fais pas dire.
- ça va, c’est bon … Je sais que je suis lourd parfois.
- Je ne parlais pas de toi. Mais de ton grand-père … Lucien …

- Pépé Lulu ? Tu es sérieuse là ?
- J’ai l’air de rire ?
- Ah la vache. Mais combien de Beaumont t’ont draguée au juste ?
- Figure-toi qu’en plus d’un demi-millénaire d’existence, je ne les compte plus. J’ai fini par me résigner à être abonnée …
- Hmm … et tu es sorti avec combien d’entre-eux ?
- Aucun. Tu es le premier que j’ai embrassé. Non, ne te vante surtout pas ! Sinon, je repars !

- Tu fais ce que tu veux. Mais je pense que tu seras mieux avec moi plutôt qu’avec les lourdauds du métro.
- Dis comme ça …
- Tu restes alors ?
- J’en avais bien l’intention. Même si j’aurais mieux fait de ne pas venir dans l’état où je suis.

- Quel état ?
- Je me suis trop dépensée avec mes pouvoirs. Du coup … j’ai un peu les crocs …
- Ah … Tu ne pouvais pas te faire les crocs sur un gros lourdaud plutôt ?
- Tu n’y penses pas ! Je ne me nourris pas sur n’importe qui.
- Bien que l’idée que tu me mordilles le cou me titille, je tiens à mon sang quand même.
- Ne t’inquiète pas. Ça ne risque pas. Bon, je vais me changer pour méditer. Une petite connexion à la terre et je devrais être requinquée en énergie.

- Comment ça « te changer » ? Je te préviens. Si tu te mets en petite tenue devant moi, je te saute dessus ! Vampire ou pas !
- Au risque que je te fêle une côte ?
- Je suis prêt à risquer un bras cassé rien que pour pouvoir te toucher, tu penses.
- T’inquiète. J’ai tout prévu. J’ai laissé ma tenue de détente, un pyjama, ma brosse à dents, …

- Quoi ?!? Tu as laissé des affaires à toi ici ?
- Oui. Pendant que tu ramais pour m’avoir, j’ai pu tranquillement m’installer chez toi sans que tu le voies.
- Ah mais ça ne va pas être possible ça !
- Pourquoi ? Je suis tout le temps ici avec toi de toute façon. On peut déjà dire qu’on vit en quelque sorte ensemble depuis des années.
- Oui … mais … rhaaaa ! Toi ! Je vais jeter tes affaires par la fenêtre, je te préviens.

- Tu sais que tu es encore plus beau quand tu t’énerves.
- Ah bon ? Tu me trouves beau ?
- Ah ça oui. Pas que ce soit ça qui m’intéresse chez toi, mais on va dire que ça ne gâche rien.
- Et c’est quoi qui t’intéresse chez moi ?
- Tu es cultivé, intelligent, avisé, sensible, …

- Moi sensible ? Certainement pas !
- Tu ne vas pas commencer à faire ton Beaumont … Admets-le que tu es sensible.
- Certainement pas.
- … Tu as vraiment sale caractère. Dire que c’est ça que j’aime chez toi aussi.
- C’est bien. Tu aimes mes défauts.
- Oui, mais à petites doses.

- Je suis souvent trop fier pour l’admettre … mais oui, je suis sensible. Et c’est peut-être ça qui m’a fait prendre une décision importante.
- Quelle décision ?
- ça tombe bien que tu passes, parce que j’avais besoin de ton avis et de ton appui avant de la prendre.

- Ne te méprends pas sur ce que je vais te dire. Avant, il faut que tu saches que … Je ne sais pas comment dire ça …
- Sois franc. Ça marche plutôt bien chez toi.
- Je ne sais pas exprimer des sentiments mais tu es très importante pour moi. Au point que ça fait des mois que je n’ai pu toucher une autre femme.
- Et ce suçon dans le cou alors ?
- J’ai essayé mais je n’ai pas pu. Parce que je pensais tout le temps à toi.
- C’est vrai ?
- Bien sûr. Tu sais bien, depuis le temps, que je ne mens jamais. Lilith … J’ai …

- Non, ne dit rien … Tu vas épouser Anastasia, c’est ça ?
- Oui, mais pas pour les raisons que tu crois. Ce serait juste un mariage de convenance. Je ne compte pas la toucher.
- De convenance ? Je ne te suis pas.
- Hier, je suis passé la voir dans la chambre d’invités, parce que … bah tu sais comment je suis. J’ai réussi à la faire pleurer. Et j’ai remarqué qu’elle avait des bleus sur le corps. Lilith … Si elle retourne là-bas, tu sais ce qui l’attend …
- Oui … Sans compter que son avenir serait plutôt noir même sans ça.
- Je ne peux pas laisser faire ça. Ma maman serait extrêmement déçue de moi. Si Anastasia dit oui, on fera ce mariage, mais uniquement parce que c’est le moyen le plus rapide et facile pour avoir son visa. Je m’arrangerai avec mon père pour qu’elle puisse faire de bonnes études si elle le veut et puis, une fois qu’elle aura la nationalité, on divorcera.
- Ah …
- Je l’ai vue à l’œuvre cette nuit. Elle a un pouvoir très utile. On a besoin d’elle avec nous.
- Je comprends.
- ça ne change rien entre nous tu sais. Même si je comprendrais que tu préfères ne pas te lancer dans une relation avec un homme qui va se marier … Par l’univers, je déteste ce mot !

- Ta maman serait tellement fière de toi. Et moi aussi d’ailleurs.
- Tu ne m’en veux pas de t’infliger ça ?
- Non … Parfois, il faut savoir faire des sacrifices.
- Euh … soyons clair. Je ne sacrifie pas notre relation. Enfin … Si tu veux bien moi.

- Bien sûr que je veux bien de toi.
- Elizabeth ?
- Oui ?
- Tu promets d’être gentille avec Blondie s’il te plaît. Quand j’ai parlé avec elle, elle avait l’air d’avoir plutôt peur de toi.
- Il faut dire que je n’ai pas vraiment vu son arrivée d’un très bon œil … C’est promis.
- Elle va avoir besoin d’amis ici. Et tu es mieux placée que moi pour les relations sociales. Tu sais bien que les gens et moi …
- Arrête de faire ton asocial un peu. Tu vas finir par ressembler à ton père et grand-père …
- Je sais. Ça fait peur hein …

- Si je t’avais dit que je refusais ce mariage, tu aurais fait quoi Charles ?
- J’aurais fait une croix dessus et j’aurais trouvé un autre moyen de la faire rester avec nous.
- Mon avis t’importe tant que ça ?
- Oui.
- Hmm … pour quelqu’un qui n’a jamais eu de relations sérieuses, je trouve que tu ne t’en sors pas si mal. J’ai bien fait de me laisser séduire finalement.

- Houla, ça fait bizarre.
- Déçu ?
- Non du tout, mais embrasser un vampire, c’est un peu particulier.
- Je sais … les canines gênent …
- Non du tout. J’ai bien envie de jouer avec.
- Pas trop, parce que si tu t’ouvres la langue et que tu saignes, ça risque d’être un peu problématique.
- Mais non. Je te fais confiance.

- Lilith … Tu m’emmènes où comme ça ?
- Dans ta chambre.
- Non, c’est vrai ?
- Oui … Je crois que je vais m’offrir une bonne séance de 'yoga' avant ma méditation.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

C'était l'épisode coquinou. [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557
Non en vrai je l'ai beaucoup plus apprécié que le précèdent, j'aime bien aussi voir plus de personnages à l'oeuvre. J'aime toujours autant les interactions entre les personnages, je trouve d'ailleurs la décision de Charles à la fin très généreuse, je pensais pas qu'il allait faire ça mais au final ce doit être la meilleure alternative. Smile


 
Choute974
Forum Utilisateur du Résurrectomitron
Messages : 5177
 

Anastasia a des papillons dans le ventre ! [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557
Je trouve Sonia très jolie !
J'ai hâte d'être à cette réunion.
La décision de Charles est honorable et généreuse effectivement !


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Lady, ils sont tout le temps coquinou mes sorciers [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557 Sinon oui, Charlie a mauvais caractère, mais c'est un sensible au grand coeur, mais chut ... il ne faut pas le dire, sinon il va se fâcher.

Choute j'ai eu l'idée de ce petit crush d'Anastasia envers Méni, parce que ... lors d'une session screen, on a frôlé la barre rose entre les deux. Ils commençaient à se draguer. Et anecdote : Caleb et Anastasia n'arrêtent pas de s'envoyer des textos pour s'inviter au resto, en boîte, aux falaises, ... LA jolie blonde a du succès.

Episode 15 Une ombre plane :
Maison des Lewis, WillowCreek

- Voilà mon poussin. Tu vas venir dehors avec maman pendant que je suis occupée. Moi, je jardine pour avoir pleins de fruits et légumes frais. Et toi, tu joues avec tes cubes. D’accord ?

- Dadada !
- On va dire que c’est un oui. Qu’est-ce que tu es grand mon ange. J’en oublie que tu as seulement un an, tellement tu es haut et fort déjà.

- ça va Agnès ?
- J’ai juste envie de vomir mes tripes.
- Mais qu’est-ce que … ?
- Bonjour Vivian.

- Bonjour Agnès. Je mentirais en disant que je n’ai pas eu peur en vous voyant apparaître.
- Désolée. Dans la précipitation, j’ai oublié de te prévenir par téléphone.
- Qui est ton ami ? Je ne savais pas qu’on avait un autre vampire originel dans la région à part Vladislaus.
- Je te présente Vlad Tepes.
- Ou Dracula, pour les intimes.

- Comme LE Dracula du roman de Bram Stocker ?
- Le seul et l’unique.
- Ne commence pas à te vanter s’il te plaît.
- Il est sérieux ?
- Très sérieux Vivian.

- Vous croyez qu’il l’a pondu comment son roman l’ami Bram ?
- Tout est vrai là-dedans ?
- Presque. J’ai suggéré à l’auteur de me faire mourir dans le roman. Un petit cadeau d'adieu pour mon cher copain de jeu Abraham Van Hellsing. Ce pauvre vieux n’a jamais réussi à me tuer. Ni aucun autre chasseur de vampire d’ailleurs.
- Et voilà qu’il se vante à nouveau.
- Je ne me vante pas. Depuis le temps, ils devraient savoir qu’on ne tue pas un vampire originel. Sinon, ça ferait un moment que Vladislaus et Caïn seraient morts.
- Caïn ? Comme celui de la Bible ?
- Elle ignore tout de l'histoire des immortels et des éveillés ?
- Vivian est éveillée depuis maintenant deux ans. Vladislaus a dit qu’il fallait y aller doucement avec les informations.
- Mon confrère originel et moi, on va avoir une petite conversation. Il attend que vous vous fassiez tous tuer pour tout vous dire ?
- Nous sommes en paix avec l’ordre.
- Si vous voulez un conseil d’ami, TOUJOURS vous méfier de vos ennemis. Il vaut toujours mieux avoir un coup d'avance sur eux.

- Je suppose que tu n’es pas venue à l’improviste pour me présenter ce vampire célèbre.
- Tu as lu les infos ce matin ?
- Non. Avec le petit, je n’ai pas eu un moment à moi.
- Si j’étais toi, j’irais m’asseoir.
- Pourquoi ?
- Jacques Villareal a été assassiné hier après-midi.

- Assassiné ?
- Là où ça sent mauvais pour nous, c’est qu’ils disent que le massacre a été fait « par une bête sauvage ». Autrement dit, …
- C’est certainement une goule qui a fait le coup. Malgré la super lune, aucun lycan n’aurait pu muter pour infliger ça en plein après-midi. Et aucun vampire ne dévore la chair des victimes.
- Ô mon dieu.
- Encore catholique malgré l’éveil ?
- Je ne vois pas ce que ça peut faire Vlad.
- Tu sais ce que je pense de ces bénis oui oui qui ont fomenté des croisades, pillé des villes et abusé de femmes pour la gloire de Dieu.

- C’est horrible.
- Je suis bien d’accord. Jacques Villareal était un homme de bien. Assez en tout cas pour nous retirer toutes les chaînes qui nous retiennent.
- Elles vous retiennent parce que vous le voulez bien. Quoi ? Ce n’est pas vrai peut-être ? Rebellez-vous, qu’on rigole un peu. Vous ne vous ennuyez pas à force de brider vos pouvoirs comme ça ?
- Horriblement. Bref … Vivian, on aimerait t’emmener avec nous à une réunion chez le comte à Forgotten Hollow en fin d'après-midi.

- ça ne va pas être possible. Je n’ai personne pour garder Eric.
- Tu peux l’emmener. Vladislaus aime les enfants.
- Il est hors de question que mon fils côtoie des vampires. Je le trouve bien trop jeune encore.
- Je t’assure que Vladislaus et moi-même ne mangeons pas les petits enfants.
- Je ne suis pas certaine que ton commentaire la rassure.
- Et si on te trouve quelqu’un pour le garder ?

- Tu penses à qui ?
- A Gunther.
- Tu n’y penses pas ! Il ne sait pas s’occuper d’un gamin !
- Il a un enfant non ?
- Il s’est intéressé à Vladimir à partir du moment où il savait compter et lire !
- Sinon, on demande à Cornélia. Vladimir et toi suffisez amplement pour représenter les Gothik.

- *soupir* On va faire comme ça.
- Mon cœur, tu resteras sage avec Cornélia, pas vrai ?
- Da !
- Vlad passera te chercher tout à l’heure alors.
- En attendant, mes salutations à votre mari.
- Mon mari ? Je ne suis pas mariée.
- Je sens une autre odeur que la vôtre et celle de votre fils ici. Un amant ?

- Super la technique de drague Vlad …
- Je suis sérieux Agnès. Il y a une empreinte masculine ici.
- Je vis pourtant seule avec mon fils.
- On dirait bien que l’ordre est passé faire une petite fouille ici.
- Mais c’est impossible. Nous avons caché l'éveil des Galantome et de Vivian.
- Il faut croire qu’ils sont bien au courant de leur existence.
- Villareal assassiné … Et puis, nous mis sous surveillance … Mais que mijote l’ordre ?
- Ma visite sur le continent arrive vraiment à point nommé. Je crois que vous allez avoir besoin de mes services.

Villa des Huntington, Windenburg

- Veuillez vous installer dans le salon privé. Nous serons plus tranquille et à l’abri des oreilles indiscrètes.

- Mes chers confrères, je vous souhaite la bienvenue chez nous pour cette première réunion.
- Si je puis me permettre Audrey … Que fait Victor Chandor ici ?
- Une chose à fois Nancy. S’il est présent, c’est que John et moi, nous avons nos raisons.
- Pourquoi ce n’est pas ton mari qui prend la parole ? C’est lui le président.

- Tu vas la fermer un peu et laisser parler Audrey ?
- Je te ne permets pas !
- Si tu ne la boucles pas de suite, tu peux faire une croix sur mon petit cosmétique miracle, c’est clair ?
- Dis comme ça … D’accord, je me tais.

- C’est bon Lily. Je vais répondre à Nancy. Elle a le droit de se poser la question.
- Et toc !
- Nous avons décidé ma femme et moi de présider à deux. Ma douce femme est bien plus éloquente et diplomate que moi.
- Alors pourquoi ce n’est pas Audrey qui s’est présentée face à Jacques ?
- Vous n’y pensez pas Lily ! Il n’y a jamais eu que des hommes à la tête d’une antenne de l’ordre.
- Bande de machistes. Un peu de changement ne ferait pas de mal.

- Croyez-moi. Le changement est déjà en marche avec moi à la présidence.
- Vous rigolez John ? C’était prévu depuis un moment. Jacques commençait à devenir un danger pour l’ordre.

- D’ailleurs, pourquoi vous nous l’avez assassiné maintenant ? C'était prévu que John soit élu. Nous nous étions mis d’accord. Quelle boucherie en plus. J’ai surtout de la peine pour Pétunia et Hugo. Vous nous avez fait quoi là ?
- Disons que Pétunia et Hugo font partie des dommages collatéraux. Nous avons eu quelques soucis avec notre « mercenaire ». Nous pouvons dire d’ailleurs merci à Lily et à ses travaux. C’est grâce à elle que nous avons mis en place ce plan de génie.
- Alors comme ça tu crées des chimères dans ton labo ? Je savais bien que tu étais dangereuse.
- Audrey … On est vraiment obligé de parler de ça maintenant ?
- Je pense que c’est le bon moment. Lily, je te laisse expliquer la nature de tes travaux secrets.

- Vous savez tous que nous sommes en paix, pour le moment, avec la communauté surnaturelle par faute de moyens pour les anéantir.
- C’est sûr que depuis la nuit des temps, le nombre de victimes de notre côté est bien plus élevé que le leur.
- Avec l’avènement de la science et des siècles de recherche, je vous annonce que nous avons enfin des solutions pour nous débarrasser de ces gêneurs. Notamment grâce au sang de vampire.
- Moi qui croyais que tu ne t’occupais que de nous faire des cosmétiques et des potions pour nous faire rester jeunes et vivre plus longtemps.
- Tu crois vraiment que je suis SI superficielle ?
- Tu l’as eu comment ce sang de vampire ? Je me le suis toujours demandée.

- Grâce à un vampire originel que nous avons neutralisé il y a des siècles.
- Euh là, je ne vous suis pas.
- Nancy, il serait vraiment temps que tu révises tes classiques. En 1614, des chasseurs de vampire avaient réussi à affaiblir suffisamment Erzébeth Bathory pour l’emmurer vivante.
- Je connais « mes classiques » merci. C’est d’ailleurs suite à son emprisonnement que nous avons dû faire un traité de paix avec tous ces envoyés du diable pour éviter que Dracula et Vladislaus ne nous tuent tout le monde suite à la neutralisation de leur amie. Mais quel rapport avec les travaux de Lily ?
- Nous avons sorti Bathory de sa prison il y a quelques années.
- Vous êtes FOUS ou quoi ? Elle va tous nous tuer pour ce que nous lui avons infligé.
- Pas d’inquiétude. Elle restera en hibernation tant que nous ne lui donnerons pas du sang.

- Elle est vulnérable. Pourquoi vous ne la brûlez pas tout simplement ?
- Nous avons essayé figurez-vous. C’est impossible. Elle se régénère bien trop vite, même affaiblie. Je crains que nous n’ayons vraiment aucun recours pour tuer un originel, à moins de le faire exploser avec une bombe atomique.
- Et puis vous n’y pensez pas Victor !
- Hein ? J’ai dit quoi encore ?
- Non pas vous Chandor ! Je parlais à mon voisin monsieur Feng. Vous savez ce que ce vicieux de Dracula va nous faire s’il apprend qu’on a tué son amie ?
- Moi ce qui me fait peur, c’est ce que Vladislaus et lui vont nous faire quand ils vont apprendre qu’on a sorti Bathory de sa prison et qu’on l’exploite. Nous avons rompu le traité.
- Geoffrey, vous êtes un trouillard ! Que voulez-vous qu’ils nous fassent ?
- Nous vider de notre sang déjà ...

- Croyez-moi. Si ce n’est pas nous qui l’avions fait, Dracula se serait chargé de la libérer. Ça fait un moment qu’il tente de rallier à sa cause la communauté surnaturelle pour récupérer son amie. Heureusement pour nous, la chasse aux sorcières a laissé des stigmates et les éveillés ne sont pas prêts à se sacrifier pour sortir un seul petit vampire de sa prison.
- Vous l’exploitez comment notre comtesse sanglante ?
- Nous avons prélevé un échantillon de son sang. Nous l’avons mélangé à celui d’un cobaye consentant pour créer un vampire majeur. Qui a lui-même créé un vampire mineur. Grâce au sang de ce dernier, nous avons réussi à créer notre première arme.
- Laquelle ?

- En mélangeant le sang de ce vampire à celui d’une personne spécifique, nous sommes maintenant en mesure de synthétiser un sérum pour créer une goule. Le seul problème étant qu’il faut choisir nos chairs à canon si je puis dire. Je n’ai pas encore réussi à faire un sérum universel. Nous avons testé le même sérum à la fois à celui qui a donné son sang et à ceux qui ne l’ont pas fait. Le premier a été transformé en goule, les autres ont juste reçu plus de force, une capacité de régénération temporaire, comme nous lorsque nous buvons du sang de vampire pour rester jeune.
- Une goule ? Vous êtes sérieux ? En quoi cela peut nous être utile ?
- Figurez-vous que, contrairement à un vampire de haut rang, les goules sont malléables et reconnaissent comme maître la première personne qu’ils voient lors de leur mutation. John a ainsi pu contrôler celle qui a tué Jacques.

- Tu l’as tellement bien contrôlée qu’elle a tué également Pétunia, Hugo et tous les domestiques.
- Tu fais un bien piètre maître John.
- Marrez-vous. Une goule est très vorace. C’était ça ou c’était moi qui finissais en pâtée pour chat.

- ça ne répond toujours pas à ma question initiale. Pourquoi vous nous l’avez tué maintenant ? C’était prévu qu’on s’en débarrasse discrètement dans quelques mois grâce à Geoffrey qui le suivait pour ses problèmes de cœur. Une petite crise cardiaque provoquée par une erreur de médication et le tour était joué.
- Elle est vraiment abrutie celle-là. Audrey, fais quelque chose ou je la jette dans la mer sans bouée de sauvetage.
- Ne lui en veux pas Lily. Elle est blonde.
- Hey ! Je dirige une entreprise et ça demande de la jugeote figurez-vous.
- Eh bien utilise ta jugeote de PDG pour deviner ce que nous avons derrière la tête.
- Désolée, mais ça me paraît bien obscur.
- Tu lui expliques ? Parce que moi, je ne vais pas avoir la patience.

- Grâce à cet incident, il est évident que la maison mère ne pourra pas nous faire porter le chapeau, suite à l’enquête interne. Après expertise, ils remarqueront que c’est une goule qui a fait ça et ça incriminera directement notre petit groupe dirigé par le comte Vladislaus.
- Et comment on va prouver que ce sont eux qui ont créé cette goule ? Je serais curieuse de le savoir. Elle se trouve où d’ailleurs ?
- Victor ?
- Oui ?
- Non pas vous ! Je parlais de Chandor …

- Pendant notre petit nettoyage dans la maison des Villareal avec l’aide de certains membres de la police à notre botte, nous avons dû déguerpir plus tôt que prévu car la goule était encore dans les parages.
- Vous voulez dire que MA création se promène en ce moment-même à Windenburg ? Elle va tuer le premier passant à sa portée !
- C’est un peu le but. Avec un incident pareil, les autres antennes d’Oméga, favorables aux sorciers et nos chers immortels, ne pourront que se rendre à l’évidence qu’ils se font duper. Et ils se rangeront de notre côté.
- Et pour arriver à quoi au juste ?
- Pour que la maison mère, sous la pression de toutes les antennes de par le monde, ne rompe enfin ce traité ridicule et que nous puissions supprimer ces aberrations comme nous le souhaitons. Pour la gloire de Dieu.

- Je suis sceptique. Vous vous rendez compte que nous avons les sorciers les plus dangereux du continent, voire même du monde, sous notre juridiction ? Moi je dis que ça sent très mauvais ce que vous complotez. ça va mal se terminer pour nous.
- Vous exagérez Nancy. A part Muraad Massouf et les Beaumont, les autres sont quantités négligeables.
- Vous oubliez les Gothik ! Agnès Ladentelle pourrait tous nous tuer rien qu’en étant avec nous dans la même pièce. Vous faites ce que vous voulez, mais ce sera sans nous.
- Soit vous êtes avec nous Nancy et Geoffrey. Soit vous êtes contre nous.
- Oui, mon mari et moi, nous sommes coincés en gros.
- Super … Je suis ravi de savoir que je vais mourir prématurément.
- Bien sûr que non Geoffrey. Tu vivras plus longtemps si ce sont les sorciers qui s’occupent de toi. Si tu quittes l’ordre par contre, je me verrais dans l’obligation de te supprimer de suite.
- Charmant, vraiment.
- Vous savez créer une goule. Et après ? Il nous faut des armes efficaces pour contrer les sorciers et ce n’est pas avec le niveau actuel de nos exorcistes et des chasseurs de vampire qui ne servent à rien depuis des lustres que nous allons pouvoir attaquer.
- Je parle de mes autres travaux en cours ou … ?
- Non Lily. J’aimerais que tu les gardes secret. Il faut que nous testions ça avant de pouvoir en faire bon usage. Nous avons aussi du nouveau pour nos exorcistes. Chandor ?

- Après l’échec cuisant chez les Faust hier soir, nous avons décidé de compléter leur formation magique. Il faut se rendre à l’évidence. Les prières ne nous servent à rien contre la magie démoniaque.
- Vous allez faire quoi de nos prêtres exactement ? Les transformer en goule-sorcier ?
- Nous avons décidé de leur apprendre la goétie.
- Vous allez dire que je fais ma blonde, mais je ne sais pas ce que c’est.
- La goétie est l’art qui permet, entre-autre, d’évoquer les démons.

- Vous êtes devenus complètement tarés ! Après les goules, les démons maintenant. Et après, vous allez faire quoi ? Créer des zombies ?
- Euh, en parlant de ça …
- Oh non Lily, dis-moi que c’est une blague s’il te plaît.
- Rassure-toi. Pour le moment, toutes mes expériences en la matière ont été un échec cuisant. Mais je compte bien réussir !
- Vous vous rendez compte de ce que vous faites là ? On devient pire que les éveillés et les vampires !

- Comme je le disais à John, ce n’est pas très catholique. Je te l’accorde. Mais il est temps que nous combattions à armes égales.
- Ce n’est pas égal Audrey. Tu sais très bien que le traité de paix stipule qu’aucun éveillé ne peut évoquer des démons, ni signer le moindre pacte qui le rendrait plus fort que la normale. Et ce depuis 1632 ! Sans compter que les démons travaillent dans l’intérêt des éveillés en temps normal. Ce sont leurs guides.
- S’ils sont contraints, ils ne pourront que travailler dans notre sens.
- Mais à quel prix ?
- Celui de la vie de nos exorcistes. Des dommages collatéraux en quelque sorte.
- Avec le coup de la goule et des démons, ainsi que l’exploitation de Bathory, vous avez déjà rompu trois règles du traité. Nous sommes censé être les gentils je vous signale.
- Mais nous le sommes. C’est juste que tous les moyens sont bons pour œuvrer pour la gloire de Dieu.
- Vous avez d’autres trucs à m’annoncer pour m’achever, avant que je ne retourne travailler ?

- Disons que le dernier point à aborder est plutôt délicat. John ?
- Il concerne Luna, la fille de Jacques.
- Vous oubliez Max aussi. Il a survécu au massacre. Une chance que ces petits n’étaient pas là-bas et qu’ils n’ont rien vu surtout.
- Max n’est pas un problème. Nous l’avons sous notre contrôle. Il sera bientôt acquis à notre cause. Par contre, sa sœur aînée est malheureusement passée du côté du mal.
- Comment ça ?
- Elle est en ce moment chez les Faust et elle ne veut pas partir de là-bas. J’ai eu du mal à comprendre son choix, jusqu’à ce que Victor Chandor, notre homme de main ici présent, ne tombe sur des preuves accablantes.
- Lesquelles ?
- Luna a malheureusement été corrompue par son petit ami. Elle étudie la magie.
- Son petit ami ? Qui ça ?
- Il s’avère que mademoiselle Villareal a préféré sortir avec le jeune Albrecht Faust plutôt qu’avec notre magnifique fils Junior.
- (chuchote) comme je la comprends …
- Tu disais Lily ?
- Hmm, je disais juste que … c’est « horrible ». Comment a-t-elle pu oser faire ça ! John Junior est tellement …
- Lily, arrête de t’enfoncer s’il te plaît.

- On fait quoi pour la petite du coup ?
- On va déjà utiliser ce que nous savons pour tourner Max contre sa sœur. Nous lui ferons croire que sa sœur est devenue une éveillée et qu’elle s’est détournée de sa famille. Voire lui faire porter le chapeau de l’assassinat. Elle a un alibi tout trouvé : pouvoir enfin vivre son amour avec son sorcier au grand jour. Papa ne sera plus là pour le lui interdire.
- Quel plan machiavélique. Je suppose que c’est Audrey qui l’a mis sur pied.
- Oui Geoffrey, pourquoi ?
- Une intuition. Et après ?
- On enlève Luna pour obtenir des informations sur ses amis sorciers et on la supprime définitivement.
- Je refuse de tuer une gamine de 15 ans. Autant l'emprisonner en attendant de lui faire revenir la raison.
- Pour que son petit ami monte une expédition pour venir la rechercher ? Certainement pas. On la lui rendra, mais les pieds devant. Si ça ne tenait qu’à moi, je la ferais déjà tuer elle et les deux Faust pour les affronts qu’ils nous ont fait à John Junior et moi ce matin. Mais Audrey ne veut pas.
- Tu t’en tiens au plan initial ! Ne va pas nous mettre tout en l’air à cause de ton impulsivité. Tu en as déjà assez fait comme ça ce matin !

- Tu as encore gaffé je parie.
- Mon mari a lâché, sous la provocation, que nous faisions surveiller leur maison. Meinhard est un homme intelligent. Il en a donc certainement déduit que nous avions fait surveiller tout le monde.
- Bravo John. Maintenant, ils savent que nous les espionnons. Ils vont certainement se mettre à protéger plus étroitement les nouveaux éveillés de leur groupe.
- A l’heure actuelle, je pense qu’ils croient uniquement John responsable des manigances.
- J’ai fait de mon mieux pour le lui faire croire en tout cas.
- Je pense que nous nous sommes tout dits pour aujourd’hui. Nous avons tous nos obligations. Je ne vous retiens pas plus longtemps.

- Victor ? Je peux vous parler en privé deux minutes ?
- A quel propos ?
- Tu te souviens de ma dispute avec ma bonne hier soir. Figure-toi qu’elle a osé m’envoyer par e-mail une copie de sa lettre de démission.
- Tu veux que je la fasse changer d’avis ?

- Non. J’aimerais que tu me la fasses disparaître elle et son fils. Discrètement s’entend.
- Tout de suite ?
- Non, ce serait trop gros. La police ferait le lien avec nous et on ne s’en sortira pas indéfiniment avec les pots de vin. Non … Attendons un peu qu’elle ait retrouvé un travail et qu’elle soit plongée à nouveau dans le flot de sa vie médiocre pour l’attaquer. Et Victor ?
- Oui ?
- Sois créatif. Je veux qu’elle paie l’affront qu’elle m’a fait au centuple.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Moi aussi je croyais que le coup de la présence masculine c'était un plan de drague pété de Dracula. [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 1491891232
Du coup j'ai bien envie de voir la comtesse sanglante un de ces quatre pour voir comment tu tourneras le personnage.


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Héhé, ça aurait pu, mais Vivian n'est pas le genre de Dracula [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 2620358557 La comtesse sanglante sera intégrée, mais pas avant un bon moment. J'ai écris les trames jusqu'à l'épisode 40 et elle n'y était pas encore, mais c'est un peu après.

Episode 16 Intuition :
Appartement de Charles Beaumont, Quartier des arts, San Myshuno

- Ah une bonne douche froide, ça fait du bien par cette chaleur. Quoique, j’aurais dû attendre pour la prendre. Je vais de nouveau coller avant de partir chez tonton Vlad. Enfin … C’était ça ou je sautais sur Lilith pour un troisième round alors qu’elle médite. Je parie que même en jogging informe, elle serait encore trop désirable.

- Bon, c’est bien MA brosse à dents ? Dire qu’elle a osé installer toutes ses affaires et que je n’ai rien vu venir. Sur ce coup-là, je n’ai pas du tout été clairvoyant. Parce qu’il y a vraiment la totale. Maquillage, produits de beauté, vêtements, livres, ... Charlie, tu te ramollis mon gars. Ta vie de célibataire endurci vient d’être réduite en bouillie. Elle est vraiment plus intelligente que moi, faut que je m’y fasse.

- Bon, ce n’est pas tout ça, mais il faut que je réfléchisse. Maintenant que j’ai trouvé une solution pour Anastasia, il faut que je trouve comment parler à mon père sans que ça finisse en pugilat. Il faut que j’arrive à le convaincre de prendre Anastasia au domaine. Elle ne va pas rester éternellement avec tonton Vlad. Sinon, elle va finir par nous faire une déprime. Je vais jouer sur l’atout « Honorine » ce soir. La connaissant, elle va ADORER jouer les mamys avec Blondie et en plus, elle sera contente d’avoir de la compagnie. Depuis que je suis parti, elle doit bien s’ennuyer sans personne pour lui tenir la conversation. Parce que ce n’est pas avec mon père qu’elle va se marrer. Je parie qu’il doit lui parler tout le temps de son boulot. Enfin, s’il parle … Renfermé comme il est. Après ça, il faut que j’enquête à ma manière sur la mort du père de Luna. Je crois que ça sera ma première action en tant que chef du groupe. Ça me fait bizarre de dire ça. J’ai comme l’impression que notre maître vampire m’a refilé un beau cadeau empoisonné. Faites que je ne devienne pas comme mon père et pépé Lulu.

- Une chance que tu ne risques pas de mourir sous le soleil comme les vampires de cinéma. Ça fait bien une heure que tu médites en plein cagnard.

- Tant que ça ?
- J’aurais mieux fait de fermer ma grande gueule. Je t’ai déconcentrée.
- Non. J’avais fini.
- Tu devais vraiment avoir les crocs. Je comprends mieux pourquoi tu as failli m’attaquer tout à l’heure.
- Désolée …
- Tu devrais plutôt t’excuser de ne pas l’avoir fait. Ça ne m’aurait pas déplu. Je suis curieux de savoir ce que ça fait.
- Ne dis pas de bêtises. Si je me nourris sur toi, tu es un homme mort. L’attrait du sang d’un éveillé est bien trop fort pour nous les vampires. Il y a de grandes chances pour que je te vide complètement.
- ça vous rend plus fort qu’en temps normal ?
- Je ne pourrais pas te dire. Je me suis toujours retenue de mordre un éveillé.

- Aucun de vous trois n’a jamais testé ?
- Si. Père a bu le sang d’un éveillé une seule fois. La personne en est morte. C’était lorsqu’il était sorti de son hibernation.
- En même temps, il devait avoir un gros besoin de sang frais après des siècles de sommeil.
- Si tu veux savoir si nos pouvoirs sont boostés, c’est à lui qu’il faut demander. Il pourra mieux te répondre que moi.
- J’y penserai. Mais j’ai peur qu’il interprète mal ma question.
- C’est-à-dire ?
- Je ne voudrais pas qu’il pense que je veux devenir un vampire.
- C’est le cas ?
- Certainement pas. Ma propre vie de mortel m’ennuie déjà terriblement en temps normal. Alors une éternité ? Non merci. Et puis, je ferais un bien mauvais vampire. Je parie que je tuerais tout ce qui bouge juste pour faire joujou avec mes nouveaux pouvoirs. Si je dois devenir vampire, c’est un originel ou rien d’autre. Ça voudrait dire que je l’aurais mérité au moins. Si tu veux mon avis, ce n’est pas pour cette vie.
- J’ai déjà entendu ce type d’argument quelque part.
- Qui ça ?
- Oh rien. Quelqu’un que père veut … enfin voulait transformer.

- En parlant d’autre chose, devine qui m’a envoyé un texto.
- Euh, je ne sais pas. Je ne suis pas forte pour les prédictions.
- Quelqu’un que tu connais très bien et qui sait toujours tout sur tout.
- Al ?
- Gagné. Alors, attends, que je te lise ça. « Hey Bro. Alors cette séance de « yoga », elle était comment ? »
- Non mais il est sérieux ? Comment il sait ça lui ? Il faut vraiment que je lui inflige une belle correction pour lui apprendre à ne pas abuser de son don.
- Il a toujours aimé s’amuser avec sa médiumnité.
- ça me rappelle quelqu’un …
- Parrain ? Je ne l’ai jamais vu s’amuser avec son pouvoir. Il a plutôt l’air de le vivre comme une punition.
- Non, je ne parlais pas de lui.
- De qui alors ?
- Il me fait penser à toi. Vous vous ressemblez pas mal sur certains points, à croire que vous êtes frères.
- Il a été élevé avec moi dans les parages. Ça ne m’étonne pas qu’il ait pris une ou deux de mes « qualités ».

- Ne te vante pas. Si on vous comparait tous les deux, tu perdrais haut la main.
- Pourquoi ?
- Parce que Al est drôle, qu’il a du bagout, qu’il est gentleman et pour ne rien gâcher, il est plutôt beau garçon.
- Je dois avoir peur qu’il me pique ma vampirette ?
- Ne sois pas stupide. S’il me plaisait, je n’aurais même pas pris la peine de jouer le jeu de la séduction avec toi et j’aurais déjà commencé avec lui. De toute façon, il est n’est pas mon genre et je ne suis pas le sien. Il a l’air d’aimer les jeunes filles candides. Ce que je ne suis plus depuis longtemps.
- Parce que tu l’as été ?
- Hmm pas faux.

- Il faut vraiment que tu arrêtes de me détailler comme ça.
- Je n’y peux rien si tu es sexy.
- Sexy ? Là-dedans ? Je suis mal fagotée et même pas maquillée.

- Tu es encore plus belle sans artifice.
- L’amour t’aveugle. Sans rien, je ressemble à un bébé.
- Pas un bébé. À une poupée. Ce côté ingénu pourrait être pratique pour chasser.
- C’est plus pratique de me faire passer pour une femme fatale. Les ingénues ne plaisent qu’à une catégorie d’hommes et de femmes.
- Parce que tu mords les femmes aussi ?
- Je ne vais pas faire ma difficile. Du sang, c’est du sang.

[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 4 Ep_16_20

- C’est intéressant à savoir ça.
- Ne rêve pas Charlie. Jamais tu n’auras une autre femme que moi dans ton lit.
- Que dans mon lit ?
- Coquin …
- Toujours.
- Je confirme. Tu es comme ça depuis que tu es tout petit. J’aurais dû prendre mes distances dès ce moment-là. Après, c’était malheureusement trop tard pour moi.
- Parce que tu m’aimes depuis que je suis gamin ?
- Je ne sais pas. J’ai toujours senti que notre lien était spécial.
- C’est pour ça que tu portes souvent ce collier que je t’ai offert ? J’avais quel âge d’ailleurs ?
- 8 ans. Je m’en souviens très bien. C’est l’âge où tu m’as dit que tu voulais m’embrasser. D’ailleurs, pourquoi un collier avec une chauve-souris ?
- ça me faisait penser à toi quand j’en voyais une.
- Ah … tu penses à un mort quand tu regardes Al ? Il portait le collier que tu lui as offert ce matin.
- Ah non. Ça, c’est parce que ça faisait « Tim Burton ». Je me disais que ça lui irait bien.

- Bon, on va se décoller. Sinon, on va devoir reprendre les hostilités.
- Non mais c’est bon. J’ai compris que je n’aurai jamais le dessus. Tu es bien trop forte pour moi.
- Qu’entends-je ? Le grand Charles Beaumont qui avoue sa défaite ?
- Tu as gagné une bataille, mais pas la guerre. Une fois que j’aurai trouvé ton point faible, attends-toi à une belle revanche.
- J’ai hâte.
- ça attendra. Parce que j’ai d’autres trucs à penser dans l’immédiat.
- Comme quoi ?

- Comme organiser notre défense en cas d’attaque de l’ordre.
- Tu crois vraiment qu’ils vont en avoir après nous ?
- Je ne sais pas. Je tiens ça comme une possibilité. Je n’ai jamais eu confiance en eux.
- Même avec Jacques Villareal ?
- Lui, c’était différent. Il était tolérant et nous respectait. Les autres n’ont jamais suivi son exemple et je ne serais même pas étonné qu’ils aient tous donné un coup de main à Huntington pour se débarrasser de lui.
- Alors pourquoi ne pas avoir tout simplement élu John Huntington et montré la porte de sortie à la famille Villareal?
- Parce qu’ils doivent savoir trop de choses compromettantes. Voilà pourquoi ils s’en sont débarrassés. Et puis, qui voudrait d’un imbécile pareil comme président de l’ordre ? Sincèrement … Ils doivent certainement nous cacher le véritable leader derrière ce pantin.
- Moi ce qui me désespère, c’est d’avoir ton père comme chef. Je ne sais pas ce qu’il a en ce moment, mais il est devenu particulièrement borné et tyrannique. C’est … non, je vais me taire.
- Vas-y. Tu peux le dire que c’est un Beaumont en plein. Je ne peux pas te contredire là-dessus. Ton père aurait mieux fait de choisir Meinhard comme chef.
- Jacques ne l’aurait jamais accepté. Il aurait fait son calimero en criant que c’est du favoritisme.

- Tu n’auras plus à le supporter bien longtemps de toute façon. J’ai surpris une conversation entre ton père et le mien hier soir.
- Ils se disaient quoi ?
- Tonton Vlad veut nous nommer comme chefs.
- Toi c’est compréhensible. Mais moi ? Pourquoi ?
- Tu es bien plus diplomate et patiente que moi. Il a dû se dire que tu arriverais à me raisonner en cas de conflit.
- Il peut très bien y arriver. Il a l’autorité pour ça. J’espère que ça ne veut pas dire qu’il veut rentrer à nouveau en hibernation. Ce n’est vraiment pas le moment avec Caleb qui déprime dans son coin.
- Rapport à la dérouillée qu’il a pris par Siobahn ?

- Je pense que c’est bien plus profond que ça. Il se sent mis à l’écart par père.
- C’est le cas non ?
- Tu trouves ?
- Écoute. Je sais que Vladislaus te confie des choses qu’il ne nous dit pas. Dans la conversation entre mon père et lui, ils parlaient notamment de Al. Je rejoins mon père et Caleb. Vladislaus cache des choses, et ça inclut Al.
- Écoute Charles, je ne peux rien dire. Sinon, je trahis la confiance de mon père, ainsi que celle de Meinhard. Et je tiens à ne pas les décevoir.

- De toute façon, je sais déjà ce qu’il en est.
- Je ne dirai rien. Tu bluffes.
- Absolument pas. Depuis que je ressens mieux les énergies, je sais que ce n’est pas un éveillé ordinaire. J’ai même établi ma petite théorie.
- Si tu veux te ridiculiser … vas-y, expose-moi ta « théorie ». Je suis curieuse de l’entendre.

- Au départ, j’ai cru que vous l’aviez transformé en vampire.
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Il a la même énergie que la vôtre, à peu de choses près. Mais j’ai vite rayé cette possibilité. En tant que vampire, ça m’étonnerait qu’il ait gardé son acné, son appareil dentaire et son goût pour dévorer les pots de Nutella.
- Et tu as donc pensé à quoi d’autres ?
- Vu qu’il ne manie pas l’ombre comme Muraad, il ne reste qu’une possibilité. Al n’est pas humain.
- Et tu penses à quoi monsieur le détective ?
- Je ne sais pas comment c’est possible, ni pourquoi ça lui arrive à lui et pas aux autres Faust, mais je crois qu’il est un veilleur. À ta tête, je vois que j’ai raison.
- Depuis quand tu le sais ?
- J’ai des doutes depuis qu’il a 13 ans. Dernièrement, avec mes progrès, j’en suis persuadé. Il cache bien son jeu le bougre. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il garde ça pour lui et qu’il continue à se faire passer pour un simple médium. Ça doit le peser à force.
- Pourquoi tu es parti sur l’hypothèse du veilleur ?
- Parce que de un, parrain se fait posséder par Méphistophélès. De deux, parce que je connais l’énergie des veilleurs. J’en ai évoqué un pour m’entraîner.
- Tu es fou ! Tu sais que c’est interdit par l’ordre !
- Pff, tu crois qu’un interdit m’arrête ? Depuis le temps que tu me connais, tu devrais savoir que non. De toute façon, je n’ai jamais fait de pacte, ni contraint un veilleur. J’ai uniquement évoqué mon veilleur gardien, histoire de savoir ce qu’il avait à me dire.

- Je crois que c’est ton côté rebelle qui me plaît le plus chez toi.
- Crois-moi, ça va bien finir par t’énerver aussi par moment. Je suis terriblement insupportable.
- ça ne te gêne pas qu’Al soit un veilleur ?
- Non pourquoi ? Peu importe qui il est, Al sera toujours Al pour moi. C’est mon petit protégé.
- J’espère que les autres penseront comme toi lorsqu’ils le découvriront. Je ne sais pas combien de temps on va pouvoir le brider comme ça. Je vois bien que ça le démange d’utiliser ses pouvoirs. Pour ça, vous vous ressemblez. Il adore jouer de ses dons.
- Je ne crois pas qu’il s’agisse de ça. Ton père et le sien lui demandent de cacher une part de lui-même. Ça doit être terriblement frustrant pour lui. J’ai hâte de voir ce qu’il peut faire.
- Tu es sûr de le vouloir ? Parce qu’après ça, tu ne seras plus l’éveillé le plus fort de ta génération.
- Bof. Ça me donnera une raison supplémentaire de m’améliorer et de repousser mes limites. Une saine compétition n’a jamais fait de mal à personne.

- Tu es vraiment quelqu’un de merveilleux.
- Euh Lilith … tu fais quoi là …
- Un câlin.
- Je n’aime vraiment pas ça.
- Bien sûr que si tu aimes bien ! Arrête de faire ton Beaumont et laisse-toi aller un peu. Tu as plutôt intérêt à t’y faire. J’adore les câlins.
- J’ai cru remarquer …
- Ah bon ? Quand ça ?
- A force de te voir dans les bras de ton père.

- Elizabeth ?
- Oui ?
- Je dois subir ce câlin durant combien de temps ?
- Tu ne râlais pas tout à l’heure à ce que je sache.
- Tout à l’heure ? On ne se câlinait pas. C’était plutôt du sport.
- Je parlais après l’amour.
- Euh … Je t’ai fait un câlin ?
- Disons que j’ai profité d’un moment où tu t’étais assoupi pour en avoir un.

- J’avais dormi combien de temps ?
- Une bonne vingtaine de minutes.
- Ne me parle pas de dormir. Là, d’un coup, j’en ai bien envie. Je suis claqué.
- Il faut dormir la nuit.
- Impossible de fermer l’œil. J’avais la tête pleine de soucis à régler. Aïe !
- Tu as mal quelque part ?
- Je crois que tu as dû me déplacer un ou deux os dans la manœuvre tout à l’heure.

- J’y ai été très doucement pourtant.
- Doucement ? Tu veux rire j’espère. Ça donne quoi quand tu y vas plus fort ?
- Oups … Je vais devoir réajuster ma force. J’avais aussi tapé trop fort sur la goule cette nuit.
- Réajuste et vite. Je n’ai pas envie de finir en mille morceaux. Ah merci, ça va mieux. Une chance que tes massages soient efficaces.
- Excuse-moi, mais je m’entraîne avec Al et il ne se retient pas. J’ai pris plutôt cher aux derniers entraînements.
- Parce que Al te fiche une raclée ? A toi, un vampire doté d’une force surhumaine ? C’est quoi ses pouvoirs exactement ?
- Tu verras bien. Je te laisse la surprise.

- Vu l’heure, je ne vais pas tarder à prendre ma douche.
- T’inquiète, on a le temps. Je conduis super vite.
- Trop vite ! Tu vas finir par te tuer ou tuer quelqu’un à force.
- T’inquiète. Je suis un as du volant. Et je conduis aussi vite uniquement sur autoroute. Je suis fou, mais pas inconscient.
- Temps ou pas, je meurs de chaud. Une douche fraîche me ferait du bien à moi aussi.
- Il y a de la place pour moi ?
- Tu veux y retourner ?
- Oh que oui. J’ai un troisième round à entamer.
- Et si je te casse une côte cette fois-ci ?
- Pas de risques. C’est moi qui dirige.

Maison des Vatore, Forgotten Hollow

- Cette journée commence déjà à me saouler ! Entre maman qui me remonte les bretelles, Latifah qui me cherche, Sorena qui cherche à m’empoisonner et mon patron qui m’a déplacé mes vacances pour les donner à l’autre là … Tout ça parce que lui, il a des enfants et pas moi. Non mais je rêve. Toujours les mêmes qui doivent faire les concessions. Et le pompon : devoir m’entraîner avec le père de Charlie. Il ne va pas arrêter de me rabaisser, le connaissant. Finalement, j’ai bien fait de prendre mon après-midi pour parler un peu à Caleb. Ça va me calmer.

- Salut Jamal. Je ne t’attendais pas aussi tôt. Ah … vu le regard de tueur, on dirait que tu as passé une aussi mauvaise journée que la mienne.
- Tout juste.
- Rapport à hier soir ?
- Pff non. C’est déjà oublié ça. Je me suis encore étripé avec mes sœurs. Tu sais ce que c’est.
- Euh non pas vraiment. Lilith et moi, on était plutôt fusionnel. On l’est toujours d’ailleurs.
- De toute façon, s’il n’y avait que ça qui n’allait pas …
- Ah … Entre, ne reste pas dehors par cette chaleur.

- Tu es tombé de ton cercueil aujourd’hui ?
- Je ne dors pas dans un cercueil Jamal. Mais dans un lit. Pourquoi ?
- Tu n’as pas mis ta tenue fétiche.
- Figure-toi que nous les vampires, on souffre aussi de la chaleur. Je me voyais mal me balader dans mon beau manteau par une chaude journée d’été.
- Tu devrais le laisser plus souvent au vestiaire. Cette tenue te va hyper bien.
- Merci.
- Par contre, laisse tomber les rouges à lèvres de ta sœur.

- Je n’ai pas de rouge à lèvres … Je ne porte que du khôl et du vernis noir à l’occasion.
- Bah t’as les lèvres vachement roses.
- Je me suis nourri sombre abruti.

- ça va, c’est bon. Je sais que je suis un abruti. Pas la peine de me le rabâcher tout le temps.
- Excuse-moi. Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je suis énervé alors je dis n’importe quoi.
- Ah parce que les vannes sur mon intelligence, c’est n’importe quoi peut-être ?
- Si tu arrêtais de jouer au crétin avec nous, on arrêterait justement. Si on fait ça avec Charles et Al, c’est pour te faire réagir.
- Pff, tu parles. Dès que j’ose dire que je ne connais pas une expression ou un mot, vous me vannez.
- Non, on t’explique ce que c’est, pour que tu comprennes de quoi on parle. Malheureusement pour toi, tu traînes avec trois mecs qui aiment la culture générale. Enfin, moi je triche je l’avoue. J’ai eu plus de 500 ans pour emmagasiner du savoir. Et regarde. Toi, tu es doué en mécanique. Je serais incapable de réparer une voiture. Chacun son truc.

- C’est vraiment nos vannes qui t’embêtent ? Si tu veux, on arrête. Enfin, Charles et moi. Al, je ne suis pas certain qu’il va se retenir. Il vanne tout le monde constamment.
- Non c’est bon. Je prends la mouche parce que je suis vénère. Lati et So m’ont bien cassé les bonbons aujourd’hui. L’une se permet de me ruiner mon petit-déj pour je ne sais quelle raison obscure. Et l’autre fait sa diva et ose me dire que je m’entoure mal. Soi-disant que je devrais traîner avec d’autres mecs que vous et que Charles me manipule.
- Ne l’écoute pas. Latifah ne nous a jamais aimé et elle a une dent contre Charles. Elle ne peut pas faire sa princesse avec lui, alors ça l’énerve.
- Le pire, tu vois, c’est son attitude avec Al. Elle le cherche tout le temps. Elle le sait pourtant, que plus petit, il a été harcelé à l’école. Mais non, elle continue son cirque. Comme s’il avait besoin de ça. Ce qui me saoule, c’est que mes parents ne font rien pour la recadrer. Mademoiselle joue la sage et la serviable et ça marche. Elle peut faire tout ce qu’elle veut. Même piquer la carte bleue pour s’acheter ses fringues. Même ça, ils arrivent à lui trouver des excuses et à ne pas la punir.

- Mes sœurs sont des monstres et c’est à moi que m’man demande de partir de la maison.
- Ah bon ? Il s’est passé quoi ?
- Elle a débarqué dans ma chambre, pour me réveiller, vu que j’ai eu une panne de réveil. Et c’était le gros bordel … M’man s’est mis en colère et elle m’a dit que p’pa et elle me trouveraient un appart’. Mais moi je ne veux pas quitter la maison.
- Tu as 24 ans Jamal. Tu ne crois pas qu’il serait temps de prendre ton indépendance ?

- Mais tu veux que je fasse comment ? Je ne sais pas me faire à manger. Et ne parlons pas de tâches ménagères, j’ai deux bras gauches pour ça.
- ça s’apprend.
- Pff, c’est ce que m’man m’a répondu.
- Et elle a raison. Tu te cherches de fausses excuses là.

- Mais je n’ai pas envie de vivre seul. Je vais m’ennuyer tout seul. Avec qui je vais parler et me bagarrer après ?
- Là, on touche enfin le fond du problème. Tu as peur de la solitude.
- Bah oui. J’ai l’habitude de vivre avec mes parents et mes sœurs. C’est tout le temps mouvementé, mais c’est vivant et on ne s’ennuie jamais. On a tous nos trucs à nous dire. Tu veux que je parle à qui si j’habite tout seul. Aux murs ?
- Tu peux toujours te trouver une colloc ? Pourquoi tu ne demandes pas à Charles ?
- Déjà, il n’y a qu’une chambre et puis, maintenant qu’il y a ta sœur …
- Hmm pas faux. Si tu veux, on peut regarder qui cherche un colocataire. Ça pourrait être sympa.
- Mouais. Et si je lance un bouclier parce que j’aurais eu peur d’une grosse araignée. Je lui explique comment à mon coloc ?
- Ah … ouais … ça craint.
- Ah ça, je ne te le fais pas dire. Je me demande ce qui nous a pris de choisir d’être des éveillés avant de nous incarner. Parce que ça ne simplifie par les relations sociales …

- Assez parlé de moi. J’ai besoin d’oublier mes soucis. Tu t’ennuyais pour m’avoir demandé de passer chez toi ?
- Lilith est chez Charles. Et puis … j’avoue que, depuis hier soir, je n’ai pas trop le moral. Je me suis dit qu’en ta compagnie, je retrouverais le sourire. Tu es toujours de bonne humeur.
- On peut dire que pour aujourd’hui, c’est raté.
- Oui et avec mon empathie, autant te dire que je sens bien ton énervement.
- Tu veux que je te laisse ?
- Non c’est bon. Je préfère être avec toi que tout seul. Ça m’évitera de faire des c*onneries avec ma forme sombre. Depuis que j’ai déçu père, j’ai des accès de colère.

- Jamal. Je crois que je vis mes derniers instants d’immortalité.
- Hein ? Pourquoi ?
- Père m’a dit que si je n’arrivais pas à utiliser ma forme sombre, il me tuerait.
- Mais il a dit ça pour te piquer au vif. Il n’était pas sérieux.
- Oh si il l’est. Crois-moi, il en est capable.
- Mais tu vas y arriver. Tu l’as déjà utilisée non ?
- Quand je le fais, c’est la catastrophe …
- Pire que lorsque tu tombes amoureux ?
- Bien pire … Autant mourir tout de suite, ça ira plus vite. Si j’utilise ma forme sombre, vous allez tous mourir de ma main.

- Tu sais quoi Cal ? Ta gueule.
- ça a le mérite d’être clair …
- Je ne sais pas ce qui me retient de t’en coller une pour te remettre les idées en place. Tu es entrain de faire ta pleureuse là.
- Mais non !
- Ah si. Tu me fais penser à ce vampire, dans le film que les copines de ma sœur kiffe. C’est quoi le nom déjà. Ah oui, « Twilight ».
- Ah ne m’insulte pas s’il te plaît ! Ne me compare pas à … je n’appelle même pas ça des vampires.
- Bah ressaisis-toi alors. Tu n’es pas qu’un empathe Cal. Tu es aussi un vampire super balèze. Je tuerais pour avoir ta force et ta rapidité. J’aurais largement préféré avoir ce genre de pouvoir plutôt que mes boucliers que je déclenche n’importe quand.

- Voilà, c’est ici maman.
- Tu es sûr ?
- Sûr et certain.
- Il a l’air d’être là. J’espère que nous ne le dérangerons pas. Je n’aime pas aller chez les gens sans prévenir.

- D’ailleurs Romain, j’aimerais vraiment savoir ce qu’il s’est passé hier soir. Si tu viens le remercier, c’est qu’il y a une raison.
- Euh … Eh bien … So’ et moi, on se promenait dans la ville et … on s’est perdu. Oui voilà. On était perdus. Et ce monsieur, il … il nous a trouvé et il nous a ramené. Voilà.

- Pourquoi j’ai l’impression que tu me mens …
- Mais non … enfin … Maman, c’est juste que … j’ai promis de garder un secret. Et je ne peux pas t’en parler maman. Je n’ai pas envie de trahir une promesse.
- Je vois. C’est très noble de ta part, mais ça ne t’empêchera pas d’être puni pour être sorti en pleine nuit, sans permission.

- Allez bonhomme. On va saluer ce monsieur, tu le remercieras et puis, on rentre. Je dois préparer des CVS pour trouver un nouveau boulot.

- Tu attendais quelqu’un Cal ?
- Non, pas vraiment. A moins que ce ne soit Al qui vienne plus tôt après les cours, mais je ne pense pas que ce soit lui. Il avait des trucs de prévu. Ne bouge pas. Je vais aller voir qui c’est.

- Bonjour.
- Bonjour. Excusez-moi de vous importuner. Mais mon fils voulait vous voir.
- M’importuner ? Quelle idée. Je suis plutôt ravi de pouvoir poser mes yeux sur une aussi jolie fille. Que je n’ai pas le plaisir de connaître. Je dois deviner votre joli prénom ou vous allez me le dire ?
- Stéphanie.
- Caleb.
- Oui je sais. Romain m’a parlé de vous.
- Ah. Tu as dit quoi à ta maman exactement ?
- Rien, je vous jure. C'est juste que ... je n’avais pas eu le temps de vous dire merci pour hier soir.
- Ce n’est rien. Venez, entrez. Ne restez pas dehors par ce temps.

- Je me disais bien que j’avais reconnu cette voix. Bonjour Stèph.
- Jamal ? Le monde est petit. Tu connais ce monsieur ?
- Ah bah oui. C’est même un super pote à moi. On traîne tout le temps ensemble, avec Charles et Al.
- Charles, je vois qui c’est. Mais Al …
- Ah oui, c’est vrai. Tu ne l’a jamais vu. J’suis bête.
- Ce n’est pas grave. C’est marrant que je te croise aujourd’hui. J’allais t’appeler ce soir.
- Ah … Tu … Enfin … c’est … c’est vrai ?

- Je rêve ou ce gros balourd craque sur elle ?
- Gagné. Il l’a dragué ouvertement, devant moi, hier soir. Vous vous rendez compte ! Comme s’il avait ses chances.
- ça ne m’arrange pas ça … Elle me plaît bien à moi aussi.
- Je vais faire comme si je n’avais pas entendu … Qu’est-ce que vous trouvez tous à ma maman ?
- Tu ne la trouves pas belle ?
- Bah si, c’est la plus belle du monde. Mais je suis son fils. Je suppose que tous les fils trouvent leur maman jolie.
- Ah ça, je ne peux pas te contredire. Je trouvais ma maman très belle aussi.

- Désolée, je monopolise la conversation avec Jamal. On se connaît depuis longtemps.
- Tant que ça ?
- Oui, on était au collège ensemble.
- Je me disais aussi que vous étiez bien jeune. Et beaucoup trop belle aussi.
- Oh mais … Merci.
- Toi et moi, on va avoir une petite discussion !

- (chuchote) Cal, tu me fais quoi là !
- (chuchote) ça se voit. Je drague. C’est ce que je fais de mieux et puis, ça me remonte le moral.
- (chuchote) oui bah, tu laisses tomber là. Je l’ai vue en premier.
- (chuchote) Pas de premier qui tienne. Que le meilleur gagne.
- (chuchote) Ah ça, c’est un coup bas.
- (chuchote) non, je te rends service. Ça t’apprendra peut-être à être moins timide et y aller plus franchement.
- ça ne va pas ? Oh … C’est vrai que je débarque alors que vous étiez occupé. Je vais m’en aller.
- Non voyons. Jamal et moi, on mettait deux ou trois choses au point.

- Je tenais moi aussi à vous remercier d’avoir ramené Romain sain et sauf.
- Disons qu’il a eu de la chance de tomber sur moi.
- Pourquoi ? Les rues de Forgotten Hollow ne sont pas sûres ?
- Vous savez ce que l’on dit sur le coin.
- Oui. Que c’est hanté apparemment. Mais c’est faux.
- Bien entendu, mais ça attire quand même des illuminés en mal de sensations fortes. Romain aurait pu en rencontrer et se retrouver embarqué malgré lui dans une aventure un peu … douteuse dirons-nous.
- Ah ça, pour être douteux, c’était douteux.
- Tu disais mon poussin ?
- Rien …

- D’ailleurs … Romain n’a pas voulu me le dire, mais il s’est passé quoi hier soir ?
- Ohoh … En fait, maman …
- Sa copine et lui ont voulu explorer et ils se sont perdus. Je les ai trouvé par hasard pile à l’endroit où je vais observer les étoiles le soir.
- Tu n’avais donc pas menti finalement.
- Euh …
- (télépathie) dis oui petit. Je viens de te sauver le coup !
- Waw, mais comment … Euh oui maman.
- (télépathie) ne sois pas étonné. Lire les pensées, ça fait partie de mes supers pouvoirs.

- Dis maman. On pourrait inviter Caleb à la maison pour manger un soir ? Pour qu’on le remercie.
- Pourquoi pas. Ça vous dirait ?
- Je serais ravi.
- Toi Romain, je te retiens !
- Vous aimez manger quoi ?
- Oh je ne suis pas difficile, je mange de tout.
- Pas difficile ? Tu ne manges rien !

- Vous êtes libre quand ?
- Caleb est très occupé maman. C’est un super héros qui sauve San Myshuno des méchants.
- Romain … Excusez mon fils, il a beaucoup trop d’imagination.
- Je n’ai pas encore reçu mon planning au boulot. Je vais prendre votre numéro et vous rappeler pour fixer une date si vous voulez.
- Oui bien sûr. Attendez, je cherche mon numéro dans mon sac. Je ne le connais pas par cœur.
- Caleb … Si je pouvais, je te tuerais.
- (chuchote) Je te fais une fleur. Tu vas à ton rencard, boire ton café avec elle et tu lui dis qu’elle te plaît. Si tu ne le fais pas à ce moment-là, je fonce pour la draguer. Tu es prévenu. Si moi j’ai besoin d’une tarte pour arrêter de faire ma pleureuse. Toi tu as besoin d’un gros coup de pied aux fesses pour la drague.

- Il est trop nul pour draguer. Je l’ai vu à l’œuvre.
- Hey toi, tu la fermes ! Tu feras moins le malin dans quelques années, quand tu tomberas amoureux de ta première petite copine.
- Voilà, mon numéro. J’avais encore une petite carte de visite où il est noté dessus.
- Merci.
- Je vais noter le v… Oh non …
- ça ne va pas Stéphanie ?

- Un message que j’aurais préféré ne pas recevoir.
- Ton ex ? Je vais aller m’en occuper s’il te cherche des noises.
- Non, c’est … en fait, hier, j’ai décidé de quitter mon job. J’ai envoyé ma lettre de démission aujourd’hui par recommandé, ainsi qu’un e-mail pour prévenir mon ex-patronne.
- Et c’est quoi le problème ?
- Disons qu’elle …
- Elle vous a menacée, c’est ça ?
- Oui … mais comment vous le savez ?
- Une intuition … C’était qui votre patronne, si ce n’est pas indiscret.

- Je travaillais pour les Huntington, à Windenburg.
- Pour John Huntington et sa femme ?
- J’entrevois les gros problèmes Jamal …
- Vous les connaissez ?
- Moi, je ne connais que le mari. Mon père a déjà eu affaire à lui.
- Ah moi, je connais plutôt bien sa femme. Elle sortait à une époque avec un ami à moi.
- Ah bon ? Parce qu’elle a quoi … la quarantaine …
- Non, plutôt la cinquantaine.
- Ah … Mais … vous, vous êtes jeunes, comment ça se fait que votre ami soit « sorti » avec elle ?
- Disons que j’ai des amis d’un certain âge avec qui j’aime bien discuter.

- Elle veut que je prenne rendez-vous pour que l’on discute de ma démission ... Je n’ai pas trop envie de retourner là-bas.
- Jamal, on ne peut pas la laisser aller là-bas toute seule. (télépathie) j’ai pris la liberté d’aller chercher dans ses souvenirs leur conversation. Audrey Huntington pense que Stéphanie sait trop de choses.
- Ah … Du coup, on fait quoi. Je l’accompagne ?
- Non. Nous l’accompagnerons. Hors de question que je te laisse là-bas tout seul aussi dans la gueule du loup. On ne sera pas trop de deux pour l’escorter là-bas.
- Tu es certain de toi ?
- Non, mais bon, qu’on l’accompagne ou pas, mon impression est la même. J’ai peur qu’il arrive une bricole à ton amie et au petit.
- Pourquoi, ce sont des méchants les patrons de maman ?
- Plutôt oui. Père va m’en vouloir …
- Oh non Cal, ne fais pas ça. Je te connais. Je sais ce que tu as derrière la tête.
- De toute façon, le petit déteste devoir mentir à sa maman. Il va finir par lui cracher le morceau et passer pour fou. Autant mettre sa maman dans la confidence. Et puis, je vais faire d’une pierre deux coups.

- Stéphanie ? Vous avez déjà retrouvé un travail ?
- Non. Je … J’ai démissionné dans l’urgence. Pourquoi ?
- ça vous dirait de travailler pour mon père ? Ça fait longtemps qu’il n’a plus eu de maîtresse de maison. Et j’avoue que le manoir en aurait bien besoin.
- Cal, t’es fou ! Ton père va te tuer !
- Mais non. Je lui expliquerai. Par contre, Stéphanie, il faut que je vous prévienne. Mon père est un peu … particulier.
- Particulier ? C’est-à-dire ?
- Là Cal, tu te débrouilles ! Je te laisse expliquer.
- Vous croyez au surnaturel ?
- Euh … Je n’en sais rien. Qui est votre père au juste ?
- C’est le comte Vladislaus Straud.
- Celui dont on dit qu’il serait un vampire ?
- On le dit, parce qu’il l’est justement. Tout comme moi. Stéphanie ?
- Maman ?
- Bravo Cal … Elle s’est évanouie !
- Bon bah … On n’a plus qu’à la ranimer maintenant. Si tu ne le fais pas, je te préviens. C'est moi qui lui fait le bouche-à-bouche.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Il était cool ce chapitre, j'ai autant aimé les interactions entre Charles et Lilith que Caleb et Jamal qui pour une fois ne sert pas juste de copain crétin.

Il y a juste le coup de la télépathie avec Caleb au niveau de Steph qui m'a semblé un peu trop facile. Qu'il comprenne aussi facilement les intentions des Huntington s'il avait fouillé leurs esprits je veux bien mais en se basant seulement sur les souvenirs de Steph je trouve ça trop rapide.


 
Linette
Forum Habitant de Montsimpa
Messages : 12226
 

Ah encore un super épisode ! Le dialogue entre Charles et Lilith, on dirait qu'ils sont ensemble depuis toujours !
J'aimerai bien la voir, la forme sombre de Caleb. Ainsi que celle de veilleur de Al d'ailleurs ! Ah vivement la suite !


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Caleb connaît les Huntington depuis très longtemps. En plus, Jacques Villareal s'est fait assassiner par le mari donc, ce n'est pas de la lecture de pensée, mais de la déduction ou de l'intuition si tu veux. Pas pour rien que j'ai appelé l'épisode comme ça. Enfin, Caleb n'est pas qu'un vampire qui sait lire les pensées. De son vivant, c'était un éveillé (comme sa soeur) et il est empathe. Il ressent toutes les émotions et ça l'aide beaucoup (même si c'est dur à vivre au quotidien pour lui également ...)

Charles et Lilith, c'est un peu comme deux âmes sœurs qui se sont retrouvés Smile Ils sont très liés depuis que Charles est tout petit. Lilith s'est beaucoup occupé de lui depuis que sa maman est morte (il avait alors 5 ans) et il y a toujours eu ce petit truc entre-eux. Un lien spécial qu'eux seuls peuvent comprendre. Tu l'as déjà un peu vue la forme sombre de Caleb Linette Wink Euh par contre, là de mémoire, je ne peux plus te dire quel épisode ... Mais c'est un qui suit la bagarre avec la dame Garou. Mais tu le reverras avec, épisode 21 (5) pour être précise (faudra attendre un peu du coup ^^). Et pour Al, déjà vu également, mais vous allez le revoir ici Smile Rien de spectaculaire : il est juste les yeux bleu/vert et des tatouages qui apparaissent sur ses bras.

Épisode 17 Sous le cerisier en fleur :
Dans les rues de Magnolia Promenade

- ça ne va pas Luna ? Tu as l’air pensive.
- Je m’inquiète pour Al.
- Il t’a dit ce midi par texto que tout allait bien non ?
- Je le croirai une fois qu’il sera près de moi. Tu sais … Je connais Al depuis longtemps maintenant. On avait 8 ans lorsqu’on s’est rencontré à l’école. Il me disait toujours que tout allait bien alors qu’il était harcelé à l’école.
- Harcelé ? Je n’aurais jamais pensé. Du peu que j’ai parlé avec lui, il respire tellement la joie de vivre. Je l’aurais plutôt imaginé entouré de pleins de potes.
- Non pas vraiment. Il n’a pas beaucoup d’amis.
- ça se passe toujours aussi mal à l’école maintenant ?
- Les autres l’ignorent la plupart du temps. Heureusement qu’il s’est fait des amis à ses cours de théâtre. Sinon, je ne sais pas comment il aurait tenu. Moi, ce qui m’inquiète, c’est ce qu’a bien pu lui faire John Junior.
- Je pense qu’Al peut se défendre. Je l’ai vu répondre au père de Charles hier soir. Il a une sacrée répartie.
- C’est sûr qu’il est beau-parleur, mais le rayon de John Junior, c’est plutôt la bagarre. Le connaissant, il a dû l’attendre avec un ou deux potes. Ce mec est vicelard, comme ses parents.
- Sacrée famille …
- Si tu savais …

- Au fait … Je … Je suis désolée pour tes parents. Ça doit être dur.
- Un peu. Je n’ai pas le choix que de m’y faire de toute façon. Je suis rassurée que papa ait noté sur testament Meinhard comme tuteur. Je suis tout de même prête à parier que les Huntington vont trouver une parade pour tenter de nous récupérer Max et moi. Déjà que mon petit frère m’a planté ce matin …
- Dis-moi … ça fait longtemps que tu connais le groupe ?
- Oh, en fait, je ne connais pas grand-monde. Je connaissais déjà très bien Al et son père, vu que depuis qu’on est petits, il m’invitait souvent à venir chez lui le mercredi après-midi ou le samedi. Je connais Latifah et Sorena qui sont à la même école que nous.
- Latifah, ça ne me dit rien, mais Sorena, je l’ai vue hier soir. Elle s’était mise dans un sacré pétrin.
- Lequel ?
- Du genre sortie à Forgotten Hollow, un soir de pleine lune, avec un loup-garou qui lui courait après.
- Ah … D’accord … Sinon, je connais un peu Charles. Je l’aime bien. Il est sympa.
- Sympa ? Ce n’est pas l’impression qu’il m’a donnée hier. C’est surtout un gros goujat qui ne sait même pas retenir un prénom. Il m’a surnommé Blondie. Ça m’énerve.
- Je crois que ça doit être affectueux chez lui. Moi, il m’appelle Mini-Lune. Il n’utilise jamais mon prénom.
- Affectueux ou non, il a plutôt intérêt à retenir mon prénom. Sinon je le lui enfonce dans le cerveau avec une bonne gifle bien sentie.

- Mais dis-moi, tu es arrivée quand dans la région ?
- Il n’y a même pas 48h. C’est Dracula qui m’a déposé et puis, il est reparti.
- Dracula ? Comme LE Dracula ? Il existe lui ?
- Oui.
- Il est comment ? Il fait peur ?
- Sous forme sombre, plutôt oui. Mais sinon, je dirais qu’il est plutôt séduisant.
- Séduisant comment ? Il est plus beau que Meinhard ?
- Disons qu’ils n’ont pas les mêmes charmes.
- Je rêve ou le père d’Al te plaît bien ?

- Mais non ! Qu’est-ce que tu vas imaginer ? Chut, le voilà !
- Je ne dirai rien, ne t’inquiète pas. Je ne trahis jamais un secret. Par contre …
- Par contre, quoi ?
- Excusez-moi les filles. J’ai eu du mal à me débarrasser de mon collègue. A croire qu’ils ne peuvent pas se passer de moi une seule journée.
- Ce n’est pas grave.
- Alors, votre conversation, ça se passait bien ?
- Oh oui, on a bien fait connaissance.
- Oh, je vois qu’on a parlé de moi.
- Mais ... comment ?
- Voilà ce que je voulais te dire. On ne peut rien cacher à un Faust. Ils savent tout.
- On ne sait pas tout ... Faut pas exagérer non plus.

[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 Ep_17_12

- En m’attendant, vous auriez pu faire ce magasin.
- C’est que … après, tu aurais dû nous chercher.
- Un médium ne doit jamais chercher après les autres. On les trouve toujours.
- J’avais oublié ce détail.
- D’ailleurs, je suis certain qu’Al va venir nous retrouver ici.
- Tu crois ?
- Vous voulez parier combien avec moi les filles ?
- Non, c’est bon. Je crois qu’on perdrait le pari à coup sûr.
- Allez, en route. Parce que dans celui-là, il y a intérêt à bien fouiller pour trouver les bonnes pièces. Ensuite, une fois Al arrivé, direction Forgotten Hollow. On a de la route à faire.

- Voilà, j’aimerais que l’on trouve ça. C’est le must-have pour cet été ! Il me le faut absolument. Sio, tu m’écoutes ?
- Hmm ? Ah oui …
- C’est la nuit d’hier qui t’a rendu dans cet état ?
- Un peu oui. J’ai failli faire des choses horribles. Sur le moment, je ne pouvais pas me retenir, mais une fois le matin arrivé, bah je me souvenais de tout … C’est la loose totale.
- Sorena va bien. Ne t’inquiète pas.
- S’il n’y avait que ça … J’ai lâché à ton frère qu’il me plaisait bien …
- Ah … Et il a réagi comment ?
- Bah je crois que je ne l’intéresse pas du tout. Au moins, je suis fixée tu me diras.
- Pff, il ne sait pas ce qu’il perd ce crétin.

- Allez chouchoute, haut les cœurs ! Tu es super belle !
- Mouais …
- Mais si ! Tu ne vas pas me faire une déprime quand même … On finit notre shopping et puis, on ira se manger une bonne glace avant que papa vienne nous chercher. Ça te remontera le moral.
- Ne me parle pas de manger s’il te plaît. J’ai l’appétit coupé.
- Alors j’ai mieux. On va parti à la chasse au beau gosse et tu vas draguer. Je vais t’aider à en trouver un.
- Tu as mis tes lentilles de contact j’espère ?
- Pour une fois, j’ai écouté ma petite sœur. Je les ai mis. Je m’en serais voulu de rater une belle tenue à cause de ma mauvaise vue. Alors, tu en dis quoi ?
- Pff, je ne sais pas.

- Allez, dis oui. Ça fait longtemps qu’on n’a plus dragué toutes les deux. Et pourquoi pas … Ohhhhhhh !!!
- Quoi ?
- Je viens de trouver la perle rare ! Ce mec a du style ! Jean déchiré juste comme il faut, gilet coloré à la mode, chapeau, … Bon, par contre, il porte des converses, mais des chaussures, ça se change.
- Hein ? Qui ça ?
- Là-bas !
- Lati … Tu es certaine que tu as mis tes lentilles de contact ?
- Oui pourquoi ?
- Parce que …

- Ah non, je l’ai vue la première ! Il est à moi celui-là.
- Ah si tu veux, mais …
- En plus, il a l’air trop bien fait. Il me le faut. Ça fait un moment que je n’ai plus embrassé du beau gosse. Sio, je te laisse. Je reviendrai seulement une fois que j’aurai eu son numéro.
- Oui, mais si tu me laissais finir …

- … je lui aurais dit qu’elle fonçait droit sur Albrecht. Oh et puis zut. Tant pis pour elle. Moi, je vais observer tout ça. Ça va être drôle.

- C’est la loose. Pourquoi il a fallu que ce vieux rat de dentiste se décide aujourd’hui pour me retirer mes appareils ? Je parie que p’pa et lui, ils se sont mis de mèche. Ou alors, p’pa a demandé aux esprits, ce n’est pas possible autrement. Sale tricheur ! Il va m’entendre. Je ressemble à quoi maintenant, sincèrement. Tout le monde va avoir les yeux rivés sur mon problème de peau. J’espère que Luna va aimer au moins. Ce serait ballot qu’elle ne veuille plus de moi juste à cause d’une coupe de cheveux.
- Houhou !

- Houhou, le beau gosse !
- Cette voix me dit quelque chose …
- Hey mais attends ! Il faut absolument que je prenne ton numéro ou qu’on boive un milkshake au lait d’amande ensemble !
- Oh non … Pas elle …

- Je crois que ton « beau gosse » s’est volatilisé dans la nature tellement il a eu peur en te voyant.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
- ça ne va pas de crier comme ça ? Qu’est-ce qui te prend ?
- ALBRECHT ?

- Oui, tu voulais que ce soit qui d’autre ? Ne me dit pas que tu ne m’avais pas reconnu ?
- Non … enfin … Si voyons.
- Mais c’est que je t’ai fait peur. C’est particulièrement jouissif ça.
- Retire-moi de suite ce sourire ultra brite de ton visage. Mais … Souris à nouveau pour voir.
- Comme ça ?

- Mais mais mais … Tu n’as plus ton double rail !
- ça va, c’est bon … Et puis après ?
- Ah mais non, c’est bien. C’est même très bien.
- Tu es malade aujourd’hui ? Tu me regardes vraiment très bizarrement …
- Je t’observe de plus près. J’avoue que je n’avais jamais fait attention à ton visage auparavant.

- D’accord, j’ai compris ton petit manège. Tu ne peux pas me lâcher un petit peu ? Tu commences sérieusement à me saouler !
- Mais je n’ai encore rien dit ni rien fait !
- Justement, je prends les devants. Tu allais faire quoi ? Faire semblant de me draguer pour ensuite me jeter et me redire à quel point je suis TROP moche. Ça va, c’est bon, je le sais bien. Pas besoin qu’on me le rabâche chaque jour que l’univers fait. Ça va bien deux secondes !
- Mais non, je t’assure que ce n’était pas mon intention.
- A d’autre ! Ça fait 15 ans que tu déverses ton venin sur moi. Marre de ton comportement de diva pourrie gâtée.
- Tu sais que tu es encore plus sexy quand tu fais ton regard noir ?
- Non mais … ça suffit oui ! Siobahn, si tu ne fais pas quelque chose, je t’assure que tu repars avec ta meilleure amie en petits morceaux. Ce n’est vraiment pas le jour pour me gonfler.

- Bonjour aussi Al.
- Arf, excuse-moi. Latifah m’énerve tellement que j’en ai oublié de te dire bonjour. Ça va ? Bien gambadé hier soir ?
- Merci de le me rappeler.
- De rien, je suis là pour ça. Hmm, dis-moi. Il lui arrive quoi là ? Elle est malade ?
- Je crois qu’elle vient de vivre ce qui s’appelle un coup de foudre à retardement.

- Qui est le malheureux dont tu es tombée amoureuse ? Que j’aille le prévenir de te fuir à toute jambe …
- Il n’est pas très loin d’ici je crois.
- Moi amoureuse ? JAMAIS de la vie. Ne l’écoute pas. Elle dit des bêtises.

- Si je peux me permettre Al, ta coupe de cheveux te va super bien.
- ça va, vanne-moi aussi …
- Ah mais je suis sérieuse. N’est-ce pas qu’il est beau Al comme ça. Hein Lati ?
- Oh que O… euh NOOOOOOON CERTAINEMENT PAS !
- Oh non … Je crois que je viens de comprendre … Je vais VRAIMENT tuer p’pa pour ce pari stupide. Je comprends mieux les allusions de m’man aussi … Super, c’est bien ma veine.

- Fais-moi plaisir pour une fois Latifah. Quel que soit tes intentions envers moi, tu m’oublies s’il te plaît.
- Oh je m’en voudrais de délaisser mon souffre-douleur préféré …
- Qu’ai-je fais à l’Univers pour mériter ça ?
- Un mauvais karma peut-être ?
- Non il est déjà réglé depuis longtemps. Ça doit être autre chose …

- Pas que je m’ennuie avec vous, mais Albrecht Faust vous salue. Je dois rejoindre mon père, Luna et Anastasia.
- Anastasia ? C’est qui ?
- La future femme de Charles. Ton père et ton frère ne t’ont pas fait un topo là-dessus ?
- Oh vite-fait. J’ai écouté à moitié.
- C’est sûr qu’à part ta petite personne, il n’y a pas grand-monde qui t’intéresse.
- Tu serais étonné. Bon, nous aussi on a des choses à faire, hein copine ?
- Oui. Je crois que finalement, on va aller se manger une bonne glace. J’ai retrouvé l’appétit.
- A ce soir … Al …

- Vite Chouchoute. Il faut qu’on retourne dans au moins un magasin pour me changer les idées. C’est urgent. Tu te rends compte ! J’ai … dragué … FAUST ! Pourquoi tu ne m’as rien dit !!!
- J’ai essayé mais tu ne m’as pas laissé en placer une. Tu as foncé tête baissée. Je te reconnais bien là.
- Je ne vais jamais m’en remettre !

- Hmm …
- Quoi ?
- Je le savais.
- Je ne te suis pas là.
- En fait, tu le titilles tout le temps parce que tu l’aimes bien.
- Hein ? MOI, aimer Faust ? Jamais de la vie !
- Alors, il faudra que tu m’expliques ce que tu nous as fait là …

- C’est que … Tu sais bien moi les jolies paires de fesses moulées dans un jean slim, je perds toute raison.
- Et donc tu n’as pas fait attention une seconde que c’était lui.
- Quand il s’est retourné, j’ai eu l’impression de le voir pour la première fois. Ça m’a fait flipper.
- Tu as sacrément crié oui.
- Sio, je suis dans la merdasse ! Pourquoi il a fallu que ce con soit beau !!! Ses yeux … Son sourire … rahhhhh dire que c’est cette ingénue de Luna Villareal qui est en train d’en profiter.

- Oh ça va chouchoute. Arrête de rire.
- Non mais … Ah tu es collector Lati. Le bourreau qui craque sur sa victime. Joli syndrome de Stockholm inversé.
- Tu sais quoi ? On va laisser tomber ce vêtement que je voulais et on file chez le glacier. Je crois que j’ai besoin d’une glace pour me remonter le moral.

- Elle … La première chose que je vais faire lorsqu’ils sauront tous que je suis un veilleur, c’est de lui faire comprendre de ne plus venir me chercher. Sinon, je la suspends par les pieds dans le vide pour lui irriguer le cerveau une bonne fois pour toute. Oh non … Voilà que je me mets à prendre ma forme de veilleur sans le vouloir. Ça commence à devenir critique. C’est décidé … Je prends Luna à part et je le lui dis. Ensuite, je le dis aux autres ce soir. Tant pis si je me retrouve tout seul. Au pire, j’aurai toujours Lilith pour me tenir compagnie.

- Hey, ne vous excusez surtout pas de me bousculer.
- M’excuser ? Tu étais sur mon chemin. C’est à toi de t’excuser jeune homme.
- Oh je vois. Encore une reine qui croît que le monde est à elle. C’est dur de faire un pas de côté avec vos talons Louboutin ? Vous aviez tout le reste du trottoir pour vous.
- Mais … Meinhard ? Euh je veux dire …
- Oh non, encore quelqu’un qui me confond avec mon père … Et vous êtes ?

- D’accord … J’ai un gros nez rouge sur le visage pour que vous me détailliez comme ça ?
- La ressemblance est fascinante. Presque un jumeau. Ton visage est juste un peu plus …
- Plus quoi ? Je serais curieux d’entendre ça …
- … plus masculin. Intéressant. Je n’imaginais pas que son fils deviendrait aussi grand et carré d’épaule.
- Ah ça, je le dépasse d’au moins une bonne tête et depuis un moment. P’pa est plutôt petit.
-(chuchote) Je comprends mieux pourquoi Luna a craqué sur lui …
- Vous disiez ?
- Rien qui ne te regarde …

- Hmm … et il est où ton père ?
- Bon … Puisque vous ne voulez pas répondre à ma question, je vais devoir deviner qui vous êtes.
- Des indices peut-être ?
- Non c’est bon … Alors … Oh mais on dirait que p’pa a autant la poisse que moi aujourd’hui. Vous êtes LA fameuse Audrey.
- Mais comment ?
- Merveilleux, je vais pouvoir m’amuser un peu. Je pense que p’pa ne m’en voudra pas.
- Je ne te suis pas …
- J’ai envie de pousser plus loin le jeu des devinettes.

- Voyons voir … Mariée … Oh, à ce vieux rat de John Huntington ? Ah bah ma pauvre, vous êtes tombée bien bas après mon père quand même.
- Pardon ?
- La vache. Vous en avez des amants. En même temps, vu ce que vous avez à la maison, ça ne m’étonne pas trop. Je vous comprends.
- …
- Hmm, on dirait que vous êtes surtout une très vilaine fille. Ça m’étonne de mon père quand même. Il vous a trouvé quoi à l’époque pour sortir avec vous ? Parce que lui, son truc, ce sont les jeunes femmes plutôt douces. Ce que vous n’avez jamais été d’après ce que je vois.

- Toi … un mot de plus …
- N’empêche, je me demande … Vous aviez le même âge que mon père lorsque vous êtes sorti ensemble. Vous paraissez largement 10 ans de moins.
- Hmm, bien rattrapé. Merci pour le compliment.
- Ne me remerciez pas. J’allais vous dire d’arrêter le lifting et la chirurgie mammaire. Faut accepter de vieillir un peu. C’est la vie.

- … Il a osé …
- Pas que je m’ennuie avec vous, mais je dois rejoindre mon père. Je lui passerai le bonjour de votre part.
- Une minute jeune homme. Tu vas t’excuser pour tout ce que tu as dit et tout de suite !
- M’excuser ? Et pourquoi donc ?
- De m’avoir insultée !
- En même temps, tout était vrai. Techniquement, je ne vous ai pas insultée. A mon avis, vous n’êtes pas habituée à entendre la vérité. C’est sûr que ça doit vous faire un choc. Votre fils vous ment tout le temps.

- Tu vas le regretter … Personne n’attaque mon John Junior !
- Je vais me gêner. Votre « précieux » fils passe son temps à menacer de me frapper, voire me tuer. Donnez-lui plus de tarte dans la figure, ça devrait lui remettre ses idées en place, à défaut d’avoir de l’éducation.
- Je ne te permets pas. Sale gamin mal élevé.
- Je suis très bien élevé j’vous ferais dire. J’ai le meilleur père du monde. D’ailleurs, je vous conseille de le laisser tranquille. Si vous continuez à le suivre, je vous garantis que c’est à moi que vous aurez affaire.

- Bonne journée à vous quand même.
- Ce sale gosse ! Tu feras moins le malin quand je vais t’envoyer un inquisiteur pour te régler ton compte.

- Salut p’pa, c’est moi.
- Al, combien de fois dois-je te dire de te tenir droit. Tu vas finir …
- … bossu, oui je sais. Figure-toi que j’ai eu une journée plutôt mouvementée.

- Ah je vois que j’ai gagné mon pari. Je suis rassuré. C’est largement mieux. Par contre, la mèche sur le front, c’était obligé ? J’avais dit « dégagé ».
- Ne me cherche pas, ce n’est pas le moment … J’ai fait au mieux pour tenir mon gage, mais hors de question qu’on voie mon front. C’est là que j’ai le plus d’acné.
- Hmm, tu as eu raison finalement. Ça te va plutôt bien. Je parie que Luna et Anastasia vont te trouver très beau comme ça.
- Il y a plutôt intérêt pour toi. Je suis presque certain que tu as triché. Ce n’est pas possible autrement.
- Je t’assure que non. J’avais eu une image de toi dans cette tenue avec une autre coupe. Alors j’ai tenté le coup. Mais j’aurais très bien pu me planter.
- Je le savais que tu avais utilisé un petit avantage avant de te lancer dans un pari. Je me vengerai … Mais avant ça, j’ai une faveur à te demander. Tu pourrais me laisser un peu seul avec Luna après ?
- Pourquoi ? Ah, je crois comprendre. Ça y est, tu vas le lui dire.
- Oui, comme ça ce sera fait. Si ça se passe bien, je t’enverrai un texto pour te dire de repartir seul en voiture avec Anastasia.
- Tu es sûr de lui faire subir un voyage par téléportation ?
- Bah comme ça, elle sera vraiment fixée sur ce qui l’attend.
- Si tu veux … J’espère qu’elle a le cœur bien accroché.

- Sinon, ça s’est bien passé à l’école ? Pas d’ennui avec Junior ?
- Ne m’en veux pas, mais j’ai utilisé mes pouvoirs de veilleur pour l’éviter. Il m’attendait à l’entrée avec Wolfgang, le fils de madame Munch.
- Ah … D’accord …
- D’ailleurs, en parlant de ta collègue, elle m’a surpris près de ton bureau. Je discutais avec pépé Bernie. J’ai dû lui dire que je venais prendre un dossier dans ton bureau pour me sauver d’une heure de colle.
- Tu fais bien de me le dire. Car la connaissant, elle va vérifier si tu as dit vrai.
- Hmm non, je ne crois pas. Je lui ai fait mon numéro de charme pour être tranquille.
- Ah ça, je ne doute pas que ça ait marché. Tu as de qui tenir pour ça.
- Et toi, la séance shopping avec les deux demoiselles, ça a donné quoi ?
- Plutôt fructueux. J’ai dû faire le forcing pour lui faire essayer des tenues. Heureusement qu’Anastasia était là pour m’appuyer. Sinon, on était reparti pour le look petite fille sage. Quoique, ça reste quand même assez … comment dire … Disons que ta petite copine aime le « kawaii ». Apprête-toi, parce que je n’ai pas pu l’empêcher d’acheter de la lingerie Hello Kitty.
- Quoi, vous avez déjà fait le magasin de dessous féminin sans moi ? Moi qui voulait lui en choisir, zut alors.
- Désolé. Une prochaine fois. Si ça peut te rassurer, seule Anastasia a pu voir le résultat des essayages.
- Pas grave. J’ai bien le temps de vérifier plus tard par moi-même ce qu’elle cache sous ses vêtements. Je me contenterai largement de son joli visage en attendant. Euh p’pa, ne te retourne pas …

- Pourquoi ?
- Il y a une ex à toi dans les parages.
- Qui ça ? Katrina ?
- Euh non, je ne parlais pas d’elle. Mais … Tu es sorti avec Katrina Caliente ?
- Oui pourquoi ?
- P’pa, j’aimerais comprendre. Entre Lise et maman et … Katrina, il y a un sacré fossé quand même.
- Écoute, je ne vais pas commencer à parler avec toi de ma vie amoureuse.
- Tu n’avais vraiment pas mieux ? Elle fait pâle figure à côté d’une Agnès Ladentelle quand même.
- Comment tu sais que … Non, je ne veux pas savoir …
- D’ailleurs, pourquoi tu ne la rappelles pas Agnès ? Je parie que ça lui ferait plaisir.
- Al …
- Quoi ? Ah, ex en approche. D’ailleurs, elle risque d’être assez remontée. Je me suis un peu amusée avec elle avant de venir ici.

- Bonjour Minou.
- Minou ?
- Je te déconseille de rire fiston …
- Ah mais je ne ris pas. Je mets juste ce joli surnom dans un coin de ma mémoire pour une prochaine vanne.
- S’il te plaît Audrey, arrête de m’appeler Minou. Ça m’énerve.
- Je le sais bien. Vois ça comme une petite vengeance personnelle. Ton cher fils m’a bien énervé.
- Ah bon ? Al, qu’est-ce que tu as encore fait ?
- Oh, trois fois rien.

- Trois fois rien ? Tu ne manques pas d’air ! Explique un peu à ton père ce que tu as fait !
- S’il n’y a que ça. Tu me connais p’pa, je n’ai pas pu m’empêcher de faire joujou avec … enfin tu sais quoi.
- Oh ça va, ne parlez pas en langage codé. Je suis mariée à John et je sais très bien que vous êtes médiums tous les deux. Je suis juste tellement … déçue que tu utilises un don si précieux pour manquer de respect aux autres. Moi qui passe mon temps à vous défendre auprès de mon borné de mari.
- Ben voyons …
- Al, s’il te plaît, ne recommence pas.
- Ok ok …

- Alors, tu en penses quoi Ana ?
- J’aime bien. C’est mignon comme tout. Ça fait un peu petite fille, mais c’est ton style je pense. J’adore les licornes. Elles sont mignonnes.
- Tu préfères quoi ? Cette combinaison ou la robe ?
- Les deux t’allaient bien. Pourquoi tu ne prendrais pas les deux ?
- Euh … C’est que … avec tout ce que Meinhard m’a déjà acheté …
- Je pense que ça ne le dérange pas. Et puis, Vladislaus m’a dit, qu’au pire, on pouvait payer avec sa carte.
- Oui, mais ça me gêne. Il faudra que je trouve un moyen de leur rembourser tout ça.
- Je ne pense pas qu’ils s’attendent à un remboursement. Ils t’offrent ça de bon cœur. Oh regarde, Al est là. Par contre, c’est qui la dame ?
- Oh non, Audrey Huntington.
- Ah … Pour te décider sur la tenue, je suis d’avis de la montrer à Al. S’il aime bien, tu l’achètes. S’il n’aime pas, on la remet en rayon.
- Oui, pourquoi pas.

- Écoute Audrey, on pourrait reparler de tout ça à un autre moment ? Parce que là, j’ai un peu autre chose à faire.
- Comme quoi exactement ? Cette boutique est minable. Tu cherches à t’acheter quoi ici ? Je serais curieuse de le savoir.
- Figure-toi que je suis en shopping avec deux jeunes filles. Il faut bien que je rhabille Luna, elle n’a plus rien.
- Bien sûr que si. Ses affaires sont chez elle. Elle n’a qu’à aller les récupérer.
- Je sais très bien qu’elles n’y sont pas. Arrête de me prendre pour un débile Audrey …
- Tu insinues quoi exactement ?
- Al, tu peux me laisser seul deux minutes avec elle s’il te plaît ?
- Tu es sûr ?
- Oui.
- Ok, si tu veux. Tu m’appelles si tu as besoin.

- Alors ce shopping ma petite lune. Par l’Univers, qu’est-ce que c’est que ça ?
- Quoi, ça ne te plaît pas ?
- Euh … enfin … Comment dire …
- C’est trop court c’est ça ? Ou trop ajusté ?
- Oh non, ça c’est parfait. Par contre, les licornes, c’est obligé ?
- Bah moi j’aime bien. C’est mignon.
- Mon cœur de veilleur vient d’en prendre un sacré coup. J’en ai des frissons d’horreur.
- Mais qu’est-ce que tu racontes ?
- Rien …

- Bon, je vais me changer et le remettre en rayon.
- Mais non, ne dis pas de bêtises. Ça te va très bien. Et puis, ça te correspond.
- Oui mais tu n’aimes pas.
- C’est à toi que ça doit plaire Luna, pas à moi. Tu sais, moi mon truc, c’est les têtes de mort et les trucs morbides, alors c’est un peu normal que je ne sois pas sensible aux licornes. Ni à Hello Kitty d’ailleurs …
- Pourquoi tu parles d’Hello Kitty ? Dis-moi, c’est moi ou il y a un truc de changé chez toi ?

- Bonjour Albrecht.
- Salut Ana. Ça va ? Pas trop peur avec tonton Vlad au manoir ?
- Si, un peu. J’ai très mal dormi.
- Ah bon ? La chambre d’invité est plutôt sympa pourtant.
- Il devrait refaire la décoration si tu veux mon avis.
- Je cherche toujours ce qu’il y a de changé. Ah mais oui !

- Tu as coupé tes cheveux !
- Oui … J’ai perdu un pari avec p’pa … J’ai dû me défaire de mon cache misère.
- Tu as bien fait. Je te trouve très mignon comme ça. Tu ressembles beaucoup à ton père mine de rien. Tu en penses quoi Luna ? Luna ?
- Ah, je crois qu’elle a perdu la parole.
- Oh mon dieu … Tu es … tellement … J’ai trop de la chance.
- Je crois que ça veut dire qu’elle aime beaucoup aussi.

- C’est vrai ? Je ne suis pas trop moche comme ça ?
- Moche ? Certainement pas.
- On ne voit pas trop mon acné ?
- Je ne pense pas que ce soit la première chose que l’on remarque quand on te regarde. Hein Luna ? Luna ?
- Hein quoi ? On parlait de quoi là ?
- Bon, on dirait que finalement, p’pa a un sursis.
- Tu en penses quoi de la combinaison de Luna ? C’est mignon hein.
- ça va.
- Il y a la robe aussi.
- Parce qu’ils ont mis le même imprimé sur une robe ? Avec du … Ah du rose … Je crois que je vais mourir …
- Je crois que tu peux la remettre en rayon celle-là.
- Non non non, c’est TRÈS bien. Allez, on embarque, on prend.

- Au fait, pourquoi ton père discute avec madame Huntington ?
- Oh, c’est une de ses nombreuses ex …
- Ah bon ?
- Il en a eu tant que ça ?
- Plutôt oui. J’essaie de le caser mais il est borné …
- ça te ferait plaisir d’avoir une belle-maman ?
- Je veux juste que mon père soit heureux un tant soit peu. Il vit déjà très mal son pouvoir et la fusion avec Méphistophélès, alors un peu de douceur, ça ne pourrait lui faire que du bien.
- Je suis tout de même étonnée qu’un homme aussi gentil soit sorti avec une femme aussi détestable.
- Il avait 17 ans aussi. On va mettre ça sur le compte de la jeunesse.

- Je vous laisse entre amoureux. Je vais remettre ce que tu ne prends pas en rayon.
- Tu n’essaies rien toi ?
- Non. Je n’ai rien vu qui me plaisait. Et puis, j’ai déjà pris assez de vêtements à l’autre boutique.

- ça ne va pas petite lune ?
- C’est juste que … j’ai vraiment peur de vous amener des ennuis.
- Mais non. Qu’est-ce que tu veux qu’elle fasse, toute seule.
- Je me méfie d’elle comme de la peste.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas … J’ai une drôle d’impression quand je la vois. Elle me fait froid dans le dos. Je la trouve mauvaise.
- Ne pense plus à elle. Viens plutôt avec moi faire les rayons. Je vais fouiner pour voir si je me trouve un truc.
- Non, je crois que je vais me changer. Il se fait tard. On a de la route après je crois jusque Forgotten Hollow.

- Comme tu veux. Hmm … Je vais faire fi des licornes et du rose bonbon. Avec ça, je peux enfin voir ses jolies jambes. Bon … J’espère que p’pa arrive à se dépêtrer avec cette harpie, sinon je vais devoir intervenir.

- Tu me crois vraiment capable de faire ça Minou ?
- Arrête de m’appeler Minou ! Pour toi, c’est Meinhard maintenant et rien d’autre.
- Mais tu seras toujours mon petit Minou d’amour.
- Audrey, ça fait quoi maintenant … Plus de 37 ans qu’on a rompu. Et tu te débrouilles pour toujours te trouver sur mon chemin. Jusqu’ici, j’ai été plus que patient. Mais là, ça commence à bien faire.
- Un mot de toi et je quitte tout pour toi, tu le sais ça.
- Non et je ne veux pas le savoir. Tu te débrouilles avec ton mari, tu te prends tous les amants que tu veux, mais tu me fiches la paix. Je fais ma vie et tu fais la tienne.

- P’pa. On va dehors avec Luna. C’est Ana qui a les tenues pour passer en caisse.
- D’accord. Partez devant sans nous.
- Tu es sûr p’pa ?
- Mais oui. Fais ce que tu m’as dit tout à l’heure.
- Bonjour Madame Huntington.
- Bonjour Luna … Très jolie coupe de cheveux ...
- Merci.
- Ce n’est pas qu’on s’embête avec vous, mais c’est tout comme. Bonne soirée Madame Huntington. Viens Luna, on s’en va.

- Voilà, on est enfin loin de cette harpie.
- Quelque chose me dit qu’elle ne va pas nous laisser tranquille de sitôt.
- Vu comment je l’ai cassée tout à l’heure, j’espère bien qu’elle ne va plus venir nous embêter. Ne t’inquiète pas petite lune, elle ne te fera jamais de mal. J’y veillerai.
- Je sais. Tu l’as bien rembarrée … La connaissant, elle ne doit pas apprécier.
- Il m’a suffi d’un regard pour ne pas l’aimer celle-là. Je déteste les vilaines filles.

- Si on allait se promener rien que tous les deux ? Ça te dit ?
- Euh oui … mais Ana et ton père ?
- Ils vont nous rejoindre, t’inquiète. Je l’ai mis au courant qu’on avançait sans eux. Allez, viens. Je connais un endroit parfait pour discuter.

- Ton fils est vraiment mal élevé …
- Tu veux qu’on parle du tien ? Très bien, puisque tu le prends comme ça.
- Il a passé son temps à me manquer de respect tout à l’heure, ainsi qu’à mon mari. Il l’a traité de sale vieux rat.
- C’est exactement ce qu’il est, excuse-moi de te le dire. Et en parlant de John Junior, le jour où je trouverai les preuves, je le vire de l’école, tu es prévenue. Entre les bagarres et le racket …
- John ne ferait jamais ça voyons.
- Ne me prends pas pour un débile. Tu peux graisser avec ton mari la patte de tous les élèves pour qu’ils la bouclent. Mais s’il ose encore une fois lever la main sur mon fils, je porte plainte. Et crois-moi, Jacques Beaumont est un très bon avocat.
- Je l’achèterai, comme tous les autres.
- ça m’étonnerait beaucoup. Lui et moi, on ne s’aime pas, mais c’est quelqu’un d’honnête et droit. Et autre chose avant que je ne te laisse. Tu ne me feras pas croire que tu dises du bien de nous à ton mari. Je suis certain que tu es de mèche avec lui. Tu es mauvaise Audrey. Tu l’as toujours été.

- Tu le regretteras Minou.
- Oh non, mais tu vas te taire avec ce surnom ridicule !
- Crois-moi. Un jour, tu reviendras en rampant vers moi. Je savourerai ma victoire. Ton fils aura plutôt intérêt à s’excuser, à ce moment-là, auprès de sa belle-mère. Sinon, je l’enverrai en pension.
- Essaie toujours pour voir … Personne ne me séparera de mon fils.
- Un problème Méni ?
- Non Ana. Je prenais congé avec madame Huntington. N’est-ce pas ?

- Avant, il faudrait que tu me présentes à cette demoiselle. Je n’ai pas le plaisir de la connaître.
- Je m’appelle Anastasia madame.
- Audrey Huntington.
- Oui je sais. J’ai entendu parler de vous.
- Qui c’est ?
- Pas que ça te regarde, mais c’est une amie de Luna.
- Hmm … Très jolie. C’est étonnant que Junior ne m’ait pas parlé d’elle.
- Parce qu’elle ne le connait pas justement. Une chance pour elle.
- Elle ressemble très étrangement à Élise. C’est une Shepard ?
- Non du tout.
- Hmm … Je vois … Je crois qu’on s’est tout dit. A la prochaine Minou.
- C’est ça … Évite d’être « par hasard » sur mon chemin. Je risque d’être moins gentil la prochaine fois.

- Viens Ana, on y va. Que je sois le plus loin possible de cette harpie.
- Vous la connaissez depuis longtemps ?
- Plutôt oui. On est sorti ensemble quand on était au lycée. Si j’avais su, je me serais abstenu. Elle est encore plus collante que de la super glu.

- On retourne à la voiture. On a du chemin à faire.
- Mais … on n’attend pas Luna et Albrecht ?
- Disons que Al avait un truc d’important à dire à Luna. Ils nous rejoindront à Forgotten Hollow.
- Mais … comment ils vont faire pour y aller ?
- Ils se débrouilleront très bien, ne t’inquiète pas. Si tout se passe bien, comme je l’espère, ils seront avant nous là-bas.

- Voilà, ici on sera tranquille. Il n’y a personne.
- C’est joli ce cerisier.
- Je savais que tu aimerais bien.
- Alors euh … qu’est-ce que tu as de si important à me dire ? J’avoue que je n’ai pas arrêté d’y penser durant toute la journée.

- Luna, je vais te confier ce que je n'ai encore jamais dit à personne. Si après ça, tu préfères ne plus jamais me revoir. Je comprendrais.
- Tu m’as déjà dit ça tout à l’heure. Mais pourquoi je ne voudrais plus te voir ?
- Comment t’expliquer ça sans que tu ne t’évanouisses ou ne partes en courant …
- Je ne ferai ni l’un ni l’autre, c’est promis.
- Bon, je vais tout t’expliquer en détail. Je ne sais pas si tu le sais, mais le premier éveillé de la famille a fait un jour un pacte …
- Je suis au courant pour Méphistophélès. Mon papa m’a tout dit. Ça ne me dérange pas tu sais. Tu n’y peux rien.
- Ce n’est pas tout.
- Je suis au courant aussi pour la possession.
- Non, ce n’est pas de ça que je voulais te parler. Enfin si, mais disons que la possession de Méphisto, ce n’est rien à côté. Plus jeune, mon père est tombé très amoureux d’une femme. Elle s’appelait Élise. Ils étaient très amoureux. Ils devaient se marier après leurs études, mais les parents d’Élise en ont décidé autrement pour je ne sais quelle raison. Résultat des courses : elle s’est mariée avec Jacques Beaumont, le père de Charles. Tandis que mon père s’est marié avec Sybille, ma mère.
- La dame avec les cheveux noirs sur la photo dans le couloir, c’est elle ?
- Oui. Mon père est, en fait, resté éperdument amoureux d’Élise. Du coup, il n’a jamais consommé son mariage. Et … Selon le pacte, le don de prophétie passe de mâle en mâle. Lorsque mon père a eu 38 ans, mon grand-père Cornélius est mort et il a donc hérité du don de prophétie. Durant les premières fusions, mon père perdait le contrôle de son esprit et de ses actes. Méphisto a alors profité de ça pour parler à ma mère. Soit elle acceptait de faire un enfant, soit … enfin je pense qu’il l’aurait forcée. Et voilà comment je suis né.

- Euh … Je ne vois pas où tu veux en venir.
- Bon … Je vais y aller cash, ça va aller plus vite. Luna, je suis un veilleur.
- …
- Luna, dis quelque chose s’il te plaît.
- C’est une de tes blagues c’est ça ?
- Non, je suis très sérieux.

- Je savais bien que tu ne me croirais pas …
- Non ce n’est pas ça. En même temps, tu n'arrêtes pas de faire des blagues tout le temps alors ...
- Bon, je crois que je n’ai pas le choix.

- Luna, viens là. Je vais te montrer ce que je sais faire.
- Tu as des pouvoirs spéciaux ?
- On va dire ça. Voilà. Attends, je vérifie qu’on ne peut pas nous voir. Personne en vue à cette heure, parfait.
- Euh, ça se couvre d’un coup non ? On dirait qu’il va y avoir de l’orage.
- Vu la chaleur possible. Bon, par contre, promets-moi de ne pas t’évanouir. Je m’en voudrais de devoir t’embrasser pour la première fois pour te réanimer.
- Euh oui c’est promis.

- Hiii, mais tu as disparu.
- Ah ah non, je suis toujours là.
- Arrête de rire comme ça, tu fais peur.
- Hmm désolé …
- Arrête ça de suite, on va te voir !
- Mais non, il n’y a personne. J’ai vérifié, tu penses bien.
- Si tu ne reviens pas, je fais semblant de m’évanouir pour t’obliger à te montrer.
- Oh c’est bon, si je ne peux plus m’amuser.

- Hiiii
- Je savais bien que je te ferais peur comme ça.
- Non c’est bon … J’ai juste été un peu surprise. Je ne m’attendais pas à ça à vrai dire. Alors, tu ne rigolais pas, c’est vrai ?
- Malheureusement oui …

- Tu es vraiment imprudent.
- Pourquoi ?
- Tu me dis ça à moi, fille d’inquisiteur. Et en plus, tu utilises tes pouvoirs comme ça, en pleine rue. Tu t’en rends compte au moins ?
- Oui, je sais.
- Et si j’allais tout dire ?
- Je sais bien que tu ne diras rien. J’ai confiance en toi.
- Pourquoi ?
- Parce que je t’aime.

- Moi aussi je t’aime.
- Tu ne m’en veux pas de t’avoir caché ça tout le temps où nous n’étions qu’amis ?
- Non, pas du tout. Je comprends que tu ne m’en aies pas parlé. Ma famille faisait partie d’Oméga. Si jamais ils devaient être au courant, tu sais que tu es en danger ?
- Mais non. Qu’ils essaient seulement. J’en aurai tué une bonne dizaine avant de mourir.
- Mais moi, je ne veux pas que tu meures …
- Alors, tu pars ou tu restes avec moi ?
- Je reste bien entendu. Tu es toujours toi, ça ne change rien.
- Vous êtes vraiment une femme exceptionnelle mademoiselle Villareal.
- Al, tu es vraiment suranné. Tu sais que tu peux oublier le baisemain ? Je préférerais que tu m’embrasses. Ça fait un moment que j’en rêve.
- Ah mais moi, j’attendais que tu me donnes la permission.
- Tu n’es pas sérieux quand même ?
- Bien sûr que si. Pourquoi ?
- Puisque c’est comme ça. Vous avez ma permission monsieur Albrecht Faust.
- La permission juste là, ou tout le temps ?
- Tout le temps bien entendu.

- Hii mais tu fais quoi là ?
- Je t’ai embrassé pourquoi ?
- C’était … je ne trouve pas le mot …
- Oui ?
- ça y est, je l’ai trouvé. Renversant.
- Hmm désolé, mais ça faisait des mois que je rêvais de faire ça. Et je me suis laissé emporter par mon côté veilleur.

- Le temps se couvre vraiment. On va se prendre la pluie sur le coin de la figure si on reste là.
- Allez viens contre moi, je t’emmène.
- On n’attend pas ton père et Ana pour retourner à la voiture ?
- Non. Je comptais plutôt te proposer un petit voyage magique. Ça te branche ?
- Oh oui. Avec toi, j’irai jusqu’au bout du monde s’il le fallait.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

"C’est à toi que ça doit plaire Luna, pas à moi."
Ce petit est tellement bien. TELLEMENT.

Je viens de percuter... Audrey c'est la même fille que celle du Hors série... raf


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Ah, tu viens de percuter pour Audrey ? [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 2620358557 Il n'est pas gâté avec une ex pareille. Pauv' Méni ...
Ah ça, Al, je voulais que ce soit un mec en or avec les femmes. Il a d'autres défauts mrgreen (je plains Luna quand même qui va devoir se le coltiner comme petit ami).

Episode 18 Les présentations sont faites :
Manoir de Vladislaus Straud – Forgotten Hollow

[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 Ep_18_11

- Nous sommes les premiers on dirait. Tu vois qu’on avait le temps pour un autre round.
- Les premiers ? On a vu la voiture de ton père.
- Sa caisse est toujours là. A croire qu’il crèche chez tonton Vlad ... C’est suspect …
- Je t’assure qu’il rentre chez lui. Qui voudrait dormir dans les chambres glauques du manoir ?
- Je veux bien le croire. Quoiqu’il en soit, la présence de père ne compte pas. Donc, j’avais raison : nous sommes les premiers.

- La mauvaise foi incarnée, doublée d’une envie certaine de mettre fin à ses jours.
- Moi ? Sûrement pas.
- Vu comment tu fonces sur l’autoroute, permets-moi d’en douter chéri.

- Chéri … Tu sais à qui tu me fais penser quand tu m’appelles comme ça ?
- Je ne suis pas forte pour les devinettes Charlie. Je ne vois pas du tout.
- A ma mère ! Alors s’il te plaît, évite les chéris, tu me feras grandement plaisir.
- Il faudra t’y faire. J’appelle tous ceux que j’aime comme ça. Tu demanderas à Al. Je lui sors du « chéri » tout le temps.
- Ah, parce que tu aimes Al maintenant ...
- Bien entendu. Mais pas de la même façon que toi.
- J'espère bien. Quoiqu'il en soit, évite les chéris, ça me donne la très grosse impression de me faire ma mère. Si je voulais sortir avec quelqu’un comme elle, je sortirais avec … Luna par exemple !

- Luna ne ressemble pas à ta mère.
- Elles ont exactement le même côté bisounours.
- Tu fais ce que tu veux, mais tu risques de gros problèmes. Ça m’étonnerait que Al soit ravi de voir un autre mec tourner autour de sa bien aimée.

- Moi avec Luna ? Pitié Lilith. Elle est mignonne, tout ce que tu veux, mais le genre petite fille qui s’extasie devant le dernier Disney, non merci. A bien y réfléchir, Al doit avoir un sacré sens de l’abnégation pour supporter tout ça. Comment il fait ?
- Il y a un lien entre eux que tu ne peux pas comprendre Charlie.
- Ça, je l’avais bien remarqué, merci pour l’information Watson. Ce qui est certain, c’est que je ne comprendrai jamais ce qu’est l’amour.

- Lilith ? Qu’est-ce que tu as ?
- Rien ...
- Oh, laisse-moi deviner … Ce n’est pas parce que je ne comprends rien à l’amour que je ne peux pas le vivre Lilith. Il faut vraiment que tu me laisses le temps d’intégrer l’idée d’amour, sentiment, couple … Ce n’est pas naturel pour moi.

- Pourtant, tu as vécu avec des parents unis.
- Mouais …
- Ton père aimait énormément ta mère. Et de son côté, elle avait beaucoup de respect et d’amitié pour lui.
- C’est pour ça que maman a conçu mon frère avec parrain et qu’elle voulait quitter mon père pour retourner avec son premier amour.

- Quoi ?
- Ah, ça t’en bouche un coin. Voilà ce que j’ai appris en laissant traîner mes oreilles en compagnie d’Anastasia hier soir.
- Si je m’attendais … ça veut dire que Al et toi, vous auriez eu un frère en commun. Finalement, on dirait bien que Cornélius avait raison.

- Il disait quoi ?
- Il tenait un journal avec ses flashs et visions. Il m’avait confié qu’il avait vu que la famille Beaumont serait liée à un moment donné aux Faust et aux Massouf.
- Liées ? Comment ça ?
- Écoute, c’est tout ce que je sais. Si ça trouve, Cornélius lui-même ne savait pas de quoi il retournait. Les visions qu’ils ont peuvent parfois être obscures.
- Et il y avait quoi d’autres écrits dans son journal ?
- Je ne sais pas. Demande à Méni ou à Al. A priori, l’un ou l’autre a dû en hériter.
- Bof, connaître l’avenir, je ne vois pas à quoi ça va m’avancer.
- Ça peut aider parfois.

- Hmm, aurais-tu été mise au courant de ce qui se passe entre nous maintenant ?
- Pas le moins du monde. Et si j’avais su, je crois que je me serais exilée très loin.
- Tu aurais quitté ton père et ton frère sérieusement ?
- Non tu as raison. Je n’ai jamais pu me séparer de l’un et l’autre. C’est …
- Ta famille ?
- Exactement. Vladislaus a fait un excellent père de remplacement.
- Il était comment ton père ? Le vrai je veux dire.
- Je l’aimais de tout mon cœur, tout comme ma mère. C’était des gens de bien, qui donnaient de leur argent et de leur temps pour aider les plus démunis. Ça a fini par les tuer …
- Je vois …

- Alors Cal et toi, vous honorez leur mémoire comme il se doit. Vous êtes des personnes biens également. Par contre, tu as intérêt à ne pas mourir. Fais-moi plaisir. J’ai déjà eu ma dose en perdant ma maman.
- C’est promis, je ferai attention.
- Allez, viens, on rentre, on sera mieux au frais.

- Mais qu’est-ce que c’est que ce bazar !!!
- Bon sang, ça, ça ne m’avait pas manqué …
- C’est Honorine qui crie comme ça ?
- On dirait bien oui. Je me demande pourquoi …

- Monsieur Vladislaus, c’est INADMISSIBLE !
- Mais …
- Il n’y a pas de MAIS ! Comment peut-on vivre dans un environnement aussi …
- Poussiéreux ?
- Merci monsieur Jacques. Poussiéreux, c’était le mot que je cherchais.

- Depuis combien de temps le ménage n’a pas été fait ici ?
- Vous m’offensez Honorine. La maison est très bien tenue.
- Vous avez vu le nombre de toiles d’araignée ? Et la taille de … cette CHOSE !
- Cette chose s’appelle Arachné Honorine.
- Arachné … Depuis quand vous donnez des noms aux araignées ? Ce ne sont pas des animaux de compagnie.
- Peut-être, mais elles sont très utiles. Elles tuent les insectes nuisibles.

- Oui et elle ferait certainement de très vilaines morsures si quelqu’un ici se faisait mordre. Vous avez bien de la chance que plus aucun enfant ne traîne par ici constamment, sinon je vous jure que je vous tirais les oreilles sur le champ.
- J’aimerais bien voir ça …
- Non Vladislaus, ça, c’était une très mauvaise réponse. Moi, à ta place, je me boucherais les oreilles.

- NE VOUS MOQUEZ PAS DE MOI !
- Pas la peine de crier. J’entends très bien Honorine.
- Je t’avais prévenu. Quand elle crie, elle ne fait pas semblant.
- Moi qui vous croyais adorable.

- Je le suis monsieur Vladislaus. Mais voir cette cuisine dans cet état me met hors de moi. Il faut que … il faut que je nettoie.
- Ah ça non !
- Je vous en prie. Je ne peux pas laisser ça dans cet état.
- J’ai dit non. Vous êtes mon invitée Honorine. Pas ma femme de ménage.
- Je vous conseillerai alors de vous occuper de cette pièce ou alors d’engager quelqu’un pour le faire.

- Bah alors Honorine. On teste l’insonorisation du manoir ?
- Monsieur Charles, mon petit. Mademoiselle Lilith, vous êtes rayonnante.
- Merci. Vous êtes très belle aussi dans cette robe. Le rouge vous va à ravir.
- C’est moi où … vous êtes très proches tous les deux ? Vous me cacheriez quelque chose monsieur Charles ?
- Moi ? Non voyons …

- Les regards et les sourires ne trompent pas. On dirait qu’il y a du nouveau couple dans l’air.
- Ça se voit tant que ça tonton ?
- Un peu oui …
- Ah … Par contre, évite le mot « couple », ça me donne des boutons.

- Tiens, pour une fois, on sera en accord sur quelque chose … ça me donne des boutons à moi aussi.
- Voyons Jacques. Tu pourrais te réjouir un petit peu. C’est beau l’amour. Après les enfants, c’est ce que je préfère : les mariages.
- Mariage ? Euh, il ne faut pas exagérer non plus. On vient de se mettre ensemble …
- Tout ce que je vois, c’est que je peux faire une croix sur la perpétuation du nom des Beaumont.

- Eh bien, il était temps de nous ramener une fille monsieur Charles. Je n’ai rien contre Mademoiselle Lilith, mais je suis d’accord avec votre père. Vous auriez pu choisir une mortelle quand même. J’aurais bien aimé pouponner avant de partir rejoindre le paradis.
- Le paradis n’existe pas Honorine.
- Laissez-moi rêver un petit peu mon garçon. Eh bien, ça fait un de nos petits casés.
- Ne dis pas ce mot s’il te plaît …

- Ah non, vous comptez mal. On en a deux de casés.
- Deux, comment ça ?
- Al sort avec Luna.
- C’est sûr que ça couvait depuis un moment.
- Et ça vous réjouit Vladislaus ? C’est une inquisitrice je vous signale. Al et vous êtes vraiment à mettre dans le même panier. Entre vous qui courrez après une vampire et Faust Junior qui se prend pour Roméo …
- Casé … Mais il est tout petit !
- Le petit Al, comme tu dis, fait bien 1m90 et a 15 ans maintenant Honorine. Je crois que tu vas avoir un choc quand tu vas le voir tout à l’heure.
- Dire que je ne l’ai plus vu depuis …
- Depuis que j’ai quitté le domaine pour faire mes études à San Myshuno. Donc, ça doit bien faire7 ans maintenant.
- Ça ne me rajeunit pas tout ça.

- A qui le dites-vous Honorine. Je les vois encore se balader Jamal et Charles enfants, avec Al, toujours sur leurs talons tellement il était en admiration devant son modèle.
- Son modèle ?
- Je crois que père parle de toi chéri.
- Euh modèle, faut pas exagérer. Je pense qu’il adule plus son père que moi.
- Tout le monde adule toujours Faust de toute façon …
- Père, tu ne vas pas commencer …

- Au moins, on peut dire que cette conversation a réussi à calmer les esprits.
- Ça crie toujours dans ce manoir de toute façon.
- Il faut absolument que je fasse faire un rituel de purification par Meinhard. Cette bâtisse doit être maudite.
- Je dirais que nous sommes juste barrés tous autant que nous sommes. Rien à voir avec une malédiction tonton. Faudra que tu nous uses comme ça.

- Si la cuisine pouvait arrêter de s’user par contre …
- Je crois que mon père a compris Honorine. Nous veilleront à faire un effort.
- J’espère bien. Il ne faut pas laisser votre père vivre dans … je n’ai pas de mot. Et avec un monstre dans la cuisine en plus.
- Ah … elle a vu Arachné père ?
- Oui …
- J’en suis bouche bée.
- Je crois que c’est normal pour des vampires Honorine. Tu te fais du mal pour rien.
- Ça ne m’empêchera pas de penser que cette cuisine et la maison, en général, ait besoin de plus de lumière et de soin. Si ça vous pèse de vous occuper de ça, autant prendre une employée.

- C’est marrant qu’Honorine en parle. Je me faisais justement cette réflexion.
- Ahhhhhh !
- Cal, il faut vraiment que tu arrêtes de débarquer de nulle part. Tu vas finir par tuer quelqu’un par crise cardiaque.

- Ce serait ma journée alors, parce que j’ai réussi à faire s’évanouir une demoiselle.
- Qui ça ?
- La maman du petit Romain. Vous savez, le petit qui était avec Sorena hier.
- De mieux en mieux. Tant que vous y êtes, allez dire à tout le monde que les éveillés, les loups garous et les vampires existent, histoire qu’on se fasse tous disséquer.
- Père …
- En tout cas, Jamal a eu fort à faire pour la ranimer. Enfin, comme ça au moins, je lui ai mâché une partie du travail pour qu’il la séduise.
- La séduire ? Jamal est à fond sur une copine de collège. Comment elle s’appelle déjà ? Euh … Ah oui, « Stéphanie ».
- Tu retiens les prénoms toi maintenant ?
- Ça m’arrive parfois.
- Bah c’est elle.
- Hein ? Stéphanie est la maman de Romain ?
- Tu as l’air choqué chéri.
- Mais … elle a l’âge de Jamal et … Ah la vache. J’ignorais qu’elle avait eu un gamin alors qu’elle était encore adolescente.
- Si tu pouvais enlever ce sourire crispé de ton visage, on t’en sera gré Charlie. Tu fais peur …
- Désolé, mais je suis scié …

- Et elle faisait quoi chez toi exactement ?
- Disons que le petit voulait me remercier pour lui avoir sauvé la mise hier et … comment dire. De fil en aiguille, je lui ai dit que j’étais un vampire.
- Tu as fait quoi ? Je crois avoir très mal entendu …
- Ohoh, on dirait que mon frangin chéri va avoir des problèmes …

- CALEB VATORE ! Sinistre crétin !
- Non mais avant de te fâcher, …
- Qu’est-ce qui t’a pris de lui balancer ça à cette jeune femme ! Non … ne me dis pas que c’était pour draguer …
- Pff, comme si j’avais besoin de ça pour draguer, sincèrement … Je t’assure que c’était parti d’une bonne intention. En parlant avec elle et Jamal, on a appris qu’elle avait de gros problèmes avec son ex-employeur. Vous ne devinerez jamais qui c’est !
- Vu que ni parrain ni Al ne sont là, vas-y, balance.
- Les Huntington …
- Tu n’es pas sérieux là ?
- Je ne rigole pas. Je me suis permis de chercher dans les souvenirs de Stéphanie et il s’avère que madame Huntington a proféré des menaces à son encontre. Elle lui a dit qu’elle ne la laisserait pas partir comme ça alors qu’elle en sait trop sur eux. Déduisez ce que vous voulez ... mais j'ai l'impression que ces menaces ne sont pas à prendre à la légère.
- Pauvre petite.
- Et elle sait quoi au juste ?
- Rien … je crois que la femme et le mari sont aussi pourris l’un que l’autre.

- De mieux en mieux …
- Père ... Tu n’as que cette phrase à la bouche aujourd’hui.
- Désolé ne pas parler le «Djeun’s » comme Faust avec des « Génial » « La vache » et j’en passe.
- Arrête un peu de te comparer à lui tu veux. Vous êtes radicalement différent.
- Ton cher grand-père me l’a assez rabâché oui …
- Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit ! Si tu pouvais un peu te dérider, tu me ferais grandement plaisir. Tu tires une tête de 3 mètres de long.
- Je m’inquiète figurez-vous. J’ai déjà vu Audrey Huntington. Cette femme est un véritable poison. Si elle est alliée à son mari, nous allons au-devant de gros problèmes. On a l’alliance parfaite entre le cerveau et la méchanceté gratuite.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu lui as dit que tu étais un vampire.
- Je lui ai proposé un emploi de femme de ménage chez toi.
- QUOI ?
- Ça tombe à pic monsieur Vladislaus. Moi à votre place, je dirais oui. Au moins, la cuisine retrouverait visage humain.
- Tu vois, même Honorine pense que c’est une bonne idée.
- Ce n’est pas une bonne idée DU TOUT ! Je suis un vampire Caleb !
- Euh, bah ça, elle le sait bien maintenant.
- Tu es vraiment un crétin. J’aurais dû le savoir avant de te transformer que tu m’apporterais du souci.
- Écoute, au moins, elle sera en sécurité avec toi. Et puis, tu auras Romain ici. Tu aimes bien voir des enfants rôder dans les parages.

- Tu es au courant qu’on a une goule au sous-sol pour le moment ? J’attends toujours la réponse de Dracula à mon e-mail pour savoir quoi en faire. Son silence est suspect d’ailleurs. Ça veut dire qu’il n’est toujours pas rentré dans son château dans les Carpates.
- Il est peut-être allé voir Lucy et Mina à Londres.
- Vu les rapports de Dracula avec son ex-amante, je ne pense pas non. C’est toujours Lucy qui se déplace pour voir son père, pas le contraire.
- Comme Lucy Westenra et Mina Murray ? Sérieux ?
- Je suis très sérieux Charles.
- Faudra vraiment que tu nous le présentes un jour. Ce vampire m’intrigue.
- Je ne doute pas que vous allez vous étriper si vous vous rencontrez …
- Pourquoi ?
- Vous avez une personnalité similaire.

- Et vous avez déjà vu les filles ?
- Charles …
- Quoi ? J’ai le droit de demander quand même.
- Je suis le seul à les avoir vues. Elles sont très charmantes. Mais j’espère qu’elles ne viendront jamais ici. Surtout Lucy …
- Pourquoi ?
- Si elle vient, elle va mettre le bazar. Je n’ai vu aucun homme lui résister.
- Autant qu’elle reste où elle est … On peut dire que les femmes ne nous ont pas réussi à Faust et moi …
- Père … Vous êtes trop vieux pour vous maquer de toute façon.
- Je vous remercie Charles …
- De rien, c’était cadeau.
- Vous rigolerez moins quand mademoiselle Westenra viendra mettre fin à votre amitié avec Faust Junior parce que vous vous battrez pour séduire la même femme et que vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer parce que Al aura réussi à l’avoir et pas vous.
- N’importe quoi … Non mais … Lucy … Elle est plus belle que Lilith ? Non, ça c’est impossible.
- Pas plus belle, mais … Disons qu’elles possèdent des charmes différents.
- Et qui il a d’autres comme enfant ? Si ce n’est pas indiscret.
- Juste ces deux-là et je crois que ça lui suffit amplement. Lucy vaut au moins trois vampires à elle seule. Elle est pire que Caleb.

- Merci père … Je vais finir par croire que je suis une catastrophe ambulante.
- Je n’en suis pas loin, parce que je sens une odeur ici que je ne connais pas. Donc, tu m’as ramené cette jeune femme au manoir sans ma permission. Mieux … Je la vois !
- Il fallait bien que je vous présente.
- Je n’ai pas dit oui Caleb …
- Mais tu vas dire oui. Tu sais très bien que tu ne peux rien me refuser.
- Par l’Univers ! Si j’avais su, je serais resté un vampire solitaire.
- Voyons père, tu te serais ennuyé comme un rat mort sans nous deux.
- Alors c’est oui ?
- *soupir*
- Je savais que tu dirais oui ! Par contre, si tu pouvais virer totalement ta forme sombre, ce ser….
- Hors de question ! Si elle veut travailler ici, elle fera avec ma nature de vampire, ou je ne prends personne. Ai-je été clair ?
- Euh oui … J’espère juste qu’elle ne va pas nous faire une crise cardiaque cette fois-ci.
- Tu n’auras qu’à lui faire un massage cardiaque frangin. Je parie que tu en rêves …
- Ça c’était vache Lilith ! ça va se payer, je te préviens !
- J’ai hâte.

- Alors c’est ici que vit le comte Vladislaus ? C’est …
- Lugubre ?
- J’allais dire autre chose pour être polie, mais oui, c’est lugubre. Ça lui arrive de voir un rayon de soleil par ici ?
- Non pas vraiment. Les vampires aiment l’obscurité. Ils ont tendance à vivre la nuit.
- J’imagine.
- Moi je trouve ça trop cool maman ! Tu te rends compte. Ce sont des supers héros.
- Il faut que tu arrêtes avec les supers héros mon ange.

- Et donc, toi, tu as des pouvoirs.
- Oui.
- Ça fait longtemps ?
- Je suis né comme ça.
- D’accord … Je l’ignorais. Tu parais tellement …
- Trop bête pour être spécial ?
- Non, j’allais dire « normal » et … ce n’était pas pour être polie. Je ne te trouve pas bête du tout.
- C’est vrai ?
- Bien sûr.

- J’ai dit quelque chose qui t’a blessé Jamal ? Tu as l’air fermé.
- Non du tout. Je suis juste un peu nerveux.
- Crois-moi, je le suis plus que toi. Qu’est-ce qui a pris à ton ami de me dire qu’il était un vampire ?
- Ça te gêne que l’on soit différent ?
- Non, pas du tout ! Ne te méprends pas. Disons que c’était un peu … soudain pour moi. Dans mon esprit, tout ça, ça n’existait pas. Et d’un coup, je vois mon regard sur le monde changer.

- J’avoue que je suis hyper soulagé que tu sois au courant … du moins pour moi.
- Pourquoi ?
- Parce que … enfin … je trouve ça important de dire à quelqu’un qu’on …
- Oui ?
- Pff, mais pourquoi je n’y arrive pas … J’suis vraiment bête.
- Tu es timide. C’est mignon tout plein.
- Ah oui ?
- Tu sais, je ne mords pas.
- Mouais … Sauf si Caleb s’occupe de te faire transformer.
- Pourquoi je voudrais ça ?
- Bah je crois qu’il te plaît. Tu l’as invité à dîner.
- Pas du tout. Je l’ai invité pour faire plaisir à Romain. Il a l’air de l’aduler.
- Alors … il … enfin …
- Oui ?

- Salut Stéphanie. Ça faisait longtemps.
- Charles ? Toi ici ? ça veut dire que tu es … spécial toi aussi ?
- On peut dire ça. Elle a l’air de le prendre bien on dirait. C’est donc toi la maman du petit fugueur.
- On dirait bien.
- Charlie …
- J’aurais mieux fait de me taire, c’est ça ?
- Si tu pouvais virer, ça m’arrangerait !

- Sûrement pas. Je suis venu te sauver figure-toi. Tu bafouillais comme un abruti.
- Enfoiré !
- Moi aussi je t’aime Jamal.
- Vous êtes toujours amis depuis tout ce temps tous les deux ?
- Inséparables.
- Je me souviens que vous faisiez les quatre cents coups à l’époque.
- On ne s’est toujours pas calmé depuis.

- Je vais faire ce que tu me demandes mon fils. Mais tu me devras une faveur.
- Ça marche.
- C’est elle ?
- Oui.
- Je comprends mieux. Tout à fait ton genre.
- Bonjour monsieur le comte.
- Bonjour mon petit. Bien dormi malgré ta rencontre inopportune avec Siobahn ?
- Oui, plutôt bien même. Je n’ai pas eu si peur que ça.
- Tu me présentes à ta maman ?
- J’espère pour vous qu’elle ne va pas s’évanouir en vous voyant comme ça.
- Trop tard, c’est déjà fait …

- O mon dieu !
- Ça va Stéphanie ? Tu es toute pâle.
- Ah, je crois comprendre.
- Ah non, tu ne vas pas t’évanouir à nouveau.
- Une petite réanimation par Jamal peut-être ?
- Enfoiré, je te retiens !
- Bah quoi, je te rends service.
- Non, ça ira. Je vais bien. Enfin, je crois.
- Je crois que je vais faire les présentations. Parce que tonton est trop timide aussi.

- Stéphanie. Je te présente le célèbre comte Vladislaus Straud.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Ces dialogues sérieux... mrgreen [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 1491891232


 
Linette
Forum Habitant de Montsimpa
Messages : 12226
 

Honorine ! J'adore Honorine ! [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 2620358557
Et le petit vieux couple de Charles et Lilith, sont trop mignons ^^

Bref, vraiment sympa cet épisode [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 1431192536


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Contente si tu passes un bon moment en lisant mes foldingues préférés Lady [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 2620358557

Tout le monde aime Honorine. Ahah oui, Charles et Lilith, ça fait un peu vieux couple, comme s'ils avaient déjà été ensembles dans une autre vie.

Je vous mets qu'une partie de l'épisode 19, car il est très long.

Episode 19 (1) Tous réunis :
Manoir de Vladislaus Straud, Forgotten Hollow

- Mademoiselle Lilith ? Est-ce que je pourrais vous parler en privé deux minutes ?
- Bien entendu. Que puis-je faire pour vous Honorine ?
- Charles n’est pas un mauvais garçon.
- Pourquoi vous me dites ça ?
- J’ai bien remarqué votre regard triste lorsqu’il rejette toute notion de sentiment.
- Pour ne rien vous cacher, je me demande si j’ai bien fait de lui faire part de mon inclination. J’ai peur d’être …
- Blessée à nouveau ?

- Ma fille … Je suis certaine que Charles vous rendra votre amour au centuple.
- Vous croyez ?
- Si une vieille fille comme moi peut se permettre de vous donner un conseil, laissez-le être lui-même.
- Libre et sans attaches ?
- Ce n’est pas ce que j’allais dire. Charles possède de nombreuses attaches, mais il le supporte mieux quand il ne s’en rend pas compte. Laissez vos rêves de romantisme de côté et ouvrez grands les yeux. Vous serez surprise d’apprécier sa façon d’aimer.
- Vous êtes adorable Honorine. Pourquoi vous êtes restée seule toute votre vie ?
- C’était mon destin de m’occuper de messieurs Jacques et Charles. Ce sont des personnes adorables pour qui sait regarder au-delà des apparences. Je ne regretterai jamais le choix que j’ai fait de rester à leurs côtés et je continuerai à prendre soin des Beaumont jusqu’à mon dernier souffle.
- Que celui-ci vous quitte le plus tard possible.
- Que dieu vous entende ma fille. Allez, séchez vos larmes. Sinon, votre réputation de vampire inébranlable va en prendre un coup.

- ça va Steph ?
- Apprête-toi à une séance de bouche-à-bouche bro’. Elle est à deux doigts de s’écrouler la pauvre.
- Charlie, tu es vraiment un enfoiré ! Tu ne sais pas te taire !
- Ohlala, je rigole. Finalement, je me demande si ce n’est pas toi le plus intelligent d’entre nous quatre.
- Pourquoi ?
- (chuchote) autant qu’une nana soit au courant tout de suite sur tes pouvoirs, plutôt que de gâcher plus tard une relation avec ce genre de révélation.
- Hey, c’est Cal qui lui a tout balancé, pas moi !
- Ah … Je retire ce que j’ai dit. C’est Caleb le plus futé alors.
- Merci, mais à mon humble avis, celui qui remporte les honneurs, c’est Al. Il a quand même réussi à nous débaucher une inquisitrice. On devrait l’envoyer charmer toutes les nanas de chez Oméga. Je suis prêt à parier tout ce que vous voulez qu’il serait taillé pour ce genre de mission avec sa gueule d’ange et son sourire ravageur.

- La jeune génération n’a même pas encore pris le relais que vous me fatiguez déjà. Dire que Cornélius m’avait prévenu que ce serait rock’n’roll avec Charles et Al. Par contre, il a omis de me dire que j’allais avoir affaire à un quatuor de mâle infernal.
- Tu râles, mais tu nous adores. D’ailleurs, Stéphanie, je t’annonce que tu es engagée.
- Je n’ai pas dit oui fils !
- Mais tu vas le faire. Qui pourrait me refuser quoique ce soit avec ma bouille et mon sourire d’ange.
- Depuis que tu m’as dit que tu étais un vampire, je ne peux plus détacher mes yeux de tes canines … Tu ne mords pas au moins ?
- Uniquement si tu me le demandes …
- (soupir) D’ailleurs, qui te dit que cette jeune femme veut travailler ici ? Non seulement je dois lui faire peur, mais en plus, tu vas passer ton temps à la draguer constamment.

]

- Je l’ai remarqué tout de suite qu’il était charmeur. A peine m’avait-il ouvert la porte de chez lui qu’il me faisait son numéro.
- Bravo Caleb ! Quand vas-tu changer ?
- Jamais ?
- Après plus de 500 ans, je pense que je dois me résigner à t’user comme ça.
- Si ça peut vous rassurer, je ne suis pas très sensible aux beaux parleurs. J’ai déjà donné avec le père de Romain.
- Comme elle t’a rembarré Cal’
- Toi Charles, si tu continues à te marrer, je te mords !
- Tu fais ce que tu veux, mais tu risques d’avoir des problèmes avec ta sœur. Je dis ça, je dis rien …

- Alors Steph, tu veux faire quoi ?
- Je ne sais pas trop Jamal … Je suis un peu prise au dépourvu.
- Le choix vous revient. Si vous le souhaitez, je vous mets sous ma protection.
- Et la mienne bien entendu !
- Caleb, soit un peu sérieux. Tu ne sais déjà pas te protéger toi-même …
- Ahah, comment tonton il t’a cassé !
- Pourquoi vous parlez de me protéger ? Je suis en danger ?
- Disons que tes ex-employeurs sont un peu nos pires ennemis. Ils veulent en quelque sorte notre peau.
- Donc, quand elle me menaçait, elle ne rigolait pas. Jamal, tu ferais quoi à ma place ?
- Bah, à toi de voir. Personne ne te forcera ici, tu as ma parole. Tu es libre de dire oui ou non. Je me porte garant pour tonton Vlad. Il est gentil et il ne vous fera rien à Romain et toi.

- J’ai besoin d’y réfléchir. J’espère que vous comprenez ma position.
- Bien sûr. Prenez le temps qu’il vous faut.

- J’espère pour vous monsieur Vladislaus qu’elle ne va pas réfléchir trop longtemps et vous dire oui. Ce manoir a besoin d’un bon gros coup de nettoyage.
- Vous exagérez Honorine …
- A peine … Ma fille, je vous préviens. Vous aurez fort à faire. Entre les rideaux à laver, la moquette à nettoyer, sans compter les papiers-peints défraîchis et une cuisine entièrement à refaire.
- A refaire ? Vous croyez que j’ai l’argent pour ce genre de futilité ?
- Pff, tonton, à d’autres … J’ai jeté un œil à tes affaires tenues par père. Tes comptes vont très bien.
- Certainement moins depuis que Meinhard est parti en shopping avec Luna et Anastasia et que j’ai eu la folie de lui filer ma carte bleue.
- Ah ça, tu prends de fameux risques oui. En voyant la garde-robe de parrain et Al, on comprend pourquoi les Faust ne se sont jamais enrichi. Toutes leurs économies doivent passer là-dedans.
- Ah, c’est pour ça que chez moi, on n’a pas un rond non plus alors ? Latifah nous ramène au moins deux nouvelles tenues toutes les semaines.

- Ah … Par contre … Où est Romain ? Je ne le vois pas.
- Il a dû partir explorer le manoir.
- Explorer ? Lilith ?
- Oui père, je vais chercher le petit. Ne t’inquiète pas.

- Ah Jacques. Encore tout seul ?
- Que veux-tu. Je suis un ours mal léché qui aime sa solitude. Moins je vois de monde, mieux je me porte. Autant dire que ce soir, c’est le bagne pour moi. Le manoir va être bondé.
- A se demander pourquoi tu es devenu avocat.
- Pour faire plaisir à mon père. Ce n’était pas ma vocation figure-toi.
- Je suis certaine que Charles serait surpris de savoir que son père possède lui aussi la fibre artistique.
- Si tu pouvais éviter de lui en parler, je t’en serais gré. Il serait capable de raccrocher ses pinceaux par rébellion. Et ce serait dommage vu le talent qu’il a.

- Ce n’est pas une raison pour faire bande à part.
- Il vaut mieux crois-moi. J’hésite entre faire enfermer Caleb dans un cercueil pour l’éternité pour éviter ses frasques à l’avenir, ou supprimer cette fille et son fils pour qu’ils évitent de parler de nous à toute la ville.
- Non mais tu t’entends Jacques … Tu n’es pas sérieux, rassure-moi.
- Bien sûr que je ne le pense pas. Je ne ferais pas de mal à une mouche. C’est bien pour ça que j’ai hérité du don d’illusion et non de la télékinésie comme mon père.

- Je suis d’ailleurs étonné que mon fils n’ait pas hérité du même pouvoir que son grand-père. Je m’attendais toujours à ce qu’un jour, il déplace les objets par la pensée. C’est le premier de la famille à utiliser le contrôle mental. Enfin, il valait mieux pour lui d’avoir développé ça … sinon il serait mort et je n’aurais plus eu que mes yeux pour pleurer …
- Pourquoi tu ne dis pas tout ça à Charles ?
- Tu n’y penses pas ! Les Beaumont ont une réputation de durs à tenir !
- Vous êtes vraiment difficiles à suivre parfois …
- Tu devrais avoir l’habitude depuis le temps. Ça fait combien de siècles que tu côtoies ma famille ?
- Depuis bien trop longtemps. Dis-moi, tu n’aurais pas vu passer le petit garçon qui accompagne la demoiselle ?
- Pas du tout. Il est peut-être monté à l’étage. J’espère pour nous qu’il n’est pas parti au sous-sol. Avec cette goule dans les parages, ce serait triste de devoir annoncer à cette fille que son fils a fini comme repas.

- Normalement, la goule devrait dormir un bon moment grâce à mon charme, mais on ne sait jamais. Je vais aller voir. Jacques ? Ça ne va pas ?
- Oui, ne t’inquiète pas. C’est juste une migraine.
- Tu es sûr ?
- Oui. Va chercher le gamin.
- Pas avant que tu n’aies rejoint les autres.
- Je sens que tu ne vas pas me lâcher si je ne le fais pas …
- Bien deviné.
- C’est bon … J’y vais …

- Ah bah tu étais là toi … Toujours à te planquer, tu es incroyable.
- Depuis le temps, vous devriez savoir que j’aime ma tranquillité mon fils.
- Et toi, depuis le temps, tu devrais savoir que j’en ai marre de ce vouvoiement venu du tréfonds des âges.
- J’ai été élevé comme ça …
- Oui et bien, tu me feras le plaisir d’apprendre le tutoiement. Il serait temps de tenter un rapprochement tu ne penses pas ?
- Vous êtes plutôt accommodant … c’est suspect. Vous n’auriez pas quelque chose à me demander par hasard ?

- Moi ? Mais non voyons. J’aimerais juste enfin apprendre à connaître mon papa chéri …
- J’en étais sûr … Vous avez quelque chose à me demander.
- Je suis si transparent que ça ?
- C’est le « mon papa chéri » qui m’a mis la puce à l’oreille. Crachez le morceau et vite … tant que je n’ai pas encore vu votre parrain et que je suis plus ou moins d’humeur …
- Désolé père. Mais j’ai besoin qu’Anastasia soit là pour vous parler et elle est justement avec lui. La discussion vous concerne tous les deux, ainsi qu’Honorine.
- Si vous mettez Honorine dans l’équation, je suis mort. Je vais devoir dire oui.
- J’aime quand tu es raisonnable père. Euh … ma vampirette n’était pas avec toi ?
- Si, à l’instant. Elle est partie voir si le gamin ne se baladait pas au sous-sol.
- Mais il fallait me le dire plus tôt ! J’ai toujours rêvé de tester un round dans un cercueil.
- Faites ce que vous voulez … mais je ne veux pas savoir …
- Je rigolais père.
- Évitez à l’avenir, parce que j’ai une vision d’horreur qui ne veut plus partir de ma tête maintenant.
- Ce que tu peux être prude … Heureusement que j’ai tout pris de maman.
- Hmm oui … si vous le dites.
- Pas que je m’ennuie avec toi mais je vais aider Lilith. On ne sait jamais que la goule viendrait à sortir de son cercueil.

- Ah, te voilà Jacques. Je tenais à te présenter Stéphanie, ma « peut-être » future employée de maison.
- Bonjour mademoiselle. J’ose espérer que vous n’irez pas dire à tout le monde ce que nous sommes.
- Euh non, pourquoi je ferais ça ?
- Hmm … tant mieux.
- Attention à ce que tu vas dire Jacques. Steph est mon amie, alors ce serait bien que tu sois gentil pour une fois.
- Mais je suis gentil !
- Dans une vie parallèle peut-être oui.
- Caleb, si j’étais toi, je la mettrais en veilleuse et je m’exilerais, mais très loin, avant que je ne t’enferme dans un cercueil pour l’éternité !
- Han, on dirait Charles, c’est horrible !
- Tel père, tel fils … Jacques, tu pourrais me préparer un contrat pour la demoiselle, au cas où ?
- Pas de problème. Tu m’envoies les détails par e-mail et je te fais ça demain matin. Honorine est retournée nettoyer ta cuisine ?
- Ah … J’espère bien que non. Sinon, je vais devoir lui faire peur pour qu’elle se comporte enfin en invitée. Je m’en voudrais de devoir mordre ton employée de maison.
- Si tu pouvais éviter, je t’en serais gré. Honorine est bien plus qu’une employée de maison Vlad … Elle fait partie de la famille.

- Waw ! C’est cool ! Regardez-moi ça. Je me demande si Soso est déjà venue ici. C’est gigantesque. Je parie que ce manoir est un véritable labyrinthe. C’est sûrement dans ce cercueil que doit dormir le comte. Il doit être sacrément riche. Rien que le fait d’avoir deux orgues et un piano à queue, ça dit tout. Sans compter ce cercueil orné de dorure. Waw, il doit être super costaud monsieur le comte, parce que je n’arrive même pas à soulever le couvercle. C’est trop lourd. Je me demande si Caleb dort dans un cercueil lui aussi.

- Je peux savoir ce que tu fais ici ?

- Ahhhhhhhh ! Non mais ça ne va pas la tête ! Vous débarquez d’où exactement ? Je pensais être tout seul ici.
- Désolée. Je ne voulais pas te faire peur.
- Vous êtes qui ?
- Je m’appelle Lilith. Je suis la fille du comte Straud.

- Vous avez été adoptée ?
- En quelque sorte. Pourquoi cette question ?
- Sans vouloir être médisant, vous êtes bien trop belle pour être la « vraie » fille du comte. Vous êtes née vampire ?
- Non. Mon frère et moi avons été transformés lors de notre vingtième année.
- Caleb est votre « vrai » frère ?
- Oui. C’est mon jumeau.
- On ne dirait pas. Vous ne vous ressemblez pas du tout. Euh … dites-moi, vous n’allez pas me manger ?
- Rassure-toi. Je ne me nourris pas sur les enfants. Tu as de la chance …

- Par contre, si tu ne remontes pas dans le salon tout de suite, tu risques de sortir de son sommeil quelqu’un qui prendra plaisir à le faire.
- Euh … il y a un autre vampire ici ?
- Pire. Une goule.
- C’est quoi ?
- Comme un vampire, mais en plus sanguinaire. Si tu ne veux pas finir en charpie, tu ferais mieux de sortir d’ici. Crois-moi.
- Bweuh, c’est glauque. Pourquoi vous avez une goule ? C’est votre domestique ?
- Par l’univers, non ! Disons que quelqu’un a créé cette créature pour nous faire du tort et nous la gardons ici pour qu’elle évite de faire du mal autour d’elle.
- Ouf. Un moment donné, j’ai cru que c’était vous qui aviez créé cette chose.
- Non. Père nous interdit de transformer qui que ce soit. De toute façon, même s’il ne l’avait pas fait, nous sommes contraint à cette règle par … je ne vois même pas pourquoi je t’explique ça. Moins tu en sauras, mieux cela vaudra pour toi.

- Mais j’ai envie de tout savoir sur vous moi …
- Écoute … c’est quoi ton prénom ?
- Romain.
- Écoute Romain. Pour ta sécurité, nous préférons que tu en saches le moins possible. Des gens pourraient te faire du mal ainsi qu’à ta maman, pour obtenir des informations sur nous.
- Je ne veux pas que l’on fasse du mal à ma maman …

- Allez, viens-là. Je te promets que personne ne vous fera du mal à ta maman et toi.
- Promis ?
- Oui. Caleb veillera sur vous.
- Tu ne veilleras pas sur moi ?
- Non. J’ai déjà deux lascars dont je dois prendre soin. Sans moi, ils seraient perdus.
- Ils ont de la chance. Tu les aimes tant que ça ?
- Du plus profond de mon âme. Mais chut ! C’est un secret entre nous.

- (chuchote) Oh ça oui … Al et moi, nous avons eu de la chance de t’avoir. Tu as su combler le vide laissé par la mort de nos mamans et guérir nos cœurs de petits garçons blessés par la vie. Bon … Je vais m’en vouloir de mettre fin à une scène aussi touchante, mais si jamais Huntington se ramène, Stéphanie et lui vont avoir bien plus de problèmes qu’ils n’en ont déjà.

- Hey gamin. Tu es au courant que ta maman te cherche.
- Encore toi ! Décidément. Tu vis ici ou quoi ?
- Je pourrais me faire la même réflexion à ton égard. Contrairement à toi, j’ai des raisons d’être ici. Je suis un éveillé.
- C’est sûr qu’on a vu à quel point tu étais un « super » sorcier hier soir … Surtout pour tirer les oreilles de Soso !
- Hey, un peu de reconnaissance gamin. Je t’ai sauvé la vie !

- Tu as tiré les oreilles de Sorena ?
- Elle l’avait bien mérité cette petite sotte. Si j’avais pu, je l’aurais pendue par les pieds à la tour du donjon pour lui apprendre à ne plus fuguer une nuit de pleine lune à Forgotten Hollow.
- Ta petite amie blonde a raison. Tu es horrible avec les enfants.
- Petite amie blonde ? Certainement pas … C’est moi sa petite amie.
- C’est ton mec ? Ah bah ma pauvre. Je te plains. Il a sale caractère.
- C’est sûr, mais il a des qualités qui compensent largement ce gros défaut.
- Hey, je suis là, je vous entends je vous signale. J’ai très bon caractère !
- (en chœur) oui oui …
- Il y en a un qui va finir dans les geôles du donjon s’ils continuent à me les briser, ça ne va pas faire un pli.
- Il est toujours comme ça ?
- A peu près …

- Tu as plutôt intérêt à t’adoucir quand tu auras des enfants avec Lilith.
- Il va finir dans une geôle … Il a dit le mot « enfant » …
- Tu es mignon Romain mais les vampires ne peuvent pas avoir d’enfants.
- Même avec un mortel ?
- Oui. Le seul moyen pour nous d’enfanter en quelque sorte, c’est de … Et voilà que je recommence à tout lui expliquer. Il faut que j’arrête avec ça …
- C’est dommage ça. Tu ferais une chouette maman. Au pire, vous n’aurez qu’à adopter.
- Quelle merveilleuse idée. N’est-ce pas chéri ?

- Adopter … qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre …
- Mais ...
- Elizabeth … Comment veux-tu que je m’occupe d’un gamin alors que je ne sais déjà pas me gérer moi-même.
- Je suis certaine que …
- Écoute … Je ferais un père pitoyable. Je suis bien trop égocentrique. Je ne veux JAMAIS d’enfants. Fin de la conversation.

- Non content d’être horrible avec les enfants, tu es pitoyable comme petit copain. Tu lui fais de la peine et tu ne le vois même pas.
- Non mais je rêve ou tu m’engueules là ? Bien sûr que je le vois, je ne suis pas aveugle non plus. Mais je dois faire quoi ? Mentir ? C’est sûr que ça va franchement améliorer notre relation.
- Tu ne dois pas mentir, mais … je ne sais pas moi …
- Justement tu ne sais pas. Alors tu te tais gamin et tu laisses faire les grandes personnes. Tu viendras me donner des leçons quand tu sauras ce que c’est d’aimer quelqu’un. Allez zou, tu remontes voir ta maman et pas de discussion !
- Comme si j’allais t’écouter. Tu n’es pas mon père !
- Ah, tu veux rester … C’est comme tu veux. Moi, je vais réveiller la goule dans ce cas …
- Non non, c’est bon ! J’y vais.
- C’est mieux …

- Hmm, on dirait bien que tu sais mieux te débrouiller que tu ne le penses avec les enfants …
- Je suis horrible tu veux dire …
- Hmm non. Tu as de l’autorité. Ça sert bien avec les gamins … notamment s’ils sont aussi indomptables que toi.
- C’est bien pour ça que je ne veux pas me reproduire. Tu imagines s’il y en a un deuxième comme moi ? On est mal.
- Tu exagères.
- Certainement pas. Je faisais marcher à la baguette mes copains de classe à coup de contrôle mental. Sans compter les tricheries pour avoir des notes décentes sans étudier et tout ce qui s’ensuit …
- ça ne m’étonne qu’à moitié. Tu as toujours aimé tout contrôler.
- Oui, mais ce que je vis avec toi, je ne peux pas le contrôler. Et ça, ça m’embête … Je n’aime pas perdre …
- Je suis plus forte que toi chéri. Il faut t’y faire. D’ailleurs … Si j’étais toi, je remonterais très vite. Avant que je ne te fasse tester de force le cercueil de père.
- J’ai TOUT entendu. Je suis encore là vous savez.
- Désolé vampirette. Ce sera pour une autre fois …

- Romain ?
- Oui maman, je suis là.
- Dépêche-toi de dire au revoir. On y va.
- Alors comme ça on ne reste pas pour voir sa petite copine ?
- Il a une petite copine ?
- Figure-toi que Sorena l’avait emmené en « rencard » hier soir.
- Soso n’est pas mon amoureuse !
- J’espère pour toi. Elle est insupportable. Je plains d’avance le pauvre homme qui devra vivre avec elle.
- Je lui ferai un petit bisou de ta part si tu veux.
- Arrête de le taquiner Charlie …

- C’est toi qui vois le grand sorcier. Tu n’auras qu’à faire la commission. Je suis certain que Soso sera ravie.
- Euh …
- Très bonne réponse Romain ! Je te donne la permission chéri. Exceptionnellement s’entend.
- Non merci … C’est qu’il a de la répartie ce gamin. Finalement, je t’aime bien. Tu iras loin dans la vie.
- Tant que je peux devenir policier, c’est tout ce qui m’importe.
- Attention Charlie. Plus tard, il viendra t’arrêter si tu fais trop de frasques.
- Flic ? Sérieux ? Quoique, l’option menottes et uniforme … Tu me les prêteras ?
- Chéri ! Il a 10 ans !
- Bah oui, il est bête lui … ça fait longtemps que je ne joue plus à ça. Je suis un grand maintenant … A la prochaine rentrée, je serai au collège !
- Romain ?
- Oui maman ! A bientôt Lilith et bon courage avec lui hein. Parce que s’il joue encore au gendarme et au voleur à son âge, il y a du souci à se faire …
- A bientôt Romain. Une chance, il n’a pas compris de quoi tu voulais parler …
- J’en reste sans voix …


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Il a honte de rien Charles. [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 1491891232


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Charles n'a jamais honte de rien Smile

Episode 19 (2) Tous réunis :

- Tu en as mis du temps poussin. Le magasin va bientôt fermer.
- J’étais en grande conversation avec la sœur de Caleb. Elle est très gentille.
- Tu copines avec les vampires maintenant ?
- Bah ils sont comme nous.
- Promets-moi de faire attention quand même ...

- Dis maman ? Tu vas venir travailler ici ?
- Je ne sais pas encore poussin.
- Moi je crois que tu devrais dire oui. Comme ça, je pourrais venir ici avec Soso.
- Je pense plutôt que tu iras chez Jahia mon ange.
- Pff … moi qui voulais revenir voir Caleb …

- Je l’inviterai de temps en temps à la maison si tu veux.
- Oh oui ! Merci maman, tu es la meilleure !
- Je sais. Allez, on y va, sinon je ne sais pas ce que l’on va manger ce soir. Il ne reste rien dans le frigo.
- Moi j’ai bien une petite idée sur le menu de ce soir. Hamburger et frites !

- Alors, tu m’en veux toujours père ?
- (soupir) Non … J’espère juste que ça partait réellement d’une intention louable.
- Pff, bien sûr. Tu me prends pour qui ?
- Pour un vampire qui charme tout ce qui bouge.
- J’avoue, j’y ai un peu pensé.
- Je me disais aussi …

- Si elle vient travailler ici, tu me feras le plaisir de ne pas venir constamment faire ton numéro de charme.
- De toute façon, d’après ce que j’ai entendu, ça ne risque pas de marcher. Tu t’es pris un sacré vent.
- Parce que tu crois que c’est ça qui m’arrête sœurette ?
- Caleb … Une jeune maman, sérieusement ? S’attacher à un mortel, c’est déjà une chose bien difficile. Alors en voir mourir deux …
- Si je voulais m’attacher, je sortirais avec un vampire père !
- Hmm, Dracula a plutôt intérêt à cacher ses filles alors.
- C’est plutôt Dracula qui a intérêt à courir. La seule fois où je l’ai aperçu, il m’a fait de l’œil. C’est pour ça que tu te le gardes jalousement, avoue père …
- Ce qu’il ne faut pas entendre …

- Il est si beau que ça ? Décidément, je suis curieux de le voir lui et ses deux femmes.
- « fille » pour Lucy et … euh pour Mina, j’avoue que je ne sais plus trop ce qu’il faut dire … Un coup, ils sont ensemble et l’autre, ils sont séparés …
- Moi je suis d’avis que tu les invites au manoir un moment.
- Bonne idée Cal’. Je suis curieux aussi.
- Toi, tu cherches les problèmes chéri …
- Oh c’est bon. Je ne vais pas les draguer. Elles ne peuvent pas être plus belles que toi, c’est impossible ça.
- Si seulement vous saviez …

- Allez tonton. Ça serait marrant. Ça fait longtemps que je n’ai plus rencontré d’autres semblables.
- Tu es un éveillé Jamal. Pas un vampire …
- Ils ont des pouvoirs. Nous aussi. C’est kifkif. Et puis, je te signale que Lilith et Cal’ étaient des éveillés avant. Je ne suis pas très futé, mais j’ai quand même retenu ça.
- J’ai dit non ... S’ils viennent, je vais devoir les héberger ici et je tiens à ma tranquillité.
- Parce que tu arrives à vivre tranquille avec nous dans tes pattes ?
- Je m’y suis fait à force.
- Père … allez, il y a déjà 3 votes pour. On demande aux autres ?

- Demander quoi au juste ? J’ai raté quelque chose ?
- Ah vous voilà.
- (en chœur) Salut Méni !
- On parlait de faire venir Dracula et ses filles ici pour un moment.
- Ah … Je parie que tu as dit non.
- Tout juste … C’est déjà assez le bazar comme ça …
- Oh, moi qui manquais justement de distraction …
- Si même les plus âgés ne tiennent pas avec moi, où on va ?
- Tu t’attendais à autre chose de sa part Vlad, sincèrement ?
- Si vous voulez mon avis, avec ce qui se trame, trois vampires en renfort ne serait pas de trop.
- Parrain, Al est où ?
- Euh … C’est vrai ça …
- Il fait visiter Forgotten Hollow à Luna.
- Oui voilà. Merci Anastasia.
- (chuchote) il n’y a pas de quoi.

- Bonjour Honorine ! Que tu es belle dans cette robe.
- Merci. J’avoue ne pas être très à l’aise dedans. J’ai tenu à faire un petit effort.
- Tiens, prends ma place Jahia.
- Merci Jacques. Les filles, venez dire bonjour.
- (en chœur) oui oui …
- Ne commencez pas à faire les timides toutes les deux.

- Les timides … Ce qu’il ne faut pas entendre …
- Le monde qu’il y a. C’est toujours comme ça Lati ?
- A peu près oui.
- C’est bizarre. Al n’est pas là.
- Effectivement. Il ne quitte jamais son père d’habitude. C’est suspect … Bon, tu viens le cloporte ?

- ça s’est bien passé ta journée Anastasia ?
- Très bien.
- Oh mais tu es magnifique dans cette robe. Père, tu m’avais caché que tu avais eu une vue si magnifique au lever ce matin. Je crois que je vais venir m’installer ici finalement.
- Ne commence pas s’il te plaît …
- C’est Dracula qui m’a offert cette robe.
- Non content d’être beau, il a du goût. Pourquoi tu n’es pas restée avec lui Ana ?

- Lui, surveiller des éveillés ? Tu veux rire j’espère. Il ne pense qu’à lui.
- Ce n’est pas du tout l’impression qu’il m’a donnée lorsque j’ai séjourné avec lui. Il est toujours jovial et bon enfant. Je pense plutôt qu’il aime trop voyager et bouger pour …
- … s’encombrer. Donc, c’est bien ce que je dis. Il ne pense qu’à lui. Je me demande toujours pourquoi l’univers l’a fait muter celui-là …
- Il a très certainement des qualités que tu n’arrives pas à saisir père.
- La qualité principale d’un originel, c’est de prendre soin des éveillés.
- Peut-être qu’il le fait à sa manière, qui sait ?
- …

- Han, mais tu es jaloux père !
- Moi, jaloux de Dracula ? Certainement pas !
- Avoue que tu rages parce qu’il était plus jeune que toi lorsqu’il a été transformé. Il avait quoi …
- 45 ans …
- Ah quand même. Et toi, quel âge ? Hmm, à l’époque où tu as vécu, on ne vivait pas si vieux que ça. 40 ans ? 50 ans ?
- Si je te le disais, tu ne me croirais jamais …
- Il faudrait quand même que tu penses à nous parler de ton passé de mortel. Ça m’a toujours intrigué.
- ça ne t’avancerait à rien de le savoir. Bon … J’espère que les derniers ne vont pas tarder à arriver. Histoire que l’on soit au complet pour accueillir ce triste sire.

- Et voilà ma petite lune.
- Houlala, j’avoue que j’ai un peu le mal du voyage.
- C’est normal. Tu n’as pas l’habitude de te dématérialiser. Je fais ça depuis que je suis né limite.
- Je crois que je vais vomir.
- Ah, c’est toi qui as souhaité deux voyages. Je t’avais prévenue.

- Je n’en pouvais plus de porter les vêtements que Lilith m’a amené ce matin. Ce n’est définitivement pas moi. Là, je me sens un peu mieux. Même si bon c’est …
- C’est très bien comme ça. Tu n’en avais pas marre de porter des jupes sous les genoux ?
- Non pourquoi ? J’aurais dû ?
- Depuis un sacré moment oui. C’est un crime de haute majesté de cacher des jambes pareilles. Tu devrais aller en shopping avec p’pa plus souvent.
- J’avoue qu’il m’a un peu poussé pour essayer certaines choses.

- Euh … Je viens de me rendre compte que tu nous as transportés dans un cimetière …
- Désolé, mais c’était le seul endroit où on pouvait se poser sans que les autres ne nous remarquent. Personne n’est encore au courant pour moi … à part Lilith, Vladislaus et p’pa bien entendu.
- Brr, cette tombe me fait peur. On dirait que la personne me regarde.
- Dis bonjour à Ambrosius. C’est mon arrière-grand-père.
- Ah ? Ah oui tiens, vous avez exactement le même profil. Il est enterré ici ?
- Oui.
- Hmm et … tu l’as déjà vu ? En esprit je veux dire.
- Non, du tout. J’ai juste vu mes grands-parents une fois ou deux.
- C’est vrai ? Ils sont comment ?
- Bah pépé Cornélius est un Faust en plein et mémé Céleste était vraiment super belle. Enfin, je trouve … J’avoue que si j’avais été à la place de mon grand-père, elle m’aurait bien plu aussi.
- Elle me ressemble ?
- Euh … non pas vraiment …

- Elle est comment ?
- Mémé Céleste ? Petite, rouquine, avec pleins de taches de rousseur. Pourquoi ?
- Ah oui, avec mon teint mat et mes cheveux bruns, je suis à l’opposé en gros.
- Tu es très bien comme tu es ma petite Lune.
- Je suis horrible tu veux dire.
- Ce qu’il ne faut pas entendre … Tu as pleins d’atouts. Je ne vais pas tous te les énumérer, sinon on en a pour des heures.
- Qu’est-ce que tu aimes chez moi pour résumer ?
- Ton âme.

[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 Ep_19_74

- Euh … Mon âme n’est pas à vendre.
- Pff, ne dis pas des trucs stupides. Je ne disais pas ça dans ce sens-là …
- Vu le regard que tu me lances, j’ai quelques doutes quand même.
- Quand je dis que j’aime ton âme, c’est que je trouve que tu es une belle personne. J’aime bien m’entourer de personnes douces et bienveillantes. Ça me permet de rester en contact avec mon côté humain.

- Ohla …
- Al ? ça va ?
- Je viens juste de voir un millier d’étoiles devant mes yeux. La vache, j’ai faim.
- Encore ?!? Mais tu as dévoré un repas avant qu’on ne reparte de chez toi.
- J’ai juste grignoté tu veux dire.
- Ça donne quoi quand tu manges pour de vrai ?
- J’ai toujours eu un énorme appétit.

- D’ailleurs, en l’absence de nourriture, je vais me rabattre sur autre chose … ça va me requinquer.
- Al, je ne me mange pas !
- Bien sûr que si …
- Encore ? Mais … ça t’arrive de respirer.
- Il fallait y réfléchir à deux fois avant de me donner le feu vert pour t’embrasser « tout le temps ». Maintenant que je l’ai, je ne vais pas me priver.

- Hmm … Je dois avouer que j’ai du mal à me passer de toi aussi.
- J’espère bien.
- Par contre, pour le romantisme, on repassera …
- C’est très romantique un cimetière j’te ferais dire.
- Le mot glauque est plutôt ce qui me vient à l’esprit. J’ai l’impression que ton ancêtre nous regarde d’ailleurs.
- Possible qu’il le fasse vraiment tu sais. Allez, viens, on va rejoindre les autres.

- Houla, mais ça en fait du monde.
- Ahah oui. Nous sommes très peu d’éveillés pour une si grande ville, mais une fois mis tous dans une pièce, mine de rien, ça fait du monde. Et encore, tu n’as pas vu les Gothik qui vivent à Sim City.
- Al, je … je ne peux pas y aller …

- Je n’ai pas ma place ici.
- Bien sûr que si.
- Je fais partie d’une institution qui ne vous veut pas du bien.
- Je m’en fiche bien. D’autant plus que tu n’en fais pas partie pour moi.
- Mais je vais vous amener des ennuis.
- Tout ce qu’il ne faut pas entendre. Écoute ma petite Lune. Soit tu venais avec nous, soit on prenait le risque que le vieux rat envoie ses magiciens de pacotille chez nous de nouveau pour t’emmener. Si par malheur ils arrivaient à passer les protections, je suis certain que tu finirais torturée et tuée.
- C’est ce que tu as vu pour moi ?
- Bien sûr que non. Mais j’imagine bien que c’est ce qu’il compte te faire. Surtout après lui avoir tenu tête et qu’il ait remarqué que tu joues à la sorcière. De toute façon, tu es avec moi. Le premier qui ose dire quoique ce soit sur ta présence ici, on se casse. Je te préviens.
- Al … Il va se passer quoi lorsque tu auras 25 ans et que tu devras te marier à une éveillée ?
- Pff, c’est avec toi que je veux me marier. Et ce n’est pas des paroles en l’air.
- Oh attends que je réfléchisse … Je ne suis PAS une éveillée.
- Écoute, j’ai 10 ans devant moi pour trouver une solution à ça. Hors de question que je me marie à quelqu’un que je n’aime pas.

- Je suis certaine que Latifah serait ravie de jouer le rôle de ta femme.
- Hein ? Moi et Latifah ? Dans une vie parallèle peut-être … et encore, j’espère bien que non. Parce que si c’était le cas, ça me rendrait malade de voir ça.
- Les mondes parallèles existent ?
- Bien sûr que oui. De toute façon, si l’ordre s’obstine à vouloir notre peau, je peux te dire que j’irai personnellement leur dire d’aller se faire voir avec leurs règles à la con, quitte à vivre en hors la loi. Ce que je fais déjà en étant un veilleur. Ça fait un moment que ça me démange en plus. Crois-moi bien que ça ne me fait pas plaisir de savoir que celui que je considère comme mon frère va devoir se marier à une éveillée sous peine qu’on lui impose une épouse.
- Tu parles de Charles ?
- Oui. Enfin, les mariages arrangés sont un moindre mal comparé à ce qui nous attend. J’espère avoir largement tort sur toutes les images que j’ai pu voir, parce que sincèrement Luna … je pense que l’on va vivre des moments difficiles. Et ça a déjà commencé avec ton père. Tu es autant concernée que nous par tout ce qui arrive.

- Toi et moi sommes à présent dans la même galère. D’ailleurs … Mademoiselle Luna Villareal … Vous allez me faire le plaisir de mettre votre timidité maladive de côté et m’accompagner pour cette soirée.
- Comment je pourrais te dire non quand tu fais ce regard …
- J’aime quand tu es raisonnable.

- Ah, il y a Al avec … oh non, la sœur de Max. Elle fiche quoi ici celle-là ?
- Son père est mort assassiné … Voilà pourquoi elle est là.
- Mais … ils s’embrassent ? Oh regarde ç…
- Oh ça va, j’ai vu oui ! Je HAIS la guimauve.
- Mouais … Je parie que tu aimerais bien être à sa pl…
- Si tu dis un mot de plus, je te mords ce soir dans ton sommeil sous ma forme de tarentule. Tu es prévenue !
- Ohlala, c’est bon. Quel sale caractère tu as aujourd’hui …

- Salut Luna. Al …
- Depuis quand tu m’appelles par mon surnom toi ? Tu es malade ?
- Il faudrait savoir. Tu râles quand j’oublie ton prénom et quand je l’utilise, tu n’es toujours pas content.
- Je vais être gentil et répéter ce que j’ai dit cet aprèm’ quand on s’est croisé. Imprime bien cette fois. Quelles que soient tes intentions envers moi, tu m’oublies …
- Ah, vous vous êtes croisé à Magnolia ?
- (en chœur) Malheureusement oui …
- Pff, la prochaine fois, j’irai faire du shopping avec toi.
- ça va So’ ? Alors ton petit rencard d’hier soir ?
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler …
- Hmm … Romain, 10 ans … Copain de classe … Dire que vous avez failli être dévorés par Sio’. Sacré premier rencard, ahah tu as fait fort.
- Tu as beau être mignon, mais un mot de plus et je t’envoie une boule de feu à la tronche !
- Pff, je t’en prie. Si ça se trouve, tu me débarrasseras de mon acné en me cramant le visage.

- Coucou les amoureux. Tu t’es changée Luna ?
- Oui désolée … Je te rendrai tes vêtements. Je ne me sentais vraiment pas bien dedans.
- Oh c’est dommage. Ça t’allait plutôt pas mal je trouve. Oh, par l’univers !
- Ne dis surtout rien …
- Oh si ! Tu t’es enfin coupé les cheveux ?

- J’ai perdu un pari stupide avec p’pa. J’ai dû me rendre chez le coiffeur.
- Je suis déçue … J’aurais très bien pu les couper moi-même !
- Je sais, mais p’pa a insisté par me payer le coiffeur s’il gagnait son fichu pari.
- Ah ? Et c’était quoi … oh mais … tu n’as plus ton appareil ? Luna … Moi à ta place, je ne quitterais pas ton homme d’une semelle. Je crois que tu vas avoir de la concurrence.
- Tu … Tu crois ?
- Pff, tu en dis des c*onneries. J’suis bien trop moche pour qu’on me remarque.

- Alors princesse … Tu as enfin sauté le pas avec Faust à ce que je vois.
- Euh .. hmm … oui …
- Viens-là. Tu as TOUJOURS été beau mon chéri. Et tu veux que je te dise : tu es encore plus beau que ton père au même âge.
- Mouais … Je suis tellement beau que ma mère m’a rejeté …
- Peu importe. Tu es le plus beau pour moi et ça, c’est le plus important.
- Ce n’est pas plutôt ton partenaire de « yoga » le plus beau du monde ? D’ailleurs, vous vous êtes bien amusés ? Fais quand même attention à ne pas nous caser notre meilleur sorcier. Ce serait dommage de devoir l’amener à l’hosto.
- Al chéri … Il faut que tu arrêtes avec tes indiscrétions, sincèrement …
- Ahah, jamais. Ça me fait trop marrer de faire ça.

- Quand ils vont repousser, fais-moi plaisir chéri. Tu me laisses jouer les coiffeuses la prochaine fois.
- Hey Lilith, lâche-le un peu ! Laisse-en pour les autres !
- Tu vois chéri. Je te l’avais dit que tu allais faire tourner des têtes. Sorena est jalouse déjà.
- Pff, Sorena, elle cherche trop à avoir un mec avant Latifah surtout.
- Bah c’est raté. J’ai déjà eu des petits copains le minus.
- Tu feras moins la maligne quand tu seras seule et que moi, je sortirai au ciné avec mon amoureux.
- Il faudra attendre pour ça. Si j’étais toi, je me laisserais grandir et je reproposerais un rencard à Romain d’ici … disons 4 ou 5 ans.
- 5 ans ? Mais c’est dans très longtemps ça !
- Autant dire que je serai casée avec un homme riche d’ici là.
- Si tu le dis … Ah au fait Lilith, faut que je te montre un truc vite fait.

- Tu en tires une tête Charles …
- Pff, certainement pas.
- Pourquoi tu t’inquiètes ? Lilith et Al ont une relation de parent/enfant. Rien de plus, rien de moins.
- Mais je ne m’inquiète pas du tout …
- Hey, ne la fais pas à moi. Je perçois tout … ou presque. D’ailleurs, je crois que l’on va avoir une petite surprise ce soir. Qui va être confirmée dans trois, deux, …

- Bonjour tout le monde.
- Re copine. Tu en as mis du temps.
- Figure-toi que c’est la première fois que j’ai vu autant de monde au magasin de musique. A croire que les clients s’étaient donné le mot.
- Eh bien, je pense que nous sommes au complet.
- Hmm non … pas exactement. Tu leur expliques papa ou je le fais.
- Fais-toi plaisir …
- Devinez qui arrive au manoir ?
- Bah Huntington ?
- Non … Bien mieux que ça !

- Euh c’est qui Lati ? Je ne les connais pas.
- Non ? Je n’y crois pas. Ils se sont enfin bougé le popotin ceux-là ?
- Euh tonton Vlad. Je crois que pour la première fois depuis bien longtemps, on sera vraiment quasiment au complet.
- Pourquoi ?

- Hmm, on dirait qu’il est temps pour moi de faire mon entrée fracassante.
- N’exagère pas. Je parie que Meinhard a senti notre venue et qu’ils sont déjà prévenus.
- Oh que non. Sinon, je te parie tout ce que tu veux que Vladislaus aurait barricadé son manoir à coup de sortilège pour que je ne passe pas. Ahah, comme si ça allait m’arrêter. Ah tout ce monde, c’est tellement vivifiant.
- On verra si tu penseras pareil quand tu auras eu affaire à eux durant une bonne heure. Dès que j’aurais fait ce pour quoi je suis venue, je repars à la villa Ophélia. J’aimerais éviter de me servir en énergie sur eux …

- Hmm Hmm … Bonjour mes amis.
- Oh, c’est qui ?
- (chuchote) Il est beaaaaaaaau …
- Le minus, il est largement trop vieux pour toi celui-là je crois.
- Moi, je sais qui c’est …
- Moi aussi, mais après, vous direz que p’pa et moi, on triche.

- Ahah Charles, je crois qu’on n’a même plus besoin de voter. Hmm … père, ton ami vampire s’est invité tout seul je crois.
- Je n’ai pas d’ami vampire … Oh non, pas toi !
- Bonjour aussi Vladislaus. Ça faisait longtemps.
- Longtemps ? Tu te fiches de moi ? Tu es venu me déposer Anastasia il n’y a même pas 48h …
- Ah bon ? J’avais l’impression que ça faisait plus longtemps moi.
- (chuchote) Il est encore plus sexy que dans mes souvenirs. Je ne te promets pas de me retenir de le draguer.
- Ah toi, ne commence pas Caleb ! Je ne suis pas d’humeur.
- Euh oui, j’avais remarqué … On dirait que tu vas mordre quelqu’un.
- Je n’en suis pas loin … Tu peux me dire ce que tu fais encore sur le continent ?
- J’étais parti rendre visite à mes amis les Gothik.

- C’est « très gentil » à toi de me les avoir amenés. Mais maintenant que c’est fait, tu peux repartir dans tes Carpates. Je t’ai assez vu.
- Tu me fends le cœur mon ami.
- Je ne suis pas ton ami !
- Bien sûr que si … Moi je t’aime bien en tout cas. On a tellement en commun.
- La seule chose qu’on ait en commun, c’est Erzébeth et rien d’autre !
- Je me disais aussi qu’il ne pouvait y avoir qu’une femme pour avoir mis le bazar entre vous.
- (en chœur) N’importe quoi …
- Euh, Vlad, la prochaine fois que tu nous remets à notre place Jacques et moi pour nos disputes, je me ferais un plaisir de te rappeler ce moment …
- Je n’aurais pas dit mieux … Pour une fois que Faust et moi, on sera d’accord …
- Vous deux, vous la bouclez ! Bon, maintenant que tu t’es montré en public, que tu as pavané … Tu peux partir. Au revoir et je te dis au siècle prochain …
- Parce que tu crois sincèrement que je vais repartir alors que tu es dans la panade avec tes sorciers. Ah ça non. J’ai envie de m’amuser un peu moi.

- Hmm … Tonton, ce serait bien que tu nous présentes, tu ne crois pas ?
- Vous le voulez vraiment ?
- Ah, si tu ne fais pas, je m’en charge.
- Ah non, c’est bon ! Pour que nous sortes ta flopée de titres honorifiques … On en a pour trois plombes … Les amis … les enfants … Je vous présente …
- Le seul, l’unique, l’inimitable comte Dracula. Tu vois que je peux faire court quand je veux.
- Voilà ….
- Ah oui quand même … Finalement, Cornélius avait raison. Ça va être bien rock’n’roll …
- J’arrive à point nommé je parie.
- Ah ça … tu n’as pas idée …


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Dracula et Vlad dans la même pièce, ça va être tellement n'importe quoi ! J'attends du coup le prochain épisode avec impatience. [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 167554657


 
Linette
Forum Habitant de Montsimpa
Messages : 12226
 

Han mince, je l'ai même pas dit, mais hier soir, en rentrant, après une journée de M***, quel plaisir ce fut de voir que tu avais posté un épisode ! Petit moment de détente... hmmm.... Et en plus, les voir tous réunis comme ça, et l'entrée de Dracula... excellent ! Merci Little_Lams !


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Vlad et Dracula, c'est un sacré duo de choc ^^ Mais ils savent s'entendre mine de rien.

Contente que l'épisode de lundi t'ait un peu remonté le moral. C'est pour ça que j'aime bien mettre des traits d'humour au maximum dedans (même si ce ne sera pas toujours le cas). Par contre, j'ai galéré comme pas possible pour cet épisode ... ça me faisait 24 sims à gérer d'un coup. Mon ordinateur n'a pas été content du coup (et ça me faisait tourner chèvre, je ne savais plus où donner de la tête).

Episode 20 (1) En terrain hostile :
Manoir de Vladislaus Straud, Forgotten Hollow

- Mes enfants … vous me faites tous le plaisir d’être là. Tu es très en beauté Agnès.
- Merci du compliment. Le plaisir n’est cependant pas partagé. Seuls les événements actuels m’ont fait bouger du manoir. J’espère que je ne vais pas le regretter Vladislaus.
- Toujours aussi directe.
- A mon âge, je ne risque plus de changer.
- Quelle animation chez toi. C’est toujours comme ça ?
- A peu près.
- Étonnant pour un solitaire comme toi. C’est vivifiant cette ambiance.
- J’ai plutôt envie de partir en courant pour ma part …
- Arrête de râler Agnès.
- Ne restez pas dans l’entrée. Venez au salon, je vous en prie.

- Salut Al.
- Hey Vladi ! Je ne m’attendais pas à te voir.
- Figure-toi que ce n’était vraiment pas prévu.
- Je suis trop content. C’est dommage qu’on n’habite pas la même ville. Qu’est-ce qui t’amène ?
- Ma tante s’est décidée à venir quand on a appris le décès de monsieur Villareal.
- Ta tante fait son job. Elle sait qu’il est temps de jouer en équipe pour mieux te protéger.
- Me protéger ? Elle n’aime personne.
- Je n’en serais pas aussi sûr à ta place.

- C’est cool que tu sois là. Je n’arrêtais pas de parler de toi à Luna.
- C’est ta petite copine ?
- Hé oui. Le grand Albrecht Faust est casé maintenant.
- Casé … Arrête frangin, tu vas me donner des boutons si tu continues à utiliser ce mot.
- Hou le vilain râleur. Pourtant, toi aussi tu es casé maintenant.
- Ah bon ? Et avec qui ?
- (chuchote) Lilith …
- Ah oui quand même. Il y en a qui ne se refuse rien.

- Tes parents vont bien bro ?
- ça peut aller. Ma mère me tape sur le système. Elle m’a fait une grosse crise ce matin.
- Elle a appris nos petites conversations sur Skype ?
- Oui. Je n’ai pas réussi à lui mentir.
- Ah bah, on sera deux à s’être fait remonter les bretelles ce matin. Moi, c’était avec p’pa. J’ai séché les cours pour cause de sieste imprévue dans le parc et ça ne lui a pas plu du tout. Alors comme ça, le fameux comte Dracula crèche chez toi ?
- Bof, j’ai l’habitude. Il vient au moins une fois par an voir mes parents. Tante Agnès et lui sont très proches.
- Tu n’as pas peur pour Sonia avec lui dans le coin ?
- (chuchote) Plus maintenant.

- Han nan. La chance !
- Hé bien Hé bien … Joli Vladimir. Tu vois Al, il faut suivre l’exemple de ton pote. Tu vois ce que je veux dire ?
- Je suis trop dégoûté … surtout que je suis loin d’obtenir la permission pour ça …
- Ahah, tu attends la permission ?
- C’est ça, foutez-vous de moi ! Je me vengerai.
- Avec la nana que tu t’es choisi, je crois tu peux toujours attendre pour consommer, permission ou pas de toute façon.
- Au moins, moi, je ne fais pas ça avec n’importe qui ! Bon … Elle est où la petite Sonia? Tu nous la caches ?
- Désolé, mais je me méfie. Surtout de toi Al …
- Te méfier ? Et pourquoi donc ?
- J’aimerais éviter que tu me la piques.

- Tu m’as pris pour mon père ou quoi ? Je suis incapable de draguer une nana.
- Tu es drôle Al ce soir ...
- Quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ?
- Attends … Je vais t’imiter en soirée frangin. « Bonsoir gentes dames, Albrecht Faust » avec la voix de miel et le regard de lover.
- Tu l’imites bien Charlie ! C’est trop ça !
- Mais je ne drague pas. Je suis poli c’est tout.
- (En chœur) c’est cela oui …
- ça confirme que je dois me méfier.
- Si ça peut te rassurer, Sonia n’est pas du tout mon genre. Et puis, de toute façon, vous êtes fianc…

- Al, tais-toi !
- Fiancés ? Mais qu’est-ce que vous avez à vous enchaîner si jeunes ? Vous êtes dingues ou quoi ?
- Oups …
- Essaie au moins de ne pas en toucher mot à ma tante, ni à la mère de Sonia ...
- Je te promets d’essayer de ne plus gaffer.
- C’est bizarre. Je ne sais pas où est passée Sonia depuis notre arrivée au manoir.
- Elle doit explorer le manoir j’imagine.

- J’ose espérer qu’elle n’est pas allée dans les sous-sols. Elle y risque une mauvaise rencontre.
- C’est vrai qu’il y a une goul…
- Une goule ? Oh non …
- Al … Tu ne sais donc jamais te taire !
- Oups, désolé. Ma langue a encore fourché.
- Tu es pire que ton grand-père Cornélius ! Je parie que tu le fais exprès !
- Moi ? Mais non voyons …

- (soupir) C’est ma journée … Apparemment, mademoiselle Galantome se ballade seule dans le manoir.
- C’est bon sœurette, je m’en occupe. Si la goule se réveille, je saurai m’en charger. Ne t’inquiète pas.
- Tu es sûr Cal ?
- Écoute. Je me suis nourris, pas toi. Alors, crois-moi, je saurai mieux faire face en cas de problèmes.
- Mais …

- Hey … J’ai dit que je m’en occupais. Qu’est-ce qu’il te prend ? Oh je vois, je ne suis pas capable de gérer, c’est ça ?
- Ce n’est pas …
- Ne dis surtout rien … J’aimerais éviter d’entendre que père et toi, vous ne me faites pas confiance.
- Cal, voyons.
- J’y vais … avant que la demoiselle ne tombe nez à nez avec la goule.

- Je me doutais que vous seriez encore dans le coin. Je suis ravie de vous revoir.
- Dis-moi Anastasia. Tout va bien pour toi ici ?
- Disons que ça va mieux. Les débuts ont été un peu compliqués.

- Écoute, si tu te sens mal ici, je t’emmène chez Lucy et Mina à Londres.
- C’est gentil de vous préoccuper de moi.
- C’est normal.
- Je pense que je vais m’acclimater. Certaines personnes ont été très gentilles avec moi depuis mon arrivée, d’autres sont un peu plus … distantes on va dire.
- Je pense qu’il faut te laisser un peu de temps. Si d’ici quelques semaines, ça ne va vraiment pas, on ira à Londres. Lucy sera ravie d’avoir une nouvelle copine.

- Désolé d’interrompre votre conversation ô combien intéressante mais … Blondie, je peux te parler deux minutes ? C’est important.
- Blondie ?
- Charles a du mal avec les prénoms …
- Seulement les prénoms de filles.
- Ah, je vois.
- Je suppose que vous devez faire pareil avec toutes les conquêtes que vous avez eues.
- Je n’ai pas eu tant de conquêtes que ça … Séducteur certes, mais toujours gentleman. C’est la clé pour bien séduire.
- Je peux vous dire que passer pour un enfoiré, c’est la clé pour avoir la paix après quand on veut se débarrasser d’une nana collante …
- Ah … il marque un point. J’aurais peut-être dû faire ça avec Mina …

- Bon Blondie, je n’ai pas toute la soirée … Bon d’accord … « Anastasia » … Satisfaite ?
- C’est mieux.
- Ça ne vous dérange pas si je vous l’emprunte monsieur le comte ?
- Pas de problème. J’ai tout mon temps pour parler plus tard. Mes Carpathes peuvent attendre.

- C’est avec lui que vous souhaitez la marier ?
- Disons que c’est en pourparler. Il n’est pas plus ravi qu’elle je crois par la situation.
- Il n’a pas l’air commode.
- Il ne l’a jamais été. C’est ce qui fait son charme d’ailleurs. Mauvais caractère et beau comme un dieu. Le parfait combo. Il me rappelle grandement quelqu’un que j’apprécie beaucoup.
- Ah bon ? Qui ça ?
- Je crois que je vais me taire pour éviter que tu ne te vantes encore une fois.
- Comme si c’était mon genre Agnès ... Depuis le temps qu’on se connaît, tu devrais le savoir que je ne me vante pas. Je sais ce que je vaux, nuance.
- Et voilà qu’il recommence …

- Tu vas bien Agnès ?
- Bonsoir Meinhard.
- Ça fait longtemps qu’on ne s’est plus vu.
- J’attendais que tu m’appelles.
- C’est marrant que tu en parles. Al me disait cet après-midi que ça t’aurait fait plaisir que je prenne de tes nouvelles.
- Je n’ai pas dit ça. Tu as laissé ton ensemble de dandy au vestiaire ?
- Ah ça … une petite envie de m’habiller un peu plus casual.
- Hmm, tu n’es pas mal comme ça, avec les cheveux attachés.
- C’est vrai ?
- Efface-moi ce sourire s’il te plaît …
- Tu m’avais manqué aussi Agnès.
- Si tu le dis.

- (télépathie) je me disais bien aussi que tu devais en être amoureuse. Je comprends pourquoi ceci-dit.
- Encore un mot Vlad et je te vide de la totalité de ton énergie.
- Ah, tu fais ce que tu veux, mais je vais être obligé de me servir d’urgence sur les éveillés présents ici.
- Vous vous disiez quoi ?
- Rien qui ne te concerne Meinhard.
- Ah … j’ai eu comme l’impression que ça me concernait pourtant.
- Il m’agace à toujours tout savoir … et tout deviner ...

- C’est avec plaisir que j’aurais accueilli Gunther et Cornélia. J’apprécie leur compagnie.
- Je suis désolée Vladislaus, mais Gunther ne se sentait pas en état et Cornélia garde le fils de Vivian. Nous nous sommes dit que Vladimir et moi-même serions suffisants pour représenter les Gothik.
- Je comprends. J’espère que Gunther ne souffre pas trop.
- Honnêtement ? Entre-nous, je ne sais pas s’il lui reste longtemps à vivre.
- A ce point-là ? Décidément … Dis-lui que je passerai le voir.
- Je lui ferai la commission. Venons-en aux faits. Il s’est passé quoi au juste avec Jacques Villareal ?
- Meinhard, je te laisse expliquer ?

- Pour résumer, l’ami John ne trouve plus les éveillés du coin à son goût et souhaite nous voir flamber joyeusement sur un bûcher. Sans compter qu’il a mis ma maison sous surveillance.
- Je peux vous confirmer que c’est le cas aussi chez Vivian Lewis.
- Ah … Je corrige. Nous sommes tous mis sous surveillance. Même ceux qu’on pensait avoir dissimulé.
- ça ne m’arrange pas …
- Si tu crois que ça arrange les Gothik Vladislaus … On avait pourtant bien fait attention, à croire qu’ils ont un radar intégré à éveillés. Comment ils font ?
- Je suis vraiment désolé … Je n’ai rien vu venir.
- Ne t’en fais pas avec ça mon garçon. Tu ne peux pas tout prévoir.

- Lilith m’a également ramené la goule responsable du massacre chez les Villareal.
- Une goule … Et créée par qui au juste ?
- Pas par qui … Par quoi. Il a reçu un espèce de sérum.
- Par sérum ? Mais c’est impossible mon ami !
- Bon … Finalement, j’ai bien fait de me déplacer. La situation est grave.
- Et pourtant, ça a bien l’air d’être le cas Vlad. Aucun de nous ici présent n’aurait créé une goule. Je me porte garant pour mes enfants.
- Je te crois. Il faut mettre la main sur ce sérum mon ami. Je l’enverrai de suite à Mina pour qu’elle l’analyse. D’ailleurs, si tu veux, elle sera également ravie d’avoir une goule à étudier.
- Si tu la veux, fais-toi plaisir. Ça m’arrange.
- J’appellerai Lucy et Mina dès que possible par skype.
- J’aimerais que la goule vire avant que l’ordre ne vienne faire une descente chez nous pour vérifier que l’on ne cache rien. Il ne me restera plus qu’à trouver les preuves pour incriminer Huntington.
- Vous ferez chou blanc s’il a été assez intelligent. Si vous voulez, je vous siphonne son énergie et on n’en parle plus … Affaire réglée.
- Surtout pas. Je m’en voudrais que tu finisses emprisonnée pour meurtre Agnès.
- Comme si vous vous souciez de ce qui pourrait m’arriver …
- Bien sûr que oui !
- Agnès ... C’est toi qui a décidé de t’isoler du groupe. Je ne t’ai jamais mis de côté. Ni Meinhard d’ailleurs.
- Vous non. Mais j’en connais un derrière moi qui préférerait que je sois mise de côté parce que j’ai un pouvoir qui dérange.

- Enfin bref. C’était pour ça que tu m’as demandé de venir ?
- Entre-autre. Nous attendons John Huntington, le nouveau président, de pieds fermes. Le jeune Albrecht a vu qu’il allait venir sans s’annoncer ce soir.
- Ce sale vieux rat, président ?
- Tiens, c’est marrant. Mon fils le surnomme comme ça aussi.
- On dirait que tu peux mourir tranquille. La relève des Faust semble assurée.
- J’espère que Meinhard sera encore avec nous pour un bon bout de temps.
- Oh, moi qui comptais prendre un repos bien mérité de l’autre côté.

- Il y a un problème Vlad ?
- Je réfléchissais … Dis-moi mon ami. C’est qui le gamin avec le chapeau ?
- C’est mon fils, Albrecht. Pourquoi ?

- Je vois que le médium s’essaie à l’humour. Tu me demandes pourquoi ? Vladislaus, tu aurais pu me dire que tu avais un veilleur dans tes rangs.

- Moins fort !
- Parce que les autres ne sont pas au courant ? Ah les mauvais !
- Ne commence pas ! Arrête de rire !
- Tes éveillés sont trop nuls.
- Merci bien …
- Il faut l’excuser Meinhard. Vlad a toujours été un peu taquin.
- Mais ça se sent tout de suite à son énergie qu’il est différent. Ils n’ont jamais évoqué un veilleur de leur vie ou quoi ?
- Moins fort j’ai dit ! Je te rappelle qu’évoquer un veilleur est interdit dans le traité de paix !
- Je sais, merci bien. Tu crois vraiment que de stupides règles vont m’arrêter ? C’est mal me connaître.
- Maintenant, Agnès est au courant. Je vous remercie.
- ça fait un moment que nous sommes au parfum chez les Gothik tu sais. Oh, ne sois pas surpris Meinhard. C’est déjà étonnant que ton ami Jacques Beaumont n’ait rien senti.
- Ce n’est pas mon ami …

- Tu as la charge d’une belle brochette de bras cassés.
- Je ne te permets pas ! Ils ont beaucoup de potentiel.
- Ah ! Tu as dit le mot potentiel, mais pas qu’ils étaient doués.
- Va faire ton rôle d’originel et après, on en reparlera. On verra si tes éveillés à toi seraient meilleurs que les miens.
- J’ai autre chose à faire mon ami.
- Comme t’occuper uniquement de ta petite personne ?
- Comme retrouver une amie commune dont je suis le seul à me soucier. Et après, on dira que c’est moi l’égoïste chez les Originels. Faites-moi rire.
- Laisse Erzébeth où elle est. Son sacrifice permet à nos éveillés de vivre tranquilles.
- Pendant que nos éveillés vivent « tranquilles », du moins comme tu le penses naïvement, Erzébeth est entrain de souffrir, affamée dans un cercueil depuis des siècles. Vive la solidarité …
- Vous avez troqué l’un des nôtres contre un traité de paix ? Vous êtes certain que ça en valait la peine ?
- Si vous voulez l’avis d’un vampire psychique, le jour où elle sort de sa prison, elle va nous en vouloir à mort.

- J’ose espérer que tes enfants le savent au moins pour ton veilleur.
- Seule Lilith a été mise dans la confidence. J’ai préféré cacher cette information à Caleb.
- J’espère pour lui qu’il l’a senti.
- Je ne pense pas. Il croît que le jeune Faust est inutile.
- Merci Vladislaus. J’ignorais que Caleb se sentait supérieur à Al et moi.
- Sur tes deux enfants, tu as un vampire inutile.
- Retire ce que tu viens de dire sur mon fils !
- S’il n’est pas capable de sentir que ce gamin est différent des autres éveillés, il y a du souci à se faire. Permets-moi de te le dire. Mina et Lucy l’auraient vu tout de suite.
- C’est vrai … Mina et Lucy sont SI exceptionnelles.
- Bien sûr qu’elles le sont. Ce n’est pas pour rien que je les ai transformées. Sans compter que je les ai bien entraînées.

- Caleb est bien entraîné !
- Pourquoi j’ai senti une pointe d’hésitation dans la phrase que tu viens de prononcer.
- Caleb a quelques soucis avec sa forme sombre.
- Merci Meinhard ! Pourquoi vous les Faust, vous ne pouvez jamais vous taire ?
- Vous êtes amis. Je pensais qu’il était au courant que Caleb détruisait tout sur son passage quand il entrait en forme sombre.
- C’est grave à ce point-là avec ton fils ? Comme quoi, j’ai sacrément bonne intuition. Je le savais que tu serais dans la panade. J’ai bien fait de me déplacer.
- Je m’en sors très bien.
- ça se voit.

- Je suis fasciné par ce gamin. Comment j’ai pu le louper toutes ces années où je suis venu te voir.
- Parce que je te l’ai caché ! Je n’avais pas envie qu’il finisse disséqué par Mina figure-toi !
- Euh personne ne dissèque mon fils, merci bien. J’y tiens …
- C’est sûr qu’elle serait ravie d’avoir un nouveau sujet d’études. Quoique, je ne sais pas qui de Mina ou Lucy joueraient le plus avec lui.
- Je te serai gré de laisser Lucy à Londres. J’ai beau adorer cette petite, je n’ai pas envie qu’elle me grille le cerveau de ces messieurs.
- Ce n’est jamais moi qui fait venir Lucy. C’est toujours elle qui vient à moi quand elle en ressent le besoin.
- J’espère qu’elle n’en ressentira pas le besoin maintenant alors ...

- Le regard qu’il a.
- Ah ça, c’est de famille.
- Oh non. Je ne parlais pas de la couleur, mais de ce qu’il fait passer. Calculateur et sans pitié. Il ferait un bien beau vampire.

- Ah tu vois Meinhard. Même Dracula le dit.
- J’ai dit non, c’est non ! Ne commencez pas ! J’ose espérer que ni l’un ni l’autre ne tentera de le transformer sans son consentement, sinon ça va barder sévère !
- Je suis peut-être imbu de ma personne, mais je n’ai jamais forcé Lucy et Mina pour leur mutation. Ce n’est pas maintenant que je vais commencer. L’immortalité est une malédiction, plutôt qu’un don. Mais on peut toujours le lui proposer. Je le prendrais bien comme disciple. Ça casserait mon ennui.
- Hors de question ! Je l’ai vu le premier !
- Pour ça, il n’y a pas de premier qui tienne Vladislaus.
- De toute façon, il refuse. Et moi son père également. Donc, le problème est réglé.

- Je suppose que cette délicieuse jeune fille qui l’accompagne y est pour quelque chose dans cette décision. Il a bon goût. Elle est très mignonne. D’ailleurs, c’est ta fille qui est à côté d’elle mon ami ? Je comprends pourquoi tu l’as transformée ...
- Ce n’est pas pour sa beauté que je l’ai choisie figure-toi !
- Pff, non mais regardez ce moine … Faut t’amuser un peu mon grand. Ça te ferait du bien. Tu serais moins aigri.
- Je ne suis pas aigri !
- Je te l’avais dit Vlad. Elle est divine.
- Certes Agnès … mais je préfère largement la petite brunette à côté d’elle. Frêle, timide, innocente …

- Bas les crocs sur ma future belle-fille … à moins que vous ne vouliez des problèmes avec mon fils.
- Je n’y pensais pas voyons mon ami.
- Ne me prenez pas pour un imbécile. C’est exactement votre type de proie.
- C’est aussi celui de Vladislaus, au cas où tu ne serais pas au courant.
- Ah bon ? J’en apprends des choses ce soir.
- Je sais me tenir !
- Tu sais tellement bien te tenir que tu t’introduis dans les chambres des jeunes filles pour te nourrir durant leur sommeil.
- Non mais … tu étais obligé de le dire !
- Non, c’est vrai ? Rho, Vlad.

- Enfin, vu ton physique disgracieux, je peux comprendre que tu ne tentes pas de les séduire.
- Ah, ne commence pas à me chercher sur mon physique !
- Ohlala, je te taquine. Moi, à ta place, j’aurais été ravi de muter à plus de 90 piges. Ce qui était plutôt exceptionnel à ton époque. N’est-ce pas, cher ami Hippocrate.
- Ne m’appelle pas comme ça !

- Hippocrate … comme le père de la médecine ?
- Ça, c’est du scoop Vlad.
- Vous ne le saviez pas ?
- Je n’ai rien dit à personne, pas même à mes enfants …
- Par l’Univers, tu devrais être fier de qui tu as été de ton vivant. Si j’avais été à ta place, j’en aurais fait part à tout le monde.
- Je n’aime pas me vanter et puis … je HAIS mon prénom.
- Je comprends que tu ais changé de nom ceci dit. C’est sûr que ça claque moins que Vladislaus. Tu aurais pu, au moins, en choisir un autre pour éviter les quiproquos.
- Je l’ai choisi avant que tu ne sois un vampire et avant même que tu ne naisses ! Et toi Meinhard, je te jure que si tu le répètes à qui ce soit, je fais de toi mon repas !
- Mais je n’allais rien dire voyons. J’espère juste pour toi que Al n’a pas l’ouïe trop fine et qu’il n’en saura jamais rien. Sinon, il risque de te vanner très souvent.

- *soupir*
- ça va Agnès ?
- ça fait à peine une demi-heure que je suis ici et j’ai déjà envie de rentrer à la villa Ophélia. Pourquoi me suis-je déplacée ? Je me le demande.
- Tu m’aurais raté si tu étais restée chez toi. Ça aurait été dommage.
- Sûrement oui.
- (télépathie) on dirait que le beau médium te fait du rentre-dedans.
- Vlad, tais-toi s’il te plaît.

- Sinon, il a quoi comme pouvoir ton fils ?
- Vlad, ça suffit avec tes questions. Laisse Meinhard tranquille. D’ailleurs, je ne vois pas en quoi ça te regarde.
- De toute façon, je finirai bien par le voir à l’œuvre.
- Pourquoi tu souris comme ça … Arrête ! Tu vas faire peur à tous mes éveillés.
- Je suis trop content à l’idée de voir ta réaction quand je vais te dire que je compte m’installer avec toi quelque temps.

- QUOI ?!?
- Ah oui quand même … Même sans nous dans tes pattes, je sens que ça va être sport au manoir.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Ce moment magnifique où tu lis trop vite une phrase...
"C’est exactement votre type de poire."

Je me disais que c'était pas sympa de traiter Luna de poire.
Avant de me rendre contre qu'il y a écrit proie...
[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 2620358557

La cohabitation Vlad/Dracula va être tellement magnifique.


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

lol Lady. Tu as fait ma journée avec ton lapsus.

Episode 20 (2) En terrain hostile :

- On dirait que tonton Vlad a eu une petite contrariété.
- Pourtant monsieur Jacques est ici.
- Pourquoi vous me dites ça ?
- Peut-être parce que vous passez votre temps à vous disputer avec monsieur Meinhard.
- Je n’aurais pas dit mieux.
- Je ne comprends pas pourquoi d’ailleurs. Monsieur Meinhard est un homme tellement charmant.
- Certainement pas ! Mon fils, soyez bref et dites-nous ce que vous avez à dire.

- Je vais vous laisser.
- Non Honorine. Tu restes. Ça te concerne également.
- Vous êtes vraiment sûr qu’elle doit être là ?
- Tu crois que j’ai demandé à Honorine d’être présente pour faire joli ?
- Qu’est-ce qu’une humaine sans pouvoir peut faire pour vous mon garçon ?
- Première chose, faisons les présentations. Anastasia, je te présente Honorine. Elle travaille pour les Beaumont depuis très longtemps et elle fait partie de la famille.
- Enchantée Madame.

- Honorine, je te présente Anastasia. C’est une éveillée comme nous et ma future femme. Enfin, si tu veux bien Blondie.
- Tu disais ?
- Tu vas VRAIMENT m’obliger à utiliser ton prénom ?
- Si tu veux que je dise oui, tu as plutôt intérêt.
- « Anastasia ». Tu sais que tu es relou ?

- Père, ça va ?
- J’en ai mal à la tête. Je vais finir par faire une crise cardiaque.
- Ne me fais pas de fausse joie s’il te plaît.
- C’est sûr que ça vous ferait bien plaisir de m’enterrer !
- N’exagère pas non plus …

- J’aimerais comprendre mon petit garçon. Vous êtes avec Lilith pourtant.
- Oui, mais c’est compliqué.
- Pour sûr, les choses sont toujours compliquées chez les Beaumont. Si j’avais su ce qui m’attendait quand feu votre grand-mère Agathe m’a recueillie puis engagée …
- Tu aurais dit non ?
- J’aurais de toute façon dit oui et je pense que j’aurais été mieux préparée lorsque monsieur votre père a dû m’annoncer en catastrophe ce qu’il en était pour vous deux.

- J’ai dû mal à vous suivre parfois.
- Tu n’es JAMAIS content. Je t’envoie bouler : tu râles. Je fais ce que tu me demandes : tu râles aussi. Je ne fais jamais rien de bien apparemment.
- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire !
- Si vous pouviez apprendre à vous parler tous les deux et vous dire enfin que vous vous aimez, ça ravirait mon cœur de vieille dame.
- (en chœur) Oh c’est bon !
- C’est marrant. Ils ont exactement la même tête quand ils sont fâchés.
- Ah ça, ce sont les deux même.
- (en chœur) Certainement pas !

- Écoute père, je n’ai pas le temps de me disputer avec toi. Le vieux Huntington risque d’arriver d’un moment à l’autre. Anastasia, ta réponse.
- Tu as dit mon prénom du premier coup ? Tu vois quand tu veux.
- Ne commence pas !
- A vrai dire, je n’en sais rien. Tu me prends un peu au dépourvu.
- C’est soit tu te maries avec moi pour avoir un visa, …
- Soit Dracula m’emmène chez ses filles à Londres. Il vient de me le proposer.
- Le problème reste le même. Tu auras besoin également de document pour rester en Angleterre. A toi de voir ce que tu préfères. Tu as besoin de réfléchir ? Écoute. Ce que je te propose, c’est un mariage de convenance, ni plus ni moins. On se marie, tu fais ta vie pendant que je fais la mienne, tu fais de bonnes études …

- Ohla, attendez une minute. Je crois que je viens de comprendre. Vous voulez que JE paie ses études ! Vous êtes vraiment un filou ! Vous tenez bien de votre grand-père. Je comprends mieux pourquoi vous vouliez qu’Honorine soit là. Mais je ne céderai pas cette fois-ci !

- Monsieur Jacques, ne faites pas votre mauvaise tête. Ça vous ferait beaucoup de bien d’avoir de la compagnie à la maison.
- J’ai la vôtre et ça me suffit amplement.
- Vous restez constamment enfermé dans votre bibliothèque à vous morfondre.
- J’aime ma tranquillité.
- Vous vous isolez ! C’est pire depuis la mort de Titus.
- Titus, ce bon vieux toutou. Il me manquerait presque à moi aussi si je ne détestais pas autant les animaux.

- Ne dites pas de bêtises monsieur Charles. Vous l’aimiez bien ce chien.
- Certainement pas ! Tu m’as vu pleurer sa mort peut-être ?
- Vous partiez en promenade avec lui tout le temps quand vous veniez au domaine dans le dos de votre père.
- Ah … parce qu’il venait ?
- Désolée de vous l’avoir caché, mais il ne voulait pas vous le dire. (chuchote) il venait me demander si tout allait bien pour vous.
- Certainement pas ! Et puis, si je le promenais, c’était pour le perdre dans les bois ! Mais ce clébard était un vrai pot de colle. Impossible de s’en débarrasser.
- Vous avez voulu perdre MON Titus dans les bois ?
- Ne l’écoutez pas monsieur Jacques. Il dit des bêtises. Je l’ai surpris à lui faire des câlins et à l’appeler « mon Titi »
- Oh, c’est trop mignon. J’aurais adoré voir ça.
- Vous verrez mademoiselle Anastasia. Il est bourru, mais en fait, monsieur Charles est adorable.
- Je ne suis pas adorable !

- Je le répète. Ça vous ferait du bien d’avoir une compagnie autre que la mienne. Mademoiselle Anastasia a l’air charmante en plus.
- Justement, on voit ce qui arrive quand j’ai de la « compagnie » comme vous dites Honorine. Je porte malheur.
- Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre père.
- Regardez ce qui est arrivé à ma mère … à Élise, votre mère … à notre deuxième fils … et à Titus !
- Monsieur Jacques, vous n’y pouviez rien. Et Titus est mort de sa belle mort. Un animal n’est pas éternel, malheureusement.
- J’ai dit NON, c’est NON !

- Vous n’allez quand même pas laisser cette pauvre fille vivre avec des vampires pour unique compagnie ?
- Mais …
- Malgré tout le respect que j’ai pour eux et leur tâche, le monde de la nuit ne sied pas à un « mortel ».
- Mais …
- Avec toute la fortune dont vous disposez, vous pouvez bien offrir des études à une pauvre enfant dans le besoin. Mesdames Agathe et Élise seraient si fières de vous de là où elles sont pour cette bonne action.
- Arrêtez de me regarder comme ça …

- Bon, c’est d’accord.
- Merci beaucoup monsieur Beaumont.
- Ne me remerciez pas.
- Ok, Blondie, tu prépareras tes valises. Tu iras vivre avec Honorine et mon père. On te préparera la chambre d’ami.
- Comment ça vivre avec nous ?
- Père, ne commence pas … Tu préfères rester chez tonton Vlad ?
- Ah ça non. Vladislaus est très gentil mais c’est un peu trop glauque ici. Enfin, si ça ne vous dérange pas monsieur Beaumont.
- Si vous venez à la maison, il faudra m’appeler Jacques.
- Oui, si vous voulez.

- Oh, enfin une jeune femme au domaine !
- Oui … super … youhou …
- Quel enthousiasme père.
- J’en suis ravie si vous saviez. Ça n’était plus arrivé depuis …
- La mort de maman. Tu peux le dire Honorine. Après autant d’années, c’est bon. J’ai digéré son décès.
- Oh je suis tellement ravie !
- Pas moi.

- Arrêtez de faire votre mauvaise tête monsieur Jacques. Je suis certaine que ça vous fera du bien.
- Et vous voulez qu’on l’installe où cette petite ? Dans le grenier ?
- La maison est immense ! Il y a la chambre d’amis déjà.
- Et si j’invite quelqu’un à la maison, il dort où ?
- Ne parle pas comme si tu avais une vie sociale père. Ça te va mal.

- Au pire, tu n’as qu’à lui donner mon ancienne chambre.
- Certainement pas. Je l’ai gardée telle qu’elle figurez-vous.
- Et pourquoi donc ?
- Sait-on jamais que vous seriez revenu à la maison.
- Quelle drôle d’idée … Tu peux toujours courir !
- Je n’ai pas dit que j’avais envie que vous reveniez !

- Ah mais ne t’inquiète pas. Je resterai bien tranquille dans mon appartement avec Lilith !
- Parce que vous vivez avec Elizabeth maintenant. Ça date de quand au juste ?
- D’aujourd’hui ! Figure-toi que je suis comme toi. Je me suis fait avoir !
- Ah ça, on peut dire que vous m’avez eu en beauté !
- C’est toujours comme ça entre Jacques et Charles ?
- Et encore, je trouve qu’ils sont aimables l’un envers l’autre aujourd’hui. C’est pire d’habitude.
- On ne peut rien faire pour les réconcilier ?
- Croyez-moi mademoiselle Anastasia. Il vaut mieux attendre qu’ils se calment tous les deux d’eux-même.

- C’est encore plus beau que dans mes souvenirs de petite fille. Forgotten Hollow est magnifique ! Quelle chance a le comte de vivre ici. On aurait presque envie de déplacer la villa Ophélia. Elle s’intègrerait tellement bien dans ce paysage lugubre.

- Alors comme ça, on aime les lieux lugubres ?
- HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
- C’est ma journée on dirait.
- Vous m’avez fait peur !
- Ce n’est pas vraiment l’effet que je fais sur les jeunes femmes.
- J’ai le cœur qui bat à 100 à l’heure !
- Ah ça, c’est déjà plus proche de l’effet que je produis habituellement.

- Pourquoi vous me fixez comme ça ?
- Tu es loin de la petite Sonia que j’ai vue il y a 5 ans. Tu es devenue très belle. Dracula doit être dépité que tu ais perdu ta virginité.
- Qu’est-ce qui vous fait dire que c’est le cas ?
- Je suis un vampire. Je sais ces choses-là.
- Au moins, je ne risque pas de me faire mordre par vous.
- A ta place, je me méfierais.
- J’ai lu que les vampires avaient un faible pour les jeunes filles pures et innocentes.
- Oublie tes manuels de la parfaite petite sorcière. Chaque vampire a sa proie de prédilection. J'ai d'autres goûts ...

- Moi à ta place, j’éviterais le charme sur moi. Tes lectures ne t’ont pas appris que les vampires ne pouvaient pas être contrôlés ni hypnotisés ?
- Non.
- Au lieu de fricoter pour jouer à la grande, tu ferais mieux d’étudier avec ton petit copain.
- Je préfère fricoter.
- Tu me rediras ça quand tu seras grande.

- J’ai 15 ans ! Je ne suis plus une gamine.
- C’est quoi qui t’énerve exactement ? Ta fierté en a pris un coup parce que ton pouvoir a ses limites ? Oh non, mieux que ça … Tu t’énerves parce que j’ai assez de respect pour toi pour ne pas profiter d’une jeune fille qui aime jouer de sa séduction. Ça te frustre quand on ne marche pas dans ton petit jeu. Méfie-toi petite. Un jour, tu risques de tomber sur un homme qui n’aura pas cette retenue quand tu voudras faire machine-arrière.
- J’en ai assez entendu ! Je m’en vais !

- Non, attends une minute.
- C’est bon, arrêtez. J’ai compris la leçon.
- Tu crois que j’allais te faire quelque chose ? Je ne pourrais plus me regarder dans une glace si je faisais une chose pareille.
- Laissez-moi partir alors.
- J’aimerais bien, mais Huntington se ramène. Désolé pour toi. Tu vas devoir souffrir ma compagnie un moment.
- Je préfère encore m’exiler dans les catacombes.
- Si tu as envie de servir de repas à une goule, ne te gêne pas. Je t’y téléporte si tu veux.
- On dirait bien que je suis coincée avec vous finalement.
- Vu qu’on ne peut pas passer le temps agréablement, de quoi allons-nous parler tous les deux ?

- Vous pouvez me laisser Chandor.
- Dois-je vous rappeler que le comte Straud était ami avec l’homme que vous avez assassiné ? Qui vous dit qu’il ne va pas vous tuer ?
- Croyez-moi, il ne fera rien. Il aurait trop peur de porter préjudice à ses sorciers. Ça le perdra.
- Je n’en serais pas aussi sûr si j’étais vous. Je viens avec vous ou vous n’y allez pas du tout.
- Si vous insistez.

- Vous ne frappez pas à la porte ?
- Pour qu’il fasse comme Meinhard Faust ce matin qui a refusé de m’ouvrir ? Je ne vais pas lui donner ce plaisir !
- Ce manquement aux règles de politesse ne plaira pas au comte. Et voilà, il est rentré … il n’écoute JAMAIS ! Il va finir par se faire tuer cet imbécile.
- Vous venez Chandor ?
- J’arrive …

- Bonsoir Monsieur Huntington.
- HAAAAAAAAAAAAAAAAAA
- Monsieur voyons, un peu de retenue …
- Ah c’est bon Chandor. Taisez-vous. Vous m’avez fait peur avec votre visage affreux. Vous auriez pu faire un effort pour garder visage humain.

- C’est comme ça que je suis et si cela vous dérange, c’est encore pareil.
- Veuillez nous excuser monsieur le comte. Monsieur Huntington allait justement …
- … s’annoncer en frappant à la porte ? Il me semble que c’est un peu tard pour ça. Vous allez bien ? On dirait que vous avez vu un fantôme.
- Hmm … je … Non … Tout va bien.
- On dirait que nous venons chez vous au mauvais moment. Vous êtes occupés.
- Vous venez surtout sans vous annoncer. Ce que je ne supporte pas. Mais maintenant que vous êtes là, entrez, je vous en prie. Vous ne pouviez pas mieux tomber. Je faisais justement une réunion avec mes éveillés au manoir.
- J’entends ça …
- Ne restez pas là dans l’entrée et venez au salon.
- Non, je crois que …
- Voyons … Entrez … Ne me faites pas l’affront de refuser.

- (chuchote) alors c’est lui John Huntington. Il ne m’inspire pas confiance.
- (chuchote) et vous auriez tout à fait raison monsieur le comte. C’est un personnage détestable. A vrai dire, la totalité de la famille est détestable.
- (chuchote) Merci dame Honorine de confirmer mes impressions. On va faire comme monsieur Beaumont nous a dit. Rester sagement sans bouger pour rester invisible et on va observer tout ça. ça me donnera l’occasion de jauger les personnalités dans ce groupe.

- Tiens donc, monsieur Huntington.
- Bonsoir monsieur Beaumont. Vous allez bien ?
- Bien … et vous ?
- Vous êtes certain ? La « santé », ça va ?
- Pas que ça vous regarde, mais oui, ma santé va bien.
- Tant mieux … Hmm … Je vois que même les Gothik se sont déplacés.
- Comme vous pouvez le constater.

- C’est sympa à vous d’être venu monsieur Huntington. C’est rare de voir les gens d’Oméga chez nous.
- J’étais venu voir uniquement monsieur Straud.
- C’est bête ça. C’est ça quand on veut faire des surprises. On risque d’être surpris aussi.
- (chuchote) Al chéri !
- (chuchote) Frangin, arrête de fanfaronner. Tout de suite !
- (chuchote) Ohlala, si je ne peux même plus m’amuser …

- Il y a un vampire de trop ici … Il serait bon de dire à votre fille de prendre congé.
- Père ?
- Non ma fille. Elle restera monsieur Huntington. Je ne lui cache rien de mes affaires. Autant éviter que j’aie à me répéter.
- Je ne parlerai pas tant qu’elle sera là.
- C’est quoi votre problème ?
- Oh monsieur Beaumont a une réclamation à faire ?
- Je ne supporte pas que l’on manque de respect aux dames.
- Que nous vaut l’honneur de votre visite monsieur Huntington ? Je vais être franc avec vous. Je pense que je peux parler pour tout le monde ici présent. On ne peut pas dire que vous nous appréciez particulièrement et, à vrai dire, nous non plus. D’autant plus pour avoir eu l’indélicatesse de rentrer sans frapper.

- Dites donc, c’est une habitude chez vous John.
- Vous, ici ? Mais vous sortez d’où ?
- L’avantage quand on est petit et maigre, c’est qu’on passe inaperçu.
- Je vous ai assez vu pour aujourd’hui !
- Jusqu’à preuve du contraire, mon fils et moi sommes des éveillés également. Nous avons notre place ici.
- Évitez de me rappeler …
- Oh mais je suis là pour ça. Ne me remerciez pas.
- Fais attention Meinhard. Tu risques de froisser le vieux rat.
- C’est déjà fait depuis ce matin. Alors, un affront de plus ou de moins.
- Écoutez monsieur, dites ce que vous avez à dire et on s’en va. Je crois que nous ne sommes pas les bienvenus.
- Au contraire monsieur … ?
- Chandor.
- Votre visite tombe à pic. J’avais certainement choses à voir avec le nouveau président d’Oméga pour cette circonscription.
- Comment vous … ? Ne dites rien. C’est certainement monsieur Faust qui vous l’a dit.
- N’est pas médium qui veut.

- (chuchote) non mais il est gonflé P’pa. C’est MOI qui ai eu la vision.
- (chuchote) Al !
- (chuchote) Mais …
- Toi, tu viens avec moi et Lilith dans les catacombes. Tout de suite !
- Un problème ?
- Rien. Continuez sans nous.

- Qu’est-ce qui te prend d’un coup ?
- Je n’apprécie pas qu’il prenne les lauriers de mes visions, voilà ce que j’ai !
- Chéri, ce n’est pas pour se vanter ou se lancer des fleurs qu’il l’a fait. Ton père souhaite te préserver en faisant ça.
- Je n’ai pas besoin qu’on me préserve Lilith !
- Écoute. Imagine ce que Huntington ou son homme de main te ferait si tu te révélais gênant.
- Pff, je m’en fiche. Qu’ils viennent tiens. Je saurai les recevoir comme il faut. Je n’ai pas peur d’eux.
- Ne fais pas ta tête brûlée s’il te plaît !

- Depuis quand le grand Charlie Beaumont me dit ce que je dois faire ? Oh laisse-moi deviner. Depuis que les deux amoureux sont les chefs ? Je vais vous dire une chose à tous les deux et vous allez bien l’imprimer. La seule personne qui a la moindre autorité sur moi, c’est mon père. Pour le reste, vous pouvez tous aller vous brosser, toi compris frangin. Je ferai ce que je veux. C’est clair ?

- Plutôt oui. Mais s’il y a une chose à retenir, c’est que ce ne sera jamais en tant que chef que je te parlerai, mais comme je le ferai à mon propre frère. Ce que toi tu n’as pas eu le cran de faire.
- De quoi tu parles ?
- Ne fais pas genre que tu n’as pas compris de quoi il retourne. Je sais tout Al.

- Désolée Al chéri. Il avait deviné. Je me voyais mal continuer à lui cacher cette information.
- C’est bon Lilith. Je ne t’en veux pas.
- Tu attendais quoi pour m’en parler ?

- P’pa m’a demandé de n’en parler à personne. C’est ce que j’ai fait. Je n’ai mis que Luna au courant cet après-midi.
- Tu pouvais m’en parler à moi. Ça t’aurait soulagé d’un sacré poids. Tu ne crois pas ? Ça se voit que tu prends sur toi. Tu es entrain de péter un plomb. Ça ne te ressemble pas.
- Comment tu pourrais savoir si ça me ressemble justement. J’ai passé 15 ans de cette vie à jouer la comédie. Tu sais pourquoi j’ai gardé tout ça pour moi ? Pour éviter que tout le monde fasse comme ma mère et me dise que je suis un monstre. Durant 3 années, elle a fait en sorte de m’ignorer et à me rappeler sans cesse que jamais je n’aurais dû naître quand elle était obligée d’être en ma présence.

- Jamais je ne ferais ça.
- Je sais …
- J’ai des doutes te concernant depuis que tu as 13 ans et je suis toujours là avec toi. Et si la moindre personne du groupe a l’idée de faire preuve d’autant d’intolérance, il aura affaire à moi. Crois-moi.
- Tonton Vlad veut que j’annonce ce soir à tout le monde qui je suis. On sera vite fixé sur qui mérite mon respect et ma protection ou pas.

- Tu vas faire quoi ?
- La vraie question, c’est plutôt que veux-tu faire chéri ? Père ne peut pas te forcer si tu n’en as pas envie.
- Je ne sais pas. J’ai peur d’être rejeté, mais d’un autre côté, j’en ai ma claque de jouer la comédie. Marre qu’on me prenne pour un petit rigolo stupide et insignifiant.
- Personne ne pense ça de toi.
- Osez me dire que Caleb ne le pense pas. Il est tellement imbu de lui-même qu’il se croît meilleur que tout le monde.
- Caleb n’est pas comme ça Al.
- Ah non ? Pourquoi il n’arrête pas de dire que je ne sers à rien alors ? S’il croît que je ne l’entends pas.
- Écoute chéri. Mon frère s’est forgé une carapace pour mieux gérer son empathie. Crois-moi, il ne pense pas une seconde ce que tu as pu entendre.

- Viens-là Chéri.
- Non, ne m’approche surtout pas Lilith. Pas que je ne veuille pas de câlin, mais je suis affamé. Si tu me touche, je vais te vider alors que toi aussi, tu es en manque d’énergie. Je ne me sens pas très bien depuis quelques jours.
- Tu veux te servir chez moi ?
- Non bro … ça ne sera pas suffisant. J’ai beau me connecter à la terre, terroriser les autres à l’école pour me nourrir de leurs peurs et manger pour 10, mon corps est épuisé.
- Tu fais hanter l’école ?
- Ouais …
- ça, c’est classe. On échange nos pouvoirs pour une journée ?
- Crois-moi bro’. Tu ne veux pas être comme moi. Jamais … Et si je croise jamais un jour quelqu’un qui voudrait être un veilleur, je lui flanquerais la frousse de sa vie pour qu’il ne le veuille plus jamais.

- J’ai tellement de questions à te poser.
- On reparlera de tout ça plus tard les garçons.
- ça va mieux frangin ? On peut y retourner ?
- Oui. Merci bro’.
- Je m’en voudrais de rater ce que Vladislaus a à dire à ce cher John.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Oulà j'ai la mémoire courte : Charles il sait quoi ? Qu'Al est un veilleur ou qu'il est son frère ? Qu'Al est en réalité fan d'Hello Kitty même si tu veux pas l'avouer ? Les trois ? réfléchirbis

[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 2620358557

J'avoue par contre que je n'ai pas tout compris de la scène entre Caleb et Sonia, j'ai l'impression qu'il manque une phase de transition entre le moment où Caleb parle de ses goûts et du moment où Sonia tente visiblement d'utiliser son pouvoir ? Parce que du coup j'avoue ne pas comprendre d'où partent les reproches de Caleb.


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Charles sait qu'Al est un veilleur, du moins il s'en doutait et Lilith le lui a confirmé dans un épisode précédent.
Mais lol Al fan d'Hello Kitty ? Tu vas rire en voyant l'épisode 23 alors, parce qu'on est plutôt loin de la vérité [En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1 - Page 5 2620358557 Sinon, non, Charles ne sait toujours pas qu'Al était en fait son petit frère mort né. Il ne le saura qu'au début du cycle 2.

Ah j'ai beau relire, je ne trouve pas qu'il manque quoique ce soit sur la scène Caleb/Sonia. Il lui dit juste qu'il a d'autres goûts et elle tente de le séduire en utilisant son pouvoir. Juste pour s'amuser et tester. Voilà pourquoi Caleb lui dit qu'elle devrait se méfier de jouer à ça avec les hommes.


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Alors, exceptionnellement, je vais upload mes images en 800 pxl de large dans le spoiler (j'ai lu dans le règlement que l'on pouvait, tant qu'on n'en abusait pas), parce que j'avais fait des images plutôt sombres/noires pour ma mise en scène (et j'ai peur qu'on ne voie vraiment rien du tout en plus petite taille). N'hésitez pas à me dire si je dois les réduire.

Episode 20 (3) En terrain hostile :

- Vous ne voulez toujours rien boire ou manger ?
- Non. Je n’ai pas envie de finir empoisonné.
- Voilà qui a le mérite d’être clair.
- Vous avez eu l’honnêteté de me dire que vous ne m’appréciez guère. Alors autant arrêter tout de suite avec les faux semblants.

- J’étais uniquement venu vous dire qu’en tant que nouveau président de l’ordre, vous pouviez faire une croix sur tous les décrets que voulait faire passer mon cher ami Jacques Villareal.
- Ne parlez pas de mon père comme s’il avait été votre ami !
- Nous étions très proches ton père et moi. Peu importe ce qu’ils te font croire. Tu es entrain de te faire manipuler ma pauvre petite.
- C’est vous le manipulateur.
- On en reparlera lorsque tu devras venir vivre avec Audrey et moi.
- J’ai fait les démarches pour me faire émanciper. Jamais je n’irai chez vous.
- Parce que tu crois vraiment que tu pourras un jour épouser ton petit copain ? A ses 25 ans, il devra se marier à un suppôt de Satan, ce que lui aussi est d’ailleurs.
- Sauf votre respect, Satan n’existe pas monsieur Huntington.
- Si vous le dites monsieur Gothik. Satan, Lucifer … c’est pareil.
- Allez dire ça à Lucifer lui-même. Il sera « ravi » de le savoir.

- (chuchote) Suppôt de Satan ? Lilith, Charlie … j’ai le droit de le pendre par les pieds à la tour du manoir ?
- (chuchote) Non ...
- (chuchote) Allez, dites oui ! Je suis certain que ça amuserait tout le monde.
- (chuchote) J’ai dit non !

- Si seulement je pouvais le pendre par les pieds à la tour du manoir … peut-être qu’à force d’avoir le cerveau irrigué, ça lui remettrait les idées en place à ce vieux rat.
- Je comprends mieux pourquoi Al te veux comme belle-mère. C’est parce que vous pensez pareil.

- D’ailleurs, j’en connais un ici qui a tout intérêt à se trouver une épouse s’il ne veut pas que je me charge de le marier moi-même.
- J’ai un nom vous savez.
- Alors c’est vous le fameux Charles Beaumont. Ma femme m’a parlé de vous et pas en bien.
- Elle vous a dit quoi sur moi ?
- Que vous étiez la réincarnation de votre grand-père. Il y a certes un air de ressemblance.
- Pour ça, il aurait fallu qu’il soit mort avant que je naisse. Il faudrait que votre femme revoie ses classiques.
- J’espère pour vous que vous vous êtes trouvé une femme.
- C’est en cours.
- Dommage. Moi qui vous réservais un mariage avec mademoiselle Ladentelle, histoire que vous ne puissiez jamais vous reproduire.
- Rassurez-vous. Je ne compte pas devenir père un jour.

- Pourquoi Vlad vous a ramené cette jolie blonde ? J’en aurais bien fait mon quatre heures durant la nuit de noces.
- Tu lorgnes sur mon filleul ?
- Il est plutôt beau garçon. Je ne vois pas pourquoi j’aurais craché dessus.
- Alors là, je suis scié …
- Ne prends pas cet air choqué. Ça te va mal. Je parie que tu lorgnes justement sur la jolie blonde.
- Je lorgne toujours sur les jolies femmes. Je me faisais assez taper sur les doigts par Élise et Sybille pour ça …

- D’ailleurs, je conseille fortement à votre ami Jamal Massouf de commencer à chercher. Ce sera lui le prochain à se marier. Un an, ça passe vite.
- Moi, me marier ? Je ne suis mentalement pas prêt m’sieur. Croyez-moi. Je vis encore chez mes parents.
- C’est une loi à laquelle vous ne pourrez déroger. Aucun de vous.

- Parce que vous croyez vraiment que je vais laisser mes amis, et d’autant plus les filles, se retrouver mariés contre leur gré ?
- Pourtant, vous le ferez tous. A moins de vous mettre hors la loi.
- Pour moi, c’est tout vu. Je préfère encore être hors-la-loi que marié à quelqu’un que je n’aime pas.
- C’est noté monsieur Faust.
- Enfin fiston, qu’est-ce qu’il te prend ?
- De toute façon, d’ici mes 25 ans, je n’aurai pas changé de point de vue … Autant annoncer la couleur de suite.
- C’est étonnant que vous vous y astreigniez monsieur Beaumont. Vous êtes pourtant connu pour votre tempérament rebelle.
- Je suis comme vous. Je ne sais pas ce qu’est l’amour, alors j’ai plutôt intérêt à me trouver une femme pour faire joli à côté de moi … comme la potiche qui vous sers de femme.
- Vous pouvez répéter ça ?
- Oh, vous entendez mal ? Il faut dire qu’à votre âge, on ne peut pas s’attendre à mieux.
- Vous …
- Ne me remerciez pas, c’était cadeau.

- Je vois … Pensez à m’inviter à votre mariage. Je m’en voudrais de rater ça.
- ça vous fait jouir de voir des gens malheureux et détruits.
- A vrai dire, je m’en fiche complètement de votre petite bande d’aberration de la nature. Vous ne méritez que malheur et mépris. Votre mère a mérité son sort, comme vous avez mérité de vous retrouver à grandir sans l’amour de votre maman chérie.
- Hey, vous parlez de ma femme !
- Jacques, du calme mon garçon.
- Vous osez me regarder dans les yeux quand vous me dites ça.
- Bien sûr. Je n’ai pas peur de vous.
- Soit vous êtes inconscient. Soit stupide … Oh non, attendez. Les deux ! Inconscient et complètement abruti.
- Je ne vous permets pas !
- Je vais être très gentil avec vous et vous donner un conseil. Évitez de me regarder dans les yeux à l’avenir. Histoire de ne pas vous retrouver à vous jeter du dixième étage d’un immeuble en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Personne ne vous regrettera de toute façon.

- (chuchote) Quel odieux personnage ! Parler de madame Élise de cette façon ! Si je pouvais, j’irai lui coller une gifle bien sentie.
- (chuchote) vous croyez que Charles va faire une bêtise ?
- (chuchote) je ne pense pas. Il a mauvais caractère, mais c’est quelqu’un de réfléchi. Mais si j’étais lui, je ne me priverais pas pour lui faire ravaler ses blasphèmes. J’espère qu’il ira en enfer pour ça !

- Charles mon garçon, non …
- Mon fils. Soyez raisonnable. Il n’en vaut pas la peine.
- Pas d’inquiétude, je ne vais rien lui faire.
- Vous êtes moins terrible que je ne le pensais.
- Je ne souhaite pas trahir la confiance des personnes qui croient en moi. S’il n’y avait pas ça, vous seriez déjà en train de jouer les pantins en plein milieu du salon pour amuser la galerie, ainsi que moi accessoirement.
- Le jour où vous faites le moindre pas de côté, j’aurai à cœur de vous jeter dans les geôles de l’ordre.
- Il est beaucoup plus probable que ce soit vous qui finissiez entre des barreaux … dans le meilleur des cas.

- Je ne comprends pas …
- Qu’insinuez-vous jeune homme ?

- Je crois Luna quand elle dit qu’il a tué sa famille. Je l’aiderai à trouver les preuves pour vous incriminer.
- C’est vous qui avez assassiné ce pauvre homme et sa famille. Après enquête, nous sommes certains que c’est une goule qui a fait ça.
- ça vous arrangerait bien de nous faire porter le chapeau. Nous ne vous donnerons pas ce plaisir. Si vous souhaitez relancer la chasse aux sorcières, ayez au moins le courage de nous le dire clairement. Au lieu de comploter dans votre coin !

- Je trouverai quelque chose contre vous les Beaumont ! Surtout vous Charles … pour avoir osé manquer de respect à mon épouse. Vous allez le regretter, je vous le garantis.
- J’ai hâte « John », si vous saviez. Dire que l’on va devoir supporter la présence de l’un et l’autre très souvent dans les années à venir.
- Si je peux vous éviter, croyez-moi, je le ferai.

- ça ne va malheureusement pas être possible monsieur Huntington. J’allais justement vous annoncer que j’avais nommé Charles et ma fille Lilith comme nouveaux intermédiaires entre nous et l’ordre. A présent, c’est avec eux qu’il faudra parlementer.

- Vladislaus, tu aurais pu nous en parler quand même.
- Désolé Muraad. J’en ai parlé à Jacques et à Meinhard. J’ai eu leur aval à tous les deux.
- Mais pas le mien !
- Si tu as quelqu’un d’autre chez les jeunes à proposer pour cette tâche, on t’écoute Muraad. Je suis toute ouïe.
- Je n’ai personne à proposer Jacques, mais on aurait pu me demander mon avis !

- On dirait qu’il y a du rififi dans vos rangs. Pour ma part, il est hors de question que je remette les pieds dans cet antre de monstre. Ce sera monsieur Chandor qui servira d’intermédiaire.
- Vous ne croyez pas que j’ai déjà assez de travail comme ça ?
- C’est un ordre Chandor. Ne le discutez pas. Veuillez excuser monsieur Chandor et moi-même, nous allons vous laisser. Je crois que nous en avons assez entendu et subi pour ce soir.
- Faites, je ne vous retiens pas.
- Mes hommages monsieur le comte.
- Au plaisir de vous revoir monsieur Chandor.

- Jacques ? Tu peux rendre visibles de nouveau nos amis ?
- Certes.
- On dirait que vous allez avoir de gros problèmes avec ce président. Mais c’est surtout son homme de main qui m’inquiète. C’est un exorciste. Je me trompe Vladislaus ?
- Non … C’est bien le cas Vlad.
- Formidable … Si c’est lui qui se ramène chez moi pour faire sauter mes sceaux, j’ai tout intérêt à les renforcer. Sinon, ils ne tiendront pas.

- Alors là, je n’y crois pas. Le gourou du contrôle mental, chef … Tonton Vlad, tu es tombé sur la tête ?
- Latifah, calme-toi s’il te plaît.
- Et encore quoi maman !
- Vladislaus a fait son choix avec les aînés. Il faut le respecter !
- Mais il va tous nous retourner le cerveau pour pouvoir faire ce qu’il lui chante.
- Hey, tu parles autrement à mon frangin ma grande.

- Toi Faust … Si j’étais toi, je la mettrais en veilleuse.
- Comme tout un chacun, j’ai le droit de parler !
- Comme si ce que tu avais à dire avait de l’importance.
- Moi au moins, je respecte les choix qui sont faits. Je fais pleine confiance à tonton Vlad, mon père et Jacques pour prendre les bonnes décisions. Et Charles est un très bon choix.
- Ton Charles te manipule !
- Ah … je suis ravi d’apprendre que j’ai hérité de ce défaut.
- Je suis assez grand pour avoir mon propre avis et prendre mes décisions. Sale gosse pourrie gâtée !

- Depuis quand mon souffre-douleur attitré se rebelle ?
- Depuis que j’en ai ma claque d’entendre ta voix de bécasse. Change de disque à force. Il est rayé.
- Je vais te faire ravaler ton courage le boutonneux ! J’hésite entre te flanquer une vilaine morsure d’araignée sur ta vilaine face … ou de te gober tout cru en anaconda.
- Tu m’as menacé là ?
- Quoique … faire joujou avec toi sous forme de tigre, ça serait marrant.
- Je n’ai pas rêvé … elle ose bien me menacer … Inconsciente … Tu l’auras voulu …

- 15 années que je me retiens …
- Al non, pas comme ça ! Sois raisonnable.
- Je ne suis pas quelqu’un de raisonnable. De toute façon, vous vouliez qu’ils soient tous au courant. Comme ça, ce sera chose faite.

- Vladislaus … Meinhard … Vous nous expliquez ce qu’il se passe exactement ?
- Muraad, je …
- J’attends !

- ça fait du bien d’être enfin soi-même.
- Albrecht, mon garçon, tu sors de ta forme sombre et tout de suite.
- Non.
- Al, fais ce que Vladislaus te demande.
- P’pa, ne t’en mêle pas. Et je déconseille à Charles de tenter quoique ce soit avec son pouvoir qui, de toute façon, ne fonctionne pas sur moi.
- Ah moi, je me pose et je regarde. Ça me ferait plaisir de voir Latifah remise à sa place.
- C’est exactement ce que je compte faire. Elle veut un petit combat ? Je vais le lui donner.

- Oh mais j’ai bien fait de me déplacer finalement. J’étais tout de même curieuse de voir un veilleur en action.
- S’il le fait, ça va le tuer. Son corps a atteint ses limites. Il faut l’arrêter tout de suite tata. Al va se tuer !
- Comment ça ? C’est un vampire psychique Vladimir !
- Il ne se nourrit pas sur les autres. Il se l’interdit.
- Je … Je ne savais pas. Mais c’est une catastrophe ! Tu as raison. Il ne tiendra jamais !

- Al ! Tu … Je … ça va barder sévère à la maison. Je te préviens !
- Je m’en fous !
- Ne me force pas à appeler tes aïeuls Cornélius et Ambrosius pour te hanter !
- Je m’en fous, j’te dis ! S’ils viennent, aïeuls ou pas, je les colle pour un petit séjour dans le bas astral !
- Ohla … Lilith et moi qui pensions l’avoir calmé tout à l’heure. J’avais tort …
- Un veilleur ? C’est pire que tout ce que j’aurais pensé.
- Bravo Faust. Je m’incline. Je suis impressionné. Comment c’est possible ?
- On t’expliquera tout ça après Jacques.
- Waw … Alors ça, c’est cool.
- Tu trouves aussi Jamal ? Je suis bien d’accord. J’avais hâte de voir ça.
- Al à l’air vachement en colère. Tu crois que je vais finir avec une sœur en moins ?
- ça se pourrait.
- Cool !

- Un veilleur … Tu en deviens encore plus intéressant.
- Oublie-moi tu veux ? Toi et moi, JAMAIS. Demande à Vladimir de te téléporter dans un monde parallèle pour que ça soit possible. Ça me fera des vacances en plus !
- Tu sais que tu veux te mesurer à une métamorphe ? Il me suffit de prendre exactement la même forme que …
- Non, ne fais pas ça !

- Voilà, comme ça, on sera d’égal à égal.
- Latifah … sors de cette forme et tout de suite ! Tu vas te tuer !
- Oh, il me semblait justement que tu voulais me saigner il n’y a pas deux minutes ? Aurais-tu peur de perdre.
- Ton corps physique n’est pas fait pour supporter ce genre de mutation.
- Quel le meilleur gagne Faust.

- Al …
- Ne t’inquiète pas ma petite lune. Je vais faire en sorte qu’elle en sorte indemne. Je vais prouver à ma mère que je ne suis pas un monstre.
- Oh non, c’est ma faute tout ça.
- Mais non voyons.
- Si. Il a déjà tellement à prendre sur ses épaules, et il prend sur lui avec mon deuil.
- Ne t’inquiète pas pour lui. Si jamais il y a un problème, j’interviendrai pour les mettre en stase avec mon pouvoir.
- Tu sais faire quoi ?
- Je peux manipuler l’espace-temps. Ça nous permettra de les séparer. Mais j’espère ne pas devoir en arriver là. J’ai toujours peur de faire une connerie avec mon pouvoir. Il est délicat à utiliser.

- Latifah, sors de cette forme. Ça demande une énorme énergie et tu n’es pas vampire psychique. Alors que moi, oui ! Tu vas te tuer !
- Que tu dis.
- Tu es têtue comme une mule !
- Je suis une Massouf !
- Comment tu peux être remplie d’autant de défauts ? Tu dois avoir un karma pourri ma grande.
- Si je gagne, tu me devras un rencard.
- Tu peux toujours courir. Je … Hola, je ne me sens pas très bien d’un coup …
- Je vais gagner. Tu es tellement faible Faust !
- Bon, je vais tenter de les séparer.
- Lilith, ma fille. Non !
- Lilith … Je t’aime comme ma mère, mais tu … DEGAGES !

- Eh bien … Retour à l’envoyeur on dirait. Ce gamin a un sacré caractère ...
- Et encore, il a été gentil. Il m’a téléporté.
- Ravi de faire enfin votre connaissance … mademoiselle Vatore …

- Enchantée … Si vous pouviez arrêter de regarder et les séparer plutôt que de faire les présentations ?
- Oh non … Je pense que votre petit groupe de sorciers va réussir à s’en tirer.
- Vous en êtes certains ?
- Oh que oui. C’est le grand Vladislaus qui les gère. Alors ils ne peuvent être que compétents.
- J’espère que mon père ne vous décevra pas alors.
- Nous allons être amené à nous voir souvent. Si on se tutoyait plutôt ?

- Latifah Massouf ! Vous allez arrêter vos bêtises et tout de suite !
- Je ne veux pas dire, mais aucun de vos deux enfants n’écoutent.
- Parce que le tien t’écoute d’habitude Jacques ?
- Tu marques un point …
- Habituellement, Al est plutôt obéissant … Je ne sais pas ce qu’il lui prend.
- A force de lui demander de cacher qui il est, tu t’étonnes qu’il pète un câble Faust ? Moi pas.
- Je ne vois pas quoi faire. Le contrôle mental, c’est mort …
- Je sais quoi faire !
- Ah, si tu as la solution Jamal. On est preneur.

- Waw Jamal … ça c’était efficace. Tu as géré sur ce coup.
- Bah … je me suis dit que la meilleure façon de les séparer, c’était d’en mettre un dans un bouclier.
- Tu vois quand tu veux. Tu gères.
- Ahah oui. J’suis trop fort !
- Tu aurais quand même pu mettre ta sœur dans le bouclier !
- Bah euh, je pensais que c’était plus logique d’emprisonner Al, vu que c’est le plus fort des deux.
- Aïe. Tu es vraiment débile le frangin ! J’allais mettre la pâtée à Faust.

- Bon, désolée, mais cette gamine m’exaspère.
- Mais … Je … Je ne me sens pas très bien d’un coup.
- Et voilà le travail. Ça y est, mademoiselle a fini sa crise ?
- Saleté !
- Je te jure que si tu ne t’excuses pas tout de suite pour cette insulte et que tu ne sors pas de cette forme comme te l’a demandé Albrecht, je te viderai tellement qu’il faudra un séjour à l’hôpital pour t’en remettre.
- Je … Je m’excuse …
- C’est mieux …
- Tu étais vraiment obligée d’être aussi cash tata ?
- Au moins, on sait à quoi s’en tenir avec moi. Ah, ça fait du bien de ne plus l’entendre parler cette bécasse. Vous faites comment pour supporter son flot de paroles incessant ?

- Ma puce … Al t’avait bien dit de ne pas copier sa forme. Pourquoi tu n’écoutes jamais.
- Tu savais maman ?
- J’avais des doutes sur sa nature, oui.
- Tu savais chérie et tu ne m’as rien dit !
- J’ai gardé le silence, parce que je savais comment tu allais réagir.

- La vampire psychique que je suis pense que votre veilleur a besoin d’énergie et vite. Enfin moi, je dis ça … je dis rien. Vous faites ce que vous voulez.
- Al, ça va ?
- Non, pas trop pour être honnête.
- Jamal, sors-le du bouclier et vite !
- Euh … oui voilà !
- Non mon fils, tu le laisses là-dedans ! Histoire d’éviter qu’il ne nous fasse du mal !

- Tu rigoles p’pa ? Tu vois bien qu’il a besoin de soin. Je ne vais pas laisser mon pote comme ça.
- Un pote ? Il aurait pu tuer ta sœur ! Vladislaus … Meinhard … Je n’ai pas de mot pour exprimer … Vous me décevez ! Comment vous avez pu nous cacher ça durant toutes ces années ?
- C’est compliqué Muraad.
- Non, c’était très simple au contraire ! Comment vous avez pu laisser vivre cette chose !
- Hey, cette chose, c’est mon fils je te rappelle !
- Muraad, calme-toi.
- Me calmer Jacques ! Il aurait fallu le tuer dès la naissance. Vous mettez toute notre communauté en danger.
- Chéri enfin ! Tu t’entends parler ?
- Ne parle pas de mon fils comme ça ! Il n’a pas demandé à naître veilleur. S'il y a un quelqu'un à blâmer, c'est moi et uniquement moi !
- C’est lui le veilleur !
- Je te ferais dire que je suis possédé par Méphisto depuis 16 ans maintenant !
- Ce n'est pas pareil Meinhard ! Vous croyez que l’ordre va faire quoi quand ils vont s’en rendre compte. Ils vont tous nous supprimer car on aura été complice !
- Ce n’est pas qu’un veilleur, c’est aussi un éveillé. Il est à moitié humain. Et c’est mon fils !

- Muraad, tu vas t’excuser auprès de Meinhard et Albrecht tout de suite.
- Non Jacques. Il a failli tuer ma fille !
- Avec tout le respect que je te dois … Ta précieuse fille comme tu dis n’a pas arrêté de malmener Albrecht depuis qu’il est enfant. Il aurait pu répliquer tout ce temps et il ne lui a jamais rien fait. Ce que moi je ne comprends pas, c’est que tu ais laissé ta gamine manquer de respect à un de ses semblables. Si j’avais été son père, ça ferait longtemps que je lui aurais flanqué une gifle pour lui apprendre ce que c’est de malmener autrui.
- Euh merci Jacques. Enfin j’imagine …
- Père … là, tu m’épates. Pour une fois qu’on est d’accord.
- Si vous ne le laissez pas mourir dans l’état où il est, je me charge de son cas !
- Chéri, ça suffit ! On va rentrer et tu vas aller te remettre les idées en place.
- J’ai les idées très claires. Tant que cette chose vit, je ne remets plus les pieds au manoir. Je vous préviens.
- Alors là, p’pa … tu me déçois …

- Jahia, les filles, on y va !
- Mais … chéri … On ne peut pas laisser le petit comme ça !
- Et encore quoi ! J’ai dit que l’on partait !
- Je suis désolée Vladislaus. Je vais essayer de calmer mon mari à la maison. Je crois qu’il vaut mieux faire comme ça.
- Je comprends Jahia.

- Latifah, j’ai dit « on y va » !
- Mais …
- Contente mademoiselle Massouf de ton coup d’éclat ?
- A vrai dire ... non …
- Latifah !
- Papa … Al est vraiment mal en point.
- C’est un ordre !
- Très bien …
- Jamal … Si tu ne rentres pas avec nous tout de suite, plus jamais tu ne mets les pieds à la maison.
- Tu es sérieux là ?
- Chéri … enfin …
- Très bien. J’irai dormir ailleurs et je prendrai mes affaires … De toute façon, vous vouliez me virer de la maison. Autant dire que ce qui arrive t’arrange bien.

- Siobahn, on s’en va aussi.
- Mais papa …
- Je suis également très déçu Vladislaus … Mais pas pour les mêmes raisons. Je n’ai rien contre Albrecht, mais les cachotteries, ça … c’est bas vraiment …

- Pff, non, ils s’en vont … On ne pourra pas voir ce que j’ai ordonné à Siobahn … Moi qui voulait m’amuser …
- On dirait que monsieur Massouf n’est pas très tolérant. Enfin, je ne suis pas étonnée vu comment il me snobait … Jolie mentalité pour quelqu’un qui, pourtant, est différent des autres … Nous avions interdit à Vladimir de l’approcher par sécurité, mais jamais je n’aurais souhaité la mort de ton garçon Meinhard.
- Je ne pensais pas que Muraad réagirait comme ça.
- Moi non plus à vrai dire …
- Faust … Là, on a un gros problème. Tu disais à Vladislaus que tu te méfiais de ses filles. Mais c’est de lui dont on doit se méfier. J’espère que Jahia va réussir à le raisonner.
- Je ne veux pas être pessimiste père, mais j’ai des doutes.
- Moi aussi.
- Ohoh … Je crois qu’on va avoir un autre problème. Lilith ? Tonton Vlad ?

- Cal …
- Surpris de ma présence ? J’ai tout vu …
- Écoute … Il ne faut pas mal le prendre.
- Tu te fiches de moi Lilith ? Comment vous avez pu me cacher ça sous mon nez ! Pourquoi vous ne m’avez rien dit !
- J’avais promis à père !
- Je m’en fiche bien moi de ce qu’il est. Il pourrait être encore un ange ou un extraterrestre, je m’en tape. Mais … je n’en reviens pas qu’après autant de siècles, tu ne me fasses pas confiance père !

- Je suis désolé fils. J’aurais dû t’en parler.
- Non Vladislaus. Le véritable problème, c’est qu’un veilleur a été sous son nez et qu’il n’a rien senti.
- Dracula …
- La diplomatie, tu connais ?
- Ravi de voir que tu t’es décidée à me tutoyer Lilith …
- Il … Il faut que je m’en aille. Je ne peux pas supporter autant de souffrance.
- Cal … Oh non, il est parti sous sa forme sombre. C’est une catastrophe. Père, j’ai peur qu’il fasse une bêtise.
- Bon … Laissez le grand Dracula le ramener. Ça me laissera l’occasion de le jauger et de discuter avec lui. Occupez-vous de sauver votre veilleur. Ce serait dommage de le perdre au vu de sa puissance.

- Oh non … Al … chéri … Ne pleure pas. Je comprends mieux pourquoi Cal est parti …
- Ce qu’a dit Muraad a dû lui rappeler tout ce qu’il a vécu avec Sybille …
- Hey, on est là. Je vais te porter. On va t’allonger.
- Je n’ai pas besoin que l’on me porte. Laissez-moi mourir. Je crois que j’ai fait mon temps.
- Hey, arrête de dire ça ! On serait tous triste si tu mourrais.
- Je me suis attaquée à ta sœur.
- Pff, tu voulais juste lui donner une correction. Rien de plus. Sinon, tu penses. J’aurais sorti mon bouclier bien avant. Je l’aime quand même ma sœur.
- Pourquoi tu ne l’as pas fait ?
- Parce que je te fais confiance. Tu es mon pote !

- Laissez-moi je vous dis. Mon destin, c’est de mourir et de devenir votre veilleur dans le bas astral si ça se trouve. Vous n’aurez qu’à m’évoquer si vous avez besoin …
- Si tu continues à débiter des âneries, je m’en vais te tuer moi-même !
- Agnès …
- Tu ne serais pas dans cet état si tu te nourrissais en énergie sur les autres. Pourquoi tu ne le fais pas ?
- Parce que lorsque j’avais 5 ans … j’ai tué un autre enfant de mon âge sans le vouloir en faisant ça …
- Ah … j’ai bien fait de me déplacer. Je crois que tu vas avoir besoin des conseils d’une vampire psychique.
- Pauvre petit cœur. Je vais aller te faire un chocolat. Ça va te remonter le moral. Vous en avez monsieur Vladislaus ?
- Oh que oui. J’en ai un stock Honorine. Al adore en boire.
- Allez viens frangin. Nous, on est là pour toi. Il faut que tu te reposes.
- Viens, je vais te porter là-haut.


 
LadySquirrel
Forum Super-Sims
Messages : 36925
 

Ah y a eu beaucoup de chose dans cet épisode. Du coup j'attends plus de voir les répercussions de la scène sur les différents membres du groupe. Ce serait intéressant de voir s'il commencent à être moins soudés, surtout avec les méchants pas beaux qui tournent autour.


 
Little_Lams
Forum Ami personnel de Bob Pancakes
Messages : 987
Membre ayant créé le sujet
 

Eh bien, vous verrez ça au fil des épisodes suivants, mais oui, il va y avoir des répercussions. Ce qui serait normal en quelque sorte. Si c'était tout beau tout rose de bout en bout, ça ne serait pas crédible.

Episode 21 (1) Le calvaire des Faust :
Quelques jours plus tard … Un samedi matin …
Maison des Massouf – Newcrest

- Tiens … Monsieur Massouf a daigné sortir de son antre pour venir prendre le petit-déjeuner en famille ? Y aurait-il de l’amélioration ?
- Ce n’est pas papa. C’est moi m’man …

- Oh Jamal ! Tu es revenu !
- Je ne fais que passer m’man.
- Si tu savais comme je me suis inquiétée.
- Y’a pas de quoi. J’étais chez Charlie ou chez Lilith. Tu penses bien qu’ils n’allaient pas me laisser à la rue.
- Tu as de la chance d’avoir des amis comme eux. Tu aurais pu me téléphoner au moins.
- Je ne préférais pas … Tu as déjà bien assez de problème avec p’pa comme ça. Et puis, Lilith avait besoin de nous. Ça n’allait pas fort.
- Caleb va mieux ?
- Pas vraiment non … Sinon, comment ça va à la maison ?
- Oh, ça va …
- M’man, ne la fais pas à moi …

- Je te dis que ça va.
- So et Lati ne sont pas trop ingérables ?
- Bizarrement, rien à l’horizon depuis quelques jours.
- Méfie-toi, elles préparent sûrement un truc louche.
- (rire) Sûrement oui.
- Et p’pa ?
- Tu lui demanderas toi-même. Chéri ? Ton fils est rentré !

- M’man ! Pourquoi tu l’as appelé ? Je n’ai pas envie de le voir, ni de lui parler !
- Mais enfin Jamal. Il faudra bien que vous discutiez tous les deux.
- Ah ça non ! Tant qu’il n’aura pas fait des excuses à mon pote Al, je préfère me tenir éloigné de la maison.
- (soupir) Je suis entourée de tête de mule.
- Je ne suis pas tête de mule. C’est une question d’éducation et de respect. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi tu lui parles encore et que tu restes ici avec So et Lati. Moi, à votre place, je me serais barré.
- Poussin, ce n’est pas en m’exilant que je pourrai arranger les choses. Et tu veux que j’aille où exactement ? Dois-je te rappeler que je ne travaille pas.
- Tonton Vlad vous aurait certainement hébergées. Ou Jacques.
- Parce que tu crois que l’un et l’autre vont supporter les filles plus d’un quart d’heure ? Je ne crois pas. Je sais que c’est dur à comprendre pour toi, mais ton père est mon mari. Je lui ai juré amour et fidélité, quoiqu’il arrive. On a passé des épreuves durant toutes ces années et on passera celle-ci. J’ai juste besoin de temps pour le ramener à la raison.

- Ma raison est tout à fait intacte. Par contre, celle de notre fils, c’est une autre histoire.
- Tu vois m’man … Tu aurais mieux fait de ne pas l’appeler.
- Ne me fais pas ces yeux de tueur. Ça te va mal d’imiter ton père.
- Pour m’imiter, encore faudrait-il que lui et moi, nous ayons des choses en commun. A vrai dire, ce qui s’est passé m’a fait prendre conscience que j’aurais dû avoir un autre fils.

- Tu veux dire quoi par là exactement ?
- Avant de me parler, tu pourrais dire bonjour.
- Je te dirai bonjour quand tu auras appris à t’excuser. Ce qui n’est pas pour demain apparemment.
- Je n’ai à m’excuser de rien.
- Je vois. J’aurais dû réagir comment pour être « un bon fils » pour toi ?
- Ce n’est pas qu’une question de réactions Jamal, mais aussi de ta façon d’être. Tu aurais dû avoir le don de l’ombre. C’est toujours passé de père en fils dans ma famille.
- Ah, donc je suis quantité négligeable parce que j’ai un autre pouvoir ?
- Jamal … Chéri … Calmez-vous tous les deux. Vous allez vous dire de choses que vous allez regretter.

- Je ne risque pas de regretter à dire ce que je pense. Si tu n’as pas reçu le don de l’ombre, c’est parce que tu es indigne des Massouf !
- V’là autre chose … Il faut quoi pour être digne exactement ? Menacer de tuer quelqu’un parce qu’il est différent ? Si c’est ça, je préfère encore être la honte des Massouf sérieux. Et honorer le nom des Nkomo …
- De toute façon, tu ne sais même pas utiliser le pouvoir que tu as correctement, malgré les enseignements de ta mère. Alors honorer le nom de tes grands-parents maternels … tu repasseras.
- Au lieu de brasser de l’air inutilement avec moi, si tu allais plutôt t’excuser auprès de mon pote. Histoire de coller plus à ton histoire de « grandeur des Massouf », toussa toussa …
- Je n’irai pas m’excuser ! J’ai bien prévenu Vladislaus que je ne mettrai plus les pieds chez lui tant qu’il n’aura pas fait le nécessaire ! Autant pour Al que pour Caleb !
- Le nécessaire ? J’ai peur de comprendre …
- Oh, mais je vais te l’expliquer. Puisque tu n’as jamais été capable de comprendre quoique ce soit par toi-même.

- Non, mais sérieux. Tu me traites de crétin là ? Moi, à ta place, j’éviterais justement d’entrer dans les explications.
- Oh que non. Tu les écouteras, pour que ça s’imprime bien dans ton cerveau pas plus grand qu’un petit pois. Je ne mettrai plus les pieds là-bas et je ne parlerai plus à Meinhard tant que ce veilleur sera vivant. Il doit retourner d’où il vient. Et Caleb mériterait d’être supprimé. Il est également un danger pour nous.
- Il l’a fait … Il l’a dit … Il a osé menacer mes potes …
- Poussin, reste calme s’il te plaît.
- Et quant à toi Jamal, tu ne mettras plus un pied ici tant que tu seras complice de leur survie.
- Ah c’est comme ça … Tu peux le redire pour voir ?
- Plus JAMAIS !
- Très bien … M’man, je te souhaite bonne chance. Moi, j’me tire. J’en ai assez entendu.

- Vous vouliez que je prenne mon envol comme un grand. Bah comme ça, ça sera fait.
- Mais …
- C’est ça … Va squatter autre part. Tu ne sais faire que ça de toute façon.
- Tu veux dire quoi par là ?
- Que tu seras soit chez les fous furieux vampires, soit chez les Beaumont qui se croient mieux que tout le monde.
- … Déjà, Jacques et Charles ne se croient pas mieux que tout le monde. Eux au moins, ils sont tolérants et ils aident les autres. Même Jacques soutient Meinhard malgré leurs différents. Et Caleb est sorti de ses gongs par ta faute ! Tu avais fait de la peine à Al et il s’est pris toutes ses émotions dans la tronche. Parce qu’il est sensible figure-toi ! Je préfère être comme eux que comme toi ! M’man, je peux prendre des cartons dans le garage ?
- Ils sont à toi poussin … C’est ton garage. Ohlala, qui va bricoler ici maintenant ?
- Si tu as besoin de moi, je viendrai m’man. Je ne ferai pas l’autruche. Ne t’inquiète pas.

- Qu’est-ce qu’il y a chérie ?
- Tu me demandes ce qu’il y a ? Notre famille est disloquée. Voilà ce qu’il y a.
- Il reviendra. Je ne lui donne même pas une semaine. Il est incapable de se débrouiller tout seul.
- Comment tu peux dire des choses pareilles sur notre fils ?
- Je suis réaliste. Il a 24 ans et il vit toujours ici. Alors que la plupart des jeunes de son âge cherche leur indépendance.
- Alors tu joues la comédie au sujet d’Al et Caleb pour qu’il parte de la maison ?

- Je ne joue pas la comédie. Je pense tout ce que j’ai dit. Ce qui arrive tombe à point nommé, c’est tout. On voulait qu’il commence à s’émanciper. Au moins là, nous sommes enfin débarrassés.
- Parce que nos enfants sont un poids pour toi ?
- Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit.
- Mais c’est plutôt clair. Après Jamal, ça va être Latifah alors ? Une fois son bac en poche dans un bon mois, tu vas nous l’exiler dans un appartement pour qu’elle fasse ses études ?
- C’était exactement ce que j’avais en tête. J’ai d’ailleurs déjà trouvé un appartement proche de la fac où elle compte s’inscrire.
- Incroyable … Tu sais qu’on en a encore pour des années avec Sorena ? Comment tu peux être aussi …
- Jahia. Nous sommes vieux ! C’était déjà de la folie de garder Latifah et Sorena, alors que tu étais trop âgée pour mener une grossesse.
- Elles sont arrivées quand elles le devaient, c’est tout. Si c’était à refaire, je le referais. Malgré les « on dit » et les jugements d’autrui. Et quoique tu en penses, Jamal et Latifah pourront être autant que tu veux loin de la maison, nous serons toujours leurs parents. Ils auront toujours besoin de nous.
- Jamal peut faire une croix sur mon aide tant qu’il reste ami avec un veilleur et un vampire fou furieux.

- Tu serais prêt à faire une croix sur ton mariage ?
- Je n’ai pas dit ça.
- Parce que je n’ai aucunement l’intention de tourner le dos au fils d’un de mes amis Muraad ! Ni à Caleb que je côtoie depuis que je suis bébé ! Jamais il ne m’a fait de mal. Ce qui est arrivé était un incident !
- Un incident … Trouve-lui des excuses. Et tu vas trouver quoi comme argument pour défendre des amis qui te mentent !
- Meinhard n’a pas menti. Il a préféré garder le silence. Ce que je peux comprendre. Il a voulu protéger son fils.
- De toute façon, Meinhard et Jacques n’ont jamais été mes amis.
- Mais ce sont les miens ! J’ai grandi avec eux dans cette ville ! C’était moi la plus grande. J’ai veillé sur eux. Je les ai protégés du mieux que j’ai pu, même si ça n’a pas été suffisant. Si tu as à blâmer quelqu’un pour la naissance d’Albrecht, alors blâme-moi !
- Pourquoi je te blâmerais ? Ce n’est pas toi qui t’es acoquiné avec des démons.
- Tu t’entends ? Meinhard ne peut pas être tenu responsable pour un acte pris par un ancêtre il y a des siècles de ça ! Il subit cette proximité avec le veilleur depuis qu’il est enfant. Il a vu son grand-père possédé durant de nombreuses années. Et il a vu mourir à petit feu son père, qui a fini mort d’épuisement après quatre ans de fusion. Il a subi lui-même cette malédiction et ça a malheureusement eu des répercussions sur son enfant.
- Ce sont leurs problèmes ! Pas le mien. Je veux protéger ma famille !
- Je protège la mienne également. Pour moi, c’est ma famille Muraad. Je me sens responsable, parce que depuis que j’ai l’âge de 10 ans, j’aide Vladislaus à trouver un moyen de rompre la malédiction qui pèse sur les Faust. Et jamais je n’ai réussi à le faire. Comme toi, j’aimerais trouver un moyen de les désolidariser de Méphistophélès. Mais je te préviens Muraad. Si tu tentes de tuer Albrecht ou de t’allier à l’ordre pour le faire enfermer lui et Caleb, je divorce !
- ça a le mérite d’être clair …
- J’espère que c’est bien rentré dans ta tête en tout cas ! Je vais voir notre fils, avant qu’il ne s’en aille.

- Je peux entrer poussin ?
- Ouais m’man … Fais comme chez toi. Ce ne sera plus ma chambre de toute façon. Vous la donnerez à So’ si vous voulez.

- Par l’Univers … Tu vas vraiment partir alors ?
- Écoute m’man, c’est mieux. Si c’est pour avoir deux hommes à la maison qui ne s’adressent pas la parole … Inutile de mettre la mauvaise ambiance. On n’a pas besoin de ça, avec Al mal en point et Cal’ enfermé de force dans un cercueil jusqu’à ce qu’il soit calmé …
- Quel gâchis … J’aurais dû mieux préparer votre père à tout ça.
- Ne t’en veux pas m’man. C’est p’pa qui est c*on, c’tout.
- Il n’est pas méchant Jamal. Il souhaite vous protéger toi et tes sœurs avant tout.
- Je n’ai pas besoin qu’il me protège. Je sais le faire tout seul.

- J’en ai mal à la tête. Je ne sais plus comment raisonner ton père.
- Tu ne peux pas le faire m’man. C’est lui qui doit faire le cheminement tout seul dans sa tête.
- On est mal barré alors. Il n’a jamais été proche comme je le suis du groupe. Je me souviens que j’avais dû me fâcher pour que Charles vienne à la maison lorsque vous étiez enfants. Il ne voulait plus de lui ici quand il a développé le contrôle mental …
- C’est du beau sérieux …
- Il avait peur que Charles te fasse faire n’importe quoi avec son pouvoir.
- Bah il ne l’a jamais fait ok ? On côtoie Al depuis 15 maintenant. Et jamais il ne nous a fait du mal. S’il avait voulu le faire, il l’aurait fait bien avant.
- Va dire ça à ton père.
- Non, je reste sur ma position. Je ne lui adresse plus la parole.
- Avant de partir, va au moins parler à ta sœur. Elle ne va pas très bien depuis qu’elle s’est battue avec Al.
- Comment ça pas bien ? Elle fait sa diva parce qu’elle a réussi à presque nous tuer Al, alors qu’il tentait de l’arrêter ?
- Non … Elle s’est exilée dans sa chambre, murée dans son silence, depuis que l’on est rentré mercredi soir.
- (soupir) D’accord … J’irai lui parler. Je vais d’abord porter mes affaires dans la voiture. Je repasserai prendre le reste plus tard, m’man.
- Tu passes quand tu veux poussin. Tu le sais ça ?
- Je sais m’man.

- Lati ? Oh, c’est moi. Je peux entrer ?
- Oui …

- Alors comme ça, crétinus est rentré à la maison ?
- J’suis ravi de te voir aussi Lati …
- Désolée …
- De toute façon, tu vas pouvoir te réjouir. Je ne fais que passer. J’ai commencé à prendre mes affaires. Je me tire d’ici.

- Tu … Tu pars ?
- Tu peux sauter de joie si tu veux. Ne te retiens pas.
- Mais je vais m’ennuyer sans toi ici !
- Il y a So’ encore.
- Oui mais elle est trop petite. Tu veux que je parle de quoi avec elle sérieusement ? On a 7 ans de différence !
- Pareil pour nous hein.
- Ouais, mais c’est différent. On est grands maintenant. On a plus de trucs à se dire que lorsqu’on était plus petits.

- C’est pour me dire ça que tu venu ?
- Non. M’man m’a dit que ça n’allait pas.
- Ah …
- Pourquoi tu restes dans ta chambre Lati ?

- Lati ? Oh, parles-moi ! Si tu ne veux pas le dire à m’man, tu peux me le dire à moi.
- Je m’en veux …
- Pour ?
- Ce qu’il s’est passé au manoir mercredi. Je ne pensais pas que ça mettrait Faust dans cet état.
- On a bien failli le perdre. Il était très mal. Heureusement qu’Agnès était là, sinon il était mort.
- Je suis désolée …
- Bah tu iras lui dire ça à lui.
- Non …
- Lati, tu pourrais faire un effort.
- Ce n’est pas une question d’effort Jamal. Je ne crois pas que ma visite lui ferait plaisir. Je lui suis totalement indifférente et … Je ne peux pas vraiment le blâmer pour ça. Je n’ai pas arrêté de le titiller depuis que nous sommes gosses.

- Si tu lui étais indifférente, je crois qu’il t’aurait laissé te tuer. Il t’a maintenu contre lui pour te faire quitter cette forme. Alors qu’il aurait très bien pu te combattre, voire te prendre ton énergie. Promets-moi que tu ne vas plus jamais recommencer ça ! L’idée de perdre un pote, ça m’a déjà tout chamboulé, alors perdre ma sœur …
- C’est promis … Je ne me changerai plus jamais en veilleur. De toute façon, c’était totalement désagréable …
- Comment ça ?

- Je n’avais pas seulement copié la forme, j’ai eu l’impression de me retrouver dans sa peau à lui. Je … Jamal …
- Quoi ?
- Tu sais à quoi il pense ? Parce que moi, j’en ai eu un aperçu.
- Je ne veux pas savoir Lati. Ça le regarde lui et personne d’autre. Ça ne change pas la personne qu’il est pour moi.
- Pour moi, ça change tout. Je pensais que c’était un petit imbécile faiblard. Alors que … c’est tellement complexe en lui. Il est tiraillé entre l’ombre et la lumière. La douceur et la dureté. Comme s’il était incapable de choisir. Et ça m’a permis de mieux comprendre pourquoi il ne me regardait pas quand on était petits.
- Ah …
- Enfants, j’ai cherché à me rapprocher de lui, mais il m’ignorait. Il avait toujours ce regard fixe et dur, comme s’il ne me voyait pas. Et moi, j’avais pris ça comme un affront. Comme s’il me prenait de haut. Alors je … j’ai commencé à le chercher et puis, je l’ai malmené parce que je voulais qu’il réplique. Qu’il montre ce qu’il avait dans le ventre.
- Autant dire que tu as été servie.
- En voyant en lui, j’ai vu à quel point il était indomptable. Charles, à côté, c’est un petit joueur avec son côté pseudo rebelle.
- Charlie s’est calmé surtout. Je me rappelle bien de comment il était adolescent … Si j’avais fait la moitié des conneries qu’il a faite à cette époque, je crois que p’pa m’aurait enfermé dans ma chambre à vie. Tu sais, ce que tu décris ne m’étonne pas. Les veilleurs sont comme ça. Ils aiment être libres, sans contraintes.
- Comment tu peux savoir ça toi ?

- Avec Charlie, il y a quelques années, on en a évoqué un.
- Hein ? Mais vous êtes tarés ? Quel veilleur a daigné se déplacer ?
- Charlie avait demandé à voir son veilleur gardien. Donc, c’est lui qu’on a vu. Rien à voir avec les grands veilleurs connus.
- C’est sûr que je vois mal le grand Lucifer se déplacer pour des branquignoles comme vous.
- Ah bah, tu taquines. C’est bien. C’est que ça va mieux. Bon allez, je me sauve. Je vais retrouver Lilith et Dracula au manoir pour les relayer auprès de Caleb.
- Le grand gourou n’est pas là-bas ?
- Non, il accompagne Luna aux funérailles de sa famille. Histoire qu’elle soit sous bonne garde. J’y serais bien allé, mais avec Meinhard, Jacques, Vladislaus et Charlie, autant dire qu’elle est déjà bien entourée.
- C’est sûr que si l’ordre tente de l’enlever, ils vont vite déchanter. J’imagine bien Charles leur ordonner de se faire enterrer vivants.
- C’est un gentil Charlie. Jamais il ne ferait ça.
- Mouais … Du coup … Faust n’est pas avec Luna ?
- Non. Agnès l’a obligé de rester au calme à la maison encore un peu, avant de pouvoir retourner à sa vie d’adolescent.
- Donc … il va bien alors ?
- Pourquoi tu me demandes ça Lati ? Ça t’intéresse vraiment de le savoir ?
- Bah euh … oui …

- Ah … So’ aurait raison alors ?
- Qu’est-ce que le minus t’a dit ?
- Elle m’a confié que tu étais très certainement amoureuse d’Al.
- QUOI ?!? Moi, amoureuse de ce taré ? Plutôt mourir !
- Enfin … tu fais ce que tu veux hein, tu es grande maintenant. Pas envie de me fritter avec mon pote pour ça de toute façon.
- J’ai dit que je ne savais pas le voir. Faut que je le dise comment !!! Ne commence pas à m’embêter ! Vire … Vire avec tes affaires avant que je ne les balance par la fenêtre.
- Je suis content de te revoir, ma petit sœur adorée.
- VIRE !