[En pause] Les âmes immortelles - Cycle 1
Episode 1 (1) Une nouvelle ère
Episode 1 (2) Réunion au sommet
Episode 1 (3) Tout feu tout flamme
Episode 2 (1) Les Massouf
Episode 2 (2) Seule au monde
Episode 3 Le jeu du chat et de la souris
Episode 4 La fiancée
Episode 5 (1) Destins scellés
Episode 5 (2) Destins scellés
Episode 6 (1) Bad News
Episode 6 (2) Bad News
Episode 7 (1) Forces cachées
Episode 7 (2) Forces cachées
Episode 7 (3) Forces cachées
Episode 8 (1) Faces cachées
Episode 8 (2) Faces cachées
Episode 8 (30 Faces cachées
Episode 9 (1) Ce qui doit être fait …
Episode 9 (2) Ce qui doit être fait …
Episode 9 (3) Ce qui doit être fait ...
Episode 10 (1) Une affaire de famille
Episode 10 (2) Une affaire de famille
Episode 11(1) Changement de cap
Episode 11 (2) Changement de cap
Episode 12(1) Le pari
Episode 12(2) Le pari
Episode 13 Rivalité
Episode 14 Un beau roman, une belle histoire
Episode 15 Une ombre plane
Episode 16 Intuition
Episode 17 Sous le cerisier en fleur
Episode 18 Les présentations sont faites
Dernière édition par Little_Lams le 2017-08-09, 14:39, édité 1 fois
Il était très bien ce chapitre, Jamal est en train de mûrir et devient du coup de plus en plus intéressant !
Il était temps que je mette Jamal un peu plus en avant surtout. Jusqu'ici, je n'arrivais pas à le mettre en lumière, car il n'a pas le caractère fort de ses deux autres copains.
- Je suis tellement faible que je n’ai même pas entendu Luna se lever et partir. J’ai dû dormir comme une souche … Quel petit ami je fais ... Même pas fichu d’être à ses côtés pour les funérailles de ses parents et son frère aîné. J’espère que tout va bien pour elle … Bon allez, je vais arrêter de vivre comme un vampire et ouvrir les stores, prendre un bonne douche et m’habiller. Ça ne me servira à rien de tenir le lit indéfiniment. Ça ne changera rien … Je ne suis pas fait pour me morfondre, ni pour me cacher.
- Ah bah voilà, c’est mieux déjà. Je ressemble un peu plus à quelque chose … Enfin, si on laisse de côté mon visage marqué … ça va encore faire jaser à l’école ça … A croire que les gens sur cette terre n’ont rien d’autre à faire que juger autrui. Je m’en fous de ce que me dira Agnès. J’y retourne lundi. Marre de rester confiné. Ça y est, le grand Albrecht Faust est de nouveau opérationnel.
- Le grand Albrecht Faust … Arrête ton char, tu ne trompes personne … Il n’y a rien de grand chez moi, à part mon nom qui sonne comme une malédiction … Je ne suis qu’un grain de sable dans l’immensité de l’infini.
- Demi-tour …
- Bonjour Agnès. Encore là ?
- Demi-tour j’ai dit. Ta place, c’est dans ton lit.
- Apparemment, la tienne devait être dans le lit de p’pa.
- L’endroit où je dors ne te regarde pas jeune Faust. Ne me fais pas regretter de veiller sur toi, comme me l’a demandé Vladimir. Alors, tu retournes te reposer !
- Sans vouloir te manquer de respect, tu n’es pas ma mère. Et puis, honnêtement, même si tu l’étais, tu pourrais te brosser pour que je t’écoute.
- Si je l’étais, tu ne serais pas en train de me parler sur ce ton, crois-moi.
- Sacrée chevelure … P’pa t’a déjà vu comme ça, sans être apprêtée ?
- Je ne répondrai pas à cette question …
- Je suppose que oui, vu que tu crèches là depuis quoi … 3 nuits ?
- Est-ce que je viens te faire des réflexions sur le fait que tu dormes avec ta petite copine ? Non. Alors, tais-toi s’il te plaît.
- Donc, tu dors bien avec p’pa. J’le savais ! J’suis trop fort ! Même pas eu besoin de mon don de médium pour l’apprendre.
- …
- Ils sont beaux en tout cas tes cheveux. J’adore leur couleur et leur longueur surtout.
- Monsieur aime les femmes aux cheveux longs ?
- Oui, mais ce que je préfère, ce sont les femmes en jupe. Courte de préférence. Les jambes, c’est ce que je préfère chez une fille.
- Autant dire que tu n’es pas servi avec ta petite timide.
- Luna, c’est son âme que j’aime. Pas son physique. Même si elle est mignonne.
- Ah et ça donnerait quoi si tu choisissais une femme à la fois sur son âme et son physique ?
- Je préfère garder ça pour moi.
- J’espère pour toi que tu ne rencontreras jamais une telle femme. Sinon, la petite Luna peut dire adieu à son veilleur. Tu comptes continuer à parler ou tu vas t’installer à côté de moi pour méditer ?
- Bof, méditer, ça ne me dit rien aujourd’hui. Je préfère parler.
- (soupir) tu sais que tu es agaçant comme garçon ?
- Je sais.
- Arrête de faire cette tête. Ta petite copine va bien. Enfin … autant que peut aller quelqu’un qui vit un deuil …
- Comment tu peux savoir la tête que je tire … Tu as les yeux fermés et tu n’es pas médium que je sache.
- Je côtoie régulièrement ton père depuis que je suis haute comme trois pommes. Alors, je sais quelle tête il tire quand il reste, par chance, silencieux. Je suis certaine que tu as exactement la même expression.
- Ouais, ça va, c’est bon … je sais que je suis son portrait craché. En plus moche …
- Ce qu’il ne faut pas entendre comme bêtises … L’avis d’une vieille comme moi t’intéresse ?
- ça m’étonnerait que tu ais les mêmes goûts que les filles de mon âge en matière de mec.
- C’est possible oui. Les femmes affinent leur goût, voire en changent en vieillissant. Quoique … ça dépend si elles ont pris du plomb dans la cervelle ou pas …
- Les filles, ça ne m’intéresse pas de toute façon.
- A d’autres … ça ne m’étonne pas que Vladimir et toi, vous êtes devenus amis. Je croirais l’entendre. Ça vous passera. Quand on est adolescent, on a toujours tendance à se trouver des tonnes de défauts. On arrive à mieux relativiser et à s’apprécier quand on prend de l’âge.
- Ouais, sûrement …
- Âge que tu n’atteindras jamais si tu refuses de te nourrir comme il faut.
- Vieille peau rabat-joie.
- Fais gaffe à ce que tu dis. Si tu me gonfles trop, je te tue. Méfie-toi.
- Pff, comme si tu allais le faire. Sois sérieuse un peu.
- Si je suis une vieille peau rabat-joie, toi tu es un petit con arrogant. Tu me fais penser à ton grand-père Cornélius.
- Bah alors, je suis fier d’être un petit con arrogant. Il était cool pépé Cornélius.
- Comment tu le sais ? Il est mort un an avant que tu ne naisses, accompagné pas longtemps après par sa chère épouse qui ne pouvait pas vivre sans lui.
- Je le sais parce que je l’ai déjà vu. Ça lui arrive de passer de temps en temps, pour m’apprendre un ou deux trucs.
- J’imagine bien ce qu’il a dû t’apprendre. C’était un sacré personnage le père de Meinhard. Petite fille, j’en étais amoureuse.
- De qui ? De mon père ? Déjà ?
- Non, je parlais de Cornélius ... Il m’impressionnait.
- Fais gaffe de ne pas aller le rejoindre de l’autre côté trop vite. Dire que c’est cette pimbêche métamorphe qui a failli t’envoyer définitivement aux côté du grand Lucifer. Il faut te ressaisir mon grand. Méphistophélès a dû être bien déçu en voyant ça.
- Qu’il ose venir me parler avant de me juger … et il n’a rien vu, sinon je le saurais.
- Un veilleur sait se faire discret très cher. Tu n’as jamais vu ton père ?
- Méphistophélès n’est PAS mon père.
- Oh que si. Et pas n’importe quel veilleur en plus. C’est un des bras droit de Lucifer. Ce qui fait de toi un prince du bas astral. Ce qui te placera bien haut dans la hiérarchie quand tu vas débarquer là-bas. Les vieux veilleurs encore en bas de l’échelle vont bien rager comme il faut.
- Je ne compte pas vraiment les rejoindre tout de suite. Jamais d’ailleurs.
- Alors dis oui à Vladislaus pour faire de toi son nouvel enfant … ou à Dracula pour devenir son disciple.
- Jamais !
- Borné, téméraire et complètement indomptable. Sacré caractère. Un beau démon caché derrière une gueule d’ange. Meinhard ne doit pas avoir facile tous les jours avec toi. Enfin, que tu le veuilles ou non, le veilleur est ton véritable père. Meinhard n’était qu’un … comment appeler ça … un corps d’emprunt. Que tu le veuilles ou non, tu es le fils d’un veilleur et d’une humaine.
- Je suis le fils de Meinhard Faust, point. Ne parle plus jamais de Méphistophélès ou de ma mère, ok ?
- Ah je vois. Parler de maman est un sujet sensible ? Elle t’a fait quoi pour que tu la détestes autant ?
- Je n’ai pas envie d’en parler …
- Comme tu veux Albrecht … Mais si tu as besoin de parler à quelqu’un d’extérieur, n’hésite pas.
- Merci …
- De rien …
- J’ai faim. Tu veux manger un truc ?
- Un verre d’eau et une pomme suffira. J’irai manger psychiquement plus tard sur quelqu’un du coin.
- Tu es certaine de ne rien vouloir d’autre que ça ?
- Pour intoxiquer mon corps éthérique avec des cochonneries ? Non merci. Je serais obligée de nettoyer de nouveau mes chakras après ça.
- Tu es végétarienne ?
- Végétalienne pour être précise. Non par conviction, mais parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour moi. Moi aussi, j’aimerais me goinfrer de hamburgers, de frites et de soda, mais si je faisais ça, je devrais pomper encore plus d’énergie chez les autres.
- Ah … ça veut dire que je vais devoir changer de régime alimentaire aussi ? Je suis ravi …
- Réjouis-toi. Tu peux continuer à t’empiffrer. Ton énergie est liée à la terre. Tu as besoin d’aliment dense. Mais manger comme un humain ne suffit pas. Je suppose que le pot de cochonnerie chocolatée y est déjà passé ?
- Tout juste et je compte bien continuer à m’empiffrer. J’ai encore faim.
- Tu t’es vraiment décidé à m’empêcher de méditer …
- Quoi ?
- Tu oses me le demander ? C’est quoi cette musique de sauvage que tu m’as mis.
- Bah Lady Gaga. Pourquoi ? Tu n’aimes pas ?
- Non pas vraiment.
- Ah pourtant, il faut bien écouter ce qu’elle écrit. Certaines chansons ont un beau message. Et puis, je l’aime bien cette artiste. Elle est talentueuse et elle a surtout l’air bien barrée. Enfin, si tu préfères, je dois avoir autre chose. A tiens, Charlie m’a laissé ça comme playlist.
- Ah non, c’est pire !!! Vire-moi ça ! Il écoute cette … chose ?
- Ouais, tout le temps. Et à fond, en chantant à tue-tête.
- Par l’univers … J’espère pour Jacques et Honorine qu’ils avaient un stock de boule Quiès quand il vivait encore chez papa.
- Ah ça, je ne sais pas. Du coup, je remets l’autre playlist ?
- Oui … A défaut … Ah, déjà ça, c’est mieux. C’est quoi ?
- Pixies.
- C’est ce que tu as joué à la guitare l’autre jour ?
- Oui. Ça t’arrive d’écouter autre chose que la musique classique ?
- Non, on marche à ça à longueur de journée à la villa Ophélia, entre Cornélia et Vladimir au piano.
- Bah si tu restes souvent à la maison avec p’pa et moi, attends-toi à écouter autre chose que du classique.
- Han, je viens d’avoir une vision d’horreur. Vladi n’écoute que du classique ?
- Oui.
- J’ai le droit de lui faire découvrir autre chose ? Histoire qu’il s’amuse un peu.
- Tu éviteras … Il s’amuse déjà bien assez avec sa fiancée je crois …
- Ah bon ?
- Ne fais pas l’innocent qui ne sait rien. J’ai l’ouïe très très fine. J’ai tout écouté de votre conversation, étant à moitié intéressée par la joute verbale entre les deux vieux vampires.
- Oups …
- Comme tu dis. Mon neveu croît quoi ? Qu’on n’a pas été jeune avant lui ? J’vous jure … Et ton grand ami Charles Beaumont qui l’encourage à continuer en plus. Non mais je rêve. J’aimerais éviter de devenir grand-tante pour le moment.
- Il ne faut pas faire attention à Charlie. Il a un grand appétit à ce niveau, alors il croît que c’est pareil pour les autres.
- Ah bon ? Intéressant …
- Nan ! Tu es intéressée par Charlie ? Trop tard Agnès. Tu tombes juste au moment où il est pris là.
- Oui, ça aussi je l’ai entendu. Une vampire hein … Il n’a peur de rien, c’est bien. On avait justement besoin d’une telle personnalité comme chef du groupe.
- ça ne te dérange pas que cette décision ait été prise sans que les Gothik soient consultés ?
- Qu’est-ce que tu veux que je dise ? Nous avons passé notre temps à rester à l’écart.
- A cause de moi ?
- Bien que nous ayons dit à Vladimir de t’éviter, ça n’a rien à voir avec toi. Disons que Vladislaus me tape sur le système … Je lui préfère largement Vlad.
- Un amant ?
- Hein ?
- Dracula … Vous avez été amants ?
- Quelle idée saugrenue. Non, nous nous apprécions mutuellement. Je ne ferais pas le poids face à sa chère Mina de toute façon.
- Donc, tu n’as pas d’avis sur les nouveaux chefs ?
- Tu crois qu’on aurait pu mettre Vladimir ? Avec son caractère taciturne ? Il faut être réaliste deux secondes. Ce qui ne semble pas le cas de monsieur Muraad Massouf. Il croyait quoi ? Mettre son fils ou sa plus grande fille ? Il est complètement à l’ouest.
- Hmm …
- Désolée … Je suis en train de te parler d’une personne qui t’a fait du mal.
- C’est bon … Caleb est plus à plaindre que moi actuellement. Je peux lui dire merci. Il a pris sur lui une grosse partie de ce que je ressentais. Mais ça l’a rendu fou.
- Il souffre, nuance. Il ira mieux, ne t’inquiète pas. Je connais Caleb depuis longtemps. Il est loin d’être fou ou indigne de confiance. C’est tout le contraire.
- Je sais … Mais je m’en veux quand même.
- Il n’y a qu’une seule personne à blâmer Albrecht.
- Mouais … Nous sommes pleins à avoir merdé sur ce coup. P’pa … tonton Vlad …
- Écoute, ils ont eu raison de faire ça. Muraad a toujours été bizarre. Quand il a débarqué ici pour se marier avec Jahia, j’ai pu faire une croix sur mon amitié avec elle. A cause de mon pouvoir, il refusait que je continue à l’approcher. Ce que je peux comprendre … vu le nombre de maris que j’ai tué …
- Tu étais amie avec Jahia ?
- Oui. Elle avait bien dit à Muraad qu’il était hors de question que l’on s’éloigne, mais c’est moi qui ai coupé les ponts pour préserver son mariage. C’est vraiment une femme bien. Elle a tellement de cœur. Elle me faisait du bien. Comme toi, j’étais rejetée à l’école, à cause de mes cheveux blancs comme la neige. Alors, quand je la voyais, j’étais heureuse d’avoir une amie qui m’acceptait réellement comme j’étais. Dommage que nous n’habitions pas la même ville.
- Tu as toujours eu les cheveux blancs ?
- Non. J’étais blonde, mais … Plus je me servais en énergie sur les autres, plus mes cheveux ont blanchis.
- Je dois m’attendre à ça si je prends de l’énergie ?
- Je pense oui. Mais bon, vu comment ton père a vite eu les cheveux gris, attends-toi à grisonner bien vite. Enfin, il vaut mieux ça que la calvitie tu me diras.
- Ahah oui … On a toujours eu une sacrée chevelure chez les Faust.
- A l’école, fais-moi le plaisir de ne plus te laisser faire Albrecht. Il faut t’imposer.
- Si je le fais, je risque d’exposer qui je suis. Et ça p’pa ne le veut pas. Comme il refusait que je dise aux autres qui j’étais.
- C’est vrai ça. Tu es un veilleur. Tu as tendance à faire ce qui te chante. Pourquoi tu l’as écouté ?
- Je ne l’ai pas écouté. Lui et moi, on a un accord tacite.
- Un accord tacite ? Tu m’expliques.
- Tu as raison sur un point. P’pa a eu beaucoup de mal avec moi lorsque j’étais tout petit. Dès qu’il me disait non, même si c’était à raison, je fonçais droit dans l’interdit. Du coup, p’pa s’est adapté à ma personnalité. Il a fini par me laisser faire tout ce que je voulais.
- Vraiment tout ?
- Ouais. Tout. Sans rien me demander de ce que je faisais. Je peux sortir en soirée, rentrer au petit matin, il n’en a strictement rien à faire. Comme rien ne m’est interdit, bah je n’ai pas envie de faire certaines choses. C’est moins marrant. Et en échange, bah je lui ai dit que j’acceptais certaines limites, qu’il m’a exposées. C’est comme ça qu’il a acquis mon respect.
- Du respect ? Tu n’aimes pas ton père ?
- Bien sûr que je l’aime. Quelle question. Marre du stéréotype du veilleur qui ne pense qu’à sa pomme.
- Je n’ai jamais dit ça Albrecht. D’ailleurs, les veilleurs aiment, comme tous les autres êtres vivants dans l’univers. Tu croyais vraiment qu’ils ne peuvent pas ressentir de l’amour ou de l’amitié ?
- Ouais … Jusqu’ici, j’ai toujours cru que c’était moi qui avais un dysfonctionnement.
- C’est-à-dire ?
- Je n’ai pas l’impression d’être un veilleur. Enfin, si, je le suis et je suis même très fier de la personne que je suis. En fait, je me sens totalement en décalage. Que ce soit en tant qu’humain, ou en tant que veilleur. Enfin … je dis ça, mais je n’ai jamais vu d’autres veilleurs de ma vie.
- Il y a autant de personnalités chez eux que chez les humains, si ça peut t’éclairer.
- Ouais, mais … Je suis vraiment ravagé de l’intérieur Agnès … Depuis tout petit, je suis tiraillé entre deux manières d’être. Soit je ressens un truc pour la personne en face de moi, soit … je ne ressens rien du tout.
- C’est normal ça.
- De ne vraiment rien ressentir ? Quand je te dis rien, c’est vraiment le vide Agnès. Pas de haine … pas de jugement … pas de répulsion … en fait, strictement rien. Ça aurait été plus facile pour moi si j’avais ressenti du vide pour ma mère … Je ne comprends même pas pourquoi son comportement envers moi m’a blessé. Le rejet, j’avoue que c’est un truc avec lequel j’ai du mal à composer. Ça me fait mal, parce que …
- parce que tu as l’impression de n’avoir ta place nulle part. Je connais ça.
- Personne ne devrait subir ça. Les êtres humains sont vraiment cruels.
- Dit celui qui est certainement capable de la pire des cruautés.
- Je ne suis cruel qu’avec ceux qui le méritent.
- Tu penses réellement que tu es en droit de juger de ça ?
- Tu veux que j’attende quoi ? Que ce soit l’Univers qui le fasse ? On peut toujours attendre alors … Comme d’attendre que mon père soit enfin libéré de la malédiction.
- Tu veux y faire quoi sincèrement.
- Je ne sais pas. J’ai limite envie de passer un marché pour tout prendre sur moi.
- Pardon ? Tu as déjà du mal à survivre en étant médium et veilleur. Alors si tu te fais en plus possédé par papa Méphistophélès, c’est la mort assurée tant que tu n’auras pas appris à te nourrir psychiquement. Tu es suiciddaire c’est ça ?
- Non. Je veux juste faire ce qu’il faut pour protéger mon père.
- C’est son rôle de le faire, pas à toi. Je te jure que si tu passes un marché avec Lucifer ou ton père veilleur, tu auras non seulement affaire à Meinhard, mais aussi à moi.
- Houla, bah vous allez vite en besogne p’pa et toi.
- Pourquoi tu dis ça …
- Vous êtes déjà d’accord sur tout ce qui me concerne. Je vais avoir deux rabats –joie sur le dos pour le prix d’un.
- Tu la vois ma main là ?
- Euh ouais …
- Si tu dis un mot de plus sur ton père et moi, elle va s’abattre sur ta belle gueule d'ange.
- Ah … Donc, ça veut dire que je dois me taire ?
- Tu as tout compris. Au lieu de parler, fini ton petit-déjeuner pendant que je me prépare. On va aller tous les deux voler de l’énergie. Comme ça, tu pourras retourner à l’école dès lundi. Il ne manquerait plus que le fils Huntington se pose des questions sur ton absence.
- Je t’ai dit que je ne voul… Ah ok … donc si je refuse de t’accompagner et de me nourrir, je me prends la gifle aussi ?
- Tu as tout compris. Finalement, je crois que toi et moi, on va s’entendre.
Oups je suis passé à côté de ce chapitre !
Ahahaha, je l'aime tellement la Agnès, la discussion était intéressante d'ailleurs.
Moi aussi j'aime Agnès
Enfin, j'ai toujours aimé la famille Gothik depuis les débuts (et comme Agnès était la tante de Vladimir dans l'opus 3, je l'ai ajoutée). J'aime bien ce genre de personnalité un peu décalée.
Un petit mot pour vous dire que je reposterai des maj's après la période des fêtes
ça me donnera l'occasion de jouer pour jouer et d'avancer dans mes décors en retard (et finir le cimetière de San Myshuno, ainsi que l'appart' de Mina et Lucy)
En attendant, Charlie et Al se sont mis sur leur 31 pour vous souhaiter un Joyeux Noël
Jamal fait un photobomb au passage ?
Y'a Caleb derrière aussi. A la base, je voulais mettre mes 4 mecs, mais je n'étais contente d'aucunes photos
- J’en ai marre d’attendre. J’ai autre chose à faire Audrey.
- Ton travail peut attendre Victor. J’aimerais voir si les sorciers vont tenter de mettre Max dans leur poche. Avec un peu de chance, ils seront imprudents et lâcheront des informations au garçon.
- Justement, c’est ça qui m’inquiète. Plus on le laisse avec sa sœur, plus il y a de chance qu’il retourne avec elle.
- Aucun risque. John et moi avons réussi à monter Max contre Luna. Ce n’est qu’une question de minutes avant que la famille Villareal n’implose.
- ça, c’est toi qui le dit … Je suis d’accord avec mon mari. En plus, on était censé en profiter pour ramener Luna avec nous pour la cuisiner. Mais il a fallu que cette gamine sorte avec une escorte solide.
- Solide … Tout de suite les grands mots.
- Je vous préviens. Je ne tenterai rien en présence du comte, ni de ce freluquet de Charles Beaumont. Dieu sait ce qu’il pourrait nous faire avec son pouvoir.
- Lily … S’il était si intelligent, il nous aurait déjà contrôlé l’esprit pour nous faire parler. Ce gamin prétentieux est faiblard si vous voulez mon avis.
- Ne le sous-estime pas chéri. D’ailleurs, si Chandor et toi pouviez vous occuper du problème Beaumont, père et fils, ça me ferait très plaisir. Ce sont eux les piliers du groupe.
- Je compte plutôt m’occuper du problème Faust. Cet insupportable personnage sait toujours tout sur tout. Il avait prévenu Vladislaus que je viendrais le voir au manoir. Avec Chandor, nous avons eu le comité d’accueil. Sans compter son fils qui a osé se moquer de moi … Sale gamin ! Insupportable, comme son père.
- Là-dessus, je ne peux que te rejoindre. Il a osé me manquer de respect lorsque je l’ai croisé à Magnolia Promenade. Il me rappelle grandement Cornélius, le père de Meinhard. Que je le détestais celui-là ! Je déteste tout autant le petit-fils maintenant.
- Tu faisais quoi là-bas chérie ?
- Oh, un peu de shopping … Quoiqu’il en soit, tu ne touches pas à Meinhard Faust pour le moment.
- Comme tu voudras ma douce.
- Et pourquoi ça Audrey ? D’après ce qu’ont dit John et Chandor, ce médium a l’air bien plus gênant que Jacques Beaumont.
- Lily … c’est MOI la chef. Alors, vous allez faire ce que je dis et la boucler. Laissez-moi me charger de mettre Meinhard Faust dans notre poche. Avoir un médium dans nos rangs pourrait s’avérer précieux. D’ailleurs, virez vos sourires satisfaits et faites votre mine la plus triste. On va retourner pleurer sur les cercueils des Villareal et faire un dernier hommage à leur sacrifice.
- C’est à moi que tu demandes de jouer la comédie ?
- Il faudra bien Lily.
- D’ailleurs, ils sont où Nancy et Geoffrey ? On ne les a pas vus à l’enterrement.
- Je ne sais pas. J’espère qu’ils ne comptent pas nous faire faux bond. Sinon, il faudra s’occuper de leur cas également …
- (chuchote) On va devoir attendre combien de temps comme ça ?
- Chut Jacques ! La petite a besoin de se recueillir !
- Ce n’est pas ça qui va faire revenir ses parents dans ce plan d'existence. Plus on reste ici et plus les chances que l’ordre nous la prenne augmente. Tu as vu à combien ils sont venus à l’enterrement ?
- Ils ne feront rien. La présence de Vladislaus doit leur foutre les jetons.
- Mouais … Sauf s’ils ont appelés des chasseurs de vampire ! On a déjà un vampire en moins je te signale ! Caleb est en hibernation et on ne sait pas encore pour combien de temps.
- Tu veux bien arrêter de râler un peu …
- Et puis, il me semblait qu’on ne devait pas garder la petite et la leur rendre, parce que « c’est une inquisitrice Faust, bon sang de bois ! »
- Ah ne commence pas à me chercher !
- N’empêche, c’est bien ce que tu as dit.
- Oui, c’est vrai. Mais je ne le pensais pas. Enfin, juste un tout petit peu. Je m’en voudrais qu’il vous arrive malheur à Albrecht et toi.
- Ah bon ? Depuis quand tu te soucies de moi ? C’est nouveau ça. Tu es malade Jacques ?
- Mais non enfin ! Tu sais que tu es passablement énervant ?
- Je sais. On me le dit tout le temps. J’ai l’habitude à force.
- Comme l’habitude d’avoir des cernes de trois mètres de long sous les yeux. Ça t’arrive de dormir ?
- Hmm … disons que depuis quelques jours, j’ai mieux à faire que de dormir la nuit tu vois.
- Comment ça ?
- J’ai Agnès qui « dort » chez moi.
- Quoi ? Toi et la vampire psychique ? Mais tu es taré ma parole ! Tu veux te faire tuer ou quoi ?
- Oh, regardez-moi ce jaloux. Ça se voit que ça fait longtemps que tu ne t’es plus amusé dans les bras d’une femme. Ça te ferait le plus grand bien, crois-moi.
- Toi … Je … Tu … !
- Non mais ça suffit vous deux ? On entend que vous dans cette église ! Vous êtes des gamins, franchement.
- Parlez autrement à votre père !
- Je te parlerai autrement quand tu arrêteras de te comporter comme un gosse. Vous êtes pénibles tous les deux. Si vous continuez, j’en prends un pour taper sur l’autre. Je vous préviens !
- Tu es content. De ta faute, on s’est fait engueuler.
- Ahah, tu te fais remonter les bretelles par ton propre fils. Ce n’est pas le mien qui ferait ça.
- Oui, le tien, il préfère t’envoyer bouler en hurlant « je m’en fous » et en menaçant d’envoyer ses ancêtres dans le bas-astral.
- J’ai dit « ça suffit ! » C’est moi le chef maintenant, alors vous faites ce que je dis ! Merci … Tonton Vlad, tu fais comment pour nous supporter, sérieusement ?
- Je médite.
- Ah, c’est donc ça … Je me disais aussi … Lilith utilise le même truc pour me supporter.
- S’il n’y avait que toi qu’elle devait supporter, elle aurait moins besoin de méditer. Al lui casse souvent les pieds aussi. A croire que vous êtes de la même famille tous les deux.
- (chuchote) tu ne crois pas si bien dire …
- Tu disais Meinhard ?
- Non rien …
- Super … Revoilà les faux-jetons.
- Ah, sur ça, j’avoue que je suis d’accord avec toi Jacques.
- Bon, désolé de devoir « brusquer » Luna, mais il faut qu’on y aille avant que l’église ne soit cernée par l’ordre.
- Pourquoi il faut toujours que tu sois aussi pessimiste ?
- Je préfère voir le mal partout. Comme ça, quand tout va bien, au moins, je suis soulagé et content.
- Ah … parce que ça t’arrive d’être content et de sourire ? Pas trop souvent j’espère. Parce que si c’est comme Charles, tu dois faire peur.
- Très spirituel Faust … J’ai mieux à faire que de me disputer avec toi. J’aimerais rentrer au plus tôt pour aider Honorine à préparer la maison pour l’arrivée de ma belle-fille.
- Lilith va habiter au domaine ?
- Non … Anastasia, sombre crétin !
- Ah … Ah oui, c’est vrai, on a un mariage à préparer.
- Jacques a raison. On va y aller …
- Tu es certaine Mini-Lune ?
- Oui Charles. J’aimerais rentrer pour voir si Al va mieux aujourd’hui.
- Al … Al … Tu n’as le nom que d’ce mec à la bouche. Tu m’écœures. Et après, tu diras qu’il n’y a rien entre-vous.
- Pas que ça te regarde, mais oui, maintenant, nous sommes ensemble.
- Je le savais. Sale menteuse !
- Je n’ai pas menti. Il y a encore quelques jours, nous n’étions qu’amis … Je ne vois même pas pourquoi je me justifie auprès de toi. Je suis assez grande pour diriger ma vie toute seule.
- Pourquoi tu te mêles de la mienne alors ?
- De quoi tu parles ?
- Tu essaies par tous les moyens de m’endoctriner pour venir avec toi du mauvais côté.
- T’endoctriner ? C’est toi qui te fais retourner le cerveau par monsieur Huntington !
- Tonton prend soin de moi lui au moins. Il pense à moi. Toi, tu n’es qu’une égoïste !
- Nos parents sont morts. Je suis ta sœur et c’est à moi de te prendre en charge. C’est normal que je te veuille avec moi en sécurité loin de ces vautours.
- Tout ce que tu veux, c’est faire de moi un sorcier. Comme toi !
- Je ne suis pas une éveillée Max.
- A d’autres ! Tonton m’a montré tes livres de magie. Sale menteuse ! Sorcière ! Je te déteste !
- Je ne suis pas une menteuse. Chacun a le droit à son jardin secret.
- Tu peux dire tout ce que tu veux, tu es une menteuse. Tu as menti sur ton petit copain, sur ce que tu étudies en cachette, sur tout ! Je ne peux pas te faire confiance !
- Tu seras bien obligé de venir vivre avec moi quand le juge aura statué sur mon émancipation.
- Jamais ! Dorénavant, entre toi et moi, il n’y a plus rien. Tu n’es plus ma sœur. Tu n’es rien. Et quand je serai assez grand, je rejoindrai l’ordre, je prendrai la place de tonton John et je te ferai enfermer pour sorcellerie avant de te tuer. C’est tout ce que tu mérites !
- Maman et papa doivent être tellement déçus de toi …
- Ils ne peuvent pas être déçus. Ils sont morts Luna ! Ils n’existent plus. Arrête de vivre dans ton monde féérique. Il n’y a rien après la mort. Alors profite de la tienne pendant que tu es encore vivante … parce que je ne te louperai pas !
- Très bien. Fais ta vie et je ferai la mienne. Je ne te retiendrai pas … si tel est ton souhait.
- Adieu … Luna Faust …
- Mais …
- Tu ne mérites plus le nom des Villareal.
- (chuchote) sale gosse ingrat.
- Charles, mon garçon … voyons …
- Je ne fais que dire la vérité. En le voyant, ça me vaccine à vie pour avoir des gamins.
- Malheureusement, ces tristes sires ont profité d’un petit garçon influençable pour mener à bien leur projet. Tout cela me désole.
- ça va Mini-Lune ?
- Oui …
- Partez … Partez … tous ! Vous n’avez rien à faire ici.
- Vous n’avez rien à faire dans ce lieu saint. Vous n’êtes qu’une bande d’hypocrites ! Si Dieu existe réellement, il doit terriblement avoir honte que vous parliez en son nom en commettant des actes aussi odieux et barbares. Partez et laissez ma famille se faire honorer par des gens qui s’en souciaient réellement.
- Si tu le prends comme ça … Mais ma porte restera toujours ouverte si tu souhaites venir chez nous malgré tout. Je vous invite tous à la maison pour un repas en l’honneur de Jacques et Pétunia. Puisque mademoiselle Villareal ne veut plus de nous ici.
- Tiens, Nancy. On ne t’attendait plus.
- Désolée, j’avais une tonne de travail à boucler.
- Tu viens trop tard. Nous partions tous justement.
- Mademoiselle Villareal … Meinhard …
- Ne soyez pas aussi familière madame Huntington. (chuchote) A moins que tu ne souhaites que ton mari apprenne que tu es sortie, il y a des années, avec un suppôt de Satan … comme il nous appelle si bien.
- A ta guise Meinhard. Ton fils s’est décollé de sa petite copine ?
- Pas que ça te regarde, mais mon fils est souffrant depuis quelques jours. Il avait besoin de se reposer.
- Comme c’est dommage. Il avait l’air d’aller très bien pourtant quand je l’ai vu mercredi … Dieu l’a puni pour m’avoir manqué de respect.
- Un Faust ne manque jamais de respect. Il ne fait qu’énoncer la vérité.
- Si tu veux une vérité, la prochaine fois que ton fils se moque de moi, je lui fais mordre la poussière. C’est clair ? Bonne soirée Meinhard … Messieurs Beaumont … Comte Straud …
- C’est ça, virez, qu’on ne soit plus obligé de supporter votre présence.
- Les autres, venez tous. On s’en va.
- Mais enfin Audrey ! On ne va pas se laisser marcher dessus par une gamine quand même ?
- J’ai dis « on s’en va » Lily. Et toi aussi Nancy. Tu iras pleurer sur leur tombe plus tard, une fois qu’ils seront mis dans leur caveau.
- Depuis quand on doit s’écraser devant une gamine de 15 ans ? Non mais je rêve.
- On ne s’écrase pas Lily. Nous devons faire preuve de tact et d’intelligence face aux sorciers.
- De tact ? John a déjà tout fichu en l’air en leur disant sa façon de penser mercredi.
- ça fait partie du plan. Ils doivent croire que c’est lui le cerveau. Ça me permettra de mieux travailler pour gagner leur confiance.
- ça fait partie du plan ? Mon cul oui ! Ton homme est tout simplement intenable.
- Et toi, tu as terriblement mauvais caractère. Tu nous en as fait une belle démonstration dans l’église.
- Sale gamine ! Si je pouvais, je la disséquerais dans mon laboratoire et je m’en servirais pour faire des expériences. Et toi, Nancy … Qu’est-ce que tu fichais ?
- Je vous l’ai dit : je travaillais. J’ai une entreprise à faire tourner figurez-vous.
- Un samedi ? Fiche-toi de moi.
- Je travaille 7 jours sur 7 Lily … Et sans mon entreprise, tu n’aurais même pas un laboratoire viable pour travailler sur tes projets secrets. Si ça ne tenait qu’à moi d’ailleurs, je te ferais arrêter de suite ce que tu es entrain de faire.
- Tu ne vas rien faire arrêter du tout !
- C’est moi qui finance le laboratoire Audrey. Et c’est Geoffrey qui fournit des échantillons de sang depuis l’hôpital. Le jour où on aura décidé que ça suffit, vous vous trouverez un autre moyen pour financer vos recherches … et pour piquer du sang à vos soldats improvisés …
- Tu veux vraiment tout faire capoter ?
- Je n’ai pas envie de voir mon entreprise prise d’assaut un jour par des zombies ! ou encore des goules !
- Arrête de regarder les films de série B … Mes zombies n’ont strictement rien à voir avec ça.
- Ce n’est pas une question de se croire dans un film ou non. On ignore les conséquences que ça pourra avoir. Et c’est contraire à l’enseignement de la Bible ! Nous n’avons pas à jouer avec la création, point.
- De plus, Geoffrey et moi sommes également en total désaccord avec la nouvelle formation des exorcistes.
- Formation tout court vous voulez dire … Je ne sais pas ce que mon prédécesseur a fichu, mais c’est une catastrophe. Aucun ne connaît ses classiques. Je suis le seul, à l’heure où je vous parle, capable de trouver un moyen de défier Meinhard Faust et ses glyphes. Vous les avez grandement sous-estimés. Ils sont forts … très forts.
- Meinhard Faust n’est qu’un vulgaire médium de bas-étage.
- Je n’en serais pas aussi sûr monsieur Feng. Pour avoir eu le compte-rendu de mon équipe qui a tenté de lever la protection sur sa maison, je peux vous dire, qu’au contraire, il est redoutable. Je n’avais jamais vu des glyphes pareils. Très complexes et totalement inédits. Il est à parier que les Faust sont de grands ritualistes de père en fils depuis de nombreuses années déjà.
- Tu penses que son fils l’est également ?
- Difficile à dire Madame Huntington… Il m’a juste l’air d’un adolescent lambda. Insouciant et terriblement insolent.
- Il faudra que je trouve un moyen de vérifier ça … Assez discuté. Prenons tous un repos bien mérité. Nous reparlerons de tout ça la semaine prochaine. J’ai besoin de réfléchir au prochain pion à placer …
- Tant que tu le places bien … J’aimerais éviter que ma réputation et ma société en pâtisse. Mon mari et moi avons une image à tenir.
- Ta société n’est rien sans l’ordre Nancy, ne l’oublie surtout pas.
- Si tu veux un conseil la blondasse, tu as plutôt intérêt à nous suivre. Sinon, c’est toi qui finira comme sujet d’expérience, à la place de Luna Villareal.
- Essaie toujours pour voir … Ne sous-estime pas les Plènozas … Je me sauve également. Je vais profiter de ma venue à San Myshuno pour voir mon fils.
- Avant de repartir chez moi, j’aimerais discuter avec toi d’une information intéressante.
- Laquelle ?
- Lorsque nous attendions dehors, Max a pu entendre Jacques Beaumont chuchoter à Meinhard Faust qu’ils avaient un vampire en moins. Apparemment, Caleb Vatore serait en hibernation. Ce qui expliquerait pourquoi je ne l’ai pas vu hier.
- Parfait. Vladislaus et sa fille ne pourront pas être partout pour protéger l’ensemble des sorciers. Ils sont trop nombreux.
- Ce n’est pas le plus intéressant. Lors de ma visite au manoir avec ton mari, Jacques Beaumont a utilisé son pouvoir pour dissimuler certaines personnes.
- On sait que ça devait être les Galantome et Madame Lewis.
- Pas seulement, si tu veux mon avis … J’ai régulièrement des contacts avec les chasseurs de vampires. Ceux-ci m’ont dit que Dracula avait quitté l'Europe récemment, avec une jeune fille blonde. Je ne serais pas étonné qu’il ait fait partie des personnes dissimulées par l’illusion de monsieur Beaumont.
- Ils hébergent ce hors-la-loi ? Intéressant … Victor ? Je veux que les chasseurs viennent vérifier et je veux la meilleure : Isadora Van Hellsing. Elle sera ravie de pouvoir venger son aïeul Abraham.
- Tes désirs sont des ordres.
Le retouuuuuuuuuuuuuur !
Van Hellsiiiiiiiiiing !?
La rencontre va être mémorable entre elle et Dracula (surtout si Isadora est canon
).
Oui et doublement un retour, car je suis en pleine retouches de photo pour l'épisode 23 (2). Mes sorciers m'avaient manqué également.
Elle est canon Isadora, mais le personnage n'est pas de moi. J'ai demandé à une copine si je pouvais lui piquer une très belle simette (qui d'ailleurs, est une créatrice de CC : Blue8White, si jamais vous avez déjà croisé son nom sur Sims4Update). Je mettrai le lien vers sa galerie si elle vous plaît et qu'elle vous intéresse aussi. D'ailleurs, j'ai pris un autre sim (un homme cette fois) chez une autre copine. y'a plus qu'à attendre le moment de l'utiliser. Pas mon habitude, mais ça me soulage un peu de ne pas tout faire moi-même pour une fois.
- Ils sont enfin partis mes enfants.
- ça, c’est une bonne nouvelle. Ça me démangeait de leur envoyer Méphistophélès sur la tronche. Du moins, si j’avais les compétences de mon fils pour l’évoquer …
- ça m’aurait bien fait plaisir de voir un veilleur les réduire en cendres. Regardez-moi ce gâchis … Faire de la peine à cette pauvre fille.
- Oh non, elle pleure … Bon sang et Al qui n’est pas là. Je déteste voir une femme pleurer …
- Ça va aller …
- Mes parents me manquent tellement.
- Je sais … Ce sera très dur … Tu y penseras tous les jours, mais ça finira par aller mieux avec le temps.
- Je suis désolée.
- Faut pas. C’est normal de pleurer.
- Non, je suis faible. Je fais honte au nom de ma famille.
- Luna … En 3 jours, tu as vécu l’assassinat de ta famille, presque vu Al mourir et ton frère te renier. C’est normal de craquer.
- Bravo Faust! Très fin de lui rappeler les faits, vraiment.
- Ho Hé, c’est bon, ne commence pas à me chercher !
- Je m’en veux de venir ternir le tableau, mais j’ai entendu des choses très déplaisantes dehors pendant que je faisais le guet.
- Ah … Tu as surpris leur conversation.
- Ils ont oublié que les vampires avaient l’ouïe très fine. C’est pire que tout ce que j’ai pu imaginer. Meinhard … Tu connais bien Audrey Huntington n’est-ce pas ?
- Oui, malheureusement … Nous sommes sortis ensemble avant que je ne rencontre Elise. Ça remonte …
- Que peux-tu me dire d’elle ?
- C’était une sangsue qui me suivait partout et utilisait le chantage affectif pour obtenir tout ce qu’elle voulait. Je suppose que l’argent a dû remplacer ça à présent.
- Rien d’autre ?
- Euh … Elle est toujours particulièrement collante avec moi. Partout où je vais, elle y est. Elle n’a jamais voulu lâcher l’affaire. Pourquoi ?
- C’est elle le véritable président de l’ordre. Et elle a une sacrée équipe derrière elle. Luna, Jacques et Charles ont eu de l’intuition : ils sont tous de mèches.
- Super … Génial … Youhou …
- Cache ta joie père.
- Comme tu dis Jacques. Je me demande surtout si c’est juste nous qui avons des problèmes ou si c'est mondial. Je n’ai pas eu de retours de mes autres amis originels, ni des Beaumont qui sont resté en France. Enfin bref, ce n’est pas tout. Ils savent que Dracula est ici et que Caleb est en hibernation, même s’ils ignorent pourquoi. Elle a demandé à Chandor de faire appel à Isadora Van Hellsing.
- Van Hellsing … On doit s’en faire ?
- Je n’en sais rien à vrai dire. J’ai toujours été plus ou moins tranquille durant ma très longue vie. De nous tous, c’est Dracula qui s’est tapé le plus de chasseurs de vampire, au vu de son statut de hors-la-loi.
- Le coquinou.
- Je ne parlais pas de bagatelle Meinhard …
- Oh, ça aurait été marrant de joindre l’utile à l’agréable pourtant. Je parie que les chasseuses de vampires sont sexy.
- ça ne me fait pas rire Meinhard ! Je n’ai pas envie de voir Lilith et Caleb en danger. Même s’ils sont forts, ils n’ont pratiquement jamais eu affaire à des chasseurs de vampire. Et c’est sans compter madame Feng qui fait des expériences de goules et zombies dans un laboratoire financé, d’après ce que j’ai entendu, par Nancy Plènozas.
- Ah … Effectivement, on a moins envie de rire.
- Oh non. Des … zombies ???
- N’aie pas peur Mini-Lune. C’est possible ça tonton Vlad ?
- Je n’en sais rien. Je sais qu’en magie voodoo, ils sont capables de réanimer un corps. Les Gothik peuvent également le faire par la nécromancie pour une durée très limitée. Mais scientifiquement, ça, je l’ignore. Mais si ça peut te rassurer Luna, les zombies du voodoo sont des gens normaux, à part qu’ils sont morts et qu’ils n’ont aucune énergie. Donc, totalement indétectables pour nous tous. Je crois comprendre ce qu’ils projettent de faire.
- Oh mon dieu !
- Qu’est-ce qu’il y a Luna ?
- J’ai mis pleins de mascaras sur la veste de Charles. Ohlala, je suis désolée.
- …
- Pff, je m’en tape comme de l’an quarante. Ça se lave une veste tu sais …
- Oh si et puis, je me suis jetée dans tes bras. Lilith va m’en vouloir à mort.
- Je t’assure que non. Elle comprendra très bien. Et puis, regarde. Ma veste est foncée. Il n’y a que toi pour voir les traces.
- Je te la laverai pour me faire pardonner.
- Si tu veux te faire pardonner, accompagne-moi dans le cimetière. J’ai quelqu’un à aller voir. Tu veux venir père ?
- Non merci …
- Comme tu veux ...
- Tu te morfonds tout seul Faust ?
- Hmm ? Oh, Vladislaus n’est pas avec toi ?
- Non. Il avait envie de rester un peu plus longtemps avec son vieil ami. Je crois que la mort de Jacques Villareal lui a mis un sacré coup. Il ne devrait pas tarder à arriver.
- Tu n’as pas accompagné Luna et Charles sur la tombe d’Elise à ce que je vois.
- Je préférais le laisser y aller seul. J’ai l’impression que ton fils ne s’en remettra jamais d’avoir perdu sa maman.
- Je ne m’en suis jamais remis … et toi non plus d’ailleurs.
- J’ai un avantage indéniable sur toi quand même. J’avais possibilité de la voir et de lui parler. Mais elle n’a jamais daigné m’apparaître durant toutes ces années …
- Jusqu’à mercredi matin …
- Tu as vu Elise ?
- Comme toi, je n’y croyais pas non plus. J’ai dû me mettre de sacrées gifles pour me montrer que je ne rêvais pas.
- Elle allait bien ?
- Oh ça oui. Elle m’a engueulé, alors tu penses. Elle devait être en forme.
- Tu avais fait quoi pour l’avoir énervée comme ça ? Elise n’était pas vraiment du genre à se fâcher … On se disputait plutôt rarement elle et moi.
- Hmm … Disons que ma liaison avec Agnès ne lui plait pas trop. Comme toi, elle s’inquiète certainement que ça finisse par me tuer. Ce qui m’étonne d’ailleurs … Tu devrais plutôt te réjouir d’être enfin débarrassé de moi.
- N’exagère pas non plus … Elle ne t’a rien dit d’autre ?
- Elle m’a laissé un message pour toi. Je te l’aurais bien passé le jour même, mais avec tout ce qu’il s’est passé au manoir … Enfin bref, … elle disait que tu avais été un bon mari pour elle et qu’elle avait passé de bons moments à tes côtés.
- Je me suis toujours demandé si je ne l’avais pas rendu malheureuse.
- Apparemment non. Elle a l’air d’avoir beaucoup d’amitié pour toi. Enfin, ce n’est pas étonnant. Vous aviez beaucoup de points communs.
- Tu lui diras que … que je l’aimais très fort.
- Oh ça, je pense qu’elle le sait. De toute façon, je ne pense pas que je la reverrai. Elle avait déjà fait une petite exception en venant me voir, sur demande de mon fils.
- Elle va voir Albrecht ? Mais pourquoi ?
- Je ne sais même pas si je peux te le dire … Enfin bon, les secrets, on a vu ce que ça faisait comme dégât avec Muraad …
- Bon allez, je vais te le dire. Par contre, je vérifie que les oreilles de Charles ne traînent pas. Je pars du principe que ce n’est pas à moi de lui dire ça.
- Accouche Faust … Le suspense, ce n’est pas mon truc.
- ça concerne Aymeric … Votre garçon à Elise et toi.
- Ecoute Faust … Ne prends pas de gant avec moi, je sais que c’était le tien.
- Ah … Tu le sais depuis quand ?
- Depuis qu’Elise était enceinte. Elle était dévastée à l’idée de me faire de la peine en m’apprenant qu’elle attendait un autre enfant. Quand je lui ai demandé qui était le père … Je peux te dire que si j’avais pu, je t’aurais tué.
- Bah figure-toi que je l’ai seulement appris mercredi que c’était le mien. En même temps que l’autre nouvelle qui tue. Comment te dire … Comme me l’a dit si bien Elise mercredi, je vois Aymeric depuis 15 ans tous les jours. Si ça peut t’aiguiller …
- Bon sang …
- Ah, tu as compris. Je peux te dire que j’ai bien engueulé Elise pour ne m’avoir jamais rien dit.
- Maintenant que tu le dis, c’est si évident.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Il y a des ressemblances entre Albrecht et Charles qui ne trompent pas. Ils sont pourtant très différents physiquement. Ton fils est ton portrait craché et le mien … Je ne peux pas le renier, c’est sûr. Mais je ne sais pas, quand on les regarde, ils ont un air de famille. Et puis, Albrecht m’a toujours troublé, parce qu’il me fait constamment penser à Elise … dans le sourire, quand il a le regard doux, les mimiques, son sens de la répartie, sa manière de taquiner ses proches, …
- Je suis un mauvais père …
- Pourquoi tu dis ça Faust ?
- Je n’avais même pas noté les ressemblances d’Al avec Elise … Mais maintenant que tu le dis … En fait, j’étais tellement calé sur les ressemblances de mon fils avec son grand-père que je ne voyais rien d’autres.
- Ah, parce que tu n’avais pas noté ça, tu déprécies ton rôle de parent ? Tu as fait du bon boulot avec ton fils Faust. Tu as réussi à tout gérer tout seul, surtout avec un enfant veilleur. Ce n’est pas rien. J’ai déjà eu du mal avec mon propre fils, alors qu’il est humain … alors si j’avais eu Albrecht, je ne sais pas comment je m’en serais sorti, sincèrement …
- Je rêve, ou tu me fais un compliment ?
- Écoute … Toi et moi, on est trop différent pour s’entendre. Je suis plutôt réservé et dans mon monde, tandis que toi, tu es … Comment dire ça sans te faire de reproches … Tu es parfait. Et ça m’énerve passablement.
- Moi, parfait ? Tu veux qu’on appelle Sybille et Elise pour qu’elles te disent ce qu’elles en pensent ? Si tu penses ça de moi, pourquoi tu me détestes autant ?
- ça va te paraître très bête, mais … Mon père nous comparait constamment toi et moi. Il n’arrêtait pas de dire que je devais suivre ton exemple, être aussi intelligent que toi, aussi expansif que toi, … Bref, être toi. Il t’avait carrément mis sur un piédestal.
- Je ne savais pas … Pourquoi tu ne m’en as jamais rien dit ? Parce que des défauts, j’en ai pleins. Je peux te les énumérer si tu veux.
- Je sais … Tu es passablement énervant. En fait, je pense qu’on aurait pu dépasser ça une fois adulte, mais … il a fallu que l’on tombe amoureux de la même femme tous les deux. Ce qui n’a pas arrangé les choses. D’autant plus qu’encore une fois, c’est TOI qui avait été choisi et pas moi … Moi, je n’étais … je n’étais que la personne avec qui elle était mariée. Elle ne m’aimait pas comme elle t’aimait toi …
- Alors ça …
- De toute façon, je ne vois pas ce que ça change. Tu ne sais pas me voir non plus.
- ça, c’est toi qui interprète. J’adore te chercher en fait. Je sais qu’en te titillant, tu vas sortir de tes gongs. Et je trouve ça marrant.
- Ouais, ça, ça m’énerve passablement d’ailleurs. Si tu pouvais me laisser tranquille.
- Pour que tu te renfermes tout seul dans ton coin, sans parler à personne ?
- Je parle à Vladislaus.
- Meinhard a raison. Il faut que tu te mêles plus aux autres Jacques. Traîner avec un vieux vampire comme moi n’est pas bon pour toi.
- Tu es obligé d’apparaître comme ça et nous faire peur ? Mon cœur a fait un de ces bonds dans ma poitrine.
- Vlad … C’est mal d’écouter en catimini … Faut pas faire comme Al et moi hein.
- Au moins, j’ai pu voir que vous étiez capables de vous parler sans vous hurler dessus. Vous avez pu mettre les choses à plat. C’est une très bonne chose. Si vous pouviez faire ça tout le temps, ça m’arrangerait.
- (en chœur) Faut pas rêver non plus …
- Vous êtes fatigants … Dire que c’est à Lilith de supporter ça maintenant. Méfiez-vous de ma fille. Elle risque de vous mordre si vous la cherchez trop.
- Oh … mourir sous les crocs d’une belle femme … Il y a pire comme mort.
- Pour une fois, on est d’accord.
- Mouais … On commence à être trop souvent d’accord pour le moment. Ça commence à devenir une habitude Jacques …
- Ce qui me rassure, c’est de voir que vous voyez les choses de la même façon dans les moments difficiles que nous vivons.
- Je suis d’ailleurs surpris que tu n’ais pas mal pris ce que Vladislaus et moi t’avons caché sur Al.
- Je comprends très bien pourquoi. Tu as voulu protéger ton fils. Si j’avais été à ta place, j’aurais fait pareil.
- Je m’attendais plutôt à que ce soit toi qui réagisse comme Muraad en fait.
- Moi ? Tu me prends pour un monstre ou quoi ?
- Bah …
- J’ai peut-être mauvais caractère, mais j’ai du cœur quand même !
- Ah bon ?
- Ah toi …
- Et ça recommence … Vous le faites exprès ma parole. On dirait deux frères qui s’asticotent tout le temps.
- Ohlala, pas la peine de tirer cette tête Jacques. Faut te détendre un peu.
- Je ne peux pas être détendu. Il y a un veilleur dans le coin.
- Ah oui tiens … Comment tu l’as senti ?
- Figure-toi qu’un jour, lorsque Charles était encore un adolescent en rébellion … Je l’ai surpris à en évoquer un avec son grand ami Jamal. J’ai cru que j’allais étrangler mon fils sur place ce jour-là. Depuis, je reconnais cette énergie.
- Pourquoi je ne suis pas étonné des expériences magiques de mon filleul.
- On dirait que ton ami Jacques Beaumont possède de grandes perceptions. Impressionnant … Enfin, je n’en attendais pas moins d’un Beaumont. Lucifer doit en être bien content.
- Ce n’est pas mon ami … Salut Méphisto.
- Bonjour Méni. Je me suis permis de venir en l’absence d’Albrecht.
- Pour le moment, tu as réussi à passer les mailles du filet. Il ne t’a jamais encore vu je crois. Ou alors, il me le cache bien.
- Je me méfie car il est aussi doué que son grand-père Cornélius avec sa médiumnité. Par contre, il a l’air aussi têtu que lui. ça risque d’être problématique pour la fusion entre lui et moi. Et on sait ce que ça a donné pour ton père.
- Oui, enfin si tu pouvais éviter de me tuer mon fils trop jeune, ça m’arrangerait tu vois … Et éviter de faire peur à la petite Luna surtout.
- Ah ça … je ne promets rien …
- Faust … Tu as l’air d’un taré à parler tout seul.
- Je ne parle pas tout seul. Je parle à Méphisto.
- Si tu pouvais arrêter les familiarités avec un veilleur aussi !
- Tu peux dire à ton ami que ça ne me dérange pas d’être familier. Il est sacrément bourru. Un peu d’amusement lui ferait le plus grand bien.
- Bourru ? Et encore, c’est un euphémisme. Il est insupportable.
- Hé ho, je suis là, je vous entends … Enfin … Je t’entends ! Tout veilleur qu’il est, ça ne lui donne pas le droit de parler sur mon dos.
- Hmm … Une petite fusion, ça te dit.
- Oh non, je suis claqué là.
- Dors la nuit au lieu de batifoler.
- Bof … Je préfère batifoler. Allez, vas-y … Bon, je vous préviens … Jacques … Vladislaus … Pour ne pas que vous ayez peur.
- Oh non, pas ça … ça me donne des frissons à chaque fois …
- Bonjour monsieur Straud … Monsieur Beaumont … Justement, c’est à vous que j’aimerais parler.
- Si vous pouviez nous rendre Faust intact surtout …
- Je suis là sombre crétin !
- Faust, tu as l’air d’un schizophrène quand tu fais ça.
- Hé ho !
- Chut Méni … C’est moi qui parle. Ne vous inquiétez pas comme ça monsieur Beaumont. Je vais vous rendre intact votre ami.
- Ce n’est pas mon ami.
- Si vous le dites … Vous avez eu le temps de lire les journaux que Luna Villareal vous a passé ?
- Vite fait et même si mon fils et moi sommes parfait bilingues, le vieux français n’est vraiment pas dans nos cordes. Vladislaus va nous aider en nous fournissant une traduction.
- Vous ne lui avez encore rien dit sur le passé de sa famille monsieur le comte ?
- Non pas vraiment …
- Vous et votre fils avez dans vos aïeuls un veilleur … qui est né comme Albrecht Faust.
- Comment ça ?
- Il s’avère que votre ancêtre Mélisandre a eu une liaison avec l’un d’entre-nous. Elle était goétienne.
- Super … Mon aïeul qui fricotait avec un veilleur.
- Ce n’est pas comme si vous n’étiez pas attiré par l’ombre dans votre famille … De nombreux Beaumont ont été amoureux de mademoiselle Vatore … Votre fils n’a pas fait exception.
- Vous êtes la rare exception en la matière d’ailleurs. A croire que vous avez plus pris de votre mère que du côté Beaumont.
- Dites tout de suite que je fais honte à ma famille !
- Je n’ai pas dit ça. Il est toujours aussi susceptible monsieur le comte ?
- Toujours. Donc, ce que vous nous dites confirme mes doutes. Mélisandre n’avait jamais voulu me dire qui était le père du garçon.
- Oh moi, je peux même aller plus loin et vous dire qui était le veilleur. Lucifer … Il m’a permis de venir vous le dire.
- Le chef des veilleurs en personne ? Mon aïeul était tarée ou quoi ?
- Non, elle était amoureuse et lui aussi. Il est toujours amoureux d’ailleurs. Il espère la voir se réincarner un jour, certainement chez les Beaumont d’ailleurs. Quand ? Ça, nous l’ignorons tous. Elle met son temps pour revenir en tout cas.
- Et en quoi ça nous aide ce que vous nous dites.
- Ce qu’il y a d’important à retenir, c’est que vous avez un veilleur qui est lié à votre famille. Il s’appelle Malkith. Si ça dit à Albrecht et Charles de l’évoquer … Au point où vous en êtes avec l’ordre … Autant briser quelques lois au passage. Sachez également que monsieur Chandor, chef des exorcistes, a décidé d’apprendre la goétie à leurs exorcistes … Enfin, si ça peut vous rassurer, aucun veilleur n’est prêt à les aider à vous nuire. Nous avons toujours été fidèles aux éveillés et nous continueront à le faire.
- Si seulement j’avais été télékinésiste comme mon père, j’aurais pu envoyer l’un ou l’autre valser dans les airs pour leur remettre les idées en place.
- En parlant de ça … Evitez de fâcher votre fils … Ce serait bête qu’il développe un poil trop tôt son nouveau pouvoir.
- Comment ça ?
- Vous verrez le moment venu. Mais retenez ce que j’ai dit : évitez de le fâcher car il n’est pas encore prêt à le recevoir. Il est latent chez lui depuis un moment.
- Vous savez que vous parlez d’un Beaumont. Si je suis susceptible, mon fils l’est tout autant.
- On a cru le remarquer avec mon ami Lucifer … Malgré ses défauts, vous tenez là un homme qui à l’âme d’un chef. Essayez de le garder précieusement. Ce serait bête qu’il meure trop tôt. Mais je suppose qu’Albrecht fera tout pour qu’il ne lui arrive rien. C’est un peu son job de veiller sur ses arrières.
- Bon, vous pouvez nous rendre Faust là …
- Vous avez peur qu’il ne revienne pas, n’est-ce pas ?
- Si vous pouviez éviter de le tuer … Le petit n’est pas prêt pour fusionner avec vous. Vu l’état dans lequel il se trouve …
- Jacques, il faut que tu arrêtes avec les preuves d’amour pour aujourd’hui. Ça commence à devenir gênant.
- Super, il a tout entendu en plus … Évite de fanfaronner tu veux ? Ça me fera des vacances.
- ça fait quelques années que je suis toujours conscient quand je fusionne avec Méphisto figure-toi.
- Tu aurais pu me le dire quand même ?
- Et rater ta touchante inquiétude pour moi ? Je m’en serais grandement voulu. Désolé Jacques … Moi aussi je t’aime.
- Ouais, c’est ça …
- Euh, Méphisto … Pas que je ne t’aime pas hein, mais je commence à sérieusement fatiguer.
- J’ai fini de toute façon. Mes hommages, messieurs Straud et Beaumont.
- ça va Meinhard ?
- Oui. J’ai l’habitude maintenant. Je m'y suis résigné.
- Alors comme ça, tu as un aïeul Beaumont qui est le fils du grand Lucifer. Hé bé …
- ça ne me fait pas rire Faust …
- Maintenant, on sait que nous avons des alliés. Même si à part Albrecht, et peut-être Charles … personne n’est capable d’en évoquer un seul. On est mal …
- Si on pouvait éviter de faire appel à eux constamment, ce serait bien. Ils ne sont pas là pour être contraint par nous, mais pour travailler avec nous.
- N’empêche, les Faust et les Beaumont font tout pareil. Un veilleur incarné de chaque côté …
- Sauf que le fils de Mélisandre n’a pas survécu autant que le tien.
- Ah … c’est pour ça que tu surveillais étroitement Al Vlad ?
- Oui … Je voulais éviter qu’il ne lui arrive la même chose et que tu te retrouves démuni en ayant perdu et ta femme, et ton fils.
- N’empêche, qui c’est qui avait raison en parlant d’un autre pouvoir pour ton fiston ? C’est moi ! Dire que tu ne me crois jamais quand je te le dis.
- Oh ça va, ne commence pas … Sinon, c’est moi qui vais finir par développer un autre pouvoir pour t’envoyer loin, TRES loin de moi.
- Elise … Beaumont-Sheppard … C’était qui par rapport à toi ?
- Ma maman.
- Oh … Je ne savais pas que tu avais perdu ta maman … Je suis désolée.
- Tu ne pouvais pas savoir. On n’a pas tellement parlé ensemble toi et moi. Pour le peu que je t’ai vue.
- C’est triste … ça fait longtemps ?
- Oui, il y a 20 ans de ça … Il n’y a pas un seul moment où je n’y pense pas. Je lui parle tous les jours, mais c’est un peu vain. Je ne peux pas la voir, ni l’entendre comme Al. J’aimerais lui dire à quel point je suis désolé d’avoir été aussi insupportable.
- Tu étais un petit garçon difficile ?
- Pas vraiment, mais à l’époque, quand mes parents m’ont appris que j’allais être grand frère … J’ai pris ça comme une trahison. J’étais très fusionnel avec ma maman et je ne voulais pas qu’un autre enfant vienne se mettre entre-nous.
- Tu … Tu as un frère ou une sœur ?
- Un frère, mais il est mort en même temps qu’elle …
- Moi, il me reste un petit frère qui ne veut plus me parler … Il veut même me voir morte … Je me demande ce que j’ai bien pu faire comme erreur. J’aurais peut-être dû essayer d’être plus proche de lui …
- Tu n’as rien à te reprocher. Ce sont les Huntington les responsables. D’ailleurs, tu m’as impressionné tout à l’heure. Comment tu les as envoyé bouler. Quand Al va savoir, ça va lui faire plaisir.
- Oh non, je n’aurais jamais dû faire ça. Je ne sais pas ce qui m’a pris … J’ai été impolie …
- Impolie ? Certainement pas. Tu as très bien fait. Tu devrais t’affirmer comme ça plus souvent.
- Oh non, je n’aime pas ça. Je préfère être en retrait.
- Si tu veux mon conseil, ne sois pas trop en retrait justement.
- Pourquoi ?
- Parce que tu vas te faire bouffer par Al sinon …
- Mais il est si gentil et tellement adorable.
- Il est entrain de t’amadouer Luna. Non seulement c’est un veilleur, mais en plus, c’est un Faust. C’est un séducteur qui s’ignore, c’est ça le pire.
- Je connais Al depuis qu’on a 8 ans. Il a toujours été doux et au petit soin.
- Écoute … Je connais Al depuis qu’il est né et on traîne constamment ensemble. Je peux t’affirmer que si tu le laisses penser qu’il peut avoir le moindre ascendant sur toi, il va en profiter. D’ailleurs, en parlant de profiter … Il t’a vue partir comme ça ce matin ?
- Non, il dormait. Pourquoi ?
- Rase les murs en rentrant … Sinon, tu risques de finir dans son lit sans ta robe …
- Oh mais il ne ferait pas ça quand même !
- C’est beau l’innocence …
- Bon allez. Je crois que j’ai assez rêvassé devant la tombe de maman. J’aimerais rentrer pour soulager Lilith un peu. Ça doit la peser d’avoir veillé autant de temps sur Caleb.
- Il va mieux ?
- Pas vraiment. Il continue d’hurler comme un taré enfermé par sa sœur dans son cercueil. J’espère qu’il va très vite se calmer. Il fanfaronne, mais c’est un bon vampire. On va avoir besoin de lui et … j’aimerais retrouver mon ami très vite … Il me manque déjà.
- On dirait que Meinhard et ton père sont en pleine conversation.
- Ohla, mon père fait bien la gueule … comme d’habitude en somme … De mémoire, je ne l’ai plus vu sourire depuis le décès de maman … C’est triste …
- Anastasia arrivera peut-être à lui redonner le sourire ?
- J’espère … Sincèrement … Il me fait vraiment de la peine.
- Pourquoi tu te disputes avec ton père si tu l’aimes ?
- Parce que c’est notre mode de fonctionnement. C’est comme ça … Et si tu oses lui répéter ce que j’ai dit, tu vas avoir des problèmes, je te préviens !
- Ah, vous êtes là. On va pouvoir enfin quitter ce lieu sinistre et rentrer …
- Sinistre ? Ce n’est pas sinistre un cimetière.
- ça m’aurait étonné de toi Faust. Dois-je te rappeler que tu parles aux morts constamment. Si tu trouves ça joyeux, ça doit y être pour quelque chose …
- Bon, qui rentre avec qui du coup ?
- Bah moi je ramène Luna. Elle vit chez moi, je vous le rappelle.
- Et moi, je pars avec tonton Vlad, à moins que tu ne viennes au manoir père ?
- Non merci. Je dois aider Honorine.
- Oh non … Tu es certain de ne pas vouloir m’emmener Jacques ?
- Rapport à la manière de conduire de mon fils ?
- Je conduis très bien je vous signale !
- Sur un circuit de formule1, certainement oui … Il ne manquerait plus que vous nous tuiez Vladislaus en conduisant trop vite.
- Je conduis TRES bien ! Ne me cherche pas ! Tonton Vlad ne peut pas mourir de toute façon. Au pire, c’est moi qui m’enverrai dans le décor et tu pourras être tranquille.
- Je n’ai jamais souhaité votre mort ! N’exagérez pas non plus !
- Et voilà, ils se disputent à nouveau. En fait, le problème, c’est Jacques hein, pas moi.
- Ne commence pas Faust !
- Bah quoi. Tu te disputes avec moi, avec ton fils, … Avec tout le monde en somme.
- Tu ne te disputes jamais avec ton fils peut-être ?
- Bah non, pas vraiment. On a une belle relation nous, au moins. Faite de câlins et de beaucoup de pâtisseries au goûter le mercredi après-midi. Je parie que tu n’as jamais fait ça avec le tien.
- Je vais finir par te tuer Faust !
- Ah ne me menace pas. Ou je te fais hanter !
- Tu ne peux pas faire ça …
- Méfie-toi !
- Oh, ça suffit tous les deux.
- Ils me fatiguent … Je pensais qu’ils avaient fait la paix tout à l’heure … Mais je crois qu’ils le font surtout exprès.
- Oh … Hey ! Père, parrain ! Vous allez arrêter oui ?
- Oh, je vous cause les vieux !
- Les vieux ? Hey, un peu de respect hein ! On n’est pas si vieux que ça !
- Vous êtes pénibles à la fin !
- Oh, tu peux parler. Tu n’arrêtes pas de t’engueuler avec ton père. Alors, tu peux me laisser mon plaisir de me disputer avec lui si je veux.
- Ne fais pas ton Al parrain ...
- Merci Jacques. De TA faute, on se fait engueuler encore ! Ça commence à suffire de bien faire …
- Hey, c’est TOI qui cherche aussi !
- Vous deux … Si vous ne vous calmez pas dans la minute, je m’en fiche que l’un soit mon père et l’autre mon parrain. Je vous ferai la fermer durant des semaines et rien à faire si ça vous embête pour vos boulots respectifs. Vous l’aurez cherché. Et si ça ne suffit pas, je vous jure que … Rha, je vais en prendre un et le propulser sur l’autre !!!
- (chuchote) c’est normal les bougeoirs qui flottent dans les airs ?
- Je crois que c’est Charles qui fait ça. Extraordinaire … ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu un éveillé avoir un deuxième pouvoir.
- Ouf, vous me rassurez. J’avais peur que ce soit des fantômes …
- Charles, vous vous sentez bien ?
- Oui pourquoi ? Enfin quoique … Là, je me sens un peu fatigué. Je ne sais pas pourquoi … Comme si j’étais vidé.
- Ah bah, c’est normal ça. C’est ça quand on utilise un pouvoir.
- Je vous ai menacé … Je n’ai rien utilisé du tout … Je vous ai fait si peur que ça ? Sérieusement ?
- Charles … Vous n’avez pas vu ce que vous avez fait ?
- Fait quoi …
- Bah là, avec les bougies …
- … Elles étaient déjà allumées. Vous avez fumé les vieux ou quoi ?
- D’accord, il n’a strictement rien remarqué.
- Bon, là, vous m’avez bien saoulé tous les deux. Je me tire ! Marre que vous vous fichiez de moi ! Je vais retrouver Lilith et veiller mon ami. Ça m’évitera de vous envoyer faire un tour là tout de suite dans le fleuve !!!
- Qu’ils sont énervants. Je dois avoir un karma pourri … décidément … Ils m’ont bien gonflé. Pour ma peine, je fonce à 180 sur l’autoroute et rien à foutre si je perds mon permis. Je roulerai quand même …
- Vous avez l’air content.
- Oh oui, je le suis. Un éveillé avec deux pouvoirs. L’ordre ne s’y attendra jamais !
- ça, c’est sûr. Enfin, moi ça ne m’étonne pas de mon filleul.
- Normal … Tu l’as vu en vision Faust.
- Non bêta … C’est de la déduction … Charles n’arrête pas d’étudier.
- Alors, on peut s’attendre à ce qu’Albrecht en développe un deuxième aussi dans les années à venir.
- J’espère que non. Mon fils a déjà bien assez de capacité comme ça. Vous voulez en faire un surhomme ou quoi ?
- C’est extraordinaire … Albrecht et Charles vont être coriaces à abattre.
- Ne parle pas de malheur Vladislaus … Je sais que l’heure n’est plus aux secrets, mais il va falloir que l’on préserve Albrecht et mon fils. Si l’ordre vient à apprendre que l’un tend à la télékinésie et que l’autre est veilleur … Ils vont vouloir les tuer.
- Sans compter la goule qui court toujours dans ton manoir. Il va falloir faire vite pour l’expédier à Mina Murray. Sinon, on est mal en cas de descente de l’ordre chez toi.
- Je sais Meinhard. C’est en cours.
- D’ailleurs, comment on va la déplacer à Londres ?
- ça, on a réfléchit à un plan avec Jahia.
- Jahia veut toujours nous parler ?
- Oh que oui. Elle ne risque pas de vous tourner le dos. Quitte à avoir des problèmes avec son mari. D’ailleurs, son plan va nécessiter les compétences d’Al en magie et le pouvoir de Vladimir Gothik.
- Vous voulez faire quoi au juste ?
- Le déplacer dans l’espace-temps via un sceau. Et seul Al peut m’en faire un.
- Euh … pour ça, il faudrait que Mina ou Lucy puisse refaire le même sceau.
- Je ne doute pas que Al puisse expliquer ça à Lucy. Elle devrait être capable de le reproduire à l’identique. C’était une éveillée de son vivant, comme Lilith et Caleb. Dracula doit justement les contacter pour les mettre au parfum.
- Mais … Ce n’est pas dangereux pour Mina et Lucy d’avoir la goule chez elles ?
- Ne t’inquiète pas pour elles Luna. Ce sont de jeunes vampires, mais particulièrement bien entraînées.
- Pourquoi tu me souris comme ça en me regardant Faust …
- Qui c’est qui va devoir faire gaffe de ne pas énerver son fiston ? C’est Jacques. Sinon, tu risques un séjour collé au plafond. Ça m’émoustille d’avance.
- Vire-moi ce sourire satisfait de ta face tout de suite … Ou c’est moi qui te colle au plafond !
- Pff, comme si tu pouvais le faire. Sois sérieux une minute.
- Méfie-toi …
- (au loin) BON, VOUS VOUS MAGNEZ OUI !!! J’AIMERAIS RENTRER !
- Souhaitez-moi bonne chance en voiture les enfants … Je crois que je vais devoir subir un Charles remonté …
- J’espère que Caleb ira beaucoup mieux.
- Je l’espère aussi. J’aimerais revoir mon fils rapidement …
Pendant ce temps à Forgotten Hollow …
- LAISSEZ-MOI … SORTIR !
- Le coquinou.
C'est bête mais ça en plein milieu du dialogue, ça m'a fait mourir de rire.
Il était très bien ce chapitre, je l'ai préféré au précèdent et la fin donne très envie de savoir la suite.
Ah ça, Méni, il pense toujours avec le dessous de la ceinture
Bon, je vais m'activer pour enfin servir la suite. Désolée pour le retard. Mes chapitres sont prêts pourtant, mais ça prend du temps de tout mettre en forme ici.
- Dis maman ?
- Oui ma puce ?
- ça veut dire qu’on ne verra plus jamais les autres, maintenant que papa est fâché avec eux ?
- Mais non voyons. Votre père a juste été surpris. Il finira par se calmer.
- Tu y crois vraiment à ça maman …
- Oui Latifah. Du moins, je l’espère.
- On aurait dû rester. Je m'en veux de laisser Albrecht comme ça ... Et s'il ...
- Pour une fois, je suis d’accord avec Lati.
- Eh bien … Il aura fallu un drame pour que vous vous en rendiez enfin compte.
- Oui enfin … pour ce que ça vaut maintenant.
- Ne t'inquiète pas Latifah. Ils s'occupent de lui. Tout ira bien. Et puis, je vous ai dit que votre père se calmerait. Il faut lui laisser le temps.
- Je suis devant, je vous entends … Que les choses soient claires. Vladislaus et son cher chouchou Meinhard nous ont fait des cachotteries. J’ai le droit d’être en colère.
- Peut-être … Mais mets-toi à leur place chéri. Si un de nos enfants étaient né veilleur comme Al, je suis certaine que …
- J’aurais fait ce qu’il faut pour enrayer le problème.
- Tu ne penses pas ce que tu dis Muraad … Si tu avais été à la place de Meinhard, tu aurais tout fait pour protéger ton enfant toi aussi.
- De toute façon, ils ne font que des cachotteries. Nous voilà maintenant avec cet entêté de Charles comme chef du groupe.
- Ils ont bien choisi ! Tu as vraiment mauvaise foi ce soir !
- Je n’ai pas mauvaise foi. On va droit dans le mur avec lui comme chef.
- Et tu aurais voulu qu’il mette qui chéri … Albrecht, qui est trop jeune et insouciant ? Jamal ? Il serait incapable de gérer Al et Charles qui ont des personnalités plus fortes que lui. Et ne parlons pas de nos filles, trop jeunes aussi. Vladislaus pense à la relève et il a bien fait. Il a toujours pris des décisions sages et justes.
- Des décisions tellement sages qu’il laisse vivre un veilleur !
- Tu t’entends parler papa ? Comme maman, je ne te reconnais plus … Ton discours est tellement éloigné de ce que tu nous as inculqué.
- Quand tu auras appris à respecter les autres, tu viendras me faire des leçons Latifah. En attendant, tu la fermes jusqu’à ce qu’on soit rentré à la maison.
- Pardon ?
- J’ai dit silence !
- Parce que tu crois que je vais réellement faire la potiche genre « sois belle et tais-toi » ? Tu rêves là …
- Si tu n’es pas contente, tu n’auras qu’à te trouver un autre toit et un autre portefeuille pour te payer tes études en septembre.
- …
- C’est mieux … Pareil pour toi Sorena. Je ne veux plus rien entendre de vous deux jusqu’à nouvel ordre. J’en ai ma claque que tout le monde me prenne pour un c*on, y compris mes propres enfants. Il est temps que ça change !
- (chuchote) Houla … Papa, je crois qu’il nous fait sa crise de la quarantaine en retard …
- ça s’appelle la crise de la soixantaine le minus … Et tais-toi … ça ne me plaît pas du tout, mais je vois mal comment on pourrait se débrouiller à nos âges sans papa et maman.
- Chéri ?
- Quoi encore …
- Je … Arrête-toi, je crois qu’il y a un problème. Je sens une énergie très dense venir vers nous.
- C’est la mienne Jahia …
- Non, je sais très bien reconnaître ton énergie quand tu es en colère. Là, c’est différent. J’ai un mauvais pressentiment.
- Jahia. Nous sommes des sorciers. Si quelqu’un ou quelque chose nous attaque, crois-moi. Je n’en ferai qu’une bouchée.
- Bah si on se fait attaquer papa, je pense plutôt que ce sera Caleb qui n’en fera qu’une bouchée. Le voilà.
- Oh coucou Caleb. Tu es venu nous dire bonne nuit ?
- Les filles … reculez … il y a un problème … Il est sous forme sombre …
- Ne t’inquiète pas Jahia … Je ne compte rien faire aux filles, malgré la démonstration pathétique de mademoiselle Latifah au manoir.
- Mademoiselle Ladentelle m’a déjà fait la leçon, c’est bon, j’ai compris … Ok ?
- C’est de Muraad dont je vais me charger.
- Enfin Caleb … Mais vous êtes tous fous ce soir ? Écoute … On va tous rentrer chez nous … Toi, tu vas te calmer et tout ira mieux dans quelques jours quand on se reparlera.
- Je suis très calme. Je ne fais que mon devoir envers mes éveillés. Eliminer quelqu’un qui leur veux du mal.
- Tu crois vraiment que je suis si facile que ça à tuer Caleb ? Je manie l’ombre …
- Justement. Tu devrais comprendre ce que vis le gamin au quotidien. Il doit gérer sa part d’ombre tous les jours que l’univers fait, tout comme toi.
- On a vu à quel point il la gérait bien …
- En 15 ans, il n’a jamais fait un débordement. Et tu le blâmes pour la seule fois où il pète les plombs ? Tu n’es qu’un moins que rien Muraad Massouf … Tu ne mérites pas de vivre sur ce plan …
- Jahia ? Pars avec les filles jusqu’à la voiture …
- Les filles, venez. On y va …
- Mais maman …
- ça ira … (chuchote) je sens un autre vampire arriver. Il règlera le problème, j’en suis certaine.
- C’est ça partez … A nous deux …
- Tu es devenu fou … Vous êtes tous devenus fous. Je t’assure que si tu m’attaques Caleb, je te tue !
- Il vaudrait mieux pour toi de ne pas rater ton coup alors, parce que moi, je vais t’infliger ce que tu as fait subir au gamin au centuple.
- Un veilleur ne ressent rien …
- Ah oui ? Tiens, voilà pour toi. Voilà une partie de ce que j’ai ressenti avec mon empathie.
- Je … Mais …
- ça fait mal hein. Tu lui as rappelé toutes les souffrances qu’il a subies enfant. Sa propre mère le rejetait. Tu sais ce que c’est que d’être différent. Alors pourquoi ? Pourquoi tu parles de le tuer ? C’est à l’univers de décider s’il mérite de vivre ou non, pas à toi !
- Bien sûr que je sais ce que c’est d’être différent. Mais la société est ce qu’elle est. Il faut savoir rentrer dans le moule quand il le faut. Le problème des Faust et des Beaumont, c’est qu’ils portent leur différence sur un étendard. Ça les tuera !
- C’est ça ton enseignement de père à tes enfants ? Suivre le troupeau ? Bravo ! Le diplôme du plus mauvais père de l’année revient à Muraad Massouf ! Ainsi que du plus mauvais éveillé de l'univers.
- Ne sois pas cynique … Tu es mal placé pour parler de paternité. Tu n’as jamais eu d’enfants.
- Pas que je sache … De toute façon, ça ne m’a jamais intéressé. Je laisse ce genre de regrets à ma sœur. Je vis très bien sans enfants. Voir ceux des autres me suffit. Assez discuté de toute façon. Tu es fermé et obtus. Au revoir Muraad …
- Moi à ta place, je n’en ferais rien … Caleb Vatore …
- Oh, mais on a de la compagnie on dirait. Le grand Dracula en personne qui se déplace. Quel honneur. Tu arrives juste à temps pour voir cette vermine rejoindre l’autre côté.
- Ne fais pas ça. Tu vas le regretter une fois que tu te seras calmé.
- Certainement pas. Il a fait du mal à mon ami … et ça …
- Garçon … C’est ça être une famille. On se fait mal et puis, on se console. C’est comme ça que ça fonctionne.
- Ce n’est pas ma famille !
- Tu vois. Il ne se sent pas de notre famille. Je peux le tuer ?
- Non … Vous êtes bornés monsieur Massouf … Votre fils aussi d’ailleurs … Mais lui au moins, il a du cœur et le sens de l’amitié. Ce qui ne semble pas être votre cas. Vous êtes plutôt du genre égocentrique.
- Je ne vous permets pas, tout originel que vous soyez ! De toute façon, si vous êtes amis avec Vladislaus, autant dire que nous n’avons rien à nous dire.
- J’avais raison. Vous êtes borné … Enfin, si j’étais vous, je m’en irais rejoindre votre femme et vos filles.
- Merci du conseil … Si j’étais vous, pour avoir ma confiance, je maîtriserais Caleb et je le livrerais à l’ordre. On n’a pas besoin d’un vampire dangereux parmi nous. Bonne soirée monsieur le comte.
- C’est cela … Borné et complètement abruti … Joli combo …. Quant à toi Caleb Vatore, tu es un émotif. Dur à vivre hein …
- Tu viens de me priver de mon amusement de ce soir …
- Je m’en vois navré … Toutes mes excuses. Oh … Bah non, finalement, je suis plutôt content de moi. Je t’ai évité de faire une grosse bêtise !
- J’aurais pu faire la fierté de père en lui ramenant sa tête !
- Parce que tu crois réellement que tu as besoin d’une démonstration de force pour qu’il soit fier de toi ? Bon sang … Émotif et en recherche d’attention … Sacré combo aussi. Tu sais ce que ton père aurait dû faire si tu avais tué Muraad Massouf ? Il aurait dû te livrer à l’ordre, où tu serais enfermé pour l’éternité ou pire … on lui aurait demandé de te tuer. Et il n’y a rien de pire pour un père que de voir son enfant mourir.
- Vous croyez vraiment pouvoir m’enfermer ? La bonne blague …
- D’ailleurs, hors de mon chemin. Je vais faire ce pour quoi je suis venu. Venger mon ami.
- Hmm … Désolé, mais non … Il est hors de question que je te laisse faire.
- Alors je vais devoir te supprimer avant et j’entrerai dans la légende pour avoir été le premier à tuer un originel.
- Il ne doute de rien … Qu’il est mignon … Tu sais à qui tu t’adresses ?
- Ah un des plus jeunes vampires originels. Autant dire que tu ne dois pas valoir grand-chose. Je suis plus âgé que toi de toute façon. Je ne ferai de toi qu’une bouchée.
- Je crois qu’une bonne petite fessée s’impose mon petit. Ça va te remettre les idées en place.
- Viens, je t’attends la grande gueule …
- Je l’étais déjà de mon vivant. Et je n’ai pas changé depuis. Par contre, toi … tu es un petit con. Comme tes deux autres copains, Albrecht Faust et Charles Beaumont. Vous allez bien ensemble … Profite de ma présence pour apprendre ce qu’il te manque jeune Vatore.
- Ah … Et il me manque quoi ?
- La maturité.
- D’ailleurs, ça doit être dur de vivre dans l’ombre de sa sœur. Plus jolie … Plus intelligente … Plus mature …
- Je m’ennuie Dracula … Si tu parles autant aux femmes, elles doivent profondément s’ennuyer avec toi. D’ailleurs, si tu es aussi faiblard, je crois que je vais leur proposer mes services d’amant. Dis au revoir à ta Mina. Je me ferai un plaisir de la séduire.
- Pas touche à Mina ! Et puis, bonne chance, elle est … Hola.
- Pathétique … Tu n’as que ça à donner ? Trop facile …
- Quand Meinhard Faust disait que tu détruisais tout sur ton passage en forme sombre, il ne rigolait pas … Incroyable. Mais qui êtes-vous les Vatore ? …
- Oh, monsieur a trouvé plus fort que lui, alors il cherche quelque chose qui puisse l’expliquer ? J’étais un humain normal.
- Non, vous étiez des éveillés. Qu’est-ce qui a poussé Vladislaus à vous transformer ?
- Je n’en sais rien et je m’en fiche.
- Tu vis la même chose que lorsque Lucy a été transformée. Vos dons se décuplent une fois muté en vampire. Et chez toi, malheureusement … ça ne fait pas bon ménage. Tu as le malheur d’être empathe.
- Et ta précieuse amante, elle était quoi ?
- Lucy n’a jamais été mon amante. C’est ma petite étoile … ma fille. Et pour te répondre, elle est médium … Je peux te dire qu’elle voyait encore plus de défunts une fois mutée en vampire. C’était un cauchemar pour elle … Alors je n’imagine même pas pour ce pauvre gamin qui est veilleur. Ça doit être pareil.
- Bon et si on en finissait. Ton flot de paroles m’endort …
- Et toi, tu me cours sur le système. Je comprends mieux pourquoi je n’ai transformé que des filles … Rappelle-moi notre petit combat avant que je propose la transformation au jeune Faust … S’il est comme toi, je suis mal barré …
- Si tu le transformes, il va te piquer toutes tes conquêtes. Les Faust sont des séducteurs nés.
- ça, je le croirai quand je le verrai …
- ASSEZ PARLE !
- Tu es coriace.
- Et toi, trop faible. Tu es la honte des vampires originels. Aucun, je dis bien AUCUN originel ne peut me stopper. Même pas mon père … Je lui dirai au revoir de ta part … Enfin, vu la réaction qu’il a eue tout à l’heure lors de ta visite, je crois qu’il ne te regrettera pas beaucoup.
- Je crois que tu ne me laisses pas le choix. Je vais devoir utiliser un truc qu’une amie m’a appris pour m’en sortir.
- Mais qu’est-ce que …
- Bonne nuit Caleb Vatore. On se reverra à ton réveil.
- Il faudra que je pense à remercier Agnès. Grâce à elle et ses années d’enseignement, j’ai pu le vider de son énergie à distance. Sinon, je me serais retrouvé dans une situation bien embarrassante.
- C’est la première fois que je vois un vampire majeur rivaliser un originel. Pourquoi Vladislaus vous a choisi ? Qui êtes-vous les Vatore ? … Oh bon sang, je vais devoir le porter pour le ramener … Heureusement qu’il n’est pas bien lourd.
Oh un combat entre Caleb et Dracula, la classe.
D'ailleurs le screen où on voit Dracula dans les airs prêt à porter le premier coup claque grave sa mémé.
Han mais ça faisait trop longtemps que je n'avais plus lu ton roman ! J'adore toujours autant ! Tous ces personnages, leur (sale) caractères, leurs dialogues, tes images, le scénario, tout !
Merci Lams ! Merci vraiment pour tout ça ! ![]()